Le Togo et le Gabon ont signé le 2 juillet 2021 un mémorandum d’entente pour faciliter l’importation au Togo des produits de bois gabonais. C’était à la faveur d’une visite de travail du ministre de l’Environnement et des Ressources forestières de la République togolaise, Katari Foli-Bazi à Libreville avec son homologue des Eaux et Forêts, Lee White.
Ce pacte prévu sur une durée de 5 ans, selon les signataires, assurera aux deux pays, des ouvertures dans l’industrie du bois et renforcera leur coopération en matière de gestion durable de l’environnement et des ressources forestières.
Les importations permettront aux acteurs gabonais de la filière bois d’accéder au marché de construction immobilière togolais. Elles devront permettre également au Togo de s’inspirer des modèles gabonais de conservation et de protection des ressources forestières.
« Nous partons d’un modèle de conservation de nos ressources forestières vers un modèle de protection, de conservation et d’exploitation de ces dernières. Nous souhaitons nous imprégner du modèle gabonais pour ainsi attirer de nombreux investisseurs dans le secteur du bois et renforcer les échanges entre nos deux pays », a déclaré le ministre togolais de l’environnement, Katari Foli-Bazi, à la suite de la signature de l’accord.
En rappel, le Togo s’est engagé dans la protection de sa filière bois et de la préservation de son couvert végétal national qui a connu des dégradations au cours de ces dernières années. C’est dans cette dynamique que le Togo a pris le 12 mai 2021, une mesure interdisant l’exportation de produits forestiers de sciage sous forme brute ou semi brute.
Esaïe Edoh
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Au Togo, près de 79% des citoyens affirment qu’il y a de bonnes opportunités pour lancer une entreprise dans leurs régions. C’est l’une des tendances qui se dégagent du rapport 2020-2021 du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), un centre de recherche international spécialisé dans l’évaluation de l'activité entrepreneuriale dans divers pays du monde.
L’étude par sondage, menée sur place par la Coalition Nationale pour l’Emploi des Jeunes (CNEJ) et le Centre autonome d’études et de renforcement des capacités pour le développement au Togo (CADERDT), a porté sur un échantillon d’adultes togolais âgés de 18 à 64 ans, répartis sur l’ensemble du territoire.
Ainsi, s’agissant de leur perception de l’entrepreneuriat, près de 60% des citoyens déclarent qu’il est facile de lancer une entreprise au Togo. Ils sont 69% à affirmer connaître des personnes qui ont récemment lancé leurs entreprises.
Dans la même veine, ce sont près de 92% de Togolais qui estiment avoir les compétences requises pour créer et gérer une entreprise, le taux le plus important des 43 pays évalués. Pourtant, seuls 48% d’entre eux ont l’intention de créer une entreprise dans les prochains mois et pour cause. Jusqu’à 44% d’entre eux sont plutôt frileux à l’idée de s’engager dans l’entrepreneuriat.
Par ailleurs, la pandémie qui, selon près de 90% des personnes interrogées a entraîné une baisse du revenu des ménages, aurait eu un effet sur le sens entrepreneurial des Togolais. Si 27% des sondés déclarent connaître quelqu’un ayant lancé son entreprise grâce à la pandémie, plus de 50% estiment que la crise sanitaire a contraint des entrepreneurs à cesser leurs activités.
Klétus Situ
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La cour d’Appel de Lomé a condamné neuf pirates maritimes lundi 05 juillet à de lourdes peines d’emprisonnement et pécuniaires. Ils ont été jugés, pour avoir participé à la tentative de détournement du tanker G-Dona 1, un navire appartenant à un armateur béninois, battant pavillon togolais, dans la nuit du 11 au 12 mai 2019.
La juridiction a prononcé à l’encontre du Nigérian Peter Paul, considéré comme le « cerveau » du gang de pirates, une peine d’emprisonnement de 15 ans assortie d’une interdiction de séjour de 5 ans sur le territoire togolais. Celui-ci écope également d’une amende de 50 millions FCFA.
Six autres membres de l’équipe qui avaient participé à l’opération en mai 2019 ont été condamnés chacun à 12 ans de prison ferme, avec 5 ans d’interdiction de séjour pour les étrangers et privation des droits civiques pour les Togolais. Ils devront en outre s’acquitter chacun de 25 millions F CFA au titre des dommages et intérêts.
L’un des pirates, de nationalité ghanéenne, toujours en fuite, a été condamné par contumace à 20 ans de prison et à une amende de 50 millions FCFA. L’un des prévenus, de nationalité togolaise, a pour sa part, bénéficié d’un verdict d’acquittement.
Le procès de ces pirates maritimes est une première au Togo et témoigne de l’engagement du pays à lutter contre l’insécurité maritime. Dans le même esprit, le gouvernement togolais avait organisé en octobre 2016, un sommet africain sur la sécurité, la sûreté et le développement maritimes.
Esaïe Edoh
Le Togo satisfait aux exigences américaines en matière de transparence budgétaire pour la deuxième année consécutive. C’est ce que révèle le dernier “Fiscal Transparency Report” du Département d’Etat, au terme d’une étude sur la transparence budgetaire dans plus de 140 pays, du 1er janvier au 31 décembre 2020.
