Le Togo est classé 1er fournisseur africain de produits vers le Cameroun en 2020, et 7ème fournisseur mondial. Lomé a livré au pays d’Afrique centrale 3,6% de ses importations, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (INS) camerounais, cité par le média Investir au Cameroun. Cette performance est tirée principalement par les activités de transbordement d’hydrocarbures, exportées à hauteur de près de 300 000 tonnes sur la période.
En effet, « le seul produit importé du Togo est le carburant et lubrifiant », comme le note l’INS, et « les caractéristiques du Port de Lomé lui confèrent une certaine attractivité qui fait en sorte que des opérateurs économiques y ont créé des plateformes destinées à accueillir des produits d’origines diverses », qui sont ensuite redistribués dans différents pays, notamment le Cameroun.
Rappelons que les activités de transbordement avaient déjà propulsé le Port de Lomé au rang de premier fournisseur africain du Cameroun l’an dernier, avec des livraisons à hauteur de 6,6% des importations camerounaises, devant le Nigéria ( 6,3%) des exportations, derrière des géants comme la Chine, premier fournisseur (avec 16,1% des importations) ou encore la France (8,1%).
Pour 2020, Lomé a confirmé sa position centrale dans les flux maritimes de la région, en se hissant à la place de 4ème port à conteneurs du Continent, propulsé par une croissance à 15%.
Ayi Renaud Dossavi
La digitalisation de l’administration et des services publics a progressé de façon significative ces deux dernières années. C’est ce qu’atteste le dernier rapport des Nations Unies sur le développement de l’e-gouvernance dans le monde.
Le rapport, élaboré par le Département des affaires économiques et sociales, intègre plusieurs indices et indicateurs jaugeant l’état d’avancement de la digitalisation de la gouvernance, des administrations, et du service public, ainsi que l’usage des technologies de l’information et de la communication pour impliquer et faire participer les citoyens à l’élaboration des politiques et à la prise de décision.
Dans le détail, sur le E-Government Development Index (EGDI), indice principal du rapport onusien, qui mesure et analyse de façon globale les tendances majeures en matière de développement de l’e-gouvernance, le Togo se classe au 147ème rang mondial et frôle de peu le top 20 africain avec un score de 0,43. Il s’agit là d’une progression de 9 places au plan mondial par rapport au dernier indice publié en 2018.
De plus, avec les avancées réalisées par le pays en matière de dématérialisation et de digitalisation des services publics, notamment dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, il obtient un score de 0,5 sur le online services index. Il s’agit d’un indicateur qui évalue le niveau de digitalisation des services publics au niveau national et mis en perspective par les rapports de l’ONU avec l’indice de développement humain.
“Le Togo a un niveau élevé de développement du capital humain, mais est moins performant en matière de prestation de services en ligne. Probablement en raison des inégalités dans le développement des infrastructures”, apprend-on à ce propos.
Le Togo se positionne également au 106ème rang mondial avec un score de 0,51, un peu au-dessus de la moyenne, sur l’E-Participation Index. Cet indicateur jauge, en effet, l’usage des TIC pour favoriser l’inclusion des citoyens dans le processus de prise de décision dans une approche de gouvernance participative.
Klétus Situ
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Au Togo, le secteur du tourisme a enregistré 481 706 arrivées de touristes en 2020, contre 946 376 en 2019, ce qui marque une baisse de 49,10%, selon les chiffres rendus publics par Kossi Lamadokou, ministre de tutelle. Ceci, dans le cadre de la célébration ce lundi, de la 42ème journée mondiale du Tourisme.
Cette baisse des fréquentations, imputée aux effets de la Covid-19, sur fond de restrictions sanitaires et de fermeture des espaces aériens, a rejailli naturellement sur les recettes, où on note une baisse de 64%, passant de 53 milliards Fcfa enregistrés en 2019, à seulement 19 milliards FCFA pour 2020.
