De nouveaux dirigeants seront élus dans les semaines à venir à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT). Au cours d’une rencontre préparatoire des élections tenue mardi à Lomé, le ministre chargé du commerce, Kodjo Adedze a invité les différents acteurs à œuvrer pour la mise en place d’une chambre de commerce « inclusive ».
A cette rencontre à laquelle ont pris part Nathalie Bitho qui assume l’intérim de la présidence de l’institution et les Présidents des associations professionnelles, Kodjo Adedze a indiqué que « le processus de renouvellement des organes de la CCIT a été suspendu pour permettre d’avoir une chambre inclusive, pour que chaque acteur, que ce soit au niveau du commerce, de l’industrie ou des services, puisse y être représenté ». En effet, le processus d’élection conduit par Germain Mèba Essohouna, son ex- N°1, a été arrêté en septembre 2020 pour cause de « contestations récurrentes soulevées par des associations professionnelles et certains opérateurs économiques » et de « non-respect des conditions d’établissement des listes électorales dans chaque préfecture ou sous-préfecture ».
La mise en place en janvier 2021 de la Délégation Spéciale Consulaire (DSC) avec pour missions principales, la gestion des affaires courantes et urgentes de la chambre consulaire, la révision des textes de la chambre et l’organisation des élections consulaires s’inscrivait dans la logique de la rendre plus représentative, a-t-on appris.
Rappelons que la chambre est l’interface entre le monde des affaires et les pouvoirs publics togolais. Elle a une mission consultative et représentative. Elle assure également des missions de conseil, d’appui, d’information, de formation et de gestion de services industriels et commerciaux.
Esaïe Edoh
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La voirie intérieure du port autonome de Lomé (PAL), entièrement réhabilitée, est désormais moderne, ont annoncé lundi les autorités portuaires. Elle devra permettre à la plateforme d’être plus compétitive.
Cette réfection, apprend-on, devra aussi améliorer l’attractivité du Port de Lomé et de ce fait, sa compétitivité.
L'ouvrage favorisera aussi la fluidité des marchandises. « Une voirie moderne à l'intérieur du Port autonome de Lomé assure une meilleure circulation des personnes et des biens, la sécurité, la sûreté et la rapidité dans la gestion des marchandises », indique le PAL.
Les travaux financés par la Boad et réalisés par le Français Eiffage, ont consisté essentiellement en la reprise systématique de la structure de chaussée suivant les exigences du trafic qui évolue de manière exceptionnelle depuis quelques années. Les travaux ont permis également de remplacer la quasi-totalité des réseaux d’eau, d’électricité et de téléphone ; et d’installer un réseau de fibre optique pour une télécommunication sur toute la plateforme.
L’ouvrage, selon la direction du PAL, rentre dans le cadre de « son effort de modernisation au cours de cette dernière décennie ».
Esaïe Edoh
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Le groupe bancaire Ecobank Transnational Icorporated (ETI) met en compétition des entrepreneurs Fintech africains à travers la 4e édition de Ecobank Fintech Challenge 2021. La compétition est ouverte à toutes les Fintechs du continent africain, qui peuvent s’inscrire jusqu’au 20 septembre 2021.
A travers ce concours, les postulants devront proposer à la banque panafricaine une solution « unique capable de révolutionner la banque et ses fonctions associées en Afrique ».
Les finalistes sélectionnés participeront au salon de l'innovation Ecobank Fintech. Les 3 meilleurs finalistes recevront des prix en espèces.
Également, tous les finalistes seront portés au pinacle à la bourse Ecobank Fintech, qui leur donne la possibilité d'explorer des accords, l'intégration et le partenariat commercial avec le groupe bancaire.
Ce concours, selon le groupe, « s'inscrit dans le cadre de l'engagement de la banque à promouvoir l'essor du digital en donnant aux startups africaines l'opportunité de faire connaître leurs solutions fintech ».
Esaïe Edoh
Au Togo, les activités de la première semaine du e-commerce, ont été lancées ce 16 août à Lomé, au siège d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Il s’agit d’une initiative privée portée par l’association Togo Pride, soutenue par Ecobank et parrainée par le ministère en charge du commerce et celui de l’économie numérique.
Pour les organisateurs, l’idée à travers l’organisation de cette première semaine consacrée au commerce électronique au Togo, “est de promouvoir durant 14 jours, les bonnes pratiques et opportunités liées au e-commerce, dans un contexte de lutte contre la COVID-19”. En ce sens, plusieurs ateliers de formations, panels de discussions et travaux de réflexions entre experts sont prévus, indique-t-on.
Déjà, un premier atelier de formation et un panel de discussions se sont déroulés hier à la suite des discours inauguraux ; mais des travaux prévus les 18 et 20 août prochains devraient constituer le clou de l’événement.
