La cheffe du gouvernement togolais Victoire Tomégah-Dogbé a échangé mardi avec les différents acteurs impliqués dans la gestion de la riposte de Covid-19. A cette rencontre, elle a appelé les acteurs à se ressaisir aux fins d’une mise en œuvre efficace des mesures barrières.
C’est face à la recrudescence des cas et des décès liés à la Covid-19 dans le pays que la locataire de la Primature togolaise a appelé tous les acteurs à œuvrer en vue de « renforcer l’application des mesures barrières et de remobiliser les populations pour la mise en œuvre efficace de ces mesures pour freiner la pandémie et renverser la courbe ».
En effet, le bilan de Covid-19 au cours de ces dernières semaines est critique avec l’augmentation des cas enregistrés sur l’ensemble du territoire. Selon Prof Didier Koumavi Ekouévi, président du Conseil scientifique, « il y a une multiplication par quatre du nombre de cas actifs avec plus de 5 000 malades. Le nombre de décès ne fait qu’augmenter ». D’après le bilan établi, le pays a enregistré en juin 4 décès liés à la Covid-19, en juillet, 22 cas et en août, 33.
Face à la situation, « des mesures les plus fortes aux mesures générales pour pouvoir contrôler très vite cette situation qui devient un peu alarmante ont été proposées » par les acteurs.
Notons que, face à la pandémie, le Togo a annoncé plusieurs mesures notamment le port obligatoire de masques, la fermeture des frontières terrestres et des lieux de cultes qui sont partiellement ouverts. A la date du 7 septembre, le Togo enregistrait 200 décès, 4810 cas actifs et 17 822 guérisons sur un total de 22 832 cas confirmés.
En rappel, le Togo est classé comme 2è pays africain, et le 15è au monde à mieux gérer la riposte contre la Covid-19, selon une étude mondiale de l’Institut Lowy.
Esaïe Edoh
Le Togo va accueillir la phase pilote du projet de collèges communautaires de l’Uemoa, qui vise à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes à travers des cursus de formations professionnelles adaptés aux besoins des communautés. Les travaux de validation du document technique du projet sous-régional ont été lancés ce 8 septembre à Lomé.
Ces travaux, prévus pour durer quatre jours, vont permettre aux experts régionaux de valider le cadre juridique devant faciliter l’opérationnalisation de l’initiative et d’élaborer une liste de métiers pour la phase d’expérimentation qui sera menée au Centre régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de la région maritime.
“La différence entre le collège communautaire et les autres établissements de formation professionnelle est qu’au sein des collèges communautaires, il y a flexibilité des offres de formations qui sont modulées en fonction des besoins de la communauté”, a indiqué Sow Essoyobawè, coordonnateur de l’entité nationale de mutualisation.
Par ailleurs, ce projet est en cohérence avec la politique éducative menée ces dernières années par le gouvernement togolais à travers l’Agence Education et Développement (AED).
En rappel, c’est cette entité qui a en charge la construction et la gestion des Instituts de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD)
Klétus Situ
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Le gouvernement togolais a tenu mardi à Lomé une session spéciale du Conseil national du dialogue social (CNDS), avec les partenaires sociaux des secteurs de la santé et de l’éducation. Au sortir des échanges, il a pris des mesures visant à maintenir le climat apaisé dans les deux secteurs sociaux.
Dans le secteur de la santé, les autorités togolaises ont décidé de proclamer, au cours de la semaine, les résultats du dernier concours de recrutement du personnel médical, paramédical et administratif, sur la base des 698 postes ouverts. Elles se sont engagées également à examiner la question des arriérés au personnel des équipes de prélèvement et d’intervention rapide, et à procéder à la mise en place d’un nouveau dispositif en la matière, à travers des concertations entre les acteurs.
Toujours au plan santé, l'exécutif a annoncé la mise en place de cadres de discussions dans les jours à venir avec les acteurs, notamment sur la dotation des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) en scanner, les préoccupations des personnels contractuels, le statut particulier du personnel soignant et le recrutement d’experts en vue de l’évaluation de l’approche contractuelle de la gestion des hôpitaux.
Dans le secteur de l’éducation, le gouvernement a annoncé entre autres, la proclamation dans les prochains jours, des résultats du dernier concours de recrutement de fonctionnaires enseignants et des conseillers d’orientation, et le démarrage, dès cette semaine dans les agences de la CNSS, de la seconde phase du remboursement des prélèvements opérés sur les émoluments des enseignants auxiliaires avant leur reversement dans le cadre des fonctionnaires de l’enseignement.
Le gouvernement a aussi a réaffirmé aux acteurs, en ce concerne la question des primes spéciales ou ponctuelles, « sa volonté et l’engagement déjà acquis », et souligné « la nécessité d’examiner et d’opérationnaliser toute mesure relative aux primes ou aux revalorisations salariales de manière plus globale, à l’issue de la refonte du statut général de la fonction publique ».
