Togo First

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Au Togo, la production nationale de riz a atteint près de 153 000 t en 2020. Cette estimation de la BCEAO indique une légère augmentation de 4% par rapport à 2019 où la production s'établissant à 147 000 t, était déjà supérieure de 2000 t aux 145 000 t en 2018. 

Bien qu’en constante augmentation, cette production est encore loin d’assurer une autosuffisance au pays. Les volumes d’importation de riz, estimés en 2018 à 150 000 t par le Département Américain de l’Agriculture en provenance d’Asie du sud-est notamment, représentent toujours plus de la moitié de la consommation annuelle. 

Par ailleurs, plusieurs projets agro-industriels en cours de développement dont l’initiative Africa Europa Farm visant à mettre en valeur la Vallée du Mono, prennent en compte la filière riz.

En rappel, avec le soutien de la FAO, le pays ambitionne d’investir 987 milliards FCFA d’ici à 2030 pour le développement de la filière.

ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP) prévoit de développer une centrale photovoltaïque de 390 MW couplée à un système de stockage de 200 MWh et d'une sous-station de 161 KvA au Togo. A cet effet, l’entreprise, développeuse de la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) vient de lancer un appel d’offres aux entreprises spécialisées dans les projets solaires à grande échelle.

La réalisation du projet permettra l'alimentation à long terme de la plateforme industrielle d'Adetikopé (PIA) et les industries qui vont s'installer dans la zone.

Le projet sera réalisé à travers deux options. Il s’agit d’une part, de la signature d’un contrat EPC avec exploitation et maintenance pendant 5 ans et d’autre part, de la mise en place d’une joint-venture entre l'entreprise éligible et Arise IIP.

A travers la première option, le développeur sélectionné se verra attribuer un contrat d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction et un contrat d'exploitation et de maintenance de cinq ans. Dans la seconde, le développeur sélectionné et ARISE IIP formeront une coentreprise et concluront un contrat d'achat d'électricité de 20 ans.

« Les soumissionnaires doivent disposer des ressources matérielles et techniques adéquates et du personnel clé adapté au projet », précise l’avis d’appel d’offres. Les développeurs intéressés doivent soumettre une manifestation d'intérêt avant le 20 juillet 2021, soit par courrier à ARISE IIP ou par e-mail. 

Pour rappel, ARISE a financé à 65% la réalisation de la PIA, un projet estimé à 130 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

L’Agence nationale de sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) qui a ouvert ses vannes de produits céréaliers le 1er juin dernier a vendu, à compter de cette date au 30 juin, aux populations togolaises, une quantité de céréale estimée à 887 tonnes.

Dans le détail, 874 t de maïs ont été commercialisées et 13 t de sorgho sur l’ensemble du territoire. Le sac de 50 kg de maïs est échangé contre 9500 FCFA soit 475 FCFA le bol de 2,5 Kg vendu entre 750 et 800 FCFA sur les marchés locaux. Quant au sac de 50kg de sorgho, il est commercialisé à 10500 FCFA, soit 525 FCFA le bol.

D’après l’agence gouvernementale, la mise sur le marché de son stock a permis de faire chuter les prix du maïs qui passent à 600 FCFA le bol sur l’ensemble du territoire et à environ 700 FCFA à Lomé.

Malgré cette tendance baissière, indique le Directeur général de l’ANSAT, Ouro Koura Agadazi, la situation demeure préoccupante et s’explique par « la spéculation, la pression extérieure et l’exportation illicite des produits céréaliers togolais ».

Pour éviter les sorties illicites des produits céréaliers et réduire la tension sur les marchés, le gouvernement annonce une mesure dissuasive.  « Le gouvernement veille au grain pour éviter les sorties illicites. Au départ, il fallait sensibiliser. Dorénavant, les stocks saisis au niveau des frontières seront définitivement confisqués », a indiqué le Directeur général de l’ANSAT.  

Pour rappel, l’ouverture des vannes de l’ANSAT fait suite à la flambée sur le marché des prix de produits céréaliers depuis plusieurs mois, et constitue une solution gouvernementale à cette situation. Au 30 juin 2021, la situation des stocks disponibles dans les magasins de l’ANSAT est de 12917,07 tonnes de céréales. 

Esaïe Edoh

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La mise en œuvre de la mesure gouvernementale portant limitation du nombre de cartes Sim par abonné adoptée en avril dernier, nécessite l’identification des consommateurs, ont informé en fin de semaine écoulée, les sociétés Moov Africa-Togo et Togocom, au cours d’une rencontre avec la presse.