Pour les autorités de tutelle, ces modestes performances liées aux conséquences “désastreuses” de la pandémie, marquent du reste un “retour en arrière”, après les progressions observées entre 2017 et 2018, contrastant avec l’ambition des autorités togolaises de booster le secteur touristique.
Pour le ministère du tourisme, répondre aux nouveaux défis engendrés par la pandémie passera notamment par une meilleure mise en valeur des infrastructures touristiques, et la stimulation du tourisme intérieur. Ce mois-ci, le gouvernement a ainsi annoncé un recensement de ses établissements touristiques afin « d’en assurer une meilleure visibilité et de faire du tourisme un secteur à forte valeur ajoutée aussi bien sur le plan national qu'international. »
Ayi Renaud Dossavi
L’opérateur Mobile Money, Wave International qui a fait part en 2019, au Chef de l’Etat Faure Gnassingbé de son intention de s’installer au Togo, va démarrer prochainement, ses activités dans le pays. La société a lancé récemment un appel d'offres en vue du recrutement du personnel à divers postes au Togo et dans plusieurs autres pays.
En effet, lors d'une visite en Afrique du Sud en 2019, le Président togolais, avait reçu la délégation de la plateforme Wave, qui lui avait alors présenté son concept et émis le vœu de s’implanter dans le pays. Son ambition pour le Togo, selon le Directeur général Gilles Assouline, est d’accompagner la matérialisation de la vision du chef de l’Etat déclinée dans le Plan national de développement (PND).
« J’ai présenté à Monsieur le président les grands concepts qui animent les opérations de cette plateforme qui sont en conformité avec les 17 ODD. Les exemples ont été pris parmi ceux qui sont présentés dans le PND et qui s’inscrivent dans le cadre de la vision présidentielle que nous souhaitons accompagner la matérialisation », avait-il déclaré.
Créée par les Américains Drew Durbin et Lincoln Quirk, la fintech Wave, déjà implantée dans plusieurs pays africains notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire, offre des transactions via le mobile money à faible coût. Les opérations de transfert d’argent sur la plateforme sont gratuites grâce à l’application Sendwave. Seul l'envoi d’un compte à un autre est facturé à 1% du montant à transférer. En 2020, Sendwave figurait parmi les applications de transfert d’argent les plus utilisées au Sénégal.
L’arrivée de Wave International au Togo devrait rendre le marché du Mobile money, actuellement dominé par le duopole TogoCom-Moov Africa Togo, encore plus concurrentiel.
Esaïe Edoh
La Banque islamique de développement (BID) accorde au Togo, 20,15 millions $, pour soutenir ses projets d'électrification dans les régions reculées, comme l’annonce l’institution multilatérale ce Dimanche 26 septembre 2021, suite à la réunion de son conseil d'administration.
L'enveloppe de 11,3 milliards FCFA, servira en effet au financement de projets d'électrification rurale par le biais de mini-centrales solaires, pour « améliorer le niveau de développement humain » en fournissant « un approvisionnement durable en électricité à la population rurale du Togo qui vit dans des zones denses et peu peuplées, loin du réseau existant ». L’ensemble de ces fonds doit bénéficier à 372 écoles, 22 092 familles et 102 centres de santé, précise la BID.
L’institution basée à Jeddah est du reste, un partenaire traditionnel du Togo en matière de projet d'électrification. Elle a notamment déjà débloqué 49 millions $ sous forme de prêts, pour appuyer des projets dans le nord du pays ( l’extension du réseau haute tension de 161 kV de la CEB de Dapaong à Mango).
Ces appuis multiples font d'ailleurs de la BID le troisième créancier multilatéral du Togo (juste derrière le FMI, la Banque mondiale). A fin 2020, la dette extérieure du pays envers ce partenaire était de 61,45 milliards FCFA, en hausse de 15% par rapport aux 53,36 milliards FCFA en 2019.
