Le gouvernement togolais va procéder à un audit du projet régional de Renforcement des systèmes de surveillance des maladies (REDISSE), entre autres. A cet effet, il a lancé jusqu’au 30 août prochain par l’entremise du ministère chargé de la santé, un appel à manifestations d’intérêt pour recruter un auditeur interne.
L’auditeur retenu au bout du processus amorcé, procédera notamment à l’audit des comptes et au contrôle des procédures administratives, comptables et financières. Il s’agira ainsi pour lui, de « contrôler ponctuellement et a posteriori, la régularité et la sincérité des documents et des procédures comptables » et de s’assurer du bon fonctionnement des procédures mises en place, assurer le contrôle du respect des règles et procédures de gestion.
L’opération d’audit, selon le ministère de la Santé, a pour objectif « de s’assurer de l’application des procédures dans le domaine de l’administration générale, de la gestion pragmatique, de la passation des marchés, de la gestion financière et du suivi de la mise œuvre adéquate des contrats signés avec les différents prestataires du projet ».
En rappel, « le projet REDISSE vise à renforcer les capacités intersectorielles nationales pour une surveillance collaborative des maladies, la préparation et la réponse aux épidémies en Afrique de l’Ouest. Il est financé par la Banque Mondiale», informent les autorités sanitaires.
Esaïe Edoh
Opérationnelle depuis 2019, la Société Industrielle de Transformation des Produits Agricoles Tropicaux (SITRAPAT) au capital de 200 millions FCFA, est une entreprise togolaise, transformatrice de maïs en produits dérivés vendus localement ou exportés vers les pays d’Afrique de l’ouest et de l’UE. Avec une production journalière moyenne estimée à 50 tonnes de semoule et de farine de maïs, son unité de transformation, montée de toutes pièces par les ingénieurs de Bühler et lancée début 2020, en pleine crise Covid-19, a attiré l’attention de Togo First qui est allé à la rencontre de son Directeur général, Marc N’timon.
Togo First (TF) : Qui est Marc N’timon Fouyare, DG de la SITRAPAT et quel est son parcours ?
Marc N’timon (MN) : Je suis Marc N’timon, promoteur de SITRAPAT, une société spécialisée dans la transformation pour l’instant du maïs. Elle a été créée en 2018 et se trouve à 35 km de Lomé à la sortie nord de la ville de Tsévié.
S’agissant de mon parcours, je suis ingénieur agronome depuis plus de 20 ans. Une carrière qui m’a permis de travailler avec des paysans sur les questions liées à la santé des plantes et de me rendre compte de la grande place qu’occupe le maïs dans l’agriculture togolaise.
Cette céréale est cultivée en effet par plus de 2 millions de producteurs, qui cultivent chaque année près de 900 000 hectares. Nous avons donc mis en place cette unité de transformation pour d’abord soulager les paysans en ce qui concerne l’écoulement de leur récolte, ensuite pour répondre aux besoins de consommation des populations.
“Nous avons mis en place cette unité de transformation pour soulager les paysans en surproduction et répondre aux besoins de consommation des populations en termes de qualité”

A l’usine de transformation SITRAPAT
TF : Les activités de votre industrie ont été lancées en plein coronavirus, une pandémie qui a freiné les économies et qui dure depuis bientôt 2 ans. Quels ont été les impacts de cette situation sanitaire sur vos activités ?
MN : L’usine a été construite alors qu’il n’y avait aucun signe de pandémie à l’horizon du coup le premier impact a été la date d’ouverture que nous avons dû reporter de 2 mois. Nous avons également dû détruire des tonnes de grits, faute d’achat parce que les activités des brasseurs avaient pris un sale coup. Néanmoins, nous continuons à tourner même si les restrictions ne sont toujours pas levées dans certains pays de la sous-région où nous livrons.
Nous continuons à tourner même si les restrictions ne sont toujours pas levées.
TF : Quelles transformations faites-vous concrètement avec le maïs ?
MN : Pour l’instant nous transformons principalement le maïs en deux produits dérivés : la semoule, utilisée pour le brassage de la bière, et la farine, destinée à la consommation. Tous nos produits sortent sous le label ‘Eblifoods’, un mot qui vient de la jonction de “Ébli”, maïs en mina (langue parlée au sud du Togo, ndlr), et “Food” comme nourriture en anglais.
