Le ministère du commerce a rappelé ce lundi aux opérateurs économiques togolais désireux de participer à l’Exposition Universelle 2020 de Dubaï (Expo2020 Dubaï) de s’inscrire en ligne. Les inscriptions sont en effet ouvertes jusqu’au 31 octobre 2021, ici.
Le Togo participe à ce rendez-vous d’affaires sous le thème : « l’inclusion du numérique dans le développement des populations ». Cette participation, d’après le ministère du commerce, permettra au pays de « faire connaître à la communauté internationale l’innovation et l’ingéniosité togolaises », notamment via la présentation et la valorisation des réalisations et inventions réalisées.
En dehors des expositions, plusieurs activités sont inscrites au programme. Il s’agit notamment de la journée économique prévue se tenir le 19 décembre 2021 sur le site de l’exposition. Celle-ci sera l’occasion de présenter des opportunités ainsi que des facilités d’investissement au Togo. Elle offrira également aux entrepreneurs togolais la possibilité de se connecter à leurs homologues du reste du monde à travers des rencontres d’affaires B to B.
Outre la journée économique, il est prévu la journée nationale et la journée des startup qui se dérouleront respectivement le 21 décembre 2021 et le 8 février 2022.
Esaïe Edoh
Le Togo a présenté sa stratégie de relance post-Covid-19 aux acteurs internationaux du Groupe des PMA (Pays les Moins Avancés), lors d’une réunion ministérielle en fin de semaine dernière. Le pays était représenté par Sandra Ablamba Johnson, ministre secrétaire générale de la Présidence togolaise.
« La crise du Covid-19 a été inédite dans son ampleur et dans sa soudaineté. Elle a occasionné des pertes estimées à presque 4 points de pourcentage du PIB (1,8% en 2020 contre 5,3 en 2019) », a-t-elle indiqué, alors qu’elle présentait la situation économique du pays et ses ambitions.
C’est pourquoi le Togo a opté pour un réajustement de la stratégie de développement avec l’adoption d’une nouvelle feuille de route gouvernementale 2020-2025 et la mise en œuvre de la stratégie des 3R (Riposte-Résilience-Relance) pour contenir la maladie, assurer la croissance et atteindre les prévisions estimées à 4,8% pour l’année 2021, a-t-elle ajouté.
Le pays compte poursuivre sa stratégie de promotion des investissements dans les secteurs à fort potentiel, marquée notamment par l’opérationnalisation de la PIA et la mise en service des centrales solaires.
A cette rencontre internationale, Lomé a appelé à une plus forte mobilisation internationale en faveur des pays en demande, notamment en termes d’accès aux vaccins, dans un contexte marqué par une “réduction drastique” des flux de financements vers les PMA.
« C’est le lieu de solliciter une fois encore l’appui des Nations Unies pour la mobilisation des partenaires internationaux et des institutions financières à travers la réallocation des Droits de tirage spéciaux (DTS) pour soutenir la relance des économies africaines et l’accès universel aux vaccins », a plaidé la Secrétaire générale.
Pour rappel, les PMA rassemblent à ce jour, 46 nations dans le monde, dont la plupart sont en Afrique. Cette catégorie créée en 1971 par les Nations Unies, rassemble les pays de la planète les moins développés sur le plan socioéconomique.
La Banque de développement du Mali (BDM) qui vient de s’installer au Togo, a été présentée au Conseil national du patronat du Togo (CNP) par son Directeur Général Guindo Amidou.
La BDM-Togo, société de droit malien, mène des activités bancaires à caractère général. Elle est enregistrée au Centre de Formalités des entreprises (CFE) avec pour objet : « la participation par tous moyens dans toutes opérations pouvant se rapporter à son objet par quelque mode que ce soit sous réserve des dispositions quelles qu’elles soient financières, commerciales, immobilières ou mobilières se rattachant directement ou indirectement à l’objet ou à tous objets similaires ou annexes et susceptibles de faciliter le développement ».

Si la nouvelle banque va, de façon générale, mener toutes opérations financières, commerciales, industrielles et mobilières, son directeur général a évoqué avec Coami Sedolo Tamegnon, président du CNP-Togo, les domaines dans lesquels le secteur privé togolais pourrait bénéficier de son accompagnement, indique-t-on du côté de l'institution qui regroupe les patrons d'entreprises au Togo.
Avec pour administrateur général, Souleymane Keita, la BDM-Togo a son siège social au quartier Place Anani Santos (ex place de la Libération)
Notons que la BDM est dotée d’un capital de 25 Milliards FCFA. Elle possède plusieurs filiales en Afrique et en Europe, notamment Guinée- Bissau, Côte d’Ivoire, Burkina-Faso, Sénégal, France et Espagne. Elle a reçu le prix de la meilleure banque régionale d’Afrique de l’Ouest en 2021 aux Awards Banker.
