Face à une nouvelle flambée des cas de contamination à la Covid-19, les autorités togolaises ordonnent la fermeture des grands bars, des discothèques et boîtes de nuit. La liste des bars concernés fera l’objet d’un arrêté du ministre chargé des loisirs qui sera publié. Dans le même temps, elles interdisent toutes manifestations culturelles, sportives et politiques, suspendent toutes les célébrations de mariages civils, religieux et traditionnels et referment les lieux de culte.
Dans le cadre des nouvelles mesures restrictives anti-Covid-19 entrées en vigueur au Togo ce vendredi au Togo, et applicables sur une durée d’un mois, le gouvernement togolais limite à 15, le nombre de personnes devant prendre part aux cérémonies d’enterrement et ce, sur autorisation du préfet.
Par ailleurs, le gouvernement soumet désormais l’accès aux bâtiments administratifs à la présentation d’une preuve de vaccination.
Durant la période de validité des nouvelles mesures, l'exécutif recommande aux administrations, les réunions virtuelles, « le cas échéant, assujettir l’accès à la présentation d’une preuve de vaccination ».
Ces nouvelles dispositions sont prises après différentes consultations menées avec le conseil scientifique et les différents acteurs, apprend-on.
Pour rappel, le Togo a enregistré 23 264 cas confirmés et dénombré 203 décès ainsi que 4790 cas actifs. Au cours de la première semaine du mois de septembre, près de 20 morts ont été recensés.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais a annoncé jeudi en conseil des ministres, l’examen en première lecture de l'avant-projet de loi relatif aux marchés publics. Cet examen intervient 3 mois après une proposition du ministre de l’Economie et des Finances Sani Yaya, visant à actualiser le cadre législatif et réglementaire des marchés publics.
Selon le conseil, « l’étude du texte vise à réformer le cadre des marchés publics au Togo en vue de le rendre encore plus optimal ».
Également à cette rencontre, l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé a rendu compte des mesures prises pour une meilleure gestion de la redevance de régulation des marchés publics. Ces nouvelles mesures proposées, à en croire l'exécutif, « permettront de renforcer le fonctionnement de la chaîne de passation des marchés publics et d’accroître les moyens mis à la disposition des acteurs pour mener à bien leurs missions »
Notons que depuis quelques années, le gouvernement togolais a entamé un processus d’assainissement du cadre de passation des marchés publics dans le pays, avec pour objectif principal, la professionnalisation du métier de la commande publique et la transparence dans les procédures.
Esaïe Edoh
Le Togo vient de recevoir un lot de 325 200 doses de vaccins Sinovac dans le cadre de l’initiative Covax. Le lot a été réceptionné par le Colonel Djibril Mohaman, patron de la CNGR (Coordination de Gestion de la Riposte) à la Covid-19, Dr Aissata Ba Sidibé, représentante résidente de l’Unicef au Togo et Dr Kokou Wotobe, représentant le ministère de la santé.
Il s’agit également du troisième lot de vaccins Sinovac dont a bénéficié le pays après les 400 000 doses déjà offertes en août et avril derniers par l’Etat chinois. Dans le cadre de sa stratégie vaccinale, ce vaccin inoculé en deux doses et dont l'efficacité a été évaluée par des experts brésiliens à 50% environ pour prévenir la contamination et à 80% pour éviter une intervention médicale, est prioritairement destiné à la population estudiantine.
Le Togo vient de réceptionné ce 09 septembre 2021, un lot de 325.200 doses de vaccins SINOVAC. Ce lot est issu de l'initiative COVAX, et vient ainsi renforcer le dispositif vaccinal mis en place par le Gouvernement. pic.twitter.com/ZBkx5VSVW8
— Ministère en charge de la Santé Togo (@MSPS_Togo) September 9, 2021
Au-delà de l'initiative Covax, le gouvernement togolais qui met l’accent sur la vaccination d’une grande majorité de la population pour atteindre l'immunité collective et sortir de la pandémie, a eu début août, un lot de 118 000 doses du vaccin Johnson and Johnson. Première livraison sur les 4 millions de doses commandées via la plateforme de l’Union africaine (UA).
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La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) prévoit de construire 32 villas de type F4 (salon et 3 chambres + cuisine et salle de bain) à Kara, ville au nord, à plus de 400 km de Lomé. Un appel d'offres international visant à sélectionner les entreprises pour la réalisation des travaux vient d'être lancé, avec pour particularité pour l’attributaire du marché de s’engager à sous-traiter 30% du montant total du contrat aux entreprises dirigées par les jeunes et femmes.
