L’Institut national des statistiques et des études économiques et démographiques (INSEED) qui pilote le 5ème Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) a réceptionné jeudi à Lomé, un lot de matériel dans le cadre des travaux de cartographie censitaire qui démarre le 26 juillet prochain. Ce lot a été offert par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), chef de file des partenaires du Togo.
Le matériel est composé d’ordinateurs portables de grande capacité, d’ordinateurs de bureau, d’imprimantes, de tablettes « de haute précision nécessaires pour la cartographie et le géo référencement des infrastructures », de motos et véhicules de terrain, estimés à 148 millions FCFA.
« Le RGPH est une opération exigeante en termes de qualité des données. Ceci dépend entre autres, de la qualité de la logistique mise en place à cet effet. C’est pourquoi je remercie les partenaires qui ont bien voulu accompagner ce processus », a indiqué Pré Simfétchéou, Ministre, Conseiller du Président de la République, lors de la cérémonie.
L’UNPFA annonce qu’elle livrera en outre, d’ici deux mois, 1500 nouvelles tablettes.
Pour rappel, l’opération du RGHP-5 nécessite un financement global de plus de 8,6 milliards FCFA. Outre l’UNFPA, la Banque mondiale, la GIZ, le PNUD, l’UNICEF et la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) se sont positionnés pour accompagner au plan technique et financier l’opération.
Esaïe Edoh
Les opérateurs économiques et le gouvernement togolais préparent la participation du pays à l'édition 2021 de la Rencontre des Entrepreneurs Francophones (REF) qui se tiendra à l’initiative du Mouvement des entreprises de France (Medef, organisation patronale), du 24 au 26 août à Paris.
A cet effet, une séance de travail s’est tenue ce 21 juillet au siège du Conseil National du Patronat, en présence de la ministre de la promotion de l’investissement, Kayi Mivedor et de l’Ambassadrice de France au Togo, Jocelyne Caballero.
Si les conclusions des travaux n’ont pas été communiquées, on apprend que le Togo devrait être représenté à Paris par une délégation de près de 20 entrepreneurs évoluant dans divers secteurs de l’économie.
En plus des opérateurs économiques, la REF devrait voir la participation de personnalités issues des pouvoirs publics des pays du monde francophone. “Le Medef a convié l’ensemble de ses homologues, des personnalités politiques et des entreprises impliquées dans la zone francophone”, a indiqué Geoffroy Roux de Bézieux, son président.
Par ailleurs, alors qu’elle se tiendra moins de deux mois après le Forum Afrique du Cian, la Rencontre des Entrepreneurs Francophones constitue une énième occasion de vendre la destination Togo aux investisseurs internationaux dans la capitale française.
Klétus Situ
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Des inspecteurs et contrôleurs de la Direction du Commerce Intérieur et de la Concurrence (DCIC) du Ministère du Commerce, ont été formés ce jeudi à Lomé sur l’utilisation des kits de contrôle de marquage des produits.
L’idée était de les outiller en vue de bien mener leur mission d’inspection et d’audit de l’authenticité des vignettes fiscales obligatoires sur les produits.
Cette session de renforcement des capacités, intervient en effet après le démarrage de l’opération de contrôle de marquage des produits le 1er juillet 2021 au Togo.
Ce contrôle vise à lutter contre la concurrence déloyale et à participer à la préservation de la santé des consommateurs à travers la traçabilité des produits de consommation mis sur le territoire togolais. Sont pris en compte dans le cadre de cette opération, les eaux, les bières, les jus de fruits, les vins, les vermouths, les boissons alcoolisées ou non et les tabacs.
Notons qu’en septembre 2020, il a été procédé au lancement du Système automatisé de marquage (SAM) en septembre 2020.
Esaïe Edoh
Le ministère de commerce, de l'industrie et de la consommation locale a procédé jeudi à Lomé, au lancement des journées de consultations nationales sur l’implication des femmes dans le commerce intra-africain. L’initiative rentre dans le cadre de la mise e œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
A travers ces consultations, le ministère compte mettre à disposition des femmes, une plateforme leur permettant d’exprimer leurs besoins et leurs intérêts en matière de commerce dans le contexte de la ZLECAf. A ce titre, selon le ministère, ces consultations « permettront aux femmes et d’autres acteurs clés d’identifier les défis et les opportunités existants et potentiels auxquels les femmes sont confrontées lorsqu’elles s’engagent dans le commerce intra-africain ».