A cet effet, les deux opérateurs invitent les abonnés à la vérification de leur statut. Ils ont, à cet effet, mis en place des numéros permettant à ceux-ci de connaître leur situation et de s’identifier, au besoin. Il s’agit de *848# pour les abonnés Togocom et *202# pour ceux de Moov Africa Togo.

Les abonnés devront pour ce faire, se rendre dans les agences de leurs opérateurs, munis d’une pièce d’identité. Selon l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) et les opérateurs de téléphonie mobile, les abonnés ne disposant pas de document d’identité peuvent être parrainés par des parents.

De même, dans les localités reculées du pays, la possibilité est donnée aux chefs de village de parrainer des personnes issues de leur ressort territorial.

Les deux opérateurs ont aussi indiqué que la limitation du nombre de carte Sim par abonné par opérateur, permettra de lutter contre les vols, les arnaques, les usurpations d’identité, les harcèlements dont sont victimes régulièrement les consommateurs.

Le dispositif permettra également de limiter la vente de cartes SIM à la sauvette et d’éradiquer le phénomène d’acquisition des puces pré-activées dans la rue.

Notons que la limitation du nombre de cartes SIM en vigueur depuis des années dans certains pays comme le Burkina-Faso, le Mali, la Guinée, le Rwanda et bien d’autres, s’applique uniquement aux personnes physiques.

Esaïe Edoh

Le Ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale a entamé le 1er juillet 2021, une session de formation des commerçantes et femmes entrepreneures sur les thématiques de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Organisée en collaboration avec la Commission économique des nations unies pour l’Afrique (CEA), la rencontre de formation devrait permettre aux participantes d’identifier les opportunités qu’offre la zone de libre-échange. De même, elles prendront connaissance des mesures prises par le Togo pour tirer meilleur parti de la ZLECAf, à travers l’identification des pôles d’attraction pour les marchandises exportées par le Togo.  

Le ministère du commerce, à travers la rencontre, fera connaître à ces entrepreneures, la documentation nécessaire exigée dans les processus d’exportation.  

« L’application convenable des dispositions prévues par cet Accord, demande une parfaite compréhension et maîtrise des procédures ainsi que des conditions auxquelles les marchandises doivent satisfaire pour bénéficier de la préférence continentale », a déclaré le Secrétaire général du Ministère du commerce, Claude Talime Abe, qui s’est réjoui de l’implication du secteur privé en général et des femmes en particulier dans le processus de mise en œuvre de la ZLECAf au Togo.

Cette rencontre prévue pour se dérouler dans plusieurs jours du pays, bénéficie de l’appui technique et financier de la délégation de l’Union européenne au Togo.

 Esaïe Edoh

Le Togo, pour la deuxième fois consécutive, avec  51.000 tonnes de soja bio exportées vers l’espace Schengen, est le premier exportateur vers l'Europe, selon le rapport 2020 de la Commission de l’Union européenne (UE) sur l’importation des produits bio 2020 récemment publié. 

Comparée aux 42.300 t exportées en 2019 vers la même destination, cette nouvelle donnée laisse apparaître une croissance de 20% enregistrée par le pays en matière d’exportation du soja bio vers le vieux continent. 

Dans ce classement, le pays ouest africain devance l’Ukraine avec 28.000 t, l’Inde 15.000 t et le Kazakhstan 11.000 t.  A ses côtés, figurent d’autres pays africains en l’occurrence l’Ouganda, le Bénin et le Burkina Faso qui ont vendu respectivement 8.000, 6.000 et 5.000 t aux pays européens en 2020.

Le document rapporte également que de manière générale, l’exportation des produits agro-alimentaires bio du Togo vers l’UE est passée de 44 684 t à 54 017 t sur la même période. Le pays occupe ainsi le 13è rang mondial, et la 2è place en Afrique, même classement qu'il y a une année, derrière la Tunisie et devant l’Egypte.

Ce ranking qui démontre que le Togo truste le Top du classement depuis deux ans, « confirme une fois de plus, l’importance particulière que le gouvernement accorde à l’agriculture bio et aux acteurs de la chaîne de valeur agricole », d’après les autorités. Ce qui se traduit, informe-t-on, par les réformes initiées notamment à travers le Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa) qui a attiré plus d’investissements privés dans le secteur, une société qui entre dans le giron de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA).

Pour rappel, au terme de la campagne 2019-2020, la production nationale de soja était de 176 000 tonnes. Sur cette quantité, 160 000 t de graines de soja et de soja bio ont été exportées vers diverses destinations pour une recette estimée à 50 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

D’après les données compilées par Togo First, le Togo devrait verser 199 milliards FCFA entre juillet et septembre au titre du service de la dette contractée sur le Marché des Titres Publics (MTP) de l’UMOA.