Notre produit phare est la semoule ou le grits. Elle s’exporte principalement vers les brasseries de la sous-région qui nous font confiance, notamment la première brasserie du Bénin (SOBEBRA). Mais, malheureusement sur le plan national, nous n’avons pas encore de contrat avec les brasseries sur place, même si nous le souhaitons vivement.
Quant à la farine, elle est certes destinée à la consommation locale, mais nous exportons également vers d’autres pays comme le Ghana, le Niger, le Burkina et même au sein des pays de l’Union européenne.

Tous nos produits sortent sous le label ‘Eblifoods’
TF : Pour des produits de consommation encore très peu connus de la population togolaise, quelle stratégie marketing utilisez-vous pour la distribution ?
MN : Nous travaillons avec des distributeurs qui disposent de réseaux de revendeurs sur le marché. Nous comptons ainsi plus de 300 points de vente à Lomé. Plusieurs actions sont entreprises sur le terrain avec des commerciaux pour porter davantage les produits vers d’autres marchés. La marque s’étend à d’autres localités à l'intérieur du pays.
“Face à la flambée des prix des matières premières agricoles, SITRAPAT a gardé inchangés ses prix, avec l’idée de motiver les consommateurs à s’intéresser à ses produits. Pour preuve, nous vendons 2,5 kg de notre farine à 1000 FCFA, alors qu’avec la même somme d’argent vous n’avez que 1,8 kg après l’achat du maïs et sa mouture.
TF : Comment se comporte alors la demande de farine sur le marché local dans cette atmosphère de flambée des prix du maïs?
MN : Face à la flambée des prix des matières premières agricoles, nous avons gardé inchangés les prix de nos produits, avec l’idée de motiver les consommateurs à s'intéresser de plus en plus à ces derniers, surtout qu’ils sont nettement moins chers, comparés aux méthodes traditionnelles utilisées pour obtenir la farine.
Pour preuve, nous vendons 2,5 kg de notre farine à 1000 FCFA (1,53 euro, ndlr), alors qu’avec la même somme d’argent, vous n’avez que 1,8 kg après l’achat du maïs et sa mouture. Et pourtant, le marché reste encore capricieux selon ce que nous indiquent nos chiffres.
Nous ne faisons pour l’instant pas de marges, parce que le prix est passé du simple au double sur le marché. Dans de pareilles circonstances, nous avons décidé de ne pas faire marche arrière avec nos clients. Surtout que pour la semoule, nous avons déjà des contrats avec eux. Nous sommes conscients qu’il faudra honorer les termes des accords, peu importe ce qui se passe. Et c’est l’un des grands défis en entreprise : il faut assumer ses responsabilités.
Nous sommes sûrs de pouvoir faire des marges lorsque les prix vont descendre, mais ce n’est pas l’élément fondamental aujourd’hui. Notre priorité reste le respect des termes des contrats que nous avons signés avec les partenaires qui nous font confiance.

Sac de farine de mais Eblifoods 2,5 kilos
TF : Cette situation de respect des termes des contrats malgré les caprices des prix des matières premières ne vous encourage-t-elle pas à aller vers des contrats à terme sur les matières premières ?
MN : Bien évidemment ! Il n’y a pas que la fluctuation du prix qui nous y oblige. La disponibilité des matières premières également. Sur ce plan, nous avons déjà des acquis avec plus de 2000 hectares de maïs sécurisés Nous aidons même ses producteurs à obtenir des semences améliorées et des intrants pour un bon rendement, ceci dans un cadre contractuel. Au-delà de ces contraintes, nous le faisons également pour la traçabilité et la qualité des produits que nous transformons.
TF : Les mesures de restriction des exportations d’un pays à un autre se sont multipliées pour juguler l’inflation observée sur le marché des produits agricoles. Pour vous qui êtes à plein pied dans la transformation, quelles pourraient être les conséquences pour votre chaîne de production ?
MN : Nous avons approché les autorités compétentes au Togo, qui nous ont confirmé que nous ne sommes pas concernés par ces interdictions qui portent notamment sur le maïs grain. Une nuance très importante, vu que notre produit fini est la farine. Puisque nous sommes accompagnés dans les processus d’obtention des marchés, les autorités nous ont délivré une autorisation légale d’exportation nous permettant de continuer nos activités en toute quiétude.
