Le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya, a plaidé vendredi pour le renforcement du soutien aux pays africains dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. C’était à l’occasion de la troisième édition du sommet économique du « Compact with Africa » (CwA) qui s'est tenue à Berlin en Allemagne en virtuel et en présentiel.
Pour l’officiel togolais, vu les impacts de la crise sanitaire et la nécessité de la résilience des économies africaines post-Covid-19, il est important que des ressources soient mobilisées pour faciliter l’accès aux médicaments, aux outils de diagnostic de la Covid-19 et à la production massive des vaccins en Afrique.
« C’est le lieu pour moi de plaider en faveur d’un accompagnement plus accru de nos partenaires du G20 au profit de nos pays, en vue de soutenir davantage nos efforts pour un développement répondant aux aspirations de nos populations », a lancé l’argentier du gouvernement togolais.
Également à cette rencontre, Sani Yaya a invité les investisseurs allemands à participer à la réalisation des projets prioritaires portés par l'exécutif togolais à travers la Feuille de route gouvernementale 2020-2025.
Le sommet est une initiative de la Chancelière de la République Fédérale d'Allemagne, Angela Merkel, lancée en 2017 à l’occasion du sommet du G20. Il réunit à Berlin, les pays du G20 et les institutions financières internationales pour discuter des voies et moyens visant à renforcer l’accompagnement du développement de l’Afrique et vise à promouvoir l'investissement en Afrique.
Notons que le Togo y a adhéré en 2018 aux côtés de onze autres Etats africains.
Esaïe Edoh
L’Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) de Lomé prévoit de se doter d'une centrale solaire photovoltaïque. La société portuaire en charge de la plateforme vient de lancer, à cet effet, un appel d’offres ouvert pour sélectionner l’entreprise qui réalisera les travaux.
L’entreprise qui sera retenue à terme, se chargera de la conception, de la fourniture et de l’installation de la centrale photovoltaïque, indique la Société aéroportuaire de Lomé Tokoin (SALT).
La société aéroportuaire opte pour l’option selon laquelle le fournisseur finance et exécute les travaux de construction de la centrale solaire.
En 2016, l’aéroport international de Lomé avait été rénové et étendu pour accueillir désormais 2 millions de passagers par an contre 600.000. Les travaux avaient nécessité un investissement de 150 millions de dollars soit 83 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
La Banque mondiale a approuvé jeudi un décaissement de 60 millions de dollars soit un peu plus de 33 milliards FCFA de l’Association internationale de développement (IDA) pour soutenir l’éducation togolaise. Ce financement devra permettre la mise en œuvre du «Projet d'Amélioration de la Qualité et de l'Equité de l'Education de Base » au Togo.
Selon le communiqué de l’institution de Bretton Woods dont Togo first a obtenu copie, ce fonds va soutenir le Plan Sectoriel de l’Education 2020-2030 du gouvernement togolais. Dans les détails, il va « renforcer l'enseignement primaire et le premier cycle du secondaire, et améliorer la gestion globale du système éducatif ».
Il servira également à soutenir l'exécutif togolais dans la construction de nouvelles salles de classe, dans la formation des enseignants et la mise œuvre de réforme des curricula. Aussi, ce fonds prendra-t-il en compte la scolarisation des filles dans les zones défavorisées.
Ce financement, selonHawa Wague, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Togo, « contribuera à la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale 2025 en soutenant les projets prioritaires visant à augmenter les capacités d’accueil scolaire et à améliorer la qualité de l’enseignement ; ceci afin de renforcer l’indice du capital humain du pays ».
Rappelons que ce financement intervient quelques jours après l’annonce par le gouvernement togolais de la prise en charge des frais de scolarité des collégiens et lycéens des établissements publics pour le compte de l’année scolaire 2021-2022.
Esaïe Edoh
Le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) et le Programme des nations unies pour le développement PNUD ont lancé jeudi à Lomé un appel à candidature de sélection des Startups, des Micro-entreprises et des Incubateurs. Le concours s’inscrit dans le cadre du projet Facilité Togolaise pour l'Accélération et l'Innovation (FTAI) et court de la période du 26 août au 15 septembre 2021.
Les startups et les Micro-entreprises qui seront sélectionnées à la suite de ce concours, seront subventionnées selon l'innovation proposée, indique le FAIEJ. S’agissant des incubateurs, ils seront chargés d’accompagner les startups sélectionnées dans la conception, la maturation et le lancement de leurs produits innovants, en vue de favoriser leur émergence, leur développement et leur connexion à l’écosystème national d’innovation.
Ce concours intervient après celui organisé à l’intention des PME, dont la dizaine d’entreprises qui seront sélectionnées bénéficieront d’un soutien financier allant jusqu’à 20 millions FCFA.