Ces consultations qui se dérouleront sur l’ensemble du territoire, permettront également aux femmes commerçantes d’identifier et interroger entre autres, les multiples défis auxquels les femmes sont confrontées à différents niveaux du processus d’exportation et d’importation à travers les frontières africaines.
Le lancement de ces consultations fait suite à une série de formations organisée à l’endroit des femmes entrepreneures en juin dernier.
Pour rappel, l’Afrique a officiellement commencé à commercer dans le cadre de l’Accord portant création de la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf).
Esaïe Edoh
En 8 ans d’activités, Africa Global Recycling (AGR) a collecté, transformé et valorisé plus de 10.000 t de déchets, a indiqué Edem d’Almeida, son promoteur, lors d’une interview.
En 2020, 25% de cette quantité de déchets ont été recyclés « Nous avons plus de 10.000 t de déchets valorisés au compteur depuis la création de la société. Juste pour l’année 2020,
2 000 t ont été traitées, malgré l’impact de la crise sanitaire sur nos activités », a indiqué le promoteur.
Spécialisée dans le recyclage des déchets, AGR, conformément à sa politique de protection de l’environnement et de promotion du développement durable, a initié plusieurs projets de collecte de déchets. Récemment, il a lancé le projet Ecobox au profit des 117 communes du Togo pour une durée de 3 ans.
« Notre volonté est d’apporter une contribution aux efforts déjà déployés par le gouvernement. Ce projet est un outil de développement local au service de la jeunesse et des collectivités locales que nous avons conçu au plus fort de la crise », a déclaré l’entrepreneur
Créée en 2013, AGR propose aux collectivités et aux entreprises une offre globale de solutions innovantes alliant performance économique et environnementale, apprend-on.
Esaïe Edoh
Au cours de l’année écoulée, le gouvernement togolais a affecté 48% de ses recettes (dons y compris) budgétaires aux dépenses d’investissements. En effet, selon des statistiques récemment publiées par la Bceao, le pays a consacré à ce poste, 444 milliards FCFA sur 926 milliards FCFA de recettes mobilisées.
Ces dépenses ont ainsi presque doublé par rapport à 2019 où, seulement 28,5% de près de 822 milliards FCFA de recettes et dons collectés, soit un peu plus de 234,7 milliards FCFA, avaient servi à couvrir les besoins d’investissements budgétisés.

Sur le plan sous-régional, le Togo se classe au quatrième rang des pays de l’Uemoa sur le ratio dépenses d’investissements - recettes budgétaires (dons y compris). Le Niger, la Guinée-Bissau et le Sénégal forment le peloton de tête avec respectivement 69,5% ; 49,96% et 48,15% de recettes consacrées aux investissements.
Notons par ailleurs qu’au cours de la même année, les investissements directs étrangers (IDE) au Togo ont crû de 85%. Selon la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), ces entrées de capitaux dans l’économie togolaise sont passées de 191 milliards FCFA en 2019 à plus de 352,5 milliards FCFA en 2020.
Klétus Situ
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Le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, par arrêté, a créé le 19 juillet 2021, un « comité chargé du suivi des remboursements des fonds collectés par les structures exerçant illégalement les activités monétaires et financières ».
Ce comité, selon l'arrêté, va « organiser des rencontres avec les responsables des structures concernées, effectuer des missions de vérification de ces structures, évaluer leur situation financière et leur patrimoine, et arrêter les modalités de remboursement des fonds collectés ».
Il sera composé des représentants de la direction générale des études et analyses économiques, de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), de l’Inspection générale des finances, de la cellule d’appui et de suivi des institutions de microfinance, d’épargne et de crédit (CAS-IMEC), et de la Cellule juridique du ministère de l’Economie et des finances.
Conformément à l’article 3 de l’arrêté, le comité sera présidé par le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances. Dans sa mission, il sera appuyé par une équipe technique.