Dans le détail, 163 milliards FCFA seront payés au titre du principal et 36 milliards FCFA au titre des intérêts. 

En juillet, le pays devrait ainsi s'acquitter globalement de 65 milliards FCFA dont 4 milliards FCFA ont déjà été remboursés le 05 juillet dernier. En août prochain, il devrait honorer un engagement financier à hauteur de 109 milliards FCFA et un autre de 25 milliards FCFA en septembre.

Pour rappel, au 2è trimestre de l’année, le Togo a réussi à lever sur le marché financier régional, 183 milliards FCFA, en hausse de 11% par rapport aux prévisions qui ressortaient à 165 milliards FCFA pour la période.

 Esaïe Edoh

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Au Togo, des personnes visiblement mal intentionnées usant d’un faux compte Facebook au nom du ministère de l’économie et des finances, ont tenté de faire croire à des allocations de subventions en cours aux entrepreneurs. 

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La publication évoque une supposée association entre le ministère et la Banque Mondiale pour déployer ces pseudos subventions d’une valeur fictive de 61,4 milliards $. Incitant les entrepreneurs à s’inscrire pour en bénéficier. Mais le compte a été signalé à Facebook comme faux par les autorités togolaises, comme l’indique le compte Twitter officiel du portefeuille ministériel que gère Sani Yaya.

En rappel, outre le site officiel  https://finances.gouv.tg/ , et le compte Twitter, le ministère de l’économie et des finances ne dispose pas d’autre canal de communication digitale. Par ailleurs, les informations officielles émanant du gouvernement sont régulièrement diffusées sur les canaux de la primature et du ministère chargé de la communication et des médias.

Au Togo, les transporteurs routiers sous le coup de l’interdiction de circuler pour non conformité aux réglementations régionales relatives au gabarit, au poids et de la charge des essieux des véhicules lourds, ont obtenu un moratoire de la part des autorités ministérielles pour régulariser leur situation. 

Atcha-Dedji Affoh ministre en charge des Transports Routiers, Aériens et Ferroviaires et Yark Damehane, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile avaient pris une décision commune qui retirait aux transporteurs ayant modifié les carrosseries de leurs véhicules lourds et augmenté le nombre d’essieux, le droit de circuler sur le territoire togolais à compter du 30 juin. 

La période de moratoire qui débute ce 8 juillet, devrait permettre à ces derniers de se conformer aux exigences de l’UEMOA en la matière. “Au terme de ce délai de 30 jours, les acteurs dont les véhicules ne seront pas aux normes, s’exposent aux sanctions prévues par les textes en vigueur”, martèlent les deux ministres.

Notons que des contrôles routiers relatifs à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises ont été institués en ligne avec les directives Uemoa applicables, dans le souci de garantir la sécurité des usagers de la route ainsi que la protection des infrastructures routières.

Pressenti pour la reprise de la BTCI (Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie) et l’UTB (Union Togolaise de Banque), Mahamadou Bonkoungou, le magnat burkinabé des BTP, vient d’implanter au Togo, IB Holding, un bras financier, dédié à la “prise de participation dans les entreprises du secteur bancaire et financier”.  

La compagnie financière créée le 29 juin dernier et immatriculée au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM), consignée sous forme de Société anonyme unipersonnelle (SAU), est dotée d’un capital social d’amorçage de 30 milliards FCFA. Avec pour objet, “la prise de participation dans les entreprises du secteur bancaire notamment les établissements de crédit, les établissements de monnaie électronique, les systèmes financiers décentralisés, les compagnies financières, les entreprises de services auxiliaires et toute autre entité dont l'activité y serait rattachée.”

C’est Mahamadou Bonkoungou lui-même qui présidera le Conseil d’Administration (CA) de la société financière dont le QG est à Tokoin Casablanca où est basée Ebomaf également, à Lomé.  Nabil Tahari, Administrateur chez IB Bank est à la tête de la société, en qualité de Directeur Général, apprend-on.

Après Djibouti en janvier 2021, où il a lancé les activités d’IB Bank, ex-Banque de l’Habitat du Burkina Faso (BHBF), rachetée et rebaptisée en 2018, le milliardaire burkinabé qui a fait fortune dans les BTP, avec sa société Ebomaf, présente dans plusieurs pays de la sous-région, renforce sa position à Lomé avec IB Holding.

Pour rappel, en 2020, l’entreprise de référence dans les BTP a entamé au Togo la construction de la route nationale n°5, Lomé-Kpalimé, distante de 120 km avec un financement de 214 milliards FCFA. Également IB Bank fait partie des sociétés financières détentrices de la dette commerciale du Togo en 2020.  

 Esaïe Edoh

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