TF: Dans un environnement où les opérateurs économiques se contentent le plus souvent du trading (import, export et commercialisation des matières premières) sans une valeur ajoutée, pourquoi avoir pris le chemin de l’industrialisation ?
MN : En tant qu’africain en général et Togolais en particulier, il faut qu’on en finisse avec le système du trading import-export. Nous ne pouvons plus nous contenter d’acheter puis de revendre sans valeur ajoutée. Ce que nous pouvons transformer ici, faisons-le parce qu'il en va de la survie de nos pays. Par ailleurs, les institutions publiques devraient nous accompagner dans cette démarche qui encourage le développement de nos pays.

Sur le chantier du montage de l’usine avec des partenaires(PNUD, ministre de l’agriculture, …)
TF : Parlant de l’accompagnement, comment avez-vous réussi à créer votre usine, sachant que la question du financement se pose très souvent ?
MN : La question du financement est très épineuse. C'est un parcours de combattant qui ne devrait pas nous amener à abandonner. Il y a beaucoup de freins, notamment en ce qui concerne les taux d’intérêts trop élevés et la durée des prêts qui n’est pas toujours adaptée à l’industrialisation. Pour mon expérience, je peux vous rassurer : il est possible de se faire accompagner.
Les banques sont certes frileuses mais il y a toujours des financements. Il faut donc pour cela se battre, mériter un certain niveau de confiance, et mettre du sérieux dans son projet. Pour notre part, nous avons été accompagnés par la NSIA banque.
Cela n’a pas été facile mais avec de la confiance et du sérieux, cela a été possible. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de mécanismes de financements qui peuvent aider d’autres promoteurs d’unités.

(TF) : Au-delà de cette situation conjoncturelle, quels sont les défis auxquels fait face la SITRAPAT en ce moment et quel serait votre mot à l’endroit des consommateurs locaux pour finir ?
(MN) : Les défis sont nombreux pour la jeune entreprise que nous sommes. Le premier challenge est de pouvoir amener les brasseries du Togo à s'intéresser à nos produits et pour cela nous sommes disposés à leur fournir tout ce qu’il faut pour gagner leur confiance. L’autre défi est de pouvoir conquérir d’autres marchés sur le continent en leur garantissant une qualité qui répond aux normes internationales. Et pour finir, nous appelons les Togolais à nous faire beaucoup plus confiance et essayer nos produits parce qu'ils ne seront pas déçus par le résultat.
Fiacre Kakpo & Daniel Comlan Agbenowossi & Octave Bruce
Ralenties en 2020 en raison de la crise sanitaire de la Covid-19, les activités des structures de microfinance ont repris en force, montrent les dernières statistiques publiées par la BCEAO. Une dynamique traduisant une tendance générale sur tous les terrains dans l’ensemble des pays membres de l’Umoa : collecte de dépôts, octroi de crédits et ouverture de comptes.
Principalement au Togo, les dépôts et les crédits ont connu une croissance à deux chiffres à fin mars 2021, reflétant une confiance des acteurs économiques dans la reprise. Ainsi, l’encours des dépôts de la clientèle a crû de 15,9%, s’approchant désormais de la barre des 300 milliards FCFA, dans le même élan que l’encours de crédits accordés aux acteurs économiques, qui s’est dopé de plus 19 milliards FCFA, dépassant désormais les 200 milliards FCFA. Une hausse de 10,4%, performance toutefois légèrement en deçà de la tenue régionale.
Record de la croissance des dépôts
A fin mars de cette année, les statistiques montrent que les 523 Systèmes financiers décentralisés (SFD) opérant dans l’union ont fait bénéficier à un peu plus de 16 millions personnes leurs différents services financiers, à travers 4 435 points de service.
La reprise de l’activité de microcrédits semblait ainsi en marche au premier trimestre, d’après les données consultées par Togo First. D’autant que le montant total des dépôts collectés par les SFD a augmenté de 232 milliards de FCFA pour s'établir à 1752 milliards de FCFA contre 1520,8 milliards de FCFA une année plus tôt, soit une augmentation de 15,3%. La palme d’or de la croissance des dépôts revient au Burkina (+67,6 milliards de FCFA, soit +25,1%), suivi de la Côte d'Ivoire (+52 milliards FCFA, soit +14,9%).

