Le Programme alimentaire mondial (PAM) qui a installé son bureau au Togo récemment, pour le compte de l’année 2021-2022, va axer ses actions dans le pays sur 3 volets, a informé mardi le Directeur pays et Représentant résident Aboubacar Koisha, au cours d’un entretien avec le Premier Ministre, Victoire Tomégah-Dogbé.
L’intervention du PAM sera axée au premier abord sur la protection sociale et les filets sociaux. Ce volet prendra en compte environ 170 000 Togolais qui sont dans des situations difficiles causées par la crise sanitaire et les chocs climatiques. « À travers ce volet, nous allons assister avec l’équipe alimentaire, 20 000 personnes et 150 000 personnes avec le transfert monétaire », a déclaré Aboubacar Koisha.
Ensuite, la branche onusienne va participer à la résilience et à l’assistance du système alimentaire durable dans le renforcement des capacités des producteurs sur toute la chaîne de valeurs.
Enfin, le troisième volet vise la logistique. « À travers ce volet, nous avons une opération logistique qui permet d’importer des aliments avec les grandes capacités des bateaux qui viennent accoster au Port autonome de Lomé et ces aliments sont acheminés pour les pays enclavés mais aussi pour certains pays côtiers notamment au Libéria, en Sierra Leone, en Guinée, en Gambie mais aussi pour le Nigéria et le Bénin », a précisé le représentant.
Notons qu’en 2020, dans le cadre de la réponse des Nations Unies à la pandémie de la Covid-19, le PAM a distribué environ 2000 tonnes de vivres dans les 5 régions économiques du pays, entre juillet et décembre. Ces vivres ont couvert les besoins nutritionnels de base de 242 500 personnes.
Esaïe Edoh
Le Togo adhère au cadre inclusif de l’OCDE/G20 relatif au projet d'Érosion de base d’imposition et de transfert de bénéfice. L’annonce a été faite par l’Organisation de Coopération et de développement économiques sur son portail officiel.
En devenant le 140ème Etat adhérant au projet de réforme et d'harmonisation du cadre fiscal international, le Togo s’engage à participer à la mise en oeuvre de la quinzaine de mesures recommandées par l’OCDE non seulement pour une lutte coordonnée contre les diverses formes d’évasion fiscale, mais aussi pour encadrer l'activité des multinationales à travers le monde.
“De par son adhésion, le Togo s'est également engagé à relever les défis fiscaux posés par la numérisation de l'économie en rejoignant le plan à deux piliers qui vise à réformer les règles fiscales internationales et à faire en sorte que les entreprises multinationales paient une juste part d’impôt partout où elles exercent des activités”, indique l’organisation.
A noter que le plan à deux piliers devrait permettre au pays, au niveau un, de recevoir des rétributions issues du “partage équitable des bénéfices et des droits d’imposition entre pays concernant les grandes entreprises multinationales (EMN), y compris celles du numérique” qui opèrent et réalisent des bénéfices sur son territoire en y ayant ou non une présence physique.
Le second pilier du plan vise quant à lui, l’introduction d’un taux minimum d’imposition que les pays adhérents peuvent prélever pour protéger leur base d’imposition dans une approche d’encadrement de la concurrence fiscale.
Par ailleurs, le Togo qui a fait de la coopération et du multilatéralisme des principes essentiels de sa politique et de sa diplomatie, devrait encore discuter plusieurs détails de ce plan à deux piliers. Si l’on apprend qu’un accord devrait être finalisé entre les diverses parties prenantes d’ici fin octobre, il faudra attendre 2023 pour qu’il soit mis en œuvre.
Klétus Situ
Le Togo a adhéré récemment au Fonds pour le développement des exportations en Afrique d’Afreximbank (FEDA), a communiqué mardi la Banque africaine d'Import-Export (Afreximbank).
Le pays ouest-africain a rejoint ce fonds en compagnie du Sud-Soudan. Les deux nations s’ajoutent ainsi au Rwanda qui a ratifié l’accord, à la Mauritanie et à la Guinée, déjà signataires.
Cette adhésion des deux pays, selon Benedict Oramah, Président d'Afreximbank et Président du conseil d'administration du FEDA, confère à cette structure, une reconnaissance internationale.
« Les récentes adhésions de la République du Togo et de la République du Soudan du Sud à l'Accord d'établissement du FEDA et sa ratification par la République du Rwanda sont la preuve de l'élan et du soutien croissants dont bénéficie le FEDA en tant que nouvelle plateforme multilatérale de développement, qui jouera un rôle essentiel dans la promotion de l'industrialisation, du développement des exportations et du commerce intra-africain », a déclaré le PCA.
Notons que le FEDA est créé pour soutenir l'expansion des infrastructures industrielles et promouvoir le commerce intra-africain. Il vise à fournir du financement aux entreprises opérant dans des industries et des secteurs clés afin d’optimiser la réalisation des priorités de développement d'Afreximbank.
