Les prix des produits de première nécessité sont en constante hausse sur les marchés locaux au Togo. En vue de mettre fin à cette situation, les autorités togolaises ont mis en place mardi un groupe de travail qui se chargera de proposer des solutions durables.
Les recommandations attendues du comité de réflexion mis en place et constitué de responsables des organisations syndicales, du secteur privé et des consommateurs, seront ajoutées aux mesures déjà prises par le gouvernement pour maîtriser la spéculation des prix.

En effet, la flambée des prix des produits de grande consommation a occasionné une situation de vie chère dans le pays.
Pour remédier à la situation, le gouvernement togolais avait décidé le 29 juin 2021 de soumettre à l’autorisation préalable, l’exportation des produits céréaliers et tubercules. La mesure fait suite au constat selon lequel l’exportation de ces produits serait l’une des causes de la spéculation sur le marché dans le pays.
Esaïe Edoh
La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), va se doter d’un fonds d'urgence régional pour lutter contre les maladies animales transfrontalières. Les pays de l’espace communautaire vont également mettre en place un mécanisme régional de prévention et de lutte contre ces zoonoses, que sont notamment la grippe aviaire, la fièvre aphteuse, la peste des petits ruminants et la peste bovine, qui affectent des secteurs comme l’élevage.
Cette annonce intervient dans le cadre de la nouvelle stratégie commune pour lutter contre ces maladies, telle qu’elle a été adoptée le mardi 28 septembre dernier, par les pays membres de la CEDEAO.
C’était suite à une réunion des ministres en charge de l’agriculture et l'élevage, durant deux jours à Abidjan, et qui a permis notamment de faire le point de la situation épidémiologique et de lutte contre ces maladies dans la sous-région, en appui à un secteur clé dans l’espace communautaire.
« Dans l'espace CEDEAO, le cheptel est estimé à 320 millions de têtes, dont plus de 160 millions de petits ruminants et plus de 80 millions d'ânes et de chameaux, représentant le premier bien économique d'échanges dans l'espace à hauteur de plus de 500 milliards de francs CFA (893 millions $ ) par an entre les pays du Sahel et les Etats côtiers », a indiqué à cet effet Sékou Sangaré, commissaire en charge de l'Agriculture et de l'Environnement de la CEDEAO.
Au Togo, le sous-secteur de l’élevage contribue à près de 7 % du PIB national, et plus de 16% du PIB agricole.
Au Togo, la 2ème édition du “Mois du Consommer Local”, visant à promouvoir les produits locaux, tournera autour des défis et opportunités de la Zone de libre-échange africaine (Zlecaf).
Selon une information partagée hier en Conseil des ministres, l’évènement, lancé pour la première fois par l’Uemoa l’an dernier, se tiendra à partir de la deuxième moitié du mois d’Octobre, autour du thème : « Compétitivité des produits et services locaux sur le marché de la ZLECAf ».
« Les échanges porteront sur la démarche qualité, les problèmes d’emballage, les prix et la disponibilité des produits afin de les rendre compétitifs sur les plans national, régional et international. », indique ainsi le gouvernement, qui se félicite de « l’engouement suscité par la première édition » de ce rendez-vous du Made-in-Togo.
Rappelons que le pays, signataire de l’accord instituant le marché commun africain, outille ses acteurs économiques, notamment les femmes entrepreneures pour qu’ils puissent tirer le meilleur parti de la zone.
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Au Togo, la disposition relative à la déclaration des biens et avoirs va s’appliquer en premier aux membres de l’exécutif. La cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé a invité ce mercredi, ceux-ci au cours du conseil des ministres, à s’apprêter pour se conformer à la procédure.

Le premier ministre « a informé le conseil que le processus législatif et réglementaire sur la déclaration des biens et avoirs était achevé », et instruit ses collaborateurs au respect de cette mesure. Concrètement, les ministres devront se présenter devant le Médiateur de la République Awa Nana-Daboya, chargé de recevoir la déclaration, dès qu’il « sera en mesure de les recevoir ».
En rappel, la déclaration des biens est une disposition constitutionnelle qui oblige les hautes personnalités et fonctionnaires de l’Etat à déclarer dès leur prise de fonctions, leurs biens et avoirs.
Au-delà des hauts fonctionnaires, l’obligation est étendue à la « liste des personnes assujetties à l’obligation de déclaration des biens et avoirs pour prendre en compte tous les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées », en ligne avec le Protocole de la CEDEAO du 21 décembre 2001 et de la Convention de l’Union africaine du 11 juillet 2003 sur la prévention et la lutte contre la corruption.
L’extension s’inscrit en ligne droite avec « les efforts de l’État tendant à promouvoir la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, à garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’État et prévenir l’enrichissement illicite ».