Autre fait saillant : la progression annuelle de l'encours des dépôts dans le secteur à fin mars 2021 (+15,3%) est la plus importante des trois dernières années. Plus soutenue que celle notée à fin mars 2020 (+9,4%), fin mars 2019 (+9,9%) et fin mars 2018 (+7,0%).
Crédits en forte hausse, mais difficultés de remboursement
L'encours des crédits de l'Union s'est accru de 168,9 milliards de FCFA (+11,2%) par rapport à son niveau à fin mars 2020 pour se situer à 1679 milliards de FCFA, suivant la même trajectoire que les dépôts. Une croissance conduite par les crédits accordés en Côte d'Ivoire qui ont performé de 15,3% (+55 milliards de FCFA), et au Burkina ( +43 milliards de FCFA, soit +21,9%).

Si les activités ont été dynamiques dans le secteur, la santé financière des SFD s’est globalement dégradée. Ainsi, observent les experts de la BCEAO, “la qualité du portefeuille des institutions de microfinance a continué de se dégrader au cours de la période sous revue.”
En effet, le taux brut de dégradation du portefeuille - qui est le rapport entre les crédits en souffrance bruts et le total des crédits, s'est inscrit en hausse, ressortant à 8,5% contre 7,1% à fin mars 2020, pour une norme généralement admise de 3% dans le secteur.
“La forte dégradation constatée depuis une année est liée à une augmentation des crédits en souffrance en rapport avec la crise occasionnée par la pandémie de Covid-19”, explique la BCEAO.
A fin mars 2021, elles ne sont désormais que 15, ces institutions de microfinance sous administration provisoire, dont 3 au Togo. Fin décembre 2020, ces structures étaient au nombre de 16.
Fiacre E. Kakpo
Le Fond National de la Finance Inclusive (FNFI), a lancé ce 19 Août, la seconde phase de son produit “N’kodédé”. Soutenu par Orabank, ce deuxième cycle offrira aux bénéficiaires ayant honoré leurs engagements auprès de la banque, des crédits bancaires pouvant atteindre 10 millions FCFA pour soutenir la croissance de leurs entreprises.
Il s’agit d’un doublement du plafond de crédit, qui était de 5 millions FCFA dans la première phase de l’initiative. Une hausse motivée par des résultats satisfaisants obtenus lors du premier cycle lancé en juillet 2020.
En effet, selon les chiffres communiqués par le FNFI, au 15 août 2021, les 238 millions FCFA de crédits accordés aux micros, très petites et moyennes entreprises (TPME) créées par les bénéficiaires, ont été entièrement remboursés.

L’accord signé ce jeudi 19 août par N’dassim Songaï, directeur général du FNFI et Guy Martial Awona, directeur général d’Orabank-Togo en présence de Mazamaesso Assih, ministre délégué auprès du Président de la République en charge de la finance inclusive, prévoit l’allocation par l’institution bancaire d’un fonds global de 2 milliards FCFA au deuxième cycle de “N’kodédé”. Une centaine de demandes auraient déjà été enregistrées auprès de la banque.
En outre, pour le Togo qui peaufine sa stratégie d’inclusion financière, le produit “N’kodédé” représente une transition réussie de la microfinance avec des volumes de crédits plus importants.
En rappel, au-delà de la lutte contre la pauvreté, Lomé ambitionne de faire de la finance inclusive un instrument de montée en puissance des jeunes et femmes entrepreneurs qui participent à la solidité du tissu économique national.
Klétus Situ
Lire aussi:
Togo : audit annoncé du projet de filets sociaux et services de base
Covid-19 : la CCIT annonce un séminaire sur la résilience des entreprises
Le gouvernement togolais va procéder à un audit externe des paiements digitaux des transferts monétaires, dans le cadre de la mise en œuvre du projet de filets sociaux et services de base (FSB). La mission d’audit sera réalisée par un consultant qui sera recruté à cet effet à la suite de l’avis à manifestations d’intérêt qui sera clôturé ce jeudi 20 août.
L’auditeur se chargera de vérifier entre autres, l’effectivité de l’acquisition, la distribution et l'identification des cartes SIM à tous les allocataires et le fonctionnement de ces cartes SIM.
Il devra également s’assurer du paiement des montants dus via le compte Flooz des bénéficiaires, de relever la proportion des transferts non effectivement délivrés, celle des transferts effectivement délivrés et autres.
