Togo First

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Avant le lancement du Système automatisé de marquage (SAM), 80% de la bière et 40% des produits de tabac importés et commercialisés au Togo échappaient au contrôle de l’administration fiscale. C’est ce que révèle le site d’informations Africatimes dans un article publié ce 21 juillet.

Dans le détail, ces marchandises qui passent par le marché, engendrent respectivement plus de 3,5 milliards FCFA (pour la bière) et 2,5 milliards FCFA (pour le tabac), de manque à gagner pour le pays. Cumulées, ces plus de 6 milliards FCFA de pertes, représentent près de 41% de l’écart fiscal (la différence entre les taxes qui devraient être perçues, et ce qui est collecté effectivement) enregistré annuellement sur les produits de consommation. 

En rappel, depuis début septembre 2020, le Système automatisé de marquage des produits est utilisé par les principales sociétés de production d’eau et de boissons, installées au Togo. S’agissant des produits importés, les contrôles aux frontières et inspection aux points de vente intérieurs du marquage sécurisé, ont débuté depuis le 1er Juillet 2021, avec la réception la veille par l’OTR du logiciel et des appareils de contrôles développés par le suisse SICPA.

Klétus Situ

mercredi, 21 juillet 2021 13:50

Le Togo recrute un auditeur pour le PERECUT

Le Programme d’Extension des Réseaux Électriques des Centres Urbains du Togo (PERECUT), financé à hauteur de 46 milliards FCFA, va faire l’objet d’un audit technique et financier en décembre 2022. Un avis à manifestations d’intérêt international a été lancé récemment par le ministre des mines et de l'énergie en vue de la sélection de l’auditeur.

Le spécialiste de l’audit qui sera retenu, devra formuler son opinion professionnelle sur le respect de la mise en œuvre des travaux réalisés, conformément aux dossiers d’appel d’offres, aux spécifications techniques et autres. Il aura également pour mission de vérifier la conformité et la qualité des travaux réalisés avec les spécifications définies dans le cahier des charges. Il se prononcera en outre, sur la qualité de l’intervention du maître d’ouvrage.

Au plan financier, l’auditeur se prononcera sur les états financiers du projet, pour le compte du maître d’ouvrage. De fait, il donnera une image fidèle, dans tous leurs aspects significatifs, des dépenses effectivement engagées et des recettes effectivement perçues pour le projet au cours de la période couverte par l’audit.

Les soumissions sont reçues jusqu’au mardi 17 août au ministère des mines et de l’énergie.

Pour rappel, le PERECUT vise la construction de 190 km de réseaux aérien et souterrain Moyenne Tension, l’installation de 370 postes de transformation Moyenne Tension / Basse Tension, l’extension de 1700 km de réseaux aériens Basse Tension, le raccordement de 100 000 nouveaux clients, le géoréférencement et l’inventaire des infrastructures de distribution d’électricité et de la clientèle de la CEET.

Esaïe Edoh

Le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD-Togo), ont procédé lundi à Lomé au lancement de la Facilité Togolaise pour l’Accélération et l’Innovation (FTAI), dotée de 265 millions FCFA par an, au profit des jeunes entrepreneurs togolais.

Il s’agit d’un fonds d’accompagnement des entreprises innovantes et ambitieuses. Des start-ups et incubateurs aussi, indique-t-on, bénéficieront de soutiens financiers à travers ce fonds dont le but est de contribuer davantage à la création d’entreprises et des emplois pour les jeunes.

« C’est une facilité qui agit comme un fonds permettant d’accélérer les entreprises notamment les PME avec 3 ans minimum d’existence. Elle met également l’accent sur l’innovation qui propulse l’activité en entreprise. Le but est de faciliter le financement de l’innovation qui est risqué », a expliqué Komi Aokou, responsable de l’exploration laboratoire d’accélération des ODD PNUD. 

D’après le Pnud, cette initiative constitue le volet phare du « Projet d’appui à la promotion de l’entrepreneuriat et du secteur privé pour la création d’emplois durables » et aussi de l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) en ses points 2 et 3.

Notons que les PME désireuses de bénéficier de la FTAI, doivent respecter les nouvelles dispositions prévues dans la charte des entreprises, notamment celles d’avoir un chiffre d’affaires compris entre 5 millions FCFA et 1 milliard FCFA.

 Esaïe Edoh

Au Togo, plus de 1 324 tonnes de poissons ont été pêchées entre janvier et mai 2021 au port de pêche de Lomé, a annoncé le ministère de l'économie maritime, de la pêche et de la protection côtière. Il s’agit d’une progression de 36% par rapport à la même période en 2020 où, plus de 967 tonnes de poissons avaient été pêchées. 

