Le ministre de l’Administration territoriale Payadowa Boukpessi et celui de l’Économie et des Finances Sani Yaya, à travers une récente note circulaire, ont appelé les autorités locales à une meilleure gestion des fonds des collectivités.
Cet appel pressant fait suite au rapport d’examen des comptes des collectivités qui relève plusieurs irrégularités dans le management financier dans plusieurs communes du pays.
D’après le rapport élaboré par la Cour des Comptes, des autorités locales en l’occurrence des préfets, maires, contrôleurs financiers, trésoriers, agents comptables, bénéficient entre autres, irrégulièrement de gratifications pour les fêtes traditionnelles, des ristournes sur les tickets de marché, des indemnités de gestion de trésorerie, et plusieurs autres avantages financiers et en nature.
« Ces pratiques qui ont tendance à se généraliser, sont préjudiciables aux intérêts financiers des collectivités territoriales et méritent d’être corrigées », lancent les deux membres du gouvernement à travers la note circulaire.
De fait, ils demandent aux autorités concernées de « mettre immédiatement fin à ces pratiques qui exposent à des sanctions légales réglementaires ». Ils les invitent également à se « conformer sans délai aux dispositions en vigueur ».
Pour rappel, le Togo est entré dans le processus de décentralisation depuis juin 2019 avec la tenue des élections locales. Le pays en dispose 117 communes.
Esaïe Edoh
Initialement fixée au 4 août à minuit, la deadline des inscriptions pour faire partie de la première cohorte des entreprises bénéficiaires de la Facilité Togolaise pour l’Accélération et l’Innovation (FTAI) est prorogée au 8 août 2021 à minuit.
De plus, le chiffre d’affaires minimum requis, un des principaux critères de sélection, est revu à la baisse, passant de 60 millions FCFA à 30 millions. Néanmoins, si au sein de l'écosystème entrepreneurial, l’on se félicite de l’annonce de ces assouplissements le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), les raisons ayant motivé la mesure n’ont pas été explicitées.
(FTAI), C'EST FAIT!!!!
— faiejtogo (@faiejtogo) August 3, 2021
Le chiffre d'affaires minimum demandé est ramené à 30 millions de FCFA
La date limite de candidature est repoussée au 08/08/21 à minuit
Pour plus d'infos : https://t.co/aevmpMA4dc
Pour postuler : https://t.co/ic1lCVqTbN#MDBJEJ#PNUD #FAIEJ#Subventions pic.twitter.com/tmk4Sg3cK0
En rappel, pour cette première cohorte, le FAIEJ et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD-Togo) qui finance l'initiative, ont annoncé des subventions individuelles pouvant atteindre 20 millions FCFA au profit de la dizaine de PME et sociétés coopératives qui seront sélectionnées.
Klétus Situ
Au cours de ces dernières années, le Togo a enregistré des progrès en matière de scolarisation en atteignant 94% de taux d’accès à l’école primaire, apprend-on de la présidence togolaise.
Grâce à cette performance, le Togo figure parmi les pays les plus scolarisés dans la sous-région, précise la source. Précisément dans l’espace UEMOA, il occupe la première place en termes d’achèvement de l’école primaire, avec un taux évalué à 89%.
Dans le détail, le taux de scolarisation dans l’enseignement de base est passé de 15,80% à 37,2% au préscolaire, et de 86,50% à 94,3% au primaire, avec une proportion considérable de filles scolarisées. Au niveau du premier cycle secondaire (CEG), le taux passe de 37 à 51, 7%.
Selon les autorités togolaises, ce bond spectaculaire de la scolarisation est le fruit de la mise en œuvre de divers projets et programmes au rang desquels la gratuité des frais de scolarité, l’assurance maladie (School Assur) et l’institution des cantines scolaires. A ces mesures, s’est ajoutée récemment la suppression des frais d’inscription aux examens.
D’après la présidence, le gouvernement dans le respect de la parité fille-garçon à différents degrés de l’enseignement scolaire d’ici à 2030, va consolider ces acquis avec l’appui des partenaires nationaux et multilatéraux dont UNICEF et Global Partnership for Education (GPE).
Esaïe Edoh
Après l’achèvement des travaux de réhabilitation et de bitumage de la RN34 (Lomé-Vogan-Anfoin), la perception des droits d'usage a commencé ce lundi 02 août, annonce le ministère en charge des transports.
La perception se fera au poste de péage situé à Kpomé, mis en exploitation à cet effet. Les fonds qui seront collectés, informe-t-on, contribueront au « renforcement de la capacité de financement de l'entretien du réseau routier national ».