Le pays est ainsi récompensé pour avoir, sur la période que couvre l’examen, rendu disponible et accessible au grand public, l'ensemble de la documentation qui renseigne sur son budget, détaillant les prévisions, les recettes et les dépenses budgétaires.
Le satisfecit porte également sur les questions de transparence dans les procédures d’appels d’offres et les signatures de contrats d’exploitation concernant des ressources naturelles.
Alors qu’au Togo, il existe désormais un arsenal juridique complet régissant ces procédures, le pays continue de faire des efforts pour rendre publics les détails liés aux licences et autres permis d’exploitation attribués par le gouvernement. Des réformes qui peinent toutefois à se mettre en place, selon plusieurs organisations de la société civile.
En rappel, le Transparency report, publié annuellement par le département d’Etat américain, concerne les pays bénéficiant d’aides américaines. « Il permet selon l’institution, “de s'assurer que les fonds des contribuables américains sont utilisés de manière appropriée ».
Avec ce nouveau classement, le Togo qui a satisfait pendant 5 années consécutives aux trois critères d’éligibilité au Compact du MCC (Millennium Challenge Corporation), s'approche ‘’théoriquement’’ de plus en plus du programme de financement américain, après avoir décroché le Threshold, deux années plus tôt.
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Entre 2008 et 2017, la fausse facturation a coûté au moins 3,9 milliards $ (plus de 2000 milliards FCFA) au Togo, indique un récent rapport de la Global Trade Integrity.
Selon l’étude de l’ONG américaine, c’est en moyenne 30%, soit 361 millions $ (près de 200 milliards de FCFA) que le pays d’Afrique de l’Ouest perd chaque année dans ses échanges commerciaux avec les 36 économies les plus développées au monde. Ce qui positionne le Togo au second rang des pays en voie de développement ayant enregistré les plus importants volumes de pertes, derrière la Gambie qui totalise des pertes moyennes de 37% par an.

Le rapport intitulé “Flux financiers illicites liés au commerce dans les 135 pays en développement : 2008-2017” qui retrace l’évolution des “fuites commerciales,” montre cependant une atténuation de la situation sur les dernières années, après des pics réguliers entre 2011 et 2013, année précédant la réforme fiscale ayant conduit à la création de l’OTR (Office Togolais des Recettes), une fusion des deux régies financières à savoir la Douane et les Impôts.
En effet, de 2014 à 2017, les fausses déclarations commerciales se sont tassées, chutant de 62% à 166 millions $ (92 milliards FCFA), ce qui ne représentait plus que 16% des recettes fiscales mobilisées cette année.

Dans le classement, il est à noter qu’en plus de la Gambie et du Togo, le Malawi (26,8%, quatrième mondial), le Burundi (24,5%, huitième mondial) et le Cameroun (24,2%, neuvième mondial) sont les cinq pays africains qui enregistrent les plus importants volumes de pertes de capitaux dans leurs échanges avec les économies les plus développées de la planète.
Klétus Situ
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Le gouvernement togolais a réceptionné en juin dernier, 100 000 doses du vaccin Pfizer. A travers un communiqué, il annonce l’administration de ce vaccin à compter du mercredi 7 juillet.
La nouvelle campagne qui ne devrait couvrir que le grand Lomé, se déroulera en deux temps. La première étape, apprend-on, aura lieu du 07 au 14 juillet prochain et ciblera les personnes âgées de 50 ans et plus. S’agissant de la deuxième phase, annoncée pour avoir lieu du 15 au 22 juillet prochain, concernera les personnes âgées de 20 ans et plus.
L’administration du vaccin mis au point par le duo germano-américain Pfizer/BioNTech est en cohérence avec l’engagement du gouvernement togolais d’atteindre l’immunité collective en vue de rompre la chaîne de contamination de la Covid-19, d’après les informations.
« La procédure d’inscription reste la même », informe le gouvernement qui invite « les personnes concernées à se rendre dans les centres de santé les plus proches pour l’obtention de leur première dose ».
Pour rappel, la campagne vaccinale d’administration d'AstraZeneca a enregistré plus de 300 000 personnes sont vaccinées, selon les autorités sanitaires togolaises.
Esaïe Edoh
Au premier semestre de l’année 2021, le Togo a enregistré la création de 7 311 nouvelles sociétés, d’après les statistiques publiées le 2 juillet par le Centre de formalités des entreprises (CFE).
Au cours des six premiers mois, le CFE a formalisé 4 447 entités portées par des personnes physiques, soit 60,83 % contre 2 864 par des personnes morales, soit 39,17%.
Ces données révèlent que 5 375, l’équivalent de 73,52% entreprises enregistrées, sont à l’initiative des hommes tandis que 1 936, correspondant à 26,45% sont créées par des femmes. Spécifiquement, 6 055 entreprises ont été portées sur la même période par des Togolais, soit 82,82% et 1 256 par des étrangers. Ce qui correspond à 17,18% du total des entreprises qui ont vu le jour au cours des six premiers mois de l’année 2021.