Une enquête de satisfaction sera menée en général auprès des bénéficiaires du projet et en particulier sur le Système d’information de gestion (SIG) du programme.
Lancé en 2018, le FSB vise à assurer aux communautés et ménages défavorisés, un meilleur accès aux infrastructures socio-économiques de base et aux filets sociaux. Selon l’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb) qui pilote l’initiative, 23 milliards FCFA ont été injectés dans ce projet en deux ans. La fin de cette année 2021 devrait marquer sa fin.
Esaïe Edoh
Lire aussi :
Anadeb : plus de 100 milliards FCFA pour le développement rural en 10 ans
Le projet de Filets sociaux fait ses premiers bénéficiaires de l'année 2019
Togo : le portefeuille actuel de la Banque mondiale se chiffre à 385 millions $
La start-up Cinetpay annonce avoir développé un ensemble de solutions de paiements dématérialisés des frais de scolarité et d'inscription à destination des écoles et universités, dans un communiqué de presse consulté par Togo First.
La solution présentée repose essentiellement sur la création et la mise à disposition de terminaux de paiement électronique (TPE) et de plateformes web devant permettre aux écoles et universités de percevoir les frais d’inscription et de scolarité par mobile money et autres voies électroniques.
“Cette plateforme leur permettra d’encaisser en ligne les frais d’inscription et de scolarité, de suivre tous les paiements en temps réel et de relancer automatiquement par e-mail, sms ou Whatsapp les parents, à l'approche des échéances ou en cas de retard ”, précise la filiale togolaise de la startup ivoirienne spécialisée dans les transactions électroniques et le mobile money.
En outre, CinetPay qui revendique déjà une dizaine d’utilisateurs institutionnels de sa solution “e-scolarité”, précise que les écoles et universités disposant déjà de site internet pourraient faire intégrer à ces outils digitaux, les fonctionnalités qui facilitent les paiements via le mobile money, les portefeuilles électroniques et les cartes bancaires.
Créée en Côte d’Ivoire et implantée au Togo il y a un peu plus d’un an, la fintech ambitionne de conquérir l’ensemble du marché des écoles et universités du pays d’ici à 2023. Une volonté d’expansion manifeste dans un contexte où la majorité des fintech présentes au Togo se concentrent sur le développement de solutions destinées aux secteurs banque, finance et e-commerce.
En rappel, faire du Togo une référence régionale dans le digital à travers la transformation et le développement de l’économie numérique, est l’une des ambitions de la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
Lire aussi :
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) prévoit d’organiser prochainement à l’endroit des opérateurs économiques, un séminaire sur la résilience des entreprises face à la Covid-19. La rencontre pour laquelle les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 août à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., aura lieu à Lomé et dans les chefs-lieux des régions.
L’idée pour l’institution organisatrice est, d’après les informations, de « contribuer à la construction de la résilience des entreprises face à la covid-191 et toute autres crises éventuelles et participer significativement à la relance de l’économie du pays », indique l’institution qui joue le rôle d’interface entre le secteur privé et les pouvoirs publics togolais et met l’accent sur la relance des activités post-Covid.
La CCIT souligne en effet dans un communiqué, que « considérant que la crise sanitaire à la Covid-19 a eu un impact négatif sur nos entreprises qui étaient déjà confrontées à certaines problématiques traditionnelles qui s’en sont trouvées exacerbées, il est important d’évaluer la continuité d’activité desdites entreprises à travers des déterminants de performance dont la maîtrise permet une bonne gestion desdites PME/PMI ».
Au cours de cette série de séminaires, les PME/PMI seront entretenues sur diverses thématiques, notamment « les relations banque/entreprise : comprendre et mieux gérer sa relation avec sa banque » ; « le management de la qualité » ; « la résilience, une nécessité pour la croissance des PME/PMI » ainsi que « la gestion de l’approvisionnement et des stocks ».
Pour participer à ce séminaire, la CCIT ouvre les inscriptions jusqu’au 31 août à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Esaïe Edoh
Au deuxième trimestre de l’année en cours, la commune Bas-Mono 2 a enregistré un excédent de plus de 16 millions FCFA, a indiqué le conseil municipal qui a ouvert le mardi 17 août à Attitogon, chef-lieu de la commune, environ 80 km de Lomé, les travaux de sa deuxième session ordinaire de l’année 2021.