Cette décision de Sani Yaya, fait suite un communiqué qu’il a signé le 26 mars 2021 interdisant l’activité des structures de placements à haut risque dans le pays. Cette note a conduit à la fermeture de ces structures. Désormais fermées, elles devront rembourser à leurs adhérents les fonds collectés.
Esaïe Edoh
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Depuis le 19 juillet, une délégation bissau-guinéenne séjourne à Lomé, et effectue une mission d'étude auprès de l’Office togolais des recettes (OTR).
A travers cette visite, la délégation ambitionne de s’inspirer des réformes opérées par l’administration fiscale togolaise dans la perception de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). En effet, l’OTR « est référencé par de grandes institutions comme un modèle dans la mise en place des principes de perception de la TVA suivant les normes communautaires et les recommandations du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) », informe l’administration fiscale.
Le respect de ces normes a permis à l’OTR de collecter davantage de taxes. Au titre de l’année 2020, il a réussi à mobiliser 652 milliards FCFA de recettes, soit une hausse de 4,5% par rapport à 2019. Il devra contribuer au budget national au titre de l’année 2021 à hauteur de 664 milliards FCFA en 2021, conformément aux prévisions de la Loi de finances de l'année.
L’OTR, pour rappel, est la fusion des deux régies financières togolaises à savoir les douanes et les impôts.
Esaïe Edoh
Les acteurs des filières café et cacao désirant commercialiser leurs produits dans le cadre de la campagne 2021-2022 sont invités à s’enregistrer auprès du Comité de coordination pour les filières (CCFCC), au plus tard le 03 septembre.
Par cette opération dont les détails ont été communiqués dans un tweet du ministère du commerce, la faîtière du café et du cacao au Togo devrait disposer d’une base de données actualisée des acteurs de la filière et pourrait aussi établir des statistiques sur les stocks de produits destinés à l’exportation.

En rappel, en juin dernier, l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) avait annoncé mettre à la disposition des agriculteurs de la filière, 635 000 plants de caféiers et 560 000 plants cacaoyers, avec pour objectif d’améliorer les rendements de la filière dont les performances au titre de l’année 2020 étaient en demi-teinte.
En effet, selon les estimations de la BCEAO, la production togolaise de café s’est établie à 19 184 t en 2020, après avoir atteint 21 316 t en 2019. Sur la même période, les volumes de production de cacao ont augmenté de 10%, passant de 14 264 t en 2019 à 15 690 t en 2020.
Le gouvernement togolais vient d’établir un « Agenda Estival pour la Diaspora » pour accompagner les Togolais de l’Extérieur à participer au développement de la Terre-mère, informe via Twitter, Robert Dussey (photo), patron de la diplomatie togolaise.
Cet agenda, apprend-on, est un programme conçu au profit des Togolais vivant à l’extérieur du pays et qui sont attendus à Lomé durant les vacances estivales qui ont débuté le 6 juillet dernier. Via cet outil, le gouvernement propose divers services pour faciliter la contribution de la diaspora au développement économique du Togo.
Précisément, les Togolais de l’extérieur, notamment ceux qui sont porteurs de projets, vont bénéficier d’assistance administrative et technique au cours des « journées d’accueil et d’information ».
Il est prévu également le lancement du recensement des Togolais à l’étranger et la présentation du guichet unique de la Diaspora.
« Pour mieux vous servir, nous allons vous faire connaître les communes afin que vous puissiez développer vos localités respectives si vous le souhaitez », a précisé sur Twitter, Robert Dussey.
En rappel, d’après les récents chiffres diffusés, chaque année, les Togolais de l’extérieur transfèrent officiellement au pays, près de 500 millions $, soit plus de 278 milliards FCFA.
En 2020, les fonds envoyés au pays s’évaluaient à 441 millions $, soit 238,3 milliards FCFA contre 458 millions $, soit 247 milliards de FCFA en 2019.
Rappelons que le gouvernement togolais, pour faciliter la contribution de sa diaspora au développement du pays, a mis en place plusieurs initiatives dont le Haut Conseil des Togolais de l’extérieur (HCTE), et le Guichet unique de la diaspora.
Esaïe Edoh