Des mesures ont été également prises en faveur des agents de la fonction publique admis à la retraite.
A en croire l'exécutif togolais, « ces mesures et dispositions témoignent de l’esprit d’ouverture et de dialogue du gouvernement et de son souci de favoriser la préservation d’un climat social apaisé et de promouvoir la cohésion sociale ».
Notons que depuis quelques années, le pays traverse des crises sociales marquées par des protestations répétitives dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Esaïe Edoh
Malgré la crise sanitaire qui a plombé l’activité, les structures de microfinance togolaises ont réalisé 1,8 milliard FCFA de bénéfices en 2020, selon le dernier rapport annuel de la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA).
Dans le même sillage, le total des actifs du secteur a atteint 266 milliards FCFA, soit une augmentation d’environ 5,7% par rapport aux 251 milliards FCFA de 2019.
Avec cette performance, le Togo, détenant 10,7% des actifs des Systèmes financiers décentralisés de l’espace UMOA se classe 4e en termes d’actifs, derrière le Sénégal (868 milliards FCFA), la Côte d’Ivoire (499 milliards FCFA), et le Burkina Faso (448 milliards FCFA). Et devant le Bénin (239 milliards FCFA), le Mali (222 milliards FCFA) et le Niger (16 milliards FCFA).
Alors que dans l’espace communautaire, le résultat net était en baisse de 38,0% en ressortant à 18,8 milliards FCFA contre 30,3 milliards FCFA au terme de l’exercice 2019, le Togo a enregistré le cinquième bénéfice. Derrière le Sénégal (8,5 milliards FCFA), le Burkina (5,4 milliards FCFA), la Côte d’Ivoire (4,2 milliards FCFA) et le Bénin (3,2 milliards FCFA). Le Mali et le Niger ont enregistré des pertes respectives de 2,9 milliards FCFA et 1,4 milliard FCFA.
Les inscriptions sont ouvertes en ligne jusqu’au 24 septembre prochain pour la participation à la deuxième édition du Marché international d’artisanat du Togo (MIATO), d’après le Ministère délégué chargé de l’enseignement technique et de l’artisanat, en collaboration avec l’Union des chambres régionales de métiers (UCRM). Ceci, à l’intention des artisans ou entreprises artisanales du Togo et des 26 pays invités à cette édition ainsi que les sociétés commerciales spécialisées dans la vente des produits artisanaux.
Environ 530 places sont disponibles pour accueillir les différents exposants, indique-t-on. Ce rendez-vous qui se veut un cadre de valorisation de la consommation locale et de promotion des initiatives des jeunes entrepreneurs du secteur artisanal, sera placé sous le thème « entreprises artisanales et compétitivité ».
L’idée, selon les organisateurs, est de sensibiliser les jeunes sur les opportunités qu’offre le secteur de l’artisanat au Togo et de vanter les capacités de l’artisanat dans le domaine de la création de l’emploi et de la richesse nationale.
Esaïe Edoh
Le Togo vient de rejoindre la déclaration des Nations-Unies sur la sécurité des écoles (Safe Schools Déclaration, SSD). L'information a été diffusée par la Mission de la Norvège aux Nations-Unies.
L’adhésion à cet accord devrait permettre au pays ouest africain, de multiplier des initiatives en faveur de la protection et du maintien de l’éducation en cas de conflit armé, apprend-on. Le pays s’engage ainsi à mener une politique de promotion et de garantie d’accès à l’éducation de tous les acteurs, notamment enseignants, élèves, étudiants, chercheurs, en zone de conflit.
Dans le cadre de la mise en œuvre de cette déclaration, le Togo prendra part aux côtés de 110 autres Etats à la conférence internationale annuelle prévue les 24 et 25 octobre prochains à Abuja au Nigéria.
Notons que l’accès à l’éducation de tous les enfants constitue une priorité pour le gouvernement togolais qui entreprend déjà plusieurs initiatives notamment la gratuité de l’école primaire depuis 2008, la prise en charge par l’Etat des frais d’inscription aux différents examens, le programme cantine scolaire et récemment la suspension des frais de scolarité dans les collèges et lycées pour le compte de la prochaine année scolaire.
Esaïe Edoh
Un peu plus d’un an après l’officialisation de leur partenariat, l’incubateur Cube lance son premier programme d'accompagnement soutenu par le groupe Cofina. Dénommé Prime XL, le programme est exclusivement destiné aux entreprises en croissance et qui existent depuis 3 ans minimum.
Dans le détail, jusqu’à 500 entreprises pourraient se voir faciliter l’accès à des financements pouvant atteindre 25 millions FCFA. Ces facilités, sous forme de crédits, seront de diverses natures et dépendront des besoins de la structure. Les entreprises éligibles pourraient notamment avoir des crédits d’investissements, des fonds de roulement et d’avances sur loyer.