En ce sens, les usagers sont encouragés à démontrer leur sens du « civisme à travers le respect des dispositions qui y seront prises, pour la réussite des opérations et la fluidité du trafic au franchissement de ce poste de péage ». « C’est en payant les droits d'usage de la route que nous contribuons à l'entretien routier et à la construction de la route », ajoutent les autorités togolaises.
En rappel, de nouveaux tarifs de péage sont entrés en vigueur au Togo depuis le 18 mars 2021, pour alimenter les fonds d’entretien routier. L’entretien routier nécessite environ 30 milliards FCFA par an.
Esaïe Edoh
Les Togolais résidant sur le territoire ou résidant à l’étranger peuvent désormais demander en ligne leur casier judiciaire. Le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé a procédé ce lundi 2 août à Lomé, au lancement de la plateforme numérique qui y est dédiée.
Concrètement, la demande s’effectue suivant une procédure simplifiée en cinq étapes suivantes : la demande comportant la pièce justificative, le renseignement sur l’identité du demandeur suivi de l’indication de son contact et la confirmation des informations communiquées. La 5ème étape consiste au paiement des frais de la demande qui s’élèvent à 500 FCFA.
« L’opérationnalisation de cette plateforme est la concrétisation de la volonté de digitaliser les principaux services publics au Togo », indique la primature togolaise.
La digitalisation du casier judiciaire présente de nombreux avantages notamment en termes de gain de temps, de suppression des longues distances que parcouraient les demandeurs résidant loin de leur fief natal y compris une suppression des risques encourus durant le trajet, entre autres.
“Cette initiative témoigne de la volonté du gouvernement de digitaliser les services publics prioritaires afin de rapprocher les citoyens de l’administration publique et de mieux les servir”, a réitéré Cina Lawson, ministre de l’économie numérique.
Pour rappel, le délai d’obtention du casier judiciaire après la demande via cette plateforme automatisée est de 48 heures maximum.
Esaïe Edoh
La prise en charge par l’Etat togolais des frais d’inscriptions aux différents examens pour le compte de l’année scolaire 2020-2021 a coûté 1,9 milliard FCFA, d’après la présidence togolaise.
Ce montant, indique la source, a permis de couvrir l’inscription de plus de 484 755 candidats aux différents examens scolaires au Togo, notamment le CEPD, le BEPC, le BAC1, le BAC2 et le BTS. Également, les candidats aux examens professionnels comme le CFA, BT, CQP, BEP, CAP et DTSA ont bénéficié de la mesure de gratuité.
L’exemption de frais d’inscription aux différents examens, a été décidée par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé, qui avait fait de cette mesure, une de ses promesses de campagne lors de la présidentielle de 2020.
Il est à rappeler qu’afin d’améliorer le taux de scolarisation et de réussite des élèves aux différents examens, les autorités togolaises ont pris plusieurs initiatives notamment le programme school Assur, l’exonération des frais scolaires pour les préscolaires et primaires, le programme des cantines scolaires.
Et si le programme des cantines scolaires a permis à plus de 97 000 apprenants d’avoir des repas chauds pour un coût total d’environ 22 milliards FCFA, et amélioré le taux de scolarisation de 9,4% au Togo, School Assur a eu des résultats dont se félicitent les autorités togolaises. Au total, 2. 546.131 prises en charge gratuites des élèves en consultations, analyses, pharmacies, hospitalisations et chirurgies.
S'agissant de la gratuité des frais de scolarité aux préscolaires et scolaires, elle a permis l’augmentation des effectifs, avec un taux d’accroissement moyen estimé à 12%, indiquent les informations.
Esaïe Edoh
Le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD-Togo), ont ouvert jusqu’au 04 Août prochain, les inscriptions pour le concours de sélection de la première cohorte de sociétés coopératives et de PME devant bénéficier de la Facilité Togolaise pour l’Accélération et l’Innovation (FTAI).
La dizaine de sociétés et de PME qui seront sélectionnées devraient bénéficier de subventions pouvant aller jusqu'à 20 millions FCFA. Elles devraient avoir 3 ans d’existence au minimum, proposer un service ou un produit innovant et répondre aux nouvelles dispositions prévues dans la charte des entreprises.

Pour candidater, les entreprises désireuses sont tenues d'envoyer un dossier constitué, entre autres, du formulaire de candidature (disponible ici), des pièces administratives et des états financiers des deux dernières années à l’adresse électronique Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., au plus tard ce 04 Août.
