L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Togo (Arcep) veut élaborer sa stratégie nationale de service universel des communications électroniques. Le gendarme des télécoms togolais recherche à cet effet un consultant, comme l’indique un avis à manifestation d’intérêt lancé la semaine dernière ( 14 septembre 2021), Le processus vise de fait à recruter un cabinet international en vue d’accompagner le régulateur dans l’élaboration de cette stratégie.
La structure recherchée aura notamment pour mission de proposer une stratégie sur 5 ans, ainsi qu’un ensemble de programmes prioritaires sur les 3 premières années (2022-2024).
Il est également attendu de la structure qui aura remporté le marché, entre autres exigences, un état des lieux des infrastructures numériques au Togo et une cartographie du numérique dans le pays, faisant ressortir les écarts entre différentes zones. Ceci devrait permettre à l’institution dirigée par Michel Yaovi Galley d’orienter la stratégie.
Rappelons que le Togo s’est donné pour ambition de garantir le service universel des communications électroniques sur son territoire. En 2018, le gouvernement avait introduit un texte en ce sens, définissant les règles applicables au service universel, avec pour objectif « d’assurer à tout citoyen, quelle que soit sa zone d’habitation ou son niveau de revenu, l’accessibilité aux moyens de communication électroniques ». A terme, l’idée devrait consister, apprend-on, pour l’Arcep de renforcer le contrôle public dans le secteur des télécoms.
Consulter l’appel d’offres de l’ARCEP, qui court jusqu’au 12 octobre 2021 à 10H00.
Les Etats membres de l’Uemoa vont bientôt se doter d’un cadre législatif uniforme sur les infractions boursières. Un projet de loi en ce sens, a été examiné par les ministres de l’économie et des finances de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine réunis en conseil statutaire ce 23 septembre.
Les travaux, effectués par visioconférence sous la présidence du togolais Sani Yaya, visent à assurer « une application plus efficace des règles du marché financier par la création d’un cadre communautaire de répression des infractions pénales susceptibles d’y être commises », d’après le ministre togolais de l’Economie et des Finances.
Dans la même veine, l’organisation sous-régionale compte réformer le cadre réglementaire de son marché financier.
“Les principaux effets attendus de ces modifications sont l’alignement des conditions d’exercice des Organismes de Placement Collectif aux standards internationaux, le renforcement de la lisibilité des dispositions réglementaires et l’élargissement de la base des investisseurs avec la promotion d’instruments tels que l’épargne salariale” a expliqué Sani Yaya.
Par ailleurs, en termes d’innovation, l’émission d’obligations vertes et durables devrait bientôt être possible sur le marché des titres publics de l’Umoa. Dans cette perspective, les ministres chargés de l’économie et des finances de la zone ont pu prendre connaissance du guide élaboré par l'agence Umoa-Titres.
Klétus Situ
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Très attendu depuis environ 3 ans à la suite du mariage africain de l’année 2018 - une absorption du Marocain Saham Assurances pour 1,1 milliard $ - le Sud-africain Sanlam affiche peu à peu sa stratégie en Afrique francophone.
Le plus important assureur d’Afrique depuis l’absorption du géant marocain redistribue ses cartes. Un redéploiement stratégique, s’appuyant notamment sur la “rentabilité” et ses “avantages comparatifs”, a soutenu ce vendredi 24 septembre, le top management de la filiale togolaise dont l’annonce en début de semaine de la cession de sa branche vie au profit de l’Ivoirien NSIA Assurances a été diversement accueillie.
“Il s’agit d”un accord bipartite entre notre Groupe Sanlam et le groupe NSIA”, a nuancé, d’entrée, Simon Pierre Gouem, le DG de Sanlam Togo.
“C’est ainsi que Sanlam a cédé dans le cadre de cette opération ses filiales Vie du Togo et du Gabon, ses filiales non vie du Congo et de la Guinée au groupe NSIA. Elle a, dans la foulée, racheté les filiales Vie et Non-Vie du groupe NSIA au Mali”, détaille-t-il.
