Le Togo prévoit de lancer en 2022, le Programme Electricité Pour Tous (PEPT). Dans cette perspective, la ministre déléguée auprès du président de la République chargée de l’Énergie et des Mines, Mila Aziablé a effectué du 9 au 10 septembre 2021, une visite de travail en Côte d’Ivoire où elle s’est entretenue avec son collègue Thomas Camara. Objectif : s’imprégner de ce que réalise déjà le pays voisin en matière d’électricité pour tous et répliquer cette expérience au Togo.
Au cours de cette rencontre, la ministre togolaise en charge des énergies a échangé avec plusieurs acteurs du secteur de l'électricité de la Côte d’Ivoire. De même, le bilan de la mise en œuvre du PEPT en Côte d'Ivoire, les offres commerciales, les modalités de déploiement, le financement-recouvrement, le suivi-évaluation du Pept et le système d'échange et de transport d'énergie ont été présentés.
Mila Aziable s’est également rendue au centre informatique du concessionnaire du service public de l'électricité, et sur le site du déploiement du Pept à Anono.
Pour rappel, l’Etat togolais s’est engagé à offrir l’électricité à tous d’ici à 2030, en ligne avec sa stratégie d’électrification. Aussi multiplie-t-il à cet effet des initiatives, notamment le développement de l’Off-Grid avec Cizo, l’extension du réseau électrique, la construction de mini-grids, des centrales solaires et autres. A l’image de la centrale photovoltaïque d’une capacité de 50 Mw installée à Blitta.
Esaïe Edoh
Au Togo, les personnes âgées de 18 ans peuvent désormais se faire vacciner contre la Covid-19. Le gouvernement, dans un communiqué lundi, a annoncé la prise en compte des personnes de cette catégorie.
Le pays qui a reçu de nouvelles doses de Pfizer et Sinovac en fin de semaine dernière, a démarré le déploiement des vaccins sur l'ensemble du territoire. « Ces lots sont en cours de déploiement dans toutes les régions de notre pays, ils sont destinés à être administrés aux personnes âgées de 18 ans et plus », a souligné le gouvernement togolais.
Aussi invite-t-il « toutes les personnes concernées à se rendre au centre de santé le plus proche pour recevoir le vaccin soit en première dose, soit en deuxième dose pour les personnes ayant déjà reçu leur première dose »
Notons que, pour freiner la propagation de la maladie de Covid-19, le gouvernement togolais a opté pour l'immunité collective via la vaccination de 60% de la population.
En ce sens, il soumet l’accès des bâtiments publics à la présentation d’une preuve de vaccination.
Esaïe Edoh
Le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey, a plaidé lundi pour la célérité dans la mise en œuvre de la décision de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement relative à l’Agenda 2021-2031. C’était à l’occasion de la deuxième réunion virtuelle du Haut Comité de la « Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine » qu’il a présidée.
Le diplomate togolais a concrètement soutenu qu'il fallait « aller vite afin de répondre le plus rapidement possible aux aspirations des diasporas africaines et d’optimiser leurs contributions aussi bien au développement des pays pris individuellement qu’à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».
A la suite de cette intervention, les participants à la rencontre ont convenu des actions à mener à court et moyen terme dans le but de rendre inclusif le processus, notamment en impliquant les communautés afro-descendantes des Amériques, du Pacifique, des Antilles et des Caraïbes ainsi que des acteurs non étatiques.
S’inscrivant dans la même dynamique, le Maroc a annoncé son soutien financier à l’initiative avec une enveloppe de 200.000 $, soit un peu plus de 111 millions FCFA.
Pour rappel, la décennie des racines africaines est une initiative du Togo. Elle ambitionne de faire des diasporas africaines, des acteurs de premier plan du développement du continent.
Au Togo, 72% des citoyens affirment avoir vécu la pauvreté à un niveau modéré ou élevé au cours des douze derniers mois. C’est l’une des grandes tendances révélées par un sondage du réseau de recherche Afrobarometer sur les Objectifs de Développement Durable (ODD).
L’enquête, effectuée dans le cadre de l’édition 2021 des études du réseau au Togo, a porté sur un échantillon de 1200 adultes togolais interrogés entre décembre 2020 et janvier 2021. “Les résultats d’enquêtes présentent les avis des citoyens portant sur 12 des 17 Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, comparables aux indicateurs officiels de suivi des progrès”, précise le réseau de recherche.