Compléments d’informations et détails ici
Le Président togolais Faure Gnassingbé et le Chef du gouvernement britannique Boris Johnson ont échangé vendredi à Londres en marge du sommet international sur l'éducation.
Les discussions, selon la présidence togolaise, ont porté sur les réformes entreprises par le Togo pour améliorer son climat des affaires et le rendre favorable aux investissements privés locaux comme étrangers, dans plusieurs secteurs à fort potentiel économique.
Les efforts entrepris par le pays ouest africain en matière de promotion des énergies renouvelables ont été également abordés par les deux dirigeants. A ce titre, le Premier ministre britannique a félicité le Togo pour son engagement en faveur des énergies vertes. Il a, de fait, salué l’initiative présidentielle d’électrification rurale à base de kits solaires (Cizo), la récente mise en service de la centrale Kékéli Efficient Power à Lomé et de la centrale photovoltaïque de Blitta.
Durant l'entretien, Boris Johnson a également mis l’accent sur la contribution saluée du Togo à la consolidation de la paix et de la sécurité dans la région ouest africaine et au Sahel.
D'autres sujets bilatéraux visant au renforcement des relations entre les deux pays ont également été au menu des échanges entre les deux hommes. Pour rappel, le Togo a entamé depuis 2014, le processus d'adhésion au Commonwealth.
Esaïe Edoh
La filiale togolaise du groupe Cofina acte un partenariat avec le Centre Urbain de Business et d’Entreprenariat (l’incubateur CUBE). En effet, la structure opérant dans la mésofinance et le spécialiste de la levée de fonds pour jeunes pousses qui collaborent déjà sur le programme K-pital Race, ont procédé en milieu de semaine à la signature d’une convention de partenariat dans le but de mieux accompagner la croissance de l'écosystème entrepreneurial local.
L’accord paraphé par Urbain Amoussou, patron de Cube et Eric Moulod qui dirige la filiale togolaise de Cofina, porte principalement sur deux axes. D’une part, il s’agira de renforcer les capacités en gestion de fonds et de crédits des entrepreneurs incubés, et d’autre part, de financer certaines entreprises et certains projets en croissance, préalablement accompagnés par l’incubateur, via les mécanismes d'octroi de crédit de la mésofinance.
Cette signature intervient moins d’un mois après la conclusion d’un partenariat du même genre entre l’incubateur et une institution de microfinance.
“Ce partenariat vient compléter la convention signée récemment avec la Millenium Microfinance, permettant ainsi à Cube d'avoir en interne des partenaires financiers couvrant les besoins des micro-opérateurs, mais aussi des méso-opérateurs et donc de se positionner aujourd'hui comme un acteur incontournable dans l'écosystème entrepreneurial togolais et sous-régional en matière d'accompagnement à la levée de fonds”, se félicite l’incubateur.
En rappel, outre les acteurs du secteur privé, CUBE) collabore avec le réseau d’incubateurs du ministère chargé du développement à la base et la commune d’Aného.
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“Au 30 juin 2021, les résultats suivants ont été enregistrés : 28 PME/PMI sont appuyées dans 10 chaînes de valeurs agricoles, 1 420 primo-entrepreneurs individuels et 2 135 groupements sont accompagnés et intégrés dans les CVA (chaînes de valeurs agricoles) des 30 PME accompagnées. 20 PME/PMI, 774 primo-entrepreneurs individuels et 1 159 primo-entrepreneurs en groupements ont bénéficié de crédits pour un montant global de 13,3 milliards FCFA”, apprend-on. De même, 35 000 emplois directs et 634 000 emplois saisonniers ont été créés.
Ce sont les résultats obtenus par le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP), qui est ainsi entré dans sa phase d'évaluation finale, d’après l’Unité de Gestion du Projet (UGP) s’est réunie ce 28 juillet à Kpalimé.
Hormis les données chiffrées, l’UGP a mis l’accent sur les actions menées dans le cadre des deux composantes du projet, à savoir le développement des compétences entrepreneuriales des jeunes et l’appui à la mise en place de dispositifs inclusifs de financement.
En rappel, lancé avec l’appui financier de la Banque Africaine de Développement (BAD), pour la période 2016-2020 puis prorogé au 31 décembre 2021, le PAEIJ-SP a notamment facilité la création de l’unité industrielle de transformation de manioc de la Nouvelle Société de Commercialisation des Produits Agroalimentaires (NSCPA), inaugurée en mai dernier.
Klétus Situ