Le rapport financier présenté par le conseil indique un recouvrement des recettes estimées à 24,9 millions FCFA y compris les fonds d’appui aux collectivités territoriales et de l’assistance de l’État à la commune. Quant aux dépenses, elles sont évaluées à 8,5 millions FCFA, soit un excédent d’environ 16, 3 millions FCFA.
La tenue de cette assise, selon le conseil, a pour objectif de promouvoir la redevabilité en favorisant un cadre d’échanges entre les élus locaux et les populations et permettre à l’exécutif municipal de rendre compte de sa gestion.
« Aucune œuvre humaine n’étant parfaite, nous voudrions solliciter l’accompagnement de chacun de nous ici présent, à parfaire l’œuvre pour faire de la commune ce que nous aurions voulu qu’elle soit pour le bonheur de nous tous », a lancé Eklou Atsou, maire de la commune.
Cette opération de reddition des comptes intervient alors que le gouvernement a haussé le ton ces derniers jours, appelant les autorités municipales à une meilleure gestion des fonds des collectivités.
Esaïe Edoh
Le Port Autonome de Lomé (PAL) va disposer d’un centre d’appel qui devrait lui permettre d’améliorer sa relation avec ses usagers, à travers la collecte et la gestion du flux d’informations liées aux divers services.
L’installation du Call Center est prévue dans le cadre du Projet d’appui à la compétitivité des services logistiques pour le commerce, piloté par le Ministère de la Planification du Développement avec l’appui financier du groupe de la Banque Mondiale.
Dans cette perspective, un avis d’appel d’offres a été lancé pour la sélection d’un opérateur qualifié afin de fournir et installer l'ensemble du matériel et des équipements nécessaires à la mise en place du futur centre d’appel.
D’après le document consulté par Togo First, « les soumissionnaires éligibles et intéressés peuvent obtenir un dossier d’appel d’offres complet auprès de l’unité de coordination du Projet d’appui à la compétitivité des services logistiques pour le commerce sis au Boulevard des Armées, carrefour feux, Collège Protestant, à côté de FUCEC ».
En rappel, avec un accord de financement signé en mai 2017 pour plus de 10 milliards FCFA, le Projet de facilitation du commerce et de compétitivité des services logistiques (PFCCSL) a pour principal objectif la professionnalisation du secteur des transports et des services logistiques et la mise en œuvre de réformes destinées à faciliter les échanges et réduire les délais d’immobilisation dans les ports, ainsi que les délais de transit.
Klétus Situ
Lire aussi:
Togo : les opérations de transbordement en mer en voie d’être réglementées
Togo: la dématérialisation des procédures au Port démarre le 03 mai prochain
Economie bleue : des acteurs vont bénéficier d'une remise à niveau en logistique portuaire
Au Togo, dix nouvelles localités ont été sélectionnées pour participer à la phase d’expérimentation du projet de création des écovillages. Dans cette perspective, un atelier a réuni ce 17 août à Lomé, des cadres du ministère de l’environnement et des ressources forestières ainsi que des experts du PNUD, organisation qui appuie le projet.
Les travaux effectués devraient en effet permettre de valider un plan stratégique pour la transformation des localités notamment Danyi, Folivi Joe, Bolou Ketemé, Sadjibou et Posa en écovillages sur le modèle réalisé dans les localités de Donomadé dans le Yoto, et d’Andokpomey dans l’Avé.
En effet, pour l’équipe pilote du projet, les résultats obtenus dans ces deux localités, sont positifs et satisfaisants. Cinq autres villages à savoir Zanvé, Kotchomé, Doufouli, Amondé et Nassiété ont également bénéficié de la première phase d’expérimentation, apprend-on.
“Les sept écovillages, qui sont actifs aujourd’hui, polarisent chacun, au moins une dizaine de villages satellites qui bénéficient des investissements faits dans les écovillages centres. Aujourd’hui, soixante-dix villages du Togo bénéficient du projet écovillages”, a indiqué Koffi Agbossoumonde, coordonnateur du projet.
En rappel, lancé en 2014, le projet vise à promouvoir un modèle de développement durable à la base, axé sur la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité et l’électrification par des sources d’énergies renouvelables, à travers la transformation à terme de 500 localités en écovillages.
Klétus Situ