Esaïe Edoh
Le Togo vient de mobiliser 66 milliards FCFA à travers deux obligations de relance simultanées sur le marché financier régional. Sur 60 milliards FCFA recherchés, le pays s’est vu servir un peu plus de 153 milliards FCFA par la communauté des investisseurs. Un taux de souscription de 255% qui reflète non seulement la confiance dans les titres togolais, mais aussi un marché à flot.
Les fonds mobilisés devraient servir à financer le plan de relance du gouvernement dans le contexte particulier de la Covid-19.
Cette levée de fonds porte à plus de 502 milliards FCFA, le montant total levé par le Trésor public togolais depuis le début de l’année.
Notons que de maturités 7 et 10 ans, les deux emprunts sont assortis d’un taux d’intérêt annuel fixe de 5,9% et 6,1%.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo, dans le cadre de sa campagne vaccination contre la Covid-19, a réceptionné jeudi via l’initiative Covax, 101.760 nouvelles doses d’Astrazeneca offertes par le gouvernement allemand.
Ce don, selon le ministre en charge de la santé, professeur Moustafa Mijiyawa, « vient renforcer une fois de plus le dispositif vaccinal au Togo » au moment où « la mobilisation de la population pour la vaccination contre la covid-19 est de plus en plus forte », suite à l’appel du gouvernement.
En effet, informe le ministère de la Santé, 40.608 personnes ont été vaccinées contre la covid-19 au cours de la seule journée du jeudi.
Notons que, cette campagne de vaccination a été engagée par le gouvernement qui a opté pour l'immunité collective, dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Il prévoit ainsi de vacciner 60 % de la population.
Pour atteindre cet objectif, le pays devrait disposer de 4,5 millions de doses de vaccins.
Esaïe Edoh
Dans le cadre du projet d’assistance alimentaire Kennedy Round et du projet de développement économique et social 2021, le Japon vient de faire don au Togo d’un montant total de 500 millions de Yens, environ 2,5 milliards FCFA.
La signature de l’accord a eu lieu ce 16 septembre entre l’ambassadeur du Japon au Togo Hideaki Kuramitsu et les ministres Antoine Lékpa Ggbegbeni de l’Agriculture, de l’élevage et du Développement rural, et Moustafa Mijiyawa, de la santé.
Dans le détail, une première enveloppe de 400 millions de Yens, soit environ 2 milliards FCFA octroyée dans le cadre du programme Kennedy Round (KR), entre dans le cadre de la coopération financière non remboursable et devrait permettre d’une part au gouvernement de mettre des vivres au profit des couches vulnérables de la population.
« Au-delà de la mobilisation des vivres au profit des populations togolaises, les projets ont permis de constituer des fonds de contrepartie, dont une partie finance actuellement le projet d’appui au développement des zones d’aménagement agricole planifié (zaap) au Togo, dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale Togo 2025 », a également souligné le ministre Antoine Lékpa Gbegbeni.
La seconde enveloppe de 100 millions de Yens soit environ 500 millions FCFA s’inscrit dans le cadre du projet de développement économique et social 2021 et servira à accompagner la stratégie de riposte anti-Covid-19 du gouvernement. « Ce don va permettre l’acquisition de matériels médicotechniques indispensables aussi bien au diagnostic qu’à la prise en charge », a relevé à cet effet le professeur Moustafa Mijiyawa
Notons que l’aide alimentaire du Japon appelée « Kennedy Round » (KR) est un projet des Nations unies lancé en 1968 dans le but de développer les relations de coopération entre les pays du Nord et ceux du Sud.
Mawulolo Ahlijah
La startup togolaise Africa commodities partners vient d’ajouter un nouvel article à la liste des produits made in Togo. Il s'agit de l'huile de baobab « Trikpam », qu’elle a mise sur le marché la semaine écoulée.
L’huile de baobab « Trikpam », est une huile biologique et régénérante destinée à la peau et aux cheveux. Faite de produits 100% d’origine naturelle, extraits des petites graines des fruits de baobab, elle est riche en vitamines A, C, D et E, et a des propriétés adoucissantes et anti-âge.
« C'est une alliée indispensable pour les peaux sèches, matures ou agressées. Elle nourrit la peau, la redynamise, favorisant ainsi son élasticité et lui donnant alors l’intéressante capacité de lutter elle-même contre les vergetures. Elle est également recommandée pour ces mêmes propriétés pour les cheveux secs, déshydratés ou abîmés », explique le directeur commercial, Chabane Adossama.
A travers la fabrication de ce produit, la startup offre des emplois aux jeunes et aux femmes. « Les graines de baobab utilisées sont achetées chez des femmes, ce qui constitue pour elles une source de revenus », soutient le directeur commercial, qui informe que la jeune pousse togolaise achète actuellement auprès d’environ 100 femmes et emploie des jeunes.
Depuis l’édition 2020, la Banque mondiale avait suspendu la publication du Doing Business (DB) aux fins de mener une enquête sur des irrégularités constatées dans la manipulation des données. Ce jeudi 16 septembre, l’institution annonce l’arrêt définitif des publications.
La Banque mondiale ne publiera plus de rapport Doing Business. L’annonce vient d’être faite par l’institution dans un communiqué publié ce jeudi 16 septembre 2021.
