Togo First

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Le Togo dispose désormais d’une réglementation sur le transport des marchandises et des déchets dangereux dans ses eaux territoriales. En effet, le projet de décret présenté il y a près de deux semaines par le ministre de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, Edem Tengue, a été adopté ce  25 août par le conseil des ministres. 

Au-delà de fixer les conditions de transport et les modalités de gestion des déchets dangereux et des marchandises dangereuses dans les ports et sur l’ensemble du territoire togolais, le texte devrait également permettre, selon les informations officielles, “de réduire sensiblement les risques d’accidents liés au transport par voie maritime et le stockage des marchandises dangereuses dans les espaces portuaires et leurs dépendances”. 

Il s’agit également pour le pays qui se rêve en hub logistique sous-régional incontournable, de renforcer son arsenal juridique pour attirer transporteurs, armateurs et logisticiens internationaux. 

“Il permettra également de protéger davantage la vie humaine, l’environnement, les équipements et de donner une garantie de sécurité et de sûreté importante pour les populations et pour les armateurs internationaux dans le choix de leurs ports de destination”, indique le communiqué sanctionnant le conseil des ministres. 

Klétus Situ

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Le gouvernement togolais a adopté ce mercredi en conseil des Ministres, un projet de décret portant approbation de la charte des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). Ce nouveau document, selon l’exécutif, offre des avantages aux entreprises togolaises.

En effet, grâce à la charte actualisée, le gouvernement va offrir un soutien non financier aux entreprises catégorisées dans les TPME. Il s'agit, précise le ministre de la communication et des médias, Prof Akodah Ayewouadan, de « l’accompagnement dans la formalité foncière, dans les procédures de certification et la recherche de financement ».

Aussi, annonce-t-il, « cette charte permettra aux TPME de se constituer entre elles une force, ce qui leur permettra d’accéder facilement aux mécanismes de financement ».

L’adoption de cette charte, selon le gouvernement, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme « R4 » relative au renforcement des mécanismes d’appui aux TPME contenus dans la feuille de route gouvernementale. Elle « va permettre aux entreprises togolaises d’être plus compétitives dans un contexte sous régional et international de plus en plus concurrentiel ».

Pour les autorités togolaises, les TPME constituent la base du tissu économique du pays et participent de manière significative à la croissance économique, à la création d’emplois, à la valorisation de l’innovation, au développement régional et local et au renforcement de la cohésion sociale.

Notons que la charte actualisée, prévoit 4 catégorise d’entreprises : les nano-entreprises, les micros entreprises, les petites entreprises et les moyennes entreprises. Leurs chiffres d’affaires devraient être compris entre 5 millions FCFA et 1 milliard FCFA.

                                                                  

La Chine va accompagner le Togo dans le déploiement de la télévision par satellite dans 200 villages, a annoncé lundi dernier Qian Keming, vice-ministre du commerce du géant asiatique

Selon le responsable chinois, les deux parties avancent sur la signature des “lettres d’échanges” pour le démarrage du projet.

“La partie chinoise s’engage à favoriser la réalisation de ce projet après la signature des lettres”, a promis Qian Keming.

La fourniture de 200 villages togolais en équipements d'accès à la télévision par satellite s'inscrit dans le cadre d'un large programme déployé sur le continent par l’Etat chinois et qui devrait toucher plus de 10 000 villages dans 20 pays africains, d’après les informations.

Des projets du même type - visant le passage de la télévision analogique à la télévision numérique terrestre (TNT) - ont déjà été développés par StarTimes, le groupe international de médias d'origine chinoise, au Bénin (200 villages) et en Ouganda (400 villages).

Concrètement, dans ces deux pays, le modèle consiste à équiper des lieux publics pour permettre la réception gratuite de plus d’une vingtaine de chaînes dont les télévisions nationales. A cela, s’ajoutent la distribution de kits de réception par satellite à des foyers et la formation des techniciens locaux.

Au Togo, le projet de passage à la TNT prévu pour démarrer en 2019, piétine, bien que depuis octobre 2019, l’un des plus importants obstacles - l’inexistence de cadre législatif et réglementaire, ait été levé avec l’adoption de la loi autorisant le passage à la TNT.

Fiacre E. Kakpo                                               

Les premiers travaux du projet de Résilience des Zones côtières en Afrique de l'Ouest (WACA ResIP), vont démarrer entre les localités de Gbodjomé au Togo et Sanvi Kondji au Bénin en Octobre prochain, apprend-on. 

Globalement, du côté togolais, cette première phase des travaux, va voir la mise en place de sept épis (lignes de roches installées perpendiculairement au bord de l'océan ou sur une berge de rivière pour freiner les courants d'eau et limiter les mouvements de sable) entre Agbodrafo et Kpémé, la réhabilitation de six épis et d’un brise-lames, précédemment construits dans la ville d’Aného.