En juin dernier, le parlement togolais a voté la simplification de la procédure de déclaration en la réduisant à des renseignements sur un formulaire à transmettre au Médiateur de la République. Elle peut également se faire en ligne.
Esaïe Edoh
Au Togo, les Chambres régionales de métiers (CRM), établissements publics représentant les intérêts professionnels des artisans et contribuant à la structuration du secteur de l'artisanat, s’adaptent aux nouvelles modifications territoriales et à la décentralisation, notamment dans le Grand-Lomé.
En effet, le Conseil des ministres, réuni ce mercredi 20 septembre 2021, a apporté des modifications au décret initial mettant en place les Chambres régionales de métiers (CRM) et l’Union des chambres régionales des métiers (UCRM), pour s'adapter au nouveau découpage administratif.
La mise à jour vise à « tirer les conséquences de la décentralisation en proposant une réorganisation des CRM et de l’UCRM tenant compte du nouveau découpage territorial notamment dans le grand Lomé », selon le communiqué du Conseil.
Les chambres des métiers « ont pour objectif global d’œuvrer à la structuration du secteur en faveur des artisans et des entreprises artisanales », comme le rappelle le gouvernement. Pour sa part, l’Union des Chambres régionales des métiers (UCRM) est l’organe représentatif des intérêts généraux de l’artisanat auprès du pouvoir public. C’est en effet, la faîtière nationale des CRM, qui elles-mêmes, sont indépendantes les unes des autres, mais chapeautées par l'UCRM, dont le siège est à Lomé.
Rappelons que le secteur de l’artisanat contribue à environ de 18% du PIB togolais, et emploie au moins un million de citoyens, essentiellement dans l'informel ; d’où l'impératif de sa structuration.
Ayi Renaud Dossavi
Les déplacements à l’étranger sont parfois suivis d’aléas qui obligent les voyageurs à prolonger leurs séjours. Pour cela, une prolongation du visa devient nécessaire pour permettre à l’individu de rester dans la légalité.
Au Togo, la demande de prolongation de visa s’effectue auprès de la Direction générale de la Documentation nationale (DGDN). Contre un montant minimum de 10 500 Fcfa, le voyageur bénéficie alors de 15 jours supplémentaires pour rester sur le territoire togolais. La procédure est complétée 24 heures après la demande.
Rappelons que les ressortissants de la Cedeao, de l’Uemoa et des pays avec lesquels le Togo a conclu un accord de libre circulation sont exemptés de visa et ne sont donc pas concernés par la procédure de prolongation.
Toute personne possédant un visa togolais et désireux de le prolonger
Le coût minimum est de 10 500 FCFA dont 500 francs pour l'achat de la fiche individuelle de renseignements et une somme minimum de 10 000 francs. Cette somme varie en fonction du pays d'origine de l'usager
Le délai est de 24 heures

DGDN Lomé
Nom du guichet : Direction Générale de la Documentation Nationale (DGDN)
Adresse : B.P. 4871, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 50 78 56
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Site Web : www.dgdn-togo.tg
Se présentant sous la forme d’un tampon apposé sur l’une des pages du passeport, le Visa est une autorisation légale accordée à un étranger pour visiter un pays. Son obtention peut s’avérer très difficile en fonction des relations bilatérales liant les pays ou des considérations liées à la maîtrise de l’immigration. Le visa est souvent de plusieurs catégories, les plus connus sont les visas de travail, d’étude ou touristique.
Au Togo, la délivrance du visa est du ressort de la Direction générale de la Documentation Nationale (DGDN). Il permet aux étrangers de circuler librement sur l’ensemble du territoire national. Son coût varie selon le pays de provenance du demandeur. Il est généralement de 10 mille francs pour les ressortissants de l’Union européenne. Le tarif est en cours d’harmonisation. Le délai d’obtention est de 48 heures. Le Togo n’est pas encore passé à l’E-visa.
Notons que le Togo est membre de la CEDEAO ainsi que de l’UEMOA, et est également lié à de nombreux pays dans le cadre des accords bilatéraux. Par conséquent, les citoyens de ces pays sont exemptés de visa au Togo. La plupart des citoyens africains sont également exemptés de visa pour leurs sept premiers jours de séjour.
Tout étranger et togolais naturalisé dans un pays étranger.
Le coût varie selon le pays d’origine du demandeur. Généralement, il est de 10.000 F CFA pour les citoyens des pays de l’Union Européenne. Les coûts sont actuellement en cours d’harmonisation.
Le délai est de 48 heures

DGDN Lomé
Nom du guichet : Direction Générale de la Documentation Nationale (DGDN)
Adresse : B.P. 4871, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 50 78 56
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Site Web : www.dgdn-togo.tg
Les projets digitaux du gouvernement togolais seront désormais coordonnés par une agence qui sera créée bientôt. Dans cette dynamique, en conseil des ministres ce mercredi, l’exécutif a examiné et adopté le projet de décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence Togo Digital (ATD).
