Pour la prochaine campagne agricole, l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) va mettre à travers son unité technique café-cacao, 1 195 000 jeunes plants de caféiers et de cacaoyers à disposition des agriculteurs.
Ce sont, dans le détail, des plants (635 000 caféiers et 560 000 cacaoyers), produits et sélectionnés par les services techniques, qui doivent permettre d'améliorer la productivité nationale et renouer avec le succès, après une campagne mitigée.
Du côté du ministère de l’agriculture, qui s’est donné pour objectif d’améliorer la productivité des plantations d’au moins 10% chaque année, on table sur la création de 340 hectares de nouvelles plantations de caféiers et de 287 hectares de plantations de cacaoyers.
Notons que, selon le dernier rapport annuel de la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (Bceao), la production togolaise de café serait de 19 184 t en 2020, repassant ainsi sous la barre des 20 000 t, après s’être établie à 21 316 t en 2019.
Dans le même temps, la filière cacao continue sa croissance. De 2019 à 2020, alors qu’ils étaient de 12 674 t en 2018, les volumes ont augmenté de 10%, passant de 14 264 à 15 690 t.
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Le conseil d’administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) vient d’accorder un financement de 10,7 milliards FCFA au Togo pour des travaux d'aménagement dans le cadre du Projet d’aménagement des terres agricoles de l’Oti (PATA-OTI).
Les travaux, financés par cette nouvelle facilité, concernent spécifiquement les zones 4 (Sadori, Fare et Koukombou) et 5 (Nali et Koulifiekou) du projet.
Ce projet, à mi-chemin entre zone d’aménagements agricoles et agropole, vise à faciliter l’accès des producteurs de la région aux facteurs de production modernes, améliorer la productivité agricole, et créer les conditions d’éclosion d’une classe d’entrepreneurs agricoles. On annonce notamment la production industrielle de riz et une usine de fabrication de sucre.
Notons que la BOAD n’est pas la seule institution qui accompagne le projet dont la mise en œuvre, démarrée en 2018, devrait durer 4 ans. Avec un coût global évalué à 72 milliards FCFA, le PATA-Oti est également financé par la Banque Arabe pour le Développement Economique de l’Afrique (BADEA) et le Fonds de l’OPEP pour le Développement International (OFID).
Klétus Situ
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u Togo, le gouvernement veut identifier les marchés pertinents du secteur des télécommunications, ainsi que les opérateurs “puissants” évoluant sur ces marchés. Un projet de décret a été examiné dans ce sens jeudi en conseil des ministres à Lomé.
Ce décret vient donc définir les critères et baliser la voie à l’identification par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) des segments de marchés de télécommunications les plus pertinents par rapport à la demande et aux besoins.
L’Arcep devra également identifier les acteurs en position dominante (en termes de parts de marché) sur ces segments. Selon les indications du gouvernement, la mesure, commune à la plupart des instances de régulation des télécoms dans l’espace francophone ; “vise à optimiser la régulation du secteur des communications électroniques et à favoriser une concurrence ouverte entre les opérateurs”
En outre, le décret adopté, le régulateur devra produire annuellement un rapport sur l’état du marché dans le secteur des communications électroniques, rapport qui fera l’objet d’examen en conseil des ministres.
Klétus Situ
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Le ministre de l'Economie numérique et de la digitalisation, Cina Lawson a procédé jeudi 24 juin, à l'inauguration du Centre de contrôle et de supervision de la qualité de service des réseaux de téléphonie mobile au Togo.
Mis en place par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), ce centre dénommé Operating Maintenance Center-Radio (OMC-R), permettra de faire le suivi en temps réel de la qualité des services fournis par les opérateurs de téléphonie mobile opérant dans le pays.
En effet, cette infrastructure est dotée d'outils technologiques de dernière génération, dit-on, qui est directement reliée à celles de centralisation des informations de Moov et Togocel. Le mécanisme mis en place, permet au régulateur de disposer en temps réel des informations sur la qualité des services fournis par ces opérateurs, à travers la collecte des données. « Il s’agit des informations sur les performances techniques », précise le régulateur.