Très active dans la mise en place d’infrastructures immobilières depuis plusieurs décennies et engagée dans un projet de construction de logements dénommé « Résidence Renaissance » à Lomé, la CNSS utilise régulièrement ses excédents pour aider à réduire le déficit de l'offre de logements haut et moyen standing au Togo où le gap est estimé à plus de 500 000 logements dont 100 000 dans la capitale, Lomé. En 2018, l’établissement public dirigé par Ingrid Awadé avait annoncé un vaste projet de construction de 599 logements dénommé Résidence Renaissance, dont les investissements globaux sont évalués à plus de 91 milliards FCFA.
Plusieurs projets publics voire privés tentent également, “sans grand succès”, de répondre à ce besoin croissant de logements économiques et sociaux.
En mars dernier, le spécialiste panafricain Shelter Afrique a annoncé un partenariat avec le gouvernement pour la construction de 3000 logements à moyen terme. A l’horizon 2025, Lomé ambitionne de développer 20 000 logements abordables. En conseil des ministres en Août, le gouvernement togolais a autorisé l'expropriation, suivi du dédommagement dans deux localités dans le sud du pays. Depuis une dizaine d'années, la pression immobilière s'est accentuée sur le Grand Lomé, entraînant une hausse vertigineuse du loyer et des terres.
Au Togo, les parlementaires ont débuté ce mardi 07 septembre, la session budgétaire 2021. Présidée par l'honorable Mémounatou Ibrahima, deuxième vice-présidente de l'Assemblée nationale, cette deuxième session ordinaire sera essentiellement consacrée à l’examen et au vote de la loi des finances 2022.
Il s’agit donc d’une session qui s’annonce chargée pour la représentation nationale. En effet, près d’une quinzaine de projets de loi devraient être examinés en séance plénière dans les prochaines semaines, tandis qu’une dizaine d’autres sont en examen au sein des diverses commissions. “Nous avons l’obligation de maintenir, mieux, de relever la performance de notre production législative”, a exhorté Mémounatou Ibrahima dans son discours d’ouverture.
Par ailleurs, la deuxième Vice-présidente du parlement annonce les couleurs de la loi de finances 2022, dans un contexte de pandémie persistante et de nécessité de relance de la croissance. “Il nous faut explorer des pistes pour doter notre pays d’un budget visant prioritairement à lutter contre le covid tout en soutenant la relance de l’économie et la création d’emplois” a-t-elle indiqué.
En rappel, à la mi-août, le gouvernement réuni en conseil des ministres avait procédé à l’adoption du document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2022-2024, qui devrait également passer en commission parlementaire au cours de la session.
Klétus Situ
L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a démarré ce jeudi et ce jusqu’au 18 septembre prochain, une tournée nationale d’information et de sensibilisation à l’endroit des associations de consommateurs. Les échanges porteront sur les communications électroniques.
Spécifiquement, le régulateur va se dévoiler aux consommateurs et les amener à mieux comprendre ses missions, notamment la protection et la défense des intérêts des consommateurs.
De fait, des thématiques comme la qualité de service, les principes d’encadrement tarifaire, l’identification des abonnés, l’arrêté portant limitation du nombre de cartes Sim, seront abordées.
Cette initiative, le gendarme des communications électroniques indique qu’elle « découle du constat de multiples dysfonctionnements dans la fourniture des services des communications mobiles qui tiennent à la qualité de service et aux tarifs pratiqués ». Aussi, indique-t-il, les associations de consommateurs parviendront-elles à la suite de la tournée, à « remonter efficacement les plaintes » liées aux irrégularités dans les prestations des opérateurs mobiles.
Pour rappel, en mai dernier, l’institution dont Michel Yaovi Galley assure le top management, a infligé une amende de 600 millions FCFA à Moov Africa Togo pour avoir manqué à ses obligations de « permanence, continuité et disponibilité des services, inscrites à son cahier de charges ». Plus tôt en février, l’opérateur Togocel avait été condamné à verser un milliard FCFA pour violation du principe de non-différenciation des tarifs des communications intra-réseau et inter réseau.
Esaïe Edoh
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Le Chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé a participé mercredi par visioconférence aux travaux de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO sur la situation en Guinée et au Mali.
Au cours de la rencontre, le n° 1 togolais et ses pairs ont, après avoir examiné la situation sociopolitique en Guinée, décidé de suspendre le pays des instances de l’organisation. Ils ont ensuite « exigé la libération immédiate du Président Alpha Condé » déchu dimanche dernier et pris la décision de « dépêcher une délégation de haut niveau en Guinée dès ce jeudi en vue de s’enquérir de la situation ».
