Réuni en conseil des ministres ce mercredi 15 septembre 2020, le gouvernement togolais s'est penché sur la création d'un guichet unique devant servir à collecter les recettes non fiscales dans le secteur maritime.
Les contours du projet ont été examinés, notamment les attributions et le fonctionnement de cette plateforme multiservices.
Alors que les investissements et les réformes se sont multipliés ces dernières années dans le secteur, ce guichet unique devrait permettre aux opérateurs économiques maritimes d'accomplir en un même lieu les procédures et les déclarations non fiscales et ainsi, réduire les coûts et les délais.
Aussi, sa mise en place permettra-t-elle à l’Etat d’avoir une vue à 360° des différentes recettes non fiscales dans ce secteur, et d’optimiser la mobilisation de cette manne financière.
Premier port à conteneurs en Afrique de l'ouest et hub régional pour le géant armateur MSC qui y a multiplié ses investissements, le Togo tente de consolider son statut de leader en matière de transbordement et de corridor préférentiel. Une série de réformes avait, en 2020, conduit à la création d'un ministère spécialement dédié aux affaires maritimes. Ce département a vu porter à sa tête un spécialiste du secteur, Edem Tengue, ancien patron de la filiale togolaise de Maersk, un des plus grands armateurs au monde.
Fiacre E. Kakpo
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Réuni en conseil des ministres ce 15 septembre, le gouvernement a autorisé le ministère de la Sécurité et de la Protection civile à prendre les mesures en vue d’assurer la protection des sites sensibles ou stratégiques sur l’ensemble du territoire national. Cette décision a été prise à l’issue d’une communication du ministre en charge dudit ministère Yark Damhane sur le sujet.
« Notre pays a engagé des efforts pour la réalisation des infrastructures de développement et l’installation d’unités industrielles de diverses tailles qui doivent bénéficier d’une attention particulière afin de s’assurer qu’aucune menace ne vienne perturber leur fonctionnement », précise le communiqué du conseil des ministres.
Toujours selon cette note, c’est pour garantir aux investisseurs la sécurité de leur investissement que la protection physique de ces sites, vitaux pour l’économie nationale, sera confiée exclusivement aux services de sécurité de l’État.
Si une liste exhaustive de ces sites n’a pas été fournie, la récente plateforme industrielle d’Adéticopé (PIA), la centrale thermique Kekeli Efficient Power ou certaines grandes infrastructures devraient être concernées par cette décision.
Notons que depuis quelques années, le Togo s’est engagé dans une politique d’amélioration du climat des affaires et semble accorder une attention particulière à la protection des investisseurs.
Mawulolo Ahlijah
Le Togo va se joindre aux pays signataires du traité portant création de l’Agence africaine du médicament. Le gouvernement réuni en conseil des ministres mercredi, a examiné et adopté l’avant-projet de loi autorisant la ratification de ce document.
L’exécutif togolais, en donnant son approbation pour la signature de ce traité, dit vouloir consolider ses efforts “ en matière de lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés”. Ce qui répond à “l’initiative de Lomé” sur le trafic des faux médicaments lancée le 18 janvier 2020 par le chef de l’État Faure Gnassingbé.
La ratification du traité de création de l’Agence africaine du médicament, selon l'exécutif togolais, lui permettra aussi de renforcer sa politique de couverture santé universelle. A ce titre, le conseil des ministres avait déjà examiné et adopté une semaine plus tôt l’avant-projet de loi instituant l’Assurance maladie universelle (AMU).
S’agissant du traité portant création de l’Agence africaine du médicament, notons qu’il a été adopté le 11 février 2019 à Addis Abeba par les États africains. Il a pour objectif de faciliter une réaction coordonnée face aux crises sanitaires, de surveiller et d’atténuer le risque de pénurie de médicaments et de dispositifs critiques tels les vaccins.
Esaïe Edoh
Togo Invest Corporation SA et Kara Investment Fund ont récemment signé un mémorandum d’entente en faveur des entreprises togolaises.
A travers cet accord, les deux structures s’engagent à mutualiser leurs efforts “ pour mobiliser les ressources financières dans le but d’accompagner les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Très Petites Entreprises (TPE) togolaises”, précisément celles en phase de croissance.
Spécifiquement, Togo Invest Corporation et Kara Investment Fund contribueront au financement des projets dans les secteurs de l’agriculture, des énergies renouvelables, des infrastructures portuaires, aéroportuaires, routières, de télécommunications et digitales. Les deux structures s’échangeront en outre, des informations et des points de vue “d’une manière continue en ce qui concerne la mobilisation de fonds auprès d’Investisseurs Institutionnels européens”.