« Ce mécanisme nous évite d'attendre la plainte du consommateur avant d'agir », a indiqué le directeur de l’ARCEP, Michel Yaovi Galley.
Ce dispositif, selon le ministre Cina Lawson, permet « d'offrir la même qualité de service aux populations de l'intérieur du pays, conformément à la feuille de route gouvernementale 2020-2025 et d’assurer un confort aux usagers des communications électroniques », en harmonie avec les « objectifs définis dans Togo Digital 2025 ».
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Le cadre législatif et réglementaire des marchés publics va être actualisé, a indiqué le gouvernement au terme du conseil des ministres, ce jeudi 24 juin. Le sujet a été introduit par le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya.
Ce projet de refonte du secteur de passation de marchés publics, selon le communiqué, se justifie par la volonté du gouvernement de renforcer les mécanismes de transparence et d’efficacité à travers plusieurs innovations notamment « la réduction des délais des procédures, la clarification des cas de recours à la procédure d’entente directe et la réduction du taux de la redevance de régulation en fonction de l’évaluation qui sera faite ; la professionnalisation des acteurs ».
L’effectivité de cette refonte, indique-t-on, permettra à l’exécutif togolais d’accélérer la mise en œuvre des projets prévus dans le cadre de la feuille de route gouvernementale. Le compte rendu du conseil des ministres précise par ailleurs que l’actualisation de « l’ensemble du dispositif législatif et réglementaire inhérent au système de gestion de la chaîne de la commande publique », relève d’une nécessité.
En rappel, depuis quelques années, le cadre de passation des marchés publics au Togo est en constant assainissement. L’idée à terme, est de professionnaliser le métier de la commande publique et de rendre le processus transparent.
Esaïe Edoh
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La Banque mondiale a annoncé ce jeudi 24 juin avoir approuvé un financement additionnel de 20 millions $, soit environ 11 milliards FCFA de l’Association internationale de développement (IDA) en faveur du Togo. Avec cette aide supplémentaire, le gouvernement togolais devrait renforcer son appui aux couches sociales les plus affectées par la pandémie de la Covid-19.
Spécifiquement, ce financement destiné au projet Filets Sociaux et Services (FSB) servira, selon l’institution de Bretton Woods, « à renforcer l’aide économique d’urgence fournie par le gouvernement togolais aux populations pour qu’elles puissent mieux faire face aux conséquences de la COVID-19 », indique la Banque mondiale.
Ces ressources supplémentaires devraient permettre également d’étendre la couverture des transferts monétaires aux plus vulnérables et de renforcer la résilience des ménages en situation de pauvreté extrême en leur fournissant un soutien à la consommation ainsi qu’un accompagnement financier.
«En permettant d’étendre les filets de sécurité sociale et la couverture des transferts monétaires à ceux qui en ont le plus besoin, tout en accompagnant la reconstruction de leurs activités économiques, ce financement additionnel s’inscrit dans la continuité de la riposte contre la COVID-19 déployée par le gouvernement à travers le programme Novissi, et permettra au pays de mettre en place un système de protection sociale capable de réagir à d’autres chocs dans le futur », a estimé Hawa Wague, Représentante Résidente de la Banque mondiale pour le Togo.
Récemment, l’institution a approuvé un financement de 16 milliards FCFA pour appuyer les autorités togolaises dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19.
Esaïe Edoh
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Les autorités togolaises, en Conseil des ministres ce 24 juin, ont adopté un projet de décret définissant les procédures de règlement des différends, de conciliation et de sanctions devant l’Arcep (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes).
“Dans le but de concilier la protection des droits des consommateurs et les intérêts des opérateurs du secteur, le présent projet de décret vise à préciser les règles en matière de conciliation, de traitement des litiges et d’application des sanctions par l’ARCEP”, indique le relevé du Conseil des ministres.
En rappel, depuis la mutation qui a acté la création de l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) sur les cendres de l’Autorité de Régulation des Secteurs des Postes et Télécommunications), le régulateur a entrepris plusieurs réformes et procédures de sanctions, pour remettre de l’ordre dans le secteur des télécoms, allant de mises en demeure à de lourdes amendes.