Les chefs d’Etat, abordant la situation malienne, ont fait le point de l’évolution de la transition dans le pays.
Notons que le Togo, dès l’avènement de la crise politique guinéenne, s’est prononcé sur la situation par l’intermédiaire de son ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine, Robert Dussey qui effectuait une visite de travail au Mali. Il a souhaité que « le peuple frère de Guinée s'inscrive sur la voie du dialogue national inclusif pour une transition pacifique afin d’aboutir à des élections démocratiques ».
Esaïe Edoh
Au Togo, la quatrième édition de la conférence internationale sur les entreprises sociales et la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), initialement prévue pour les 9 et 10 septembre, est reportée aux 16 et 17 septembre prochains. L’information a été rendue publique par le Centre de Ressources en Entrepreneuriat Social (CeRES) via son compte Twitter.
#CIESRSE21 REPORTÉE!
— CeRES (@ceres_togo) September 9, 2021
Initialement prévue pour les 9 et 10 septembre 2021, la #CIESRSE21 est reportée aux 16 et 17 septembre 2021. Le comité d'organisation s'excuse pour les désagréments que ce report pourrait occasionner.@Devbase_Tg @DossouMyriam @USEmbassyLome @EcobankGroupe pic.twitter.com/YqoiNaagVp
En rappel, la rencontre de haut-niveau, co-organisée par le Ministère chargé du développement à la base et de l’emploi des jeunes, et l’ambassade des Etats-Unis au Togo, rassemblera un grand nombre d'acteurs et d’experts du domaine de l'entreprenariat social et de la responsabilité sociale des entreprises. Universitaires, structures d’accompagnement, haut-fonctionnaires et chefs d’entreprises notamment.
Par ailleurs, les travaux qui, comme l’an dernier se dérouleront en ligne, seront essentiellement axés sur le rôle de levier que pourrait jouer l’entreprenariat social dans le développement économique des collectivités locales.
Durant les 6 premiers mois de l’année en cours, les recettes mobilisées dans la commune de Tône 1 sont évaluées à 98.799.303 FCFA. L’information résulte du bilan financier présenté lors de la deuxième session ordinaire pour le compte de la gestion 2021, tenue du 10 au 31 août dernier à Dapaong, ville située à 621 km au nord de Lomé.
Sur la même période, le conseil municipal a effectué des dépenses à hauteur de 79.507.515 FCFA. Ainsi, à la date du 30 juin 2021, la commune disposait d’un solde de 19 millions FCFA.
Le maire, Yampoadeb Gountante, satisfait, a adressé sa reconnaissance à ses collègues conseillers et aux agents techniques pour « leur grandeur d’esprit et leur volonté de développement ». Il les a ensuite invités, au même titre que tous les acteurs du développement, à accompagner la commune qui se tourne résolument vers le progrès.
Esaïe Edoh
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Les acteurs du secteur agricole du Togo pourront bénéficier désormais d’un appui financier de la filiale togolaise de la Compagnie financière africaines (COFINA) à hauteur de plusieurs dizaines de millions FCFA. Ceci, grâce à une convention de partenariat pour le financement des PME des chaînes de valeur agricole conclue mercredi entre le Mécanisme incitatif de Financement agricole fondé sur le partage de risques (MIFA) et l’institution financière.
D’après cet accord, Cofina va mettre à la disposition du Mifa, son expertise et son expérience en matière d’accompagnement financier des PME. Elle va également soutenir le Mifa dans la promotion et la valorisation du secteur agricole.
Selon la filiale togolaise du groupe de mésofinance créé par le banquier ivoirien Jean-Luc Konan, cette convention vient pallier le manque de financement dont souffrent les acteurs des chaînes de valeur agricole. « L’ambition de COFINA est de contribuer significativement à faire de nos PME togolaises d’aujourd’hui, des multinationales africaines de demain. Ce sont nos futurs champions, voilà pourquoi nous les accompagnons aujourd’hui », a déclaré le Directeur Général Charles-Éric Moulod à l’occasion de la signature de la convention.
Cette convention, d’après les deux signataires de l’accord, est une contribution à la réalisation de l’axe 2 du Plan National de Développement (PND 2018-2022) qui prône le développement industriel dans les secteurs créateurs de valeur ajoutée et significativement tournés vers l’exportation.
Rappelons qu’il y a quelques jours, Cofina qui a lancé officiellement ses activités au Togo en mars dernier avait signé avec l’incubateur Cube, un partenariat visant à financer jusqu’à hauteur de 25 millions FCFA les entreprises en croissance opérant depuis 3 ans minimum.
Esaïe Edoh