Esaïe Edoh
Au 29 août 2021, le cumul de prestations sanitaires réalisées au profit des élèves du Togo, dans le cadre du programme School Assur, est estimé à 2.615.962, d’après les données communiquées par le Ministère chargé de l'inclusion financière de l'organisation du secteur informel
Sur environ 3 années d’opérationnalisation, ce programme de protection sociale a permis la réalisation de 1.031.059 consultations et 13.660 hospitalisations d’élèves souffrant de diverses pathologies et 48 097 cas de prises en charge chirurgicale enregistrées.
Sur la même période, 290.310 analyses ont été effectuées et 1.232.836 prestations pharmaceutiques enregistrées.
Ces données, d’après la source, « traduisent l’impact croissant de ce programme présidentiel, plus précisément sur la santé des élèves et écoliers des établissements publics au Togo ».
Lancée en octobre 2017, School Assur est une initiative du Président de la République qui a pour objectif, la protection sociale des élèves du primaire et du secondaire des établissements publics, à travers des offres de services de santé gratuits. Le programme couvre essentiellement les risques de maladie et la responsabilité civile des bénéficiaires au cours de leur scolarité.
Il devrait prendre fin en décembre 2021, après avoir été prorogé en 2020.
Esaïe Edoh
Victoire Tomégah-Dogbé, la cheffe du gouvernement togolais, a été nominée parmi le Top 100 des femmes les plus influentes du continent africain par l’agence Avance Media, spécialisée dans les relations publiques ainsi que l’émission d’indices et de classements.
Le classement publié annuellement, répertorie et présente des femmes africaines, du continent et de la diaspora, étant des personnalités de premier plan dans leurs secteurs d’activités. “Nous pensons que ce projet nous offre une nouvelle occasion non seulement de célébrer les Africaines, mais aussi de présenter les travaux individuels et collectifs des femmes qui inspirent la prochaine génération de leaders en Afrique”, explique l’agence sur son site internet.
La centaine de femmes, présentées sont réparties en huit catégories à savoir leadership économique, organisations de la société civile et philanthropie, diplomatie, éducation et littérature, divertissements, médias, service public et gouvernance dans laquelle l’on retrouve Victoire Tomégah-Dogbé, en compagnie d’une quinzaine d’autres officielles. Notamment Samia Suluhu Hassan et Sahle-Work Zewde, respectivement présidente des républiques de Tanzanie et d’Ethiopie, Mariam Chabi Talata, Vice-présidente du Bénin et la première dame rwandaise, Jeannette Kagamé.
D'autres éminentes femmes ouest-africaines sont également nominées dans ce classement qui compte près d’une trentaine de nationalités. Il s’agit notamment de la communicante ivoirienne et experte du digital Edith Brou, de l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie et de sa compatriote Ngozi Okonjo-Iweala, patronne de l’Organisation Mondiale du commerce, ou encore de l’ex-présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf.
Klétus Situ
Les autorités togolaises ont décidé la mise en quarantaine systématique de 72 heures des passagers en provenance de 7 pays à destination de Lomé, à compter de ce mardi 31 août. A savoir le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde, le Royaume-Uni, la Russie, le Portugal et la Tunisie.
La mesure, à en croire le ministère de la santé, est motivée par « des informations faisant état de variants du Coronavirus avec une virulence et une propagation élevées » dans ces pays.
Selon une correspondance adressée au Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile du Togo (ANAC), cette mesure s’applique à tous les passagers en provenance de ces pays « quel que soit le résultat du test ».
Notons qu’une disposition similaire prévoyant une quarantaine de 10 jours, en vigueur depuis le 13 juillet dernier, visait déjà les passagers en provenance du Brésil, de l’Afrique du Sud, l’Inde, du Royaume-Uni, de la Russie et du Portugal.
Esaïe Edoh
Six mois à peine après le lancement de ses activités au Togo, le Groupe Cofina (Compagnie financière africaine) recherche un nouveau directeur général pour assurer le Top management de sa 8ème filiale africaine.
C’est via un appel à candidatures qui court jusqu’au 15 septembre prochain que la deuxième institution opérant dans le secteur de la mésofinance au Togo après Sogemef, veut pourvoir au poste qu’occupe Charles-Eric Moulod, depuis mai 2020.
Si l’on ne sait pour l’instant si c’est une vacance de poste due à un rappel à d’autres fonctions au sein du groupe ou si c’est une démission, l’on se rappelle en revanche que Charles-Eric Moulod était très enthousiaste au moment où il prenait le Top management de la 9ème filiale de Cofina, groupe financier fondé par le banquier ivoirien Jean-Luc Konan.
« Je suis très heureux de faire partie de cette famille qui a une vision et une mission clairement établies et que je partage. Très heureux de voir grandir le projet Cofina pendant toutes ces années et encore plus heureux d’être le leader sur le projet Togo », déclarait-il en substance.