A terme, l’ambition des deux institutions est, selon les informations, de contribuer à la consolidation du tissu économique national dans le cadre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, indiquent-elles.
Notons que, Kara Investment Fund, domicilié au Luxembourg, est un fonds d’investissement qui intervient exclusivement sur le continent africain et privilégie le financement de projets à impact économique et social ainsi que des projets respectueux de l’environnement. Au Togo, il intervient dans l’agrobusiness à travers des investissements projetés à 5 milliards FCFA.
Quant à la Holding Togo Invest, elle a été créée pour soutenir l’Etat togolais dans ses missions d’investissements dans les projets structurants.
Esaïe Edoh
La structure d’accompagnement à l'entreprenariat innovant (SAEI) et business school spécialisée dans les énergies renouvelables Energy Generation (EG), fondée au Togo par la franco-congolaise Astria Fataki, vient d’obtenir une distinction d’Afric’innov décernée par l’association panafricaine du même nom, qui siège à Dakar.
La même reconnaissance a été décernée à la fablab marocaine Impact Lab et à la branche gabonaise du réseau d’incubateurs Juniors Achievement le label Afric’innov,
Les trois entités rejoignent ainsi cinq autres SAEI du continent qui ont également reçu en janvier dernier, cette distinction : la Startup Factory (Maroc), la Fabrique (Burkina Faso), Etrilabs (Bénin), le CIPMEN (Niger) et Donilab (Mali).
Dans le but de mettre en évidence les structures d’accompagnement les plus performantes du continent, un comité d’experts indépendants évalue entre autres, les infrastructures, la gouvernance, la méthodologie et les ressources d'accompagnement, ainsi que l'offre de services mis à disposition des entrepreneurs accompagnés.
“Les 8 SAEI détentrices du Label Afric’innov ont démontré leur niveau de maturité et de professionnalisme selon un référentiel de qualité objectif, reconnu par les acteurs des écosystèmes de l’entrepreneuriat innovant en Afrique. Ce sont donc des partenaires idéaux pour tous les acteurs souhaitant travailler avec les SAEI sur le continent : entrepreneurs, institutions publiques ou encore bailleurs de fonds”, explique Alice Petetin, Responsable de la Labellisation Afric’innov.
Notons que, lancé au second semestre 2020, le label Afric’innov est soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD) et l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
S’agissant plus spécifiquement d’Energy Generation, il convient de préciser qu’elle a lancé il y a quelques jours, les inscriptions pour une nouvelle édition de son programme de formation en entreprenariat dans le secteur de l’énergie solaire, exclusivement dédié aux femmes.
Klétus Situ
130 milliards FCFA, c’est ce que représente le portefeuille de projets de l’Agence Française de Développement (AFD) au Togo, a indiqué ce mardi, la présidence de la République à la faveur de la première revue à Lomé du portefeuille de l’institution financière.
“Le montant global du financement de l’AFD en cours au Togo est de 130 milliards de Francs CFA dont 49 milliards FCFA en subventions. Le portefeuille comporte dix projets répartis dans les secteurs de l’agriculture, l’éducation, la formation professionnelle, l’énergie, l’eau et l’assainissement”, précise Sandra Ablamba Johnson, ministre secrétaire générale de la présidence en compagnie de François Jacquier-Pélissier, directeur pays de l’AFD.
Si les résultats de l’évaluation des projets qui a notamment permis la mise en évidence d'une reprise dynamique de l’économie togolaise sont positifs et satisfaisants pour les deux parties, des défis sont encore à relever pour une meilleure exécution des projets. A cet effet, des revues périodiques sont annoncées pour “plus d’efficacité et d’efficience dans l’exécution des projets”.
En rappel, l’AFD, partenaire technique et financier de premier ordre du gouvernement togolais, qui avait participé à l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du pays lancée en avril 2020 par le Club de Paris, s’est engagée en avril dernier, dans le cadre de la visite d’Etat de Faure Gnassingbé à Paris, à soutenir le projet PERECUT visant à électrifier 50 localités à hauteur de 75 millions € (49 milliards FCFA).
Klétus Situ
Les autorités togolaises vont réserver une quote-part non encore précisée de marchés publics aux PME/PMI et aux artisans, après les jeunes et femmes entrepreneurs qui bénéficient depuis avril 2019, d’une quote-part de 25% des marchés publics, après un an d’expérimentation où une mesure présidentielle leur en réservait 20%.
C’est l