Pour le responsable à la tête de l’ex-Saham depuis 2018, il s’agit surtout d’une “opération de stratégie financière, chaque groupe réalisant une affaire opportune qui s’arrime à sa vision de développement et de rentabilité”.
Se développer sur les forces historiques de Saham
Au Togo, Sanlam compte progresser en terrain sûr, en misant sur les forces de Saham, leader du marché local de l’assurance non vie, avec 13 milliards FCFA en 2020, contre seulement 1 milliard pour la branche Vie.
“Nous avons cédé la filiale vie de Sanlam pour une question stratégique. C’est une filiale qui est nouvelle et dans la stratégie du groupe, tout ce que nous développons doit être profitable. Compte tenu des résultats de la filiale Vie qui ne sont pas encore visibles, l’option stratégique a été de céder pour apporter un plus à l’assurance non vie. Surtout en ce qui concerne le Togo où depuis longtemps, nous sommes très forts, le leader dans cette branche”, a expliqué Simon Pierre Gouem qui se veut rassurant vis-à-vis des partenaires.
“Nous voulons rassurer nos partenaires, nos clients que cette opération n’entachera pas la qualité de nos services. Mieux, elle renforcera notre assise financière, notre appétence à couvrir les risques redoutés par nos assurés et nos prospects”, rassénère l’assureur.
Pour rappel, c’est en mai dernier que Saham Assurances a pris officiellement les couleurs de Sanlam, le Sud-africain. Ce dernier, très fort sur les produits vie, avait racheté en 2018 pour 1,1 milliard $ Saham Assurances, entre autres afin de profiter d’un effet de complémentarité avec le Chérifien, performant sur le secteur IARD (non-vie). Avec cette acquisition, Sanlam est devenu le premier assureur africain avec une présence directe dans 32 pays d’Afrique – 44 par le biais de coentreprises et de partenariats.
Fiacre E. Kakpo
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Le groupe ivoirien Cofina (Compagnie financière africaine), spécialisé dans la méso-finance, va bénéficier d’un appui du Fonds de solidarité africain (FSA), une institution financière multilatérale de garantie regroupant 14 États membres africains, pour lever 5 milliards FCFA.
Objectif : étendre et développer son réseau dans la sous-région, notamment au Togo.
Selon une convention de garantie signée mercredi 22 septembre dernier, le FSA co-garantit à hauteur de deux milliards FCFA (soit 40% du financement), une opération de levée de fonds de la Compagnie Transnationale d’Investissement (CTI), holding du Groupe Cofina, auprès de Sunu Participations Holding SA, une société de services financiers.
La convention a été paraphée notamment par Ahmadou Abdoulaye Diallo, DG du FSA, Charles-Eric Moulod, SG de Groupe Cofina et DG de Cofina-Togo.
« Les fonds mobilisés dans le cadre de cette opération sont destinés à l’extension et le développement du réseau de la CTI. A travers cette opération, le FSA contribue au développement de l’institution financière Cofina, spécialisée dans la méso-finance, basée dans huit pays africains (Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Mali, Gabon, Burkina Faso et Togo) », a précisé Ahmadou Abdoulaye Diallo, patron de l'institution multilatérale de garantie.
Rappelons qu'au Togo, la branche de Cofina a lancé ses activités en mars dernier, et a signé plusieurs partenariats avec plusieurs structures d’accompagnement de l'entrepreneuriat dans le pays, pour toucher des Pme et entrepreneurs nationaux, notamment dans le secteur agricole.
Ayi Renaud Dossavi
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Les inscriptions à la 2e édition du Marché international de l’artisanat du Togo (Miato), initialement prévues pour prendre fin ce vendredi 24 septembre, sont prorogées au 30 du mois, a informé jeudi le comité d’organisation de cet événement, à l’occasion d’une rencontre avec la presse.