Ces statistiques dévoilées par le CFE traduisent une progression de 21% par rapport à une année plus tôt où le guichet unique de création des entreprises avait totalisé 6 063 nouvelles entités.
En juin précisément, au total 1 184 créations d’entreprises avec 732 physiques et 452 morales.

Selon les autorités togolaises, cette dynamique est la résultante des réformes engagées ces dernières années pour l’amélioration du climat des affaires dans le pays. Il s’agit entre autres, de la réduction du coût et de la durée de création, la suppression des frais de publication d’annonces légales et de la dématérialisation des procédures d’enregistrement.
Notons qu’en 2020 en dépit de la crise sanitaire, le pays a enregistré un 12 529, soit une hausse de 9% par rapport à l’année 2019 au cours de laquelle 11 482 entreprises ont été créées.
Esaïe Edoh
La cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, a reçu ce 4 juillet, le prix du développement durable du Sénat allemand.
“Le gouvernement togolais est convaincu qu'il n’y a pas de développement bénéfique pour les générations à venir sans un réel investissement dans le capital humain. Notre feuille de route en est la preuve”, a déclaré l’officielle, ravie d'avoir reçu le prix du symbole de cet engagement.
En effet, le Togo, qui a placé l'inclusion sociale en priorité de sa feuille de route 2020-2025, a entrepris ces dernières années des investissements conséquents dans le développement du capital humain, notamment dans l’éducation et la formation.
Ainsi, dans le cadre du précédent Plan National de Développement (PND 2018-2022), le pays a lancé le Programme Présidentiel d’Excellence (PPE) visant à offrir aux meilleurs étudiants du pays, une formation et un encadrement complémentaires pour le renforcement de son administration.
Par ailleurs, l’Etat togolais mise également sur la formation professionnelle pour soutenir le développement économique et social.
Créée en 2018, l’Agence Education et Développement (AED) gère aujourd’hui plus de trois Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD), notamment ceux dédiés aux métiers du bâtiment, de l’élevage et de l'aquaculture. La construction d’un quatrième IFAD, dédié aux énergies renouvelables, devrait démarrer dans les prochains mois.
Klétus Situ
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Le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey, en visite au Qatar dimanche 04 juillet, a invité les opérateurs économiques de ce pays à choisir la destination Togo pour leurs projets d’investissement.
En séjour à Doha, le patron de la diplomatie togolaise s’est entretenu avec le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Sheikh Mohammed Bin Abdulrahman. A cette occasion, le Togolais a présenté les opportunités d’investissement au Togo à son hôte.
« L’investissement qatari au Togo et une rencontre d’affaires entre les deux pays ont été l’essentiel des sujets au menu des échanges », a tweeé Robert Dussey.
Cette visite intervient à la suite d’une visite du chef de l’Etat Faure Gnassingbé dans ce pays gazier en mai 2018, qui a débouché sur la signature d’un protocole d’entente dans les domaines économique, commercial et technique ainsi qu’un accord de coopération sur la réciprocité en matière de promotion et de protection des investissements.
A cette même occasion, Lomé et Doha avaient en outre conclu un accord d’établissement d’un canal de consultations politiques et diplomatiques sur des questions d’intérêt commun.
Depuis lors, le Togo et le Qatar se sont engagés à se soutenir mutuellement dans les forums internationaux.
Esaïe Edoh
Au Forum Afrique du CIAN 2021 tenu jeudi à Paris, le Conseiller du Président de la République Shegun Adjadi Bakari, a indiqué que l’agriculture togolaise était en plein essor et que le secteur était porteur dans le pays. Il intervenait au cours du panel intitulé « la transformation agro-industrielle au Togo » consacré au Togo à ce rendez-vous d’hommes politiques et économiques d’Afrique et d’Europe.
Essentiellement, le conseiller du Chef d’Etat togolais a mis en lumière les efforts des autorités togolaises pour le développement de l’agriculture dans le pays à travers la transformation locale. Notamment avec l’installation de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) financée par l’Etat togolais et Arise Integrated Industrial Platforms, à hauteur de 200 Millions €, et ouverte depuis le 6 juin dernier.
Cette infrastructure constituée des espaces industriels, commerciaux, des entrepôts et de la logistique, des routes, des parcs à conteneurs et des logements pour travailleurs, constitue, selon lui, un atout important pour le développement de l’agriculture togolaise. Elle offre l’opportunité d’investir dans ce secteur dans le pays.
Shegun Adjadi Bakari a également cité les agropoles et les zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP).
« Nous sommes en train de mettre en place des briques et les différentes pièces du puzzle qui vont demain porter la croissance du Togo », a déclaré le conseiller.
Notons que cette session a connu la participation des Ministres du Commerce, Kodjo Adedze, de l’Agriculture, Antoine Lekpa Gbegbeni, de la Promotion de l’Investissement, Kayi Mivedor, et de la déléguée auprès du Président de la République chargée de l’Énergie et des Mines, Mawunyo Mila Aziable. Ceux-ci ont tour à tour vanté les ambitions du gouvernement togolais inscrites dans sa feuille de route 2020-2025.
Esaïe Edoh