En rappel, le e-commerce, bien qu’en plein essor au Togo, est une activité encore peu structurée. Si divers marketplaces et sites de e-commerce comme la plateforme Assiyéyémé de la Société Togolaise des Postes sont apparus ces dernières années, Facebook et la messagerie Whatsapp, bien exploitées par le réseau e-vendeur notamment, restent les principaux canaux digitaux de rencontre entre l’offre et la demande.
Par ailleurs, le pays qui a fait de la transformation digitale et du développement de l’économie numérique, des axes importants de sa stratégie de développement, prévoit de se doter d’un plan quinquennal (2022-2027) de développement du e-commerce, selon les informations.
Klétus Situ
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La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) a procédé en fin de semaine dernière au lancement des activités de son port sec par la réception de quatre premiers conteneurs. Quelques mois donc après l’adoption du décret présidentiel de mai 2021, créant sur le site de la zone industrielle, un port sec franc.
Selon l’administration, ce premier chargement réceptionné permettra de tester la densité du yard, de procéder à une révision et à l’optimisation du processus de stockage des conteneurs.
Avec plus de 20 hectares dédiés et une capacité totale annoncée de 12 500 conteneurs, cette plateforme logistique devrait permettre de décongestionner le Port Autonome de Lomé. Aussi désigné Inland Container Depot (ICD), le nouveau terminal idéalement situé sur le corridor Lomé-Ouagadougou-Niamey est couplé à une zone de stationnement exclusivement dédiée aux véhicules de transport en provenance et à destination du Port Autonome de Lomé, des frontières douanières et des régions économiques du Togo. Il est par ailleurs, la seule zone autorisée à cet effet dans la région maritime et ce, pour les neuf prochaines années.
Ainsi donc, ce port sec, en plus de la zone de stationnement qui y est associée, servira de plateforme de manutention et de transbordement des marchandises en provenance ou à destination du port. Un nouvel atout majeur du Togo, qui se positionne stratégiquement comme une porte d’accès au commerce maritime international des pays de l’hinterland, et qui ambitionne de devenir le principal hub logistique sous-régional.
? @PIA_Togo a inauguré son Port Sec en réceptionnant ses 4 premiers #conteneurs !
— Plateforme Industrielle d’Adetikope (@PIA_Togo) August 13, 2021
L'Inland Container Depot (ICD) offrira aux acteurs du secteur, un terminal de 20.21 hectares pour une capacité de 12.500 conteneurs. #PIA, au service de l'industrialisation du #Togo ?? ! pic.twitter.com/FkGjVYveWu
“Ce port sec et franc sera le seul lieu de livraison, de stockage et d’accomplissement des formalités douanières à l’importation et à l’exportation, des marchandises sous régime douanier suspensif, celles sous magasins et aires de dédouanement, en transit ou en provenance des pays frontaliers aux fins de leur exportation par voie maritime”, indiquait déjà l’Exécutif togolais en mai dernier.
L’infrastructure, qui semble être une extension du port autonome de Lomé, devrait également permettre à l’Etat togolais, à travers la mise en commun des systèmes d’informations du guichet unique, des concessionnaires des terminaux de manutention du port lui-même, du système douanier et de la PIA, de disposer de statistiques fiables sur les exportations et les importations de marchandises au Togo.
Par ailleurs, selon plusieurs acteurs du secteur, cette infrastructure favorisera la fluidification du trafic autour des terminaux portuaires et le contrôle des coûts tout en permettant au Togo de s’aligner sur des modèles comme Dakar, Lagos, Kribi et Kigali.
Au surplus, les ports secs placés sur un corridor, comme celui d’Adétikopé au Togo, sont des instruments stratégiques pour faciliter l'accès des pays de l’intérieur aux lignes maritimes internationales. Ils pourraient même devenir selon certains logisticiens, un levier de croissance des échanges commerciaux intra-africains pouvant progressivement rendre les économies du continent moins tributaires des chocs externes.
Klétus Situ
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L'Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) de l’élevage de Barkoissi ouvrira ses portes d'ici fin Octobre pour le compte de la première promotion, ont annoncé ce lundi ses responsables à la presse. Ceux-ci annoncent à cet effet, un concours de recrutement de la première cohorte d’élèves de ce centre de formation.
L’institut est ouvert aux jeunes titulaires d’au moins un BEPC, âgé de 16 à 29 ans qui seront formés à l'élevage de bovins et volailles, pour l’obtention d’un baccalauréat professionnel et déployés dans les filières élevage, carnée/laitière.
Ils devront également, selon les responsables de l’IFAD, bénéficier de formation en production et transformation laitière locale et contribuer à un projet de transformation de 1000 litres de lait par jour, grâce à une laiterie installée sur le site.
« La formation sera en alternance (classes et fermes), pour une mise en situation professionnelle immédiate », informent les responsables du centre, qui précisent qu’un « accent sera mis sur la maîtrise de toute la chaîne de valeur du lait, depuis la production, la transformation en divers produits laitiers comme les laits (pasteurisé, entier, caillé), de différents types de yaourts, le fromage moderne et le wagash (fromage traditionnel) etc., et la commercialisation ».