Klétus Situ
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Le Président directeur général de Zener, ex-Sodigaz, Jonas Aklesso Daou, a remporté au Forum de Bamako tenu en mai dernier, le prix de l’entrepreneur africain de l’année.
Ce prix, selon le Forum, est une reconnaissance de l'engagement du jeune entrepreneur togolais qui crée de l’impact en Afrique à travers sa société qui intervient dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie et des services. « Cette PME est devenue l’un des acteurs majeurs de ces secteurs clés et s’est développée également au Bénin et au Burkina Faso, avec au total plus de 500 employés », souligne-t-il.
Reconnue comme n°1 du trading du gaz avec un terminal au Togo, tournée vers l’export, l’entreprise de Daou est également présente dans l’industrie de la métallurgie, dans la distribution automobile, le conseil et les services à valeur ajoutée dans le secteur du digital.
Avec sa société Diwa International, concessionnaire automobile togolais, l’homme d'affaires a porté son capital à plus d’un demi-milliard FCFA en mai dernier. Avec elle, Jonas Daou a intégré le programme « Elite Lounge BRVM », 3ème compartiment de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), dédié aux PME/PMI de l’Uemoa.
Depuis septembre 2020, il est porté à la tête de l’Association des Grandes entreprises du Togo.
Pour rappel, le Forum de Bamako est un espace de réflexion de haut niveau sur l’avenir du continent. Il a lieu annuellement depuis deux décennies.
Esaïe Edoh
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Un panel sera consacré à la transformation agro-industrielle au Togo au cours du Forum Afrique 2021 qui se tiendra le 1er juillet 2021, a-t-on appris du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), organisateur de la rencontre.
Intitulé « la transformation agro-industrielle au Togo », ce panel sera animé par Shegun Adjadi Bakari, ministre-conseiller à la présidence togolaise. Le Conseiller à la présidence devrait présenter les efforts du Togo en matière de transformation agro-industrielle et aussi les opportunités d’investissement dans ce secteur.
Outre le panel sur le Togo, plusieurs autres sont prévus et seront axés sur la relance de l’économie africaine après la covid-19.
Cette rencontre sera également marquée par la participation de plusieurs personnalités venues de divers horizons. Au rang de celles-ci, le premier ministre togolais Victoire Tomégah-Dogbé, qui prononcera le discours d’ouverture du forum et son homologue de la Côte d’Ivoire, Patrick Achi, l’allocution finale.
Placé sous le thème « les entreprises en Afrique : un nouveau pacte pour la relance », le forum se tiendra à Paris en présentiel et diffusé sur les réseaux sociaux.
Pour rappel, CIAN est une organisation patronale privée française qui rassemble les entreprises industrielles et de services. Il soutient le développement de l’Afrique à travers des investissements dans divers domaines.
Esaïe Edoh
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Exim Bank of India et le Togo ont conclu mercredi une convention de financement visant à débloquer 40 millions $, soit environ 22 milliards FCFA, pour l’électrification de 350 localités par systèmes solaires photovoltaïques, augmentant les engagements de l’institution financière en faveur des énergies au Togo. Il s’agit de la 3è ligne de crédit de la banque indienne pour booster l’électrification dans le pays d’Afrique de l’ouest, indique-t-on.
Les fonds permettront d’installer 2 000 systèmes d’irrigation solaires et d’électrifier 500 écoles. Est également annoncée l’installation de 500 systèmes de pompage solaire pour l’adduction en eau potable et de 12.000 lampadaires solaires.
Cette signature d’accord intervenue au lendemain de l’inauguration de la centrale solaire de Blitta, s’inscrit en droite ligne avec l’ambition des autorités togolaises de rendre accessible l’énergie à tous à l’horizon 2030. « Ce projet s’inscrit dans la droite ligne de la stratégie d’électrification du Togo et cadre parfaitement avec le Plan national de développement et les objectifs de la feuille de route gouvernementale 2025 », a souligné Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances.
Le gouvernement togolais pour qui l’accès à l’énergie domestique constitue un catalyseur et un accélérateur du développement des villes et villages qui en bénéficient, soutient que ce projet « contribuera à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales vivant dans des localités isolées du réseau conventionnel ».
Esaïe Edoh
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