Cette prorogation, selon le comité d'organisation, a été décidée pour permettre à un plus grand nombre d’artisans de s’inscrire car, « il est question de mobiliser les artisans autour de cette nouvelle édition », a-t-il souligné. Ace jour, seuls 50% des exposants attendus se sont déjà enregistrés, d’après les statistiques.
En vue de mobiliser davantage d’exposants autour de l’évènement, le comité a effectué récemment une tournée de sensibilisation à l’endroit des artisans.
S’agissant des préparatifs, le comité assure que « tout est déjà au point » et que « la mise en place va commencer au début du mois d’octobre ». A cette édition, des exposants de 8 pays sont annoncés notamment le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Prévu du 29 octobre au 7 novembre 2021, l’acte 2 de Miato se déroulera autour du thème « entreprises artisanales et compétitivité ». La rencontre se veut un cadre de valorisation de la consommation locale et de promotion des initiatives des jeunes entrepreneurs du secteur artisanal
Esaïe Edoh
La quarantaine de trois jours, systématiquement imposée aux passagers de sept pays à destination de Lomé est levée. La décision a été notifiée mercredi 22 septembre au Colonel Gnama Latta, directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), par le ministre chargé de la santé, Pr Moustafa Mijiyawa.
Désormais les passagers de ces 7 pays, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde, le Royaume-Uni, la Russie, le Portugal et la Tunisie, « sont à traiter de la même manière que ceux venant d’autres pays », indique la note. Ils devront donc, à leur arrivée à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE), faire leur test Covid-19 et respecter le protocole sanitaire, s’ils sont contaminés.
Notons que la mesure de mise en quarantaine des passagers en provenance de ces Etats a été prise en juillet dernier, suite à « des informations faisant état de variants du Coronavirus avec une virulence et une propagation élevées » dans ces pays.
Celle-ci qui prévoyait une quarantaine de 10 jours concernait des passagers en provenance de de 6 pays.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais ambitionne de satisfaire la population du grand Lomé en eau potable. De fait, il va se doter d’un plan directeur d’approvisionnement lui permettant d’anticiper sur la demande au cours des 30 prochaines années.
Ce plan directeur, présenté en conseil des ministres mercredi, va constituer « un outil de planification à court, moyen et long terme des investissements en infrastructures de production d’eau ». Il servira d’instrument de travail pour le ministère chargé de l’eau et les opérateurs du sous-secteur notamment, la société du patrimoine eau et assainissement en milieu urbain et semi urbain (SP-EAU) et à la société togolaise des eaux (TdE) qui devront intervenir dans le processus de planification.
Cette mesure vient s’ajouter à d’autres initiatives visant à répondre aux besoins en eau potable de la population togolaise en général et de celle de la capitale, Lomé en particulier. Il s’agit notamment de la construction des châteaux d’eau dans des quartiers de la ville, en l’occurrence Bè, Nyékonakpoè et Adougba dans le cadre du Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV).
Il convient de préciser qu’au plan national, il a été lancé en février dernier, l’installation de 300 pompes hydrauliques dans le nord du pays à travers le Projet d’amélioration des conditions sanitaires en milieu scolaire et rural des régions de la Kara et des Savanes (PASSCO).
Pour rappel, selon le gouvernement togolais, le taux national de desserte en eau potable est d’environ 70% en 2019.
Esaïe Edoh
Le Togo lance un recensement des établissements touristiques sur tout le territoire. L’opération a été annoncée dans un communiqué par le ministre de la culture et du tourisme, Dr Kossi Lamadokou, en vue « d’assurer une meilleure visibilité des établissements touristiques et de faire du tourisme un secteur à forte valeur ajoutée aussi bien sur le plan national qu'international. »
Selon le calendrier annoncé, la première phase de ce recensement général se déroulera du 1er au 11 octobre 2021, et concerne les établissements du Grand Lomé, de la région Maritime et de la région des Plateaux.