Accès mitigé aux services sociaux de base
Ainsi, sur les questions liées à l’accès aux services sociaux de base, les personnes sondées se montrent très contrastées. En effet, s’ils sont 74% à affirmer avoir accès à une source d’eau sûre, seuls 32% disposent d’eau dans leurs maisons ou concessions. De plus, 31% des sondés affirment avoir manqué d’eau propre au cours des douze derniers mois.
En ce qui concerne l’accès à l’énergie, les agents recenseurs ont constaté une accessibilité du réseau électrique dans 71% des maisons. Et pourtant, seuls 56% affirment être raccordés au réseau. Par ailleurs, il a été noté une couverture de 83% du réseau GSM.

Aussi faut-il le signaler, les experts d’Afrobarometer ont jaugé à 83% la disponibilité d’écoles dans la zone de dénombrement, ce qui peut expliquer le niveau relativement élevé d’instruction des personnes sondées. Illustration ; ils sont 71% à déclarer avoir un niveau d’instruction secondaire au minimum dont 56% de femmes. Les chiffres sont moins reluisants en ce qui concerne l’accès aux soins de santé. Le taux de couverture des zones de dénombrement n'étant que de 43%, il n’y a que 23% des personnes interrogées qui affirment n’avoir jamais manqué de soins médicaux sur les douze derniers mois.
Pourtant, de mieux en mieux
Notons tout de même que selon les données collectées, il est aisé de constater des améliorations par rapport au précédent sondage effectué sur le sujet par Afrobarometer en 2014. Les indicateurs sont au vert principalement sur les ODD 1, 2, 3 et 7 respectivement relatifs à la réduction de la pauvreté, à la “faim zéro”, à la santé et à l’énergie propre et abordable.
On note par exemple une augmentation de 5% des sondés qui disent être raccordés au réseau électrique national, et 7% en plus à disposer d’eau courante dans leurs maisons et concessions. Le pourcentage de femmes sondées ayant une instruction de niveau secondaire au minimum a quant à lui bondi de 10%.
Klétus Situ
Le Togo est le premier pays en Afrique en matière de DeFi (Finance décentralisée - cryptomonnaie), selon Chainanalysis DeFi Adoption Index, un récent rapport de Chainalysis, une firme d’analyse qui aide les gouvernements, les entreprises de cryptomonnaies et les institutions financières à s'engager en faveur des technologies blockchains.
Ainsi, le Togo est actuellement le seul pays africain à figurer dans le top 20 aux côtés de la Chine, de la Russie et des États-Unis d'Amérique.
Cette ‘’nouvelle médaille” - cette fois-ci en or - intervient après celle en bronze (3e d’Afrique) obtenue par le pays sur le plan continental, dans un précédent rapport du cabinet new-yorkais portant sur l’indice mondial d'adoption du crypto en 2020.

L'indice d'adoption de la DéFi de Chainalysis est un baromètre du cabinet de recherche sur la blockchain qui classe les pays en fonction de l'adoption de la DéFi. Cet écosystème a connu une croissance stratosphérique depuis le début de cette année, avec une capitalisation se situant autour de 140 milliards $ ce lundi 13 septembre, selon CoinMarketCap.
Selon une première analyse, ce classement est notamment attribuable aux nombreuses sociétés et plateformes de trading qui ont germé au Togo ces dernières années. Ces différentes structures ont atteint leur pic d’activités au plus fort de la crise sanitaire de la Covid-19. Ces entités, dont le plus grand nombre exerce les activités de manière « irrégulière », ont durant cette période, investi massivement l’épargne des ménages qu’elles collectaient, dans les cryptoactifs les plus prometteurs. En particulier, les nouveaux jetons de la DéFi dont les premières journées de cotation sur les échanges comme Binance ou Coinbase, se sont régulièrement soldées par des croissances à trois ou quatre chiffres.
Fin mars 2021, le gouvernement a tenté de réguler le secteur en mettant fin aux activités de “ces entreprises”, qui n’ont pas reçu « l'agrément obligatoire ou l'autorisation préalable de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), du Conseil Régional de l'Épargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) de l'UMOA ou du Ministère de l'Économie et des Finances ».