Dans cette même ville durement touchée ces dernières années par l’érosion côtière, une digue en sables de haute mer va être construite pour faire face aux tempêtes qui surviennent dans la période de juin à septembre.  

En prélude au démarrage de ces travaux, des études d’impact environnemental et social ont été menées dans les localités concernées. Dans le cadre de ces études, des échanges entre populations et pouvoirs publics se tiennent depuis ce 23 août à Lomé, notamment sur un plan de réinsertion des personnes affectées par les travaux. 

Pour Foli-Bazi Katari, ministre de l’environnement et des ressources forestières, les travaux de protection des côtes togolaises ne peuvent être réalisés si l’on ne tient pas compte des communautés installées sur ces côtes.

“Le but de ce projet est non seulement d’arrêter l’avancée de la mer mais de mettre en valeur notre littoral pour en tirer tous les bénéfices”, a quant à lui indiqué Edem Kokou Tengue, ministre de l’économie maritime de la pêche et de la protection côtière, faisant référence aux travaux d'intérêt socioéconomique prévus, dont une piste cyclable à Aného.

En rappel, notons que les travaux du WACA ResIP, s'intègrent au Programme de lutte contre l’érosion côtière et la pollution marine en Afrique de l’Ouest (WACA) du Groupe de la Banque mondiale.

Klétus Situ

Le centre de promotion de l’excellence Tilitu Lab de Kara recrute pour le compte de sa première vague, des entreprises innovantes de jeunes et femmes de la région de la Kara. Il a lancé à cet effet, un appel à candidatures qui couvre la période du 20 août au 05 septembre 2021.

Les entrepreneurs qui seront recrutés, vont bénéficier d’un accompagnement de Tititu Lab, et suivant la pertinence de leurs projets, être intégrés dans l'un des trois programmes suivants : la pré-incubation qui consiste essentiellement à aider les porteurs d'idées de projets d’entreprises, ou/et les entrepreneurs en démarrage, à mieux structurer leurs idées et réaliser une étude de marché.

La phase d’incubation, où les activités seront concentrées sur l’acquisition de compétences commerciales, marketing, vente, acquisition et fidélisation de clients. Ou celle de l'accélération qui consistera à préparer les entrepreneurs accompagnés à la levée de fonds et à la mobilisation de ressources complémentaires.

« A la fin de l’accompagnement en accélération, les entrepreneurs et leurs équipes doivent être prêts à identifier les sources de financement disponibles dans l’écosystème, à comprendre et gérer les attentes des partenaires financiers et à savoir élaborer une stratégie de mobilisation et gestion de ressources financières », précise le communiqué d’annonce de recrutement.

Inauguré le 26 juillet à Kara, Tįlįtũ Lab est le troisième centre d’excellence mis en place par les autorités togolaises, après Nunya lab lancé le 05 novembre 2019 à Lomé et Banm lab le 21 mai 2021 à Dapaong.

Esaïe Edoh 

Le ministère chargé du commerce a lancé un concours national de création de symbole graphique. Objectif : intensifier la promotion de la consommation des produits locaux.

La compétition est ouverte à toutes les personnes physiques ou morales de droit togolais régulièrement installées dans le pays. Selon un communiqué du ministère consulté par Togo First, les candidatures sont ouvertes jusqu’au 10 septembre 2021.

Au travers de ce logotype, il s’agira pour les gouvernants togolais d’assurer « la promotion de la consommation locale qui fédère les différents acteurs de la chaîne de valeur et met en valeur le savoir-faire des Togolais en lui donnant une place de choix dans l’économie nationale et internationale ainsi qu’une meilleure visibilité auprès des consommateurs », apprend-on.

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Notons que les autorités togolaises se sont engagées dans la promotion de la consommation des produits « made in Togo », notamment avec la création d’un département ministériel dédié.

Dans ce cadre, diverses activités ont été réalisées notamment l’élaboration de la stratégie de promotion de la consommation locale et l’organisation de la première édition du mois du consommer local.

 De leur avis, « la construction d’une économie dynamique passe incontestablement par le développement des sous-secteurs ou branches de production nationale afin d’améliorer la capacité d’offre de biens et services et, satisfaire prioritairement les besoins de consommation au niveau local ». 

Esaïe Edoh 

Alors que les doutes ont plané pendant des mois sur leur participation à l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) lancée en avril 2020, Chinois, Koweïtiens, Saoudiens et d’autres créanciers privés du Togo ont rejoint le Club de Paris, selon des informations parvenues à Togo First. 

Avec une dette extérieure représentant environ 38% de la dette publique, soit 22% du PIB en 2020, l’Etat togolais a bénéficié de l’ISSD auprès de plusieurs financeurs notamment l’Eximbank de Chine, le Fonds Saoudien, le Fonds Koweitien, l’AFD ainsi que le FMI.

Du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020, première phase, le montant du service de la dette ayant fait l’objet de moratoire est estimé à 17,1 milliards FCFA (32 millions $) dont 12,5 milliards FCFA rééchelonnés et 4,6 milliards FCFA annulés (FMI). 