Notons que l’objectif du groupe Cofina en s’implantant au Togo, est de « participer durablement au développement économique du pays en contribuant à l’émergence et à la consolidation des PME ».
Le Directeur Général de Cofina-Togo travaille sous la supervision du Conseil d’Administration
Au Togo, le paiement de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM), pour les véhicules lourds servant au transport des marchandises sera désormais contrôlé aux points de pesage desdits véhicules. C’est ce qu'ont conjointement annoncé l’Office Togolais des Recettes (OTR) et la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER).
“Le contrôle, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport et autres est soumis dorénavant à une présentation préalable et systématique de la quittance de paiements de la TVM”, informe le communiqué rendu public par les deux entités. On apprend également que les contrôles devraient débuter dès ce 1er septembre au poste de pesage de Djéréhoutén, situé dans la région des plateaux sur la nationale numéro 1.
#OTR#Communiqué#CivismeFiscal pic.twitter.com/U5PfNC43i4
— Office Togolais des Recettes-OTR (@otr_togo) August 30, 2021
Notons que le respect des normes en termes de gabarit, de poids et de la charge des essieux des véhicules lourds est un enjeu régional à la fois pour la sécurité routière et la longévité des infrastructures, notamment sur les corridors Lomé-Ouagadougou-Niamey et Abidjan-Lagos qui traversent le Togo. Tout comme la collecte optimale de la TVM, dont 85% sont reversés à la structure chargée de l’entretien routier.
Klétus Situ
L’exécutif de la commune du Golfe 6, située au sud-est de Lomé, devra mobiliser 3,4 milliards FCFA pour mettre en œuvre son développement sur la période quinquennale 2020-2025.
Cette collectivité locale a validé vendredi 27 août dernier, son Plan de Développement Communal (PDC) à cet effet.
Ce budget local, selon les autorités communales, sera financé à près de 44% sur les ressources propres de la commune tandis que plus de la moitié (55%) du financement est attendue des partenaires et 1% de la société civile.
Cette feuille de route repose essentiellement sur trois axes. Le premier vise l’amélioration de la gouvernance administrative, financière et sociopolitique. Le deuxième ambitionne la promotion d’une économie locale diversifiée, durable, compétitive et créatrice d’emplois décents. Le dernier axe prend en compte l’amélioration du cadre de vie et l’accès aux services sociaux de base.
Le maire de la commune du Golfe 6, Jean-Baptiste Dagbovie, souligne que l’objectif unique de ce plan est « l’amélioration des conditions de vie de toutes les couches sociales de la population ».
Esaïe Edoh
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Le Togo doit encore fournir des efforts en matière d’intégration de l'intelligence artificielle (IA). C’est ce qu’indique le “Government AI Readiness Index 2020”, un indice qui mesure l’état de préparation des pays à l’utilisation de l’IA dans la gouvernance et la fourniture des services publics.
Selon ce baromètre réalisé par le cabinet Oxford Insights et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), le pays se classe au 142ème rang avec un score de 30,318. Néanmoins, il s’agit d’un bond d’une vingtaine de places par rapport à 2019 où le pays occupait le 162ème rang de l’indice.
Dans le cadre de la lutte contre la pandémie et pour subjuguer les effets de la crise sur les populations vulnérables, L’IA a permis au Togo, soutenu par la Banque mondiale et l’ONG GiveDirectly, d'affiner le ciblage et d’optimiser la deuxième phase du programme de transferts monétaires, Novissi.
Des données géospatiales et démographiques, analysées par des algorithmes prédictifs avaient notamment été utilisées pour identifier 57 000 citoyens vulnérables dans les 100 cantons les plus pauvres du pays.
De façon générale en Afrique subsaharienne, l’IA est encore très peu développée, comparativement au reste du monde. Selon les experts, cette situation s’explique par le fait que les Etats africains, pour la plupart, ne disposent pas encore de plan stratégique pour le secteur.
Par ailleurs, pour la réalisation de l’indice 2020, près de 33 indicateurs, répartis en dix catégories, ont été pris en compte, permettant de renseigner trois facteurs jugés fondamentaux pour la préparation à l'IA des gouvernements.
“Le gouvernement doit être prêt à adopter l'IA, et être capable de s'adapter et d'innover pour le faire ; ensuite le gouvernement doit disposer d'une bonne offre d'outils de la part du secteur technologique ; ces outils doivent être construits et formés sur des données de haute qualité et représentatives ; ils ont également besoin de l'infrastructure appropriée pour être fournis aux citoyens et utilisés”, indique le rapport.
Au regard de cet indice, de grands efforts restent encore à faire par Lomé, qui a fait de la transformation digitale et de l’économie numérique des enjeux majeurs de sa feuille de route 2020-2025.
Klétus Situ