La nouvelle entité se chargera d’appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre de ses projets digitaux qui concernent 75% de la feuille de route quinquennale. Elle va également « s’assurer de leur cohérence et contribuer à l’efficacité dans l’utilisation des moyens de l’État », précise le communiqué sanctionnant le conseil.
Au rang des missions assignées à l’ATD est prévu l’accompagnement des ministères et administrations dans la dématérialisation de leurs services.
L’examen de ce projet de décret, en effet, semble en phase avec la vision des autorités togolaises qui est de faire du digital un levier de croissance économique inclusive et durable. En mars dernier, elles avaient adopté un décret portant sur la numérisation des moyens de paiement dans l'administration publique qui vise l’inclusion financière.
En lien avec cette vision, le pays s’est doté en juin dernier de son premier centre de stockage et la sécurisation des données sensibles, dénommé Lomé data center.
Esaïe Edoh
Le ministre des affaires étrangères togolais Robert Dussey a présenté hier sa stratégie à l’international en particulier au Sahel, à l’occasion de la rentrée diplomatique 2021-2022, plus précisément au cours d'une rencontre avec les diplomates accrédités au Togo.
« Il s'agit à la vérité pour le Togo d'encourager et de soutenir une diplomatie préventive à travers les efforts de médiation, d'incitation au dialogue, à la tolérance et à la compréhension. », a indiqué le chef de la diplomatie togolaise. « L'effort de pacification pour lequel nous voulons travailler ensemble et de stabilisation du Sahel, nous oblige à prendre en compte à la fois l'aspect sécuritaire et militaire, et également l'aspect du dialogue. », a-t-il ajouté.
Selon Robert Dussey, Lomé ambitionne d’avoir une diplomatie active et proactive sur la plupart des théâtres de la sous-région, en lien avec la vision du Chef d’Etat, Faure Gnassingbé.
« Convaincu que l'ambition de réaliser la paix en Afrique passe par la stabilité de chaque Etat, le président de la république joue un rôle de facilitateur », de celui qui « connaissant les problèmes à la fois chez lui et dans la sous-région, peut aider à trouver la paix », indique-t-il.
Dans une tribune parue la veille de cette rentrée diplomatique, le ministre précisait que la stratégie nationale reposait sur quatre axes : « la participation à la coopération multilatérale au service de la stabilité régionale et interrégionale ; l’exportation de la vision togolaise de la paix ; le soutien aux processus de normalisation politique, de transition démocratique et efforts de réconciliation nationale par l’entremise de la médiation ; et l’appui à une gouvernance responsable pour plus d’inclusion sociale et politique dans les États de la région ».
Ces projets sont détaillés dans un contexte où la région ouest-africaine et la bande sahélienne en particulier, doivent faire face à des défis sécuritaires grandissants.
En effet, « de janvier 2020 à mai 2021, les groupes terroristes ont perpétré 1547 attaques en Afrique de l’ouest, provoquant 4 222 morts. Les pays de la région ont désormais pleinement conscience de leur vulnérabilité », note ainsi le ministre. C’est pourquoi, poursuit-il, « Sauver le Sahel, c’est sauver la région du golfe de Guinée et de l’Afrique de l’Ouest ».
Notons que cette année, le Togo s’est entre autres, positionné comme intermédiaire et soutien aux processus de normalisation politique dans plusieurs pays de la zone, comme au Mali et au Tchad, ainsi que le relève le Portail officiel de la République Togolaise.
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Le WACA ResIP, Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest, va soutenir les universités de Lomé et de Kara en matériel de laboratoire. L’information émane du Ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières qui, dans le cadre de cet appui, a lancé à l’intention des fournisseurs, un appel d'offres paru dans le quotidien national Togo Presse, ce mercredi 29 septembre 2021.
Les soumissionnaires éligibles et intéressés peuvent soumettre leurs candidatures jusqu'au 29 octobre 2021.
Ces appuis du WACA ResIP, s'intègrent dans le cadre du Programme de lutte contre l’érosion côtière et la pollution marine en Afrique de l’Ouest (WACA) du Groupe de la Banque mondiale. L'initiative transnationale doit aider à lutter contre les effets de l'érosion côtière et à renforcer la résilience des populations d'Afrique de l'Ouest, face aux défis côtiers, aggravés par les changements climatiques.
Dans le cadre de ce projet, le Togo devrait protéger sa côte à travers la construction et la réhabilitation de 13 épis courts et une protection longitudinale; des travaux dont la première phase est prévue pour démarrer en octobre, entre les localités de Gbodjomé au Togo et Sanvi Kondji au Bénin.