Notons que durant la réunion, deux autres pays ont également bénéficié des facilités de la BID, à savoir l’Irak (17 millions $), et le Bangladesh (36,4 millions $), pour une dotation globale de 73,55 millions $.
Ayi Renaud Dossavi
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Forme simplifiée d’entreprise ne nécessitant pas de capital minimum, l’entreprise individuelle est souvent choisie par les entrepreneurs au début de leur aventure. Mais si le régime juridique de ces entreprises offre une certaine simplicité, il peut impliquer une confusion du patrimoine personnel de l’entrepreneur avec celui de l’entreprise et ne permet pas d’avoir des associés.
Avec l’accroissement de ses activités, pour des raisons juridiques, fiscales ou financières ; ou tout simplement pour mettre à jour des informations telles que la localisation de sa structure ou le nom, le propriétaire d’une entreprise individuelle est appelé à modifier les statuts.
Au Togo, cette formalité se fait au niveau du Centre de formalités des entreprises (CFE). L’entrepreneur doit disposer de sa pleine capacité juridique au moment de la demande. Les frais sont de 22 700 FCFA pour les Togolais ainsi que les ressortissants de la Cedeao et de 27 700 FCFA pour les étrangers.
Togo First vous livre tout ce qu’il faut savoir sur la modification d’une entreprise personne physique (entreprise individuelle).
Personnes éligibles :
Toute personne disposant de sa pleine capacité juridique.
Coût de la procédure :
Délais d'exécution :
24 heures après le dépôt définitif.
Où faire la demande ?

Siège du CFE à Lomé
Nom du guichet : Centre De Formalités Des Entreprises (CFE)
Adresse : Angle avenue de la Présidence & avenue Georges Pompidou sis à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), B.P. 3210, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 23 62 60
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Web: www.cfetogo.org
Pièces à fournir :
Un changement de forme juridique, de dénomination ou de siège, ainsi qu'une modification des raisons sociales ou du capital sont autant de situations qui peuvent pousser une entreprise dotée de la personnalité morale (société) à modifier ses statuts en vue d’être en phase avec sa nouvelle orientation.
Zoom sur tout ce qu’il faut savoir sur la modification d’une société (entreprise personne morale) au Togo.
Personnes éligibles :
Toute personne disposant de sa pleine capacité juridique.
Coût de la procédure :
Délais d'exécution :
24 heures après le dépôt définitif.
Où faire la demande ?

Siège du CFE à Lomé
Nom du guichet : Centre De Formalités Des Entreprises (CFE)
Adresse : Angle avenue de la Présidence & avenue Georges Pompidou sis à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), B.P. 3210, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 23 62 60
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Site Web: www.cfetogo.org
Pièces à fournir :
Le gouvernement togolais ambitionne de renforcer son système éducatif à travers la mise à disposition des établissements du préscolaire et du primaire public comme privés d’un nombre suffisant d’enseignants qualifiés et formés. Dans cette dynamique, il a annoncé mercredi en conseil des Ministres la transformation des Écoles nationales d’instituteurs (ENI) en Ecoles Normales de Formation des Professeurs d'École (ENFPE).
La transformation de ces structures où sont formés les formateurs des enseignants, fait suite à un diagnostic institutionnel et opérationnel. Selon le gouvernement, cette évaluation « a révélé la nécessité d’ajuster le dispositif de formation des enseignants du préscolaire et du primaire pour faire face aux défis auxquels est confronté notre système d’éducation ».
Cette disposition vient s’ajouter à la décision du gouvernement de rattacher l’administration de l’Ecole normale supérieure (ENS) d’Atakpamé où sont formés les enseignants, à l’université de Lomé.
D’après le ministre des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, le Pr Dodzi Kokoroko, « cette réforme s’inscrit dans la droite ligne des mutations dans le système éducatif togolais, souhaitées par Faure Gnassingbé, en lien avec les ambitions de la feuille de route gouvernementale ».