Pour l'administration en charge du secteur, la performance est à mettre au crédit des nouvelles infrastructures du port de pêche. “C’est une évolution considérable pour la pêche artisanale au Togo”, peut-on lire dans une vidéo publiée sur le compte Twitter du ministère.

Par ailleurs, si l’évolution constatée est encourageante, l’essentiel de la production annuelle devrait se jouer à partir des mois de juillet et août qui marquent le début de la saison de pêche au Togo. Entre 2017 et 2018, plus de 37 000 tonnes de poissons ont été capturées dans les eaux togolaises dont plus de 90% au port de pêche de Lomé. 

En rappel, avec l’inauguration du nouveau port de pêche en 2019, le gouvernement togolais ambitionne de porter la production halieutique nationale à 25 000 tonnes/an. 

Klétus Situ

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Au Togo, alors que la quasi-totalité des banques se digitalisent, un observatoire de la qualité des services financiers devrait bientôt voir le jour. C’est l’autre grande annonce faite par Simfeitcheou Pré à l’ouverture du conseil national du crédit (CNC) qui s’est tenu jeudi dernier à Lomé. 

Si la création de l’entité est une mesure envisagée par le ministre de l'économie et des finances (photo), les aspects techniques et le chronogramme de la mise en œuvre du projet devraient être définis par la Bceao dont le directeur national au Togo a été instruit en ce sens. “Je pense que la mise en place de cet observatoire permettra de renforcer le suivi de la qualité des services financiers”, a commenté le Conseiller du Chef de l’Etat et membre du CNC. 

Par ailleurs, l'observatoire de la qualité des services financiers, organisme dont disposent plusieurs pays membres de l’UEMOA, devrait avoir pour missions, en plus du suivi de la qualité des services offerts par les banques et les microfinances aux clients et usagers, la promotion de l’éducation financière et de l’inclusions financière. 

Klétus Situ

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Le Conseil des administrateurs de la Banque Mondiale a approuvé le décaissement de 470 millions $, soit 261 milliards FCFA sur les ressources IDA, pour financer La réalisation du projet du corridor routier Lomé-Ouagadougou-Niamey (LON). L’information est rapportée par l’Agence nigérienne de presse.

Distante de 1065 km, cette infrastructure routière permettra de relier l’axe Lomé-Ouagadougou-Niamey et de dynamiser le commerce entre les trois pays ouest-africains, indique la source. Elle devrait en outre, contribuer à la réduction de délais de transport des marchandises importées et exportées à partir du port de Lomé. De fait, le délai de passage des frontières par les camions sera réduit de 62% entre le Togo et le Burkina Faso, et de 54% entre le Burkina Faso et le Niger.

Ce projet permettra par ailleurs, assure-t-on, d'améliorer la qualité des services de transport le long de cet axe, et de développer les infrastructures sociales et économiques, entre autres. 

Le corridor LON revêt une importance stratégique pour le Burkina Faso, le Niger et le Togo, et nous sommes déterminés à aider ces pays à libérer tout leur potentiel économique », déclare Anne-Cécile Souhaid, Spécialiste senior des transports à la Banque Mondiale et responsable de l'équipe du projet”. Elle ajoute que: « ce projet facilite la coopération régionale en combinant un soutien aux réseaux de transport et de commerce avec des réformes institutionnelles et des services logistiques pour relever collectivement les défis communs aux pays participants ».

Pour rappel, cet axe concentre une grande partie des activités économiques qui constituent 28% du PIB du Niger, 40% du PIB du Burkina Faso et 72% du PIB du Togo.

12 des 13 banques en activité au Togo proposent des services financiers digitaux à leur clientèle, a relevé le ministre de l’Economie des Finances Sani Yaya lors du Conseil National de Crédit (CNC) tenu récemment à Lomé évoquant les statistiques, à la date du 31 mars 2021 ;

Les offres de services financiers et non-financiers en ligne que proposent les 12 banques, permettent d'informer, d'accompagner, et de conseiller leurs clients dans la gestion et le contrôle de leurs opérations.

Selon le ministre togolais, deux établissements de crédit ont mis en service des solutions “Mobile Banking via Whatsapp”, qui permettent, entre autres, à leurs clients « de faire des opérations 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à partir de leurs comptes bancaires ».

Ces initiatives ont été saluées par Sani Yaya qui soutient que « la digitalisation dans la plupart des secteurs constitue l’une des priorités inscrites dans la feuille de route quinquennale du gouvernement ».

L’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé a exhorté « les banques et les systèmes financiers décentralisés à accélérer la transformation digitale de leurs activités, afin notamment d’accroître l'offre de services de proximité ».