La mise en œuvre de ce projet devrait contribuer à améliorer la couverture du Togo en ressources laitières et, inversement, à réduire sa quantité de lait importée, qui est estimée à 20 000 t par an.
Pour rappel, l’IFAD-Elevage de Barkoissi a été créé afin de former en alternance et dans les meilleures conditions possibles, des Togolais, jeunes et adultes, au métier de l’élevage en général et plus particulièrement de l’élevage des bovins laitiers. Pour cette première vague, l’établissement est à la recherche de 90 apprenants.
Esaïe Edoh
A l’occasion d’une nouvelle sortie qui sera bouclée le 20 août prochain sur le marché financier régional, le Togo veut mobiliser 25 milliards FCFA pour la relance de son économie post-Covid-19. L’information est diffusée par l’agence Umoa-Titres via un avis d’appel d’offres sur son portail officiel.
A cet effet, le pays ouest africain vient d’émettre sur ce marché, de nouvelles obligations de relance d’une maturité de 10 ans, d’après l’agence Umoa-titres qui précise que les titres émis sont d’une valeur nominale unitaire de 10.000 FCFA et assortis d’un taux d’intérêt annuel de 6,15%.
Depuis le début de l’année 2021, le Togo a déjà collecté 408 milliards FCFA sur le marché Umoa-Titres.
Rappelons que, pour le compte de ce troisième trimestre de l’année en cours, le pays ambitionne de mobiliser 110 milliards FCFA, dont 27,5 milliards FCFA déjà levés à la faveur de sa première opération du trimestre en juillet dernier.
Esaïe Edoh
Le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (Faiej) a permis de financer depuis sa création, des projets de jeunes entrepreneurs à hauteur de 4, 5 milliards CFA à la date du 30 juin 2021, d’après le gouvernement togolais.
Ce financement, indique-t-on, a été octroyé sous forme de crédits à environ 3 600 jeunes porteurs de projets. Il a également permis de créer 12 792 emplois, indique-t-on.
A travers ce fonds dont l’objectif est de contribuer à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes âgés de 18 à 35 ans, 22 832 jeunes ont été formés et 130 077 sensibilisés, dans les secteurs de l’agriculture, la transformation agro-alimentaire, la production céréalière, l’artisanat, des TIC et les énergies renouvelables.
Le Faiej garantit les prêts consentis aux jeunes par les institutions financières. Il mobilise également les fonds au profit des projets et des micro-projets initiés par les jeunes togolais, entre autres.
Son fonctionnement permet d’assurer le renforcement, l’animation et la supervision du dispositif d’appui à l’entreprenariat des jeunes sur l’ensemble du territoire national.
Esaïe Edoh
Le trafic de passagers à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) de Lomé est passé de 916.659 en 2019 à 459.961 en 2020, soit une baisse de près de 50% en un an, selon les données du ministère des transports routier, aérien et ferroviaire
Cette chute drastique du trafic, selon le ministère du transport aérien, est due à la pandémie de Covid-19. En effet, à la suite de l’enregistrement du premier cas de Covid-19 au Togo, le gouvernement avait décidé la fermeture des frontières aériennes et par voie de conséquence, la suspension des trafics à l’AIGE. Les activités n’ont été reprises progressivement qu’à partir de juin 2020 après une difficile période où les avions sont restés cloués au sol.
Malgré cette modeste performance, l’aéroport de Lomé est classé en 2020 par l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), 2ème plateforme aéroportuaire de la sous-région ouest-africaine, la plus connectée aux autres capitales du continent, derrière celle de la Côte d’Ivoire.
Pour rappel, plus de 2 millions de passagers transitent annuellement par Lomé, d’après les autorités togolaises, et ce depuis la réhabilitation de l’aéroport international de Lomé en 2016.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais prévoit de réglementer le transport des marchandises et des déchets dangereux dans les eaux togolaises. En conseil des Ministres mercredi, le ministre de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, Edem Kokou Tengue a présenté ce projet de réglementation au cours d’une communication sur la gestion des déchets dangereux et des marchandises dangereuses transportées par la mer, et a relevé la nécessité de réglementer leur transport.
Cette réglementation devra permettre « d’une part de fixer les conditions de transport et les modalités de gestion des déchets dangereux et des marchandises dangereuses dans les ports et les espaces maritimes sous juridiction togolaise, et, d’autre part, de réglementer les mouvements ainsi que les modalités de gestion des déchets dangereux et des marchandises dangereuses sur toute l’étendue du territoire national », indique le relevé du Conseil des Ministres.
Pour rappel, ces marchandises dangereuses sont principalement de produits pétroliers, de gaz et de produits chimiques divers.
Esaïe Edoh