Notons que la FTAI est une initiative du PNUD-Togo avec pour vision, de soutenir le développement de projets entrepreneuriaux à fort caractère innovant au Togo. Elle est constituée d’un mécanisme d’absorption du risque lié au lancement d’une innovation et offre un accompagnement direct structuré des entreprises sur une période de 12 mois.
Pour rappel, la FTAI est dotée d’une enveloppe annuelle de 265 millions FCFA.
Esaïe Edoh
08 mois après sa prise de fonction en tant que Président de la Cour Suprême du Togo, Abdoulaye Yaya, successeur de Gamatho Akakpovi admis à la retraite, dresse un véritable réquisitoire contre certaines pratiques de la justice togolaise, orchestrées par des juges, en complicité avec certains auxiliaires de justice et appelle ceux-ci à les cesser, dans l’intérêt de l’institution judiciaire.
Face à des gens de médias ce jeudi 26 août 2021 dans la salle d’audience de l’institution judiciaire qu’il préside, Abdoulaye Yaya a dépeint des dysfonctionnements qui, selon lui, « annihilent tout effort » de modernisation de la justice dont les rapports avec les justiciables se caractérisent par l’effroi, le doute et le discrédit.
De fait, précise-t-il, de ce qu’il « a vu, observé, et même entendu », les justiciables pour qui la justice devrait constituer le dernier rempart contre toute forme d’injustice, ont peur de saisir l’institution, doutent de l’engagement voire de la volonté des juges de dire le droit, en âme et conscience et, en arrivent à discréditer l’institution réputée corruptible à loisir.
D’après le constat dressé, la lenteur excessive, l’accroissement des contentieux, le dilatoire des parties, l’indélicatesse de certains magistrats et consorts, la mauvaise gestion des dossiers, le fait de vider des dossiers en catimini, la pratique consistant à rançonner les justiciables qui recherchent la grosse des décisions rendues, sont les principaux vices que traine la justice togolaise.
Si le mal est assez profond d’après le Président de la Cour Suprême, il y a lieu tout de même de préciser, insiste-t-il, que ces dysfonctionnements ne sont pas entretenus par tous les juges. « Ce que je vais dénoncer, c’est une minorité qui fait mal son travail » et participe à l’insécurité judiciaire.
Le phénomène est plus prégnant dans les dossiers fonciers, reconnaît le Président qui déplore en outre, l’affairisme qui prend le pas sur la vocation et le caractère sacerdotal de la mission de dire le droit.
Séna Akoda
Au Togo, le prochain forum sur la gouvernance d’internet, prévu pour se tenir les 14 et 15 octobre 2021, sera précédé de l'organisation de la première école nationale sur la gouvernance d’internet (Togo SIG), destinée aux parties prenantes du secteur.
Les travaux de cette “école” dont la tenue est appuyée par l’Union Africaine (UA) dans le cadre de son Initiative de politique et de régulation pour l’Afrique numérique (PRIDA), se dérouleront du 1er au 15 octobre et une cinquantaine acteurs de la société civile, de professionnels des TIC et de pouvoirs publics devraient y participer.
Selon les initiateurs, l’objectif de cette formation est de donner aux participants les outils techniques nécessaires afin qu’ils puissent prendre activement part aux mécanismes de gouvernance d’internet au Togo.
“Aujourd’hui, l’Internet pour chaque foyer est non seulement une priorité absolue, mais doit aussi devenir un service universel et il est important de créer un vivier national d’acteurs bien outillés prêts à participer à la gestion et à la gouvernance de ce bien commun d’une civilisation nouvelle ”, explique Emmanuel Agbenonwossi, coordonnateur du Togo SIG.
Par ailleurs, l’Initiative de politique et de régulation pour l’Afrique numérique (PRIDA) de l’Union Africaine, vise à contribuer à l’accessibilité d’une connexion internet haut débit sur tout le continent. Notamment à travers l'harmonisation des cadres politiques et juridiques en matière de TIC.
Klétus Situ
Le Togo va injecter environ 3 milliards FCFA dans la mise en œuvre du programme « Wezou », destiné à l’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né au Togo, pour le compte de la première année, ont indiqué des membres du gouvernement à l’occasion du lancement de cette initiative ce jeudi à Lomé.
Le programme devrait permettre la prise en charge d’une partie des frais des soins de toutes les femmes enceintes sans exception, et sera en phase pilote dans les unités de soins périphériques et hôpitaux de préfectures.
L’opérationnalisation sera similaire à celle du Programme School Assur à travers un dispositif digital et en 4 étapes. « Conformément à sa feuille de route, le gouvernement a souhaité un processus digitalisé pour faciliter la prise en charge et garantir la transparence du dispositif », précise un communiqué du gouvernement.