Pour rappel, le Togo ambitionne de “mettre en place une banque digitale. Ce n’est pas que de digitaliser les services financiers, mais c’est de mettre en place une structure bancaire 100% digitale pour soutenir notre économie et nous permettre de couvrir l’ensemble de notre territoire géographique parce qu’on a des fractures numériques malgré les progrès en terme d’inclusion financière”, d’après Mazamesso Assih, ministre chargée de l’Inclusion Financière et de l’Organisation du Secteur Informel, à l’occasion d’une conférence virtuelle organisée en Janvier par les autorités béninoises autour de la réponse sociale face à la Covid-19 en Afrique.

Esaïe Edoh

 

En juin, l’Indice national harmonisé des prix à la consommation (INHPC) a connu une progression de 1,6%, selon les données de l'Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Il est passé de 110,7 en mai à 112,5 en juin.

Cette évolution, selon l’Inseed, est la résultante de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées de 3,4%, ceux des transports de 3,4%, dans les restaurants et hôtels de 0,8% et des boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants de 3,8%.

Dans le détail, l’indice du pain et des céréales est passé de 124,2 en mai à 128,7 juin, soit une hausse de 3,6%. Celui des tubercules et des plantains a progressé de 14,5 % passant de 159,4 à 182,5. Le rapport relève également une forte progression des légumes de 7,6%. Il passe à 145,1 contre 134,9 un mois plus tôt.

evolution INHPC

Par ailleurs, les données indiquent une régression de l’indice de logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles.  Il passe de 100 en mai à 99,7 en juin, soit une baisse de -0,3%.

En évolution trimestrielle, le niveau général des prix en juin 2021 s'est relevé de 5,4% comparativement à la situation de mars 2021. Et en évolution annuelle par rapport à juin 2020, le niveau général des prix a progressé de 6,2% conséquemment à la hausse des prix de presque toutes les fonctions de consommation.

Notons que depuis quelques mois, les Togolais sont confrontés au phénomène de la vie chère qui se traduit par la flambée des prix de produits de première nécessité.

Esaïe Edoh

Les infrastructures socio-pédagogiques du Centre Régional De Formation pour Entretien Routier (CEFER), vont bénéficier de travaux de réhabilitation couplée à une extension. Si le projet est dans le pipe depuis plus d’un an, l’institution de formation du Conseil de l’Entente est désormais à la recherche d’opérateurs qualifiés pour la réalisation de ces travaux. 

Ces travaux sont financés par la Banque Africaine de Développement (BAD) dans le cadre du Projet d'Appui à l'Intégration de la Formation (PAIF) dans les métiers de la route, du chemin de fer et des mines au profit des pays membres du Conseil de l'Entente. 

En rappel, créé en 1970 par les cinq pays membres du Conseil de l’Entente dont le Togo, le CERFER a formé plus de 4000 techniciens intervenant dans les activités de construction et d’entretien routier. 

Klétus Situ

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Au Togo, les financements des banques à l’économie, au premier trimestre de l’année, se sont élevés à 195 milliards FCFA. Selon   Simfeitcheou Pré, qui a présenté ce chiffre à l’ouverture du Conseil National du Crédit ce jeudi 15 juillet, il s’agit d’une augmentation de 54% par rapport au premier trimestre 2020. 

Sur la même période, les institutions de microfinance ont quant à elles octroyé 37 milliards FCFA de crédits, soit un milliard de plus qu’un an plus tôt. “Au regard de ces évolutions encourageantes, je tiens, encore une fois, à féliciter les dirigeants des établissements de crédit et des systèmes financiers décentralisés pour les efforts déployés”, a déclaré Simfeitcheou Pré, représentant le ministre de l’économie et des finances Sani Yaya.

En outre, cette augmentation des volumes de crédits sur le premier trimestre de l’année est couplée à une baisse de 0,1% du taux d’intérêt débiteur moyen (taux d’intérêts facturés par les Banques aux emprunteurs) par rapport à son niveau d’il y a un an, s’établissant à 7,6%.

En rappel, aux temps forts de la crise et sur recommandations de la BCEAO, les banques togolaises avaient consenti des reports d’échéances de remboursement à près de 450 entreprises et 1450 particuliers.

Les entreprises et les particuliers bénéficiaires de la mesure de report d'échéance ont déjà remboursé plus du tiers du montant global reporté, ce qui encourage les banques et les systèmes financiers décentralisés à accorder de nouveaux crédits”, a également indiqué le représentant du ministre.

Par ailleurs, si cette tendance haussière se confirme sur le reste de l’année, les banques togolaises devraient établir une nouvelle performance positive en fin d’exercice tout en soutenant une relance effective de l’économie nationale.  Et ce, après une baisse de 7% des crédits en 2020 où elles avaient accordé près de 616 milliards de FCFA contre plus de 662 milliards en 2019.

Klétus Situ

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