Les données collectées par des agents de terrain appuyés par les équipes du ministère chargé du Tourisme, permettront notamment au département du tourisme de disposer d'une base de données fiable sur les établissements touristiques au pays, apprend-on.
Rappelons que le secteur du tourisme avait généré 8 000 emplois directs et 48 milliards FCFA de recettes en 2018, bien qu'il ait été particulièrement affecté par la pandémie de Covid-19. L’ambition du ministère de tutelle reste cependant la même, faire passer la contribution du secteur de 4,6% à 6,2% du PIB togolais.
Dans leur processus d’internationalisation, les entreprises peuvent décider de créer des succursales ou des filiales. À la différence des filiales, les succursales ou bureaux de représentation sont considérés comme des prolongements de la maison-mère. Ces entités sont donc dépourvues de personnalité juridique. N’étant ni une entreprise morale ni une entreprise individuelle, ces structures évoluent sous un régime spécial.
Selon le Centre de formalités des entreprises (CFE), 39 succursales ont été créées au Togo en 2019. Avec une forte croissance des Investissements Direct Étrangers (IDE) qui sont passés de 191 milliards en 2019 à 352,5 milliards en 2020, soit une augmentation de 85 %, cette performance s’est consolidée en 2020.

Société Générale Togo, succursale de Société Générale Bénin
Au Togo, les succursales ou bureaux de représentation peuvent être créées par tous les citoyens, les ressortissants de la Cedeao et les étrangers régulièrement installés. Grâce aux réformes opérées dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, les frais de création coûtent moins de 30 000 FCFA pour les Togolais et moins 35 000 FCFA pour les ressortissants de la Cedeao. Le délai de création est passé à 7 heures après soumission définitive de la demande.
Togo First présente tout ce qu’il faut savoir sur une procédure de création d’une succursale au Togo.
Personnes éligibles :
Toute personne disposant de sa pleine capacité juridique peut créer une entreprise. Il s’agit :
Coût de la procédure :
24 heures après le dépôt définitif.

Nom du guichet : Centre de formalités des entreprises (CFE)
Adresse : Angle avenue de la Présidence & avenue Georges Pompidou sis à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), B.P. 3210, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 23 62 60
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Portail Web: www.cfetogo.org
83 % des jeunes entrepreneurs contre 70 % des entrepreneurs plus âgés, pensent que les nouvelles technologies ont un impact très positif sur leurs activités. C’est ce que révèlent les résultats d’une enquête réalisée par le Centre du commerce international (ITC) en collaboration avec la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT) sur la promotion de la compétitivité des PME au Togo.
Ces investissements, cette catégorie d’entrepreneurs les motive par l’exigence de compétitivité de leurs entreprises. Plus précisément, le rapport établit que 62% de jeunes injectent des ressources dans la recherche et le développement (R&D) tandis que ce sont 73% des chefs d’entreprises de moins de 34 ans qui engagent des fonds dans de nouveaux produits ou procédés.

Chez les entrepreneurs plus âgés, la proportion est de 61 %. Essentiellement, ces investissements consistent en des décaissements en vue de l’achat d’équipements technologiques, tels que des ordinateurs, des routeurs, des imprimantes et des scanners.
Ces statistiques, selon ITC, confirment les recours de plus en plus fréquents à des plateformes de commerce en ligne, de stockage électronique des données et les technologies de paiement en ligne, observés chez les jeunes chefs d’entreprise. Ceci « illustre le fait que les jeunes entrepreneurs togolais sont bien plus disposés que leurs homologues plus âgés à investir dans leurs capacités technologiques et leurs activités d’innovation », estime le rapport.
Enfin, le sondage fait état d’un taux élevé de plus quatre points chez les jeunes qui expriment un intérêt pour les services du cloud, de serveurs et des réseaux.
Esaïe Edoh