« Wezou » d’après les autorités togolaises, est en ligne de mire avec la volonté du gouvernement d’accélérer la réduction des morbidités et des mortalités maternelles et néonatales. Il vise également à assurer à tous les citoyens, une couverture sanitaire par un accès universel et équitable aux soins.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais, dans le cadre de la riposte à la pandémie de la covid-19, a décidé de maintenir à 12 500 FCFA le sac de 50 kg d'engrais pour la campagne agricole 2021-2022, informe le ministère de l'agriculture.
Cette mesure constitue un soutien du gouvernement aux producteurs dans le cadre de la riposte à la Covid-19 et vient renforcer l’engagement du gouvernement à accompagner les agriculteurs, d’après les informations.
En effet, le ministère chargé de l’agriculture avait mis à la disposition des acteurs de la chaîne agricole, plus de 80 000 t d’intrants. Sur cette quantité, 55 000 t sont déjà déployés sur le terrain dont 38 000 utilisés. Les intrants sont distribués à travers un réseau de plus de 450 points de vente agréés sur l’ensemble du territoire national.
Toujours en soutien aux agriculteurs, l’Etat togolais a mobilisé des semences certifiées, soit 2 566 t de maïs, de riz, de soja, d’arachide, de niébé et de sésame.
L’accompagnement du gouvernement au secteur agricole a permis une augmentation de la consommation d’engrais. « La quantité d’engrais consommée au niveau national à la fin du premier semestre 2021 dépasse de plus de 21% la moyenne de consommation annuelle observée entre 2015 et 2020, atteignant les 60% dans les Savanes », rapporte le ministère.
Pour rappel, l’agriculture togolaise contribue à hauteur de 40 % au produit intérieur brut (PIB) du pays. De fait, le gouvernement prévoit, conformément à sa feuille de route quinquennale 2020-2025, de développer les chaînes de production agricole qui présentent un potentiel important en matière d’emploi et d’exportation.
Esaïe Edoh
La Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) a démarré mercredi, une formation de 3 jours à l’intention de ses agents de terrain. L’initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement du personnel de terrain, d’après la direction de la société.
Il s’agit, en effet, d’une formation d’imprégnation et d’adaptation au poste, organisée à l’intention de 82 nouveaux agents de terrain notamment technico commerciaux, nouvellement recrutés à la NSCT et qui seront déployés sur le terrain plus tard, informe la société.
Cette rencontre d’apprentissage, vise à améliorer le ratio cotonculteur/agent de terrain, l’encadrement rapproché des cotonculteurs et les performances en matière de culture cotonnière.
En effet, la NSCT, après avoir enregistré une baisse de production cotonnière de 43% passant de 117 000 t à 66 000 au terme de la campagne 2020-2021, table désormais sur un rebond de la production attendue à 135 000 t pour la saison 2021-2022.
Dans cette perspective, elle a pris plusieurs initiatives telles que le préfinancement de la campagne à hauteur de 9 milliards FCFA, qui serviront à l’achat des intrants pour 180 000 hectares, et la mise en place d’un système d'alerte météorologique pour éviter les désagréments climatiques liés à la pluviométrie subis lors de la campagne précédente.
Elle a annoncé également avoir injecté 4,6 milliards FCFA, notamment dans la rénovation des usines, le remplacement des pièces détachées et l’acquisition ainsi que l’installation de logiciels de gestion.
Pour rappel, la NSCT est une société anonyme dont le capital est détenu depuis novembre 2020 à 51% par le Singapourien, Groupe OLAM International, à 25 % par la Fédération nationale de groupement de producteurs de coton (FNGPC) et à 24 % par l’Etat Togolais.
Esaïe Edoh
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Le gouvernement togolais a annoncé ce mercredi, en conseil des ministres, la création du programme « Wezou », « la vie » en langue locale pour prendre en charge les femmes enceintes et leurs nouveaux- nés. Une extension de la mesure de subvention de la césarienne par l’Etat dans les formations sanitaires publiques.
Dans le détail, il consistera en un accompagnement de l’Etat aux femmes enceintes dès la confirmation de la grossesse jusqu’à l’accouchement. « Il s’agit de la prise en charge des consultations prénatales, des analyses pendant la grossesse, d’un certain nombre de médicaments et l’acte d’accouchement jusqu’à un certain taux », a précisé le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Prof Ayewouadan Akodah.
Ce programme national, est « conçu dans le but de réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale, conformément au renforcement de l’inclusion sociale et à la modernisation de l’Etat telles que prévues dans la feuille de route gouvernementale », selon les autorités togolaises. « Il intègre de façon progressive, l’ensemble des prestations de prise en charge de la femme enceinte depuis la confirmation de la grossesse jusqu’au 42ème jour après l’accouchement », indique le relevé du Conseil des ministres.
Cette mesure sociale du gouvernement, d’après le porte-parole du gouvernement, « vient mettre un accent sur le système de santé togolais qui va désormais s’articuler autour de la prévention car une femme qui est prise en charge en consultation est mieux diagnostiquée ».
Esaïe Edoh