Notons que l’exécutif togolais, dans le but d’offrir un enseignement de qualité aux apprenants, a revu au cours de ces dernières années, en hausse le budget du ministère chargé de l’éducation.
Esaïe Edoh
Oragroup, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, affiche un bénéfice de 9,5 milliards FCFA pour la première moitié de l’année 2021, selon les chiffres récemment publiés. Une forte hausse de 581% par rapport à fin juin 2020, où ce chiffre était de 1,4 milliard FCFA, dans une période marquée par un ralentissement des activités économiques, dû à la Covid.
Sur ces six premiers mois de 2021, le produit net bancaire (PNB) a progressé de 21,6% pour s'établir à 85,8 milliards FCFA « grâce à la bonne performance de toutes les lignes de revenus sauf celle des commissions de change », selon le groupe. Ceci a permis notamment une amélioration du coefficient d’exploitation, qui est passé de 69,2% sur le premier semestre 2020 à 63,1% en 2021.
Ces résultats ont été quelque peu tempérés par une hausse des frais généraux de la Holding, qui ont augmenté de près de 11%. Une évolution attribuée au « renforcement des équipes et au développement de notre réseau d’agences », à contre-courant d'autres acteurs bancaires pour la même période, qui essaient plutôt de réduire la voilure en termes de dépenses de fonctionnement.
De même, l’augmentation de plus de 20% du coût du net du risque (passant de 14,5 milliards FCFA au premier semestre 2020 à 17,6 milliards FCFA à fin juin 2021), en réponse aux incertitudes liées à la pandémie, va également éroder les bénéfices du groupe.
Dans le même temps, la confiance de la clientèle envers le réseau bancaire semble toujours être au rendez-vous. Les dépôts ont ainsi augmenté de 331 milliards FCFA par rapport à décembre 2020, soit une hausse semestrielle de 16%. De son côté, Oragroup n'a pas serré le robinet des crédits à la clientèle, qui sont passés d’environ 1 548 milliards FCFA à fin décembre, à environ 1 700 milliards à fin juin 2021.
Ces évolutions s’expliquent, d’après certains analystes, par les efforts de digitalisation du groupe, pour améliorer la relation-client, dans un contexte où le numérique est de plus en plus plebiscité, dans un contexte épidémique et de restrictions sanitaires. L’acteur bancaire panafricain compte d’ailleurs poursuivre son projet "Digital Financial Services (DFS)", pour renforcer le déploiement de solutions digitales dans sa relation clients, avec notamment la plateforme digitale Keaz, déjà lancée dans 11 pays, et qui est attendue pour être finalisée d'ici la fin de l'année.
Ayi Renaud Dossavi
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La Cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah Dogbé, a reçu hier jeudi en audience des responsables de l’Organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account (OMCA). Ceci intervient quelque deux semaines après le lancement de cette structure, qui doit déployer ce programme adossé à une enveloppe de développement bilatéral américain de 20 milliards FCFA.
« Comme vous le savez, ce n’est pas l’organisation de mise en œuvre qui exécute les activités, ce sont les ministères et les parties prenantes qui mettent en œuvre les activités », a précisé Bougonou N’gname, à la tête de l'OMCA, au sortir de la rencontre avec le Premier ministre, où son équipe a présenté, les voies et moyens pour mener à bien leur mission. Un plan d’exécution et de prise de contact avec les parties prenantes est par ailleurs déjà élaboré, apprend-on.
Rappelons que le programme Seuil du MCA comporte principalement deux volets : la réforme du secteur des Technologies de l’information et de la Communication (TIC) et de celui du foncier, qui permettra d’accroître les investissements dans le secteur agricole.
Après que le Togo ait été sélectionné pour le programme en 2018, sur fond de réformes institutionnelles et économiques, sa mise en œuvre effective a démarré en novembre 2020.
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