“Il s'agit d'un programme d'accélération et les entreprises qui seront sélectionnées doivent être déjà prêtes pour recevoir, utiliser et valoriser du crédit. Ces entreprises doivent également accepter d'être suivies par l'incubateur CUBE avant, durant et après réception du financement”, informent les responsables de l’incubateur.
Si aucune date limite n’a été annoncée pour le dépôt des candidatures, on apprend qu’elles sont exclusivement ouvertes en ligne via la plateforme web de l’incubateur.
En rappel, ce programme s’ajoute à la bagatelle de cadres d’accompagnement technique et financier développés aussi bien par les pouvoirs publics que par des acteurs privés pour stimuler la croissance de l'écosystème entrepreneurial au Togo.
Klétus Situ
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La représentation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Togo, est à la recherche de consultants nationaux pour la mise en œuvre du projet de Renforcement de reboisement et d’appui à la restauration des paysages forestiers.
Au total, quatre experts respectivement spécialistes en sylviculture, en cartographie et système d’information géographique, en droit de l’environnement et du foncier, et en statistiques agricoles et forestières vont être recrutés. Selon les indications de l’appel à candidatures qui devra expirer le 24 septembre prochain, le collège de consultants recrutés servira d’appuis techniques dans la réalisation des diverses actions prévues au titre du projet.
Dans le détail, le projet porté par l’agence onusienne prévoit notamment la formation des agents forestiers en techniques de production de plants, la collecte de données cartographiques des sites de reboisement et l’élaboration d’un accord-cadre entre le ministère de l’environnement et des ressources forestières et des coopératives de production de plants.
En rappel, en mars dernier, la FAO-Togo annonçait qu’une vingtaine de coopératives agro-forestières pourraient bénéficier d’appuis financiers de l’organisation allant jusqu'à 10 000 $ (5 500 000 FCFA), dans le cadre d’un appel à projets.
Klétus Situ
Plusieurs participants, du Togo et d’ailleurs, sont attendus à la 4ème conférence internationale sur les entreprises sociales et la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) qui s’ouvre le 9 septembre prochain à Lomé. Le ministère du développement à la base, organisateur de la rencontre a communiqué dimanche la liste des panélistes.
Au rang de ceux-ci, le Togolais Edem d’Almeda, Directeur général de Africa Global Recycling, l’Ivoirien Christophe GBOSSOU, docteur en Sciences et Génie de l'Environnement et coordonnateur de l'ONG Afrique développement durable, et l’Américaine Theresa Carrington, Directrice fondatrice de Ten by Three et cofondatrice d'Artisan &You. A cette rencontre qui se tiendra autour du thème « Entrepreneuriat social : levier d’actions pour dynamiser la création d’emploi dans les collectivités locales » et en mode virtuel, ils animeront le premier panel intitulé « Entreprise sociale et RSE : levier d’insertion économique et sociaux professionnels dans les collectivité locales ».
Pour le compte du deuxième panel, le Français Gérard Lemoine, responsable de Audit,Conseil et formation en stratégie, marketing et création d'entreprise, le Haïtien Jules Berlony, Président du Groupe de Recherche et d'Action Sociale, et le Togolais Omar Agbangba, directeur général de l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT), entretiendront près de 200 participants attendus à cette rencontre sur le thème: «Relance et création d’emploi à l’ère post Covid-19 : nouveau challenge pour les entreprises à impact».
Esaïe Edoh
En 2020, les citoyens détenteurs de comptes bancaires dans les établissements de crédit au Togo sont évalués à 1 178 587 selon le rapport annuel de la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA). Ce chiffre démontre une hausse de 7% du taux de bancarisation dans le pays comparativement à une année plutôt où le nombre était de 1 099 990.
Ces comptes sont détenus dans 16 structures, soit 13 banques et 3 établissements financiers. Selon le rapport, le taux de bancarisation connaît une évolution au cours des 5 dernières années. En effet, 958 321 de la population disposaient d’un compte bancaire en 2016. Ce chiffre a connu une baisse en 2017 où il est passé à 745 833. Il va progresser pour atteindre 1 001 270 en 2018 et 1 099 990 en 2019.
Le même document indique également qu’au sein de la sous-région, le nombre de comptes bancaires a augmenté de 13,2% pour s’établir à 15 414 253 à fin 2020 contre 13 613 849 en 2019. Les comptes de particuliers ont crû de 12,7% et ceux détenus par les personnes morales, de 20,9%.
Notons que d’après des statistiques 2018 et 2019 de la Bceao publiées respectivement en 2019 et 2020, le Togo affiche le taux de bancarisation le plus élevé de l’espace Uemoa.
Esaïe Edoh
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