La Banque indique avoir pris cette décision suite à une enquête diligentée sur les irrégularités révélées dans les données des éditions 2018 et 2020 du rapport. Ces irrégularités avaient suscité un tollé mondial, vu le prestige et l’importance de ce classement pour les Etats souhaitant notamment attirer les investisseurs étrangers au sein de leurs économies.
« La confiance dans les travaux de recherche du Groupe de la Banque mondiale est d’une importance capitale. Ces travaux guident les actions des décideurs politiques, aident les pays à prendre des décisions mieux éclairées et permettent aux parties prenantes de mesurer les progrès économiques et sociaux avec plus de précision » a indiqué l’institution de Bretton-Woods dans son communiqué. Et d’ajouter : « Après avoir examiné toutes les informations disponibles à ce jour sur le rapport Doing Business, y compris les conclusions d’examens et audits antérieurs et le rapport rendu public aujourd’hui par la Banque au nom du Conseil des Administrateurs, la direction du Groupe de la Banque mondiale a pris la décision de mettre un terme à la publication du rapport Doing Business ».

Il convient de préciser qu’au cours d’une interview exclusive accordée à Togo First, Sandra Ablamba Johnson, ministre-secrétaire Générale de la présidence togolaise, en charge du Climat des Affaires, déclarait, alors qu’elle était interrogée sur l’impact de la suspension à l’époque de la publication du rapport Doing Business 2021 sur le Togo: « La Banque a évidemment bien précisé dans son communiqué les raisons fondamentales de cette suspension. D’ailleurs, elle a notifié aux pays concernés les irrégularités constatées, lesquelles sont plus d’ordre méthodologique. Les quatre pays cités sont la Chine, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Azerbaïdjan. Quant à notre pays le Togo, aucune notification n’a été faite. C'est le lieu ici de préciser que le Togo n'est en rien concerné par le sujet et que la liste des pays concernés est disponible sur le site officiel de la Banque Mondiale, consultable par tous ».
Et d’ajouter : « Nous allons, pour notre part, poursuivre la mise en œuvre des reformes, qui constituent un des facteurs de succès de notre Plan National de Développement (PND) ». De fait, avait-elle fait valoir, « rendre attractif le climat des affaires pour le bien-être des opérateurs économiques et donc des populations constitue notre leitmotiv et non la chasse aux classements ».
Moutiou Adjibi Nourou
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Le cumul des fonds levés par l’Etat togolais pour le compte de cette année sur le marché financier régional est évalué à 436 milliards FCFA, selon l’agence Umoa-titres.
Dans le détail, le pays qui conserve son statut de bon émetteur acquis depuis plusieurs mois, a réussi à mobiliser 27,5 milliards FCFA par émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT) et 408,5 milliards FCFA par Obligations Assimilables du Trésor (OAT) en 17 sorties sur le marché financier régional.
Ces différentes opérations lui ont permis au premier trimestre de l’année, de lever 196 milliards FCFA et d’engranger 186 milliards FCFA au deuxième. Pour le compte du troisième trimestre, le pays a déjà mobilisé 55 milliards FCFA sur 110 prévus. Il boucle ce vendredi, une nouvelle sortie, sa dernière de ce trimestre, au cours de laquelle il ambitionne de collecter 60 milliards FCFA sur le marché financier régional
Sur la même période, le pays a soldé ses dettes sur le marché à hauteur de 98 milliards FCFA au titre des émissions BT, et 235 milliards FCFA sur les OAT, soit un remboursement total de 334 milliards FCFA.
Pour rappel, les fonds mobilisés ont servi essentiellement à l’Etat togolais de relancer les activités post-Covid-19.
Esaïe Edoh
Le Président togolais Faure Gnassingbé, champion Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA) s’est entretenu, mercredi avec le Commissaire à l’infrastructure et à l’énergie de la Commission de l’Union africaine (UA), Amani Abou-Zeid. Occasion pour la fonctionnaire de l’UA de présenter le rapport de mise en œuvre de cette initiative africaine.
« J’ai tenu à venir au Togo pour présenter à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Champion du Marché unique du transport aérien en Afrique, l’état des lieux de l’application des textes d’opérationnalisation du ciel unique africain », a déclaré Amani Abou-Zeid.
Au cours de l’audience, le commissaire a également rendu compte au président togolais, Champion du MUTAA, de la situation du transport aérien africain qui traverse une grave crise depuis le début de la pandémie à la Covid-19. Elle a ensuite félicité les autorités togolaises pour l’application des recommandations de l’instance continentale dans la gestion de la crise sanitaire à l’aéroport de Lomé.
Le MUTAA, en effet, est un instrument d’intégration économique, commerciale et de libre circulation, avec pour priorité le renforcement de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile ainsi que le système de communication et de navigation aérienne. Cet espace a déjà l’adhésion de trente-cinq pays.
Pour rappel, Faure Gnassingbé a été désigné en 2018 champion du MUTAA avec pour mission de coordonner la mise en œuvre du projet.
Esaïe Edoh