Dans la deuxième phase de l’initiative lancée par les deux institutions de Bretton Woods, à fin mars 2021, en plus du club de Paris, l’AFD (France), l’Eximbank de Chine et d’autres créanciers privés avaient déjà donné leur accord pour reconduire le programme, à condition que le gouvernement togolais s’engage à consacrer les ressources libérées par l’initiative à l'augmentation des dépenses afin d'atténuer l'impact sanitaire, économique et social de la crise Covid-19. 

“Suite à l’initiative de suspension de la dette du G20, et après des consultations amicales entre les 2 pays (Togo et Chine, ndlr), Eximbank de Chine a déjà signé 10 accords de suspension de la dette afin d’alléger la pression du remboursement des dettes de la partie togolaise”, a précisé hier Qian Keming, Vice-ministre chinois du commerce, à l’occasion de la deuxième session de la commission mixte de coopération entre la République populaire de Chine et le Togo. 

Notons qu’au premier trimestre de cette année, le Togo a payé 1,9 milliard FCFA au titre du service de la dette extérieure (principal + intérêts et commissions), principalement aux créanciers multilatéraux. Ce montant est nettement inférieur aux 33 milliards FCFA remboursés sur toute l’année 2020, dont la part la plus importante est allée aux banques ou institutions financières.

Fiacre E. Kakpo


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Au Togo, les personnes ayant reçu la première dose du vaccin Astrazeneca dans le cadre de la campagne de vaccination contre la Covid-19, recevront à partir du 26 août Pfizer en deuxième dose, a informé le gouvernement via un communiqué de presse.  

« Le gouvernement décide de la poursuite, à compter du jeudi 26 août 2021, de la vaccination avec l’administration du vaccin Pfizer en deuxième dose, aux personnes en attente de leur deuxième dose du vaccin AstraZeneca », précise le communiqué consulté par Togo First.

Selon le gouvernement, cette décision fait suite aux résultats rassurants de plusieurs études scientifiques sur l’efficacité de l’association des vaccins AstraZeneca et Pfizer.

Depuis le 10 mars 2021, le Togo a entamé sa campagne de vaccination contre la covid-19. En 5 mois, un peu plus de 337 820 personnes ont reçu au moins une dose, soit 4,2% de la population. Mais ce sont plus de 158 310 personnes qui ont été totalement vaccinées, correspondant à 2% de la population.

Pour rappel, le pays ambitionne à travers cette campagne de vaccination, d’atteindre l’immunité collective de 60 %.

Esaïe Edoh   

Le gouvernement togolais ambitionne de suivre et évaluer la mise en œuvre du Projet d’Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU). De fait, il a lancé un processus de recrutement d’un consultant individuel pour lequel les candidats intéressés peuvent manifester leur intérêt jusqu’au 2 septembre 2021.

Selon l’avis d’appel à manifestations d’intérêt consulté par Togo First, « le ou la spécialiste en suivi et évaluation, sera responsable de toutes les activités relatives à l’opérationnalisation du système de suivi et évaluation du projet ». Il va jouer également un rôle important dans la gestion de la conduite et l’évaluation des impacts de ce projet.

Notons que via le PIDU lancé en 2018 et qui devrait prendre fin en 2023les autorités togolaises ont prévu la construction ou la réhabilitation de réseaux routiers, l’installation de systèmes d’évacuation des eaux et la construction de points d’accès à l’eau potable. Le projet devrait également construire des infrastructures socio-éducatives et économiques, notamment des écoles, des centres de santé et des marchés, entre autres.

Le projet, selon les autorités togolaises, « permettra d’éliminer l’extrême pauvreté et de partager la prospérité ». 

Pour rappel, le PIDU a été financé à hauteur de 16 milliards FCFA par la Banque sur les ressources IDA, afin d’améliorer l’accès aux infrastructures urbaines de base. Il couvre les villes de Lomé, Kara et Dapaong.

Esaïe Edoh 

Les travaux de réhabilitation du palais de la présidence devraient démarrer avant la fin de cette année, a annoncé hier Qian Keming, Vice-ministre chinois du commerce alors qu’il prenait la parole lors de la deuxième session de la commission mixte de coopération entre la République populaire de Chine et le Togo.

Conçu par le Beijing Institute of Architectural Design (BIAD), le palais de la présidence dont la première pierre a été posée en 2003 par le Président Eyadéma Gnassingbé et mis en chantier à partir de 2004,  sera inauguré le 24 avril 2006 par Faure Gnassingbé, tout nouvellement arrivé au pouvoir, dans le cadre des festivités marquant l’accession du Togo à la souveraineté internationale.

Perché dans un décor verdoyant, à la périphérie nord du quartier Lomé II, appelé à devenir un important pôle administratif et financier de la sous-région, le palais de la présidence, plus communément appelé “palais”, est le siège du pouvoir togolais. 

Fiacre E. Kakpo

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