En outre, selon plusieurs observateurs, on pourrait attribuer le dynamisme de l’activité liée au Togo aux Nigérians, qui fuyant les restrictions de la banque centrale de leur pays, ont dû se rabattre sur le Togo où aucune mesure technique n’a jusqu’alors été prise par la Bceao pour contrôler les transactions crypto.
Notons que l'indice d'adoption de la DéFi s’articule autour de trois métriques. La première évalue la valeur des cryptomonnaies reçues par les protocoles DéFi de la part des utilisateurs d'un pays, pondérée par la Parité du Pouvoir d’Achat (PPA) par habitant.
La deuxième métrique permet de jauger le poids des transactions opérées par des particuliers rapporté toujours au pouvoir d’achat des habitants des économies évaluées.
La dernière mesure estime les pays les plus actifs en nombre de transactions de dépôts, rapporté au nombre d’utilisateurs Internet du pays.
Fiacre E. Kakpo
Lire aussi:
A la rencontre de Donaldson Nukunu Sackey, le footballeur togolais qui a créé sa cryptomonnaie
Sociétés de Trading, cryptomonnaies, placements à haut risque: pour qui sonne le glas ?
Trading : Création d’un comité de suivi des remboursements des fonds aux membres
Les recettes mobilisées par le conseil municipal de la commune de Kéran 3 sont évaluées à environ 14 millions FCFA contre une prévision de près de 28 millions FCFA, soit un déficit de 50%. C’est ce qui résulte du bilan financier présenté jeudi dernier à l’ouverture des travaux de la deuxième session ordinaire de la commune Kéran 3 qui s'est tenue à Warengo, localité située à une vingtaine de kilomètres à l’est de Kantè.
Dans le détail, les dépenses engagées par la commune au premier semestre 2021 sont de l’ordre de 4, 5 millions FCFA soit 7,73 % du total prévisionnel d’environ 59 millions FCFA.
Selon le conseil, les réflexions sur l’origine de ce déficit seront au cœur des échanges. Également au cours des travaux qui se poursuivront jusqu’au 15 septembre, les élus locaux de Kéran 3 proposeront des solutions.
Invité à la rencontre, le secrétaire général de la préfecture de la Kéran, Bello Séfiou, a déploré l’inexistence de marché dans le canton Warengo qui selon lui, constitue un manque à gagner en termes de recettes. Il a de fait, indiqué qu’« aucun développement n’est possible sans la mobilisation des ressources et l’implication des contribuables pour la réussite du plan communal de développement ».
Esaïe Edoh
La quatrième édition de la conférence internationale sur les entreprises sociales et la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) aura effectivement lieu les 16 et 17 septembre 2021 à Lomé en mode virtuel, après un report, apprend-on de source proche du ministère du développement à la base.
Initialement prévue du 9 au 10 septembre, la rencontre sera axée autour du thème : « Entrepreneuriat social : levier d’actions pour dynamiser la création d’emplois dans les collectivités locales ». Elle permettra, selon ses organisateurs, de discuter à la faveur de 5 panels, de nouvelles formes d’entrepreneuriat dans les collectivités locales. Les 2000 participants attendus plancheront également sur les capacités de création et de maintien des emplois.
Les échanges devraient déboucher sur des recommandations visant à doter les collectivités territoriales au Togo d’un dispositif d’accompagnement et de développement de l’entrepreneuriat social, d’après le ministère du développement à la base.
Pour rappel, cette conférence qui réunit des décideurs politiques, des partenaires au développement, des experts et des acteurs de l'Économie sociale et solidaire (ESS) est organisée par le ministère togolais du développement à la base, en collaboration avec l’ambassade des Etats Unis d’Amérique et le Groupe Ecobank ETI.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais a réceptionné dimanche 117 000 nouvelles doses de vaccin Pfizer dans le cadre de sa campagne de vaccination contre la Covid-19. Le lot offert par les Etats unis d'Amérique à travers l’initiative Covax a été reçu à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) par le ministre togolais de la santé Moustafa Mijiyawa. Il vient compléter les 188.000 doses offertes en août dernier par le gouvernement de Joe Biden et porte à 305 000, le total de doses envoyées par l’Oncle Sam au Togo.
« Ce don s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’administration Biden-Harris de partager ses vaccins avec le monde, et de la promesse du Président Biden que les Etats-Unis seront l’arsenal vaccinal dans la lutte mondiale contre la Covid-19 », a déclaré l’ambassadeur américain au Togo, Eric Stromayer.
La réception de ce lot intervient dans un contexte où les autorités togolaises ont opté pour l'immunité collective à travers la vaccination de la population. Selon le ministre chargé de la santé, avec ces nouvelles doses, il n’y aura « plus de rupture de stock ».
Plus tôt au cours de la semaine, le Togo a reçu 325 000 doses du vaccin Sinovac et 81 000 doses d’AstraZeneca.
Pour rappel, dans le cadre de la lutte contre la pandémie, l'exécutif togolais a récemment décidé de conditionner l'accès aux bâtiments administratifs, à la présentation d’une preuve de vaccination contre la Covid-19.
Esaïe Edoh
Avec une part élevée de 70% de femmes à des fonctions dirigeantes, le Togo se classe devant plusieurs pays au monde. En effet, sur une selection de pays sondés par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur la base de la proportion de femmes qui occupent des postes de responsabilité, le Togo affiche une meilleure statistique que la Russie (46%), la Suède (42%), les Etats-Unis d’Amérique (41%), la France (36%) et l’Allemagne d’Angela Merkel. La chancelière allemande qui, en Occident, a un record de longévité au pouvoir (16 ans), “presque sans égal”, ne devrait se retirer de la scène politique qu’après les élections du 26 septembre prochain au cours desquelles elle ne se représentera pas.

"Pour se hisser à ce niveau dans le classement mondial, le Togo depuis quelques années, fait la promotion du leadership féminin, notamment à travers des nominations à des postes de responsabilités politiques".
Ainsi, depuis septembre 2020, la deuxième figure de l’Exécutif togolais, après Faure Essozimna Gnassingbé, est incarnée par une femme, Victoire Tomégah-Dogbé, qui conduit l’équipe gouvernementale. La présidence de l’organe en charge de l’adoption des lois et du contrôle de l’action gouvernementale, l’Assemblée nationale, est également assurée par une femme, Yawa Djigbodi Tsègan, depuis juillet 2018.
La promotion de la gent féminine à des fonctions dirigeantes se traduit également par la nomination de Sandra Ablamba Johnson au poste de Secrétaire Générale de la Présidence de la République togolaise, d’Awa Nana-Daboya comme Médiateur de la république, et de plusieurs autres au gouvernement comme à des postes électifs.
Grâce à cette politique de Women’s Empowerment, le pays a récemment bénéficié du financement du fonds de l’initiative « Elsie », conçu pour accroître la participation concrète des femmes en uniforme dans les opérations de paix des Nations Unies.
Esaïe Edoh
Lire aussi :
Victoire Dogbé dans le Top 100 des femmes les plus influentes d’Afrique
Togo: Victoire Tomégah-Dogbé reçoit le prix du développement durable
Victoire Tomégah-Dogbé, Nouveau Premier ministre du Togo
Sandra Ablamba Johnson, nouvelle Secrétaire Générale de la Présidence togolaise
Au Togo, le gouvernement franchit une étape décisive vers l’effectivité de l’assurance maladie universelle. En effet, après plusieurs examens, l’avant-projet de loi instituant la mesure a été adopté par le conseil des ministres tenu ce jeudi 09 septembre.
Désigné par l'acronyme AMU, le projet d’Assurance Maladie Universelle, s’inscrit dans le premier axe de la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Il s’agit d’une “innovation majeure en matière de protection sociale dans notre pays. Il permettra de garantir l’accès de toutes les couches de la population à des soins de santé de qualité, à travers un mécanisme de mutualisation des risques et de la solidarité dans le financement”, explique le gouvernement.
Cet avant-projet de loi balise la voie au cadre juridique nécessaire pour la mise en œuvre du projet, dont les bases ont été jetées quelques mois auparavant.
En rappel, en juin dernier déjà, la cheffe du gouvernement, Victoire Tomegah-Dogbé avait annoncé la mise en place d’un comité de coordination chargé de l’exécution du projet.
Par ailleurs, en amont du texte qui devrait être examiné par le parlement dans les prochains mois, le projet avait obtenu en mars dernier, un appui financier de 70 millions $ (38,5 milliards FCFA), auprès de la Banque mondiale qui soutient également le projet “e-ID Togo”, qui vise à doter toutes les personnes physiques présentes sur le territoire togolais, d’un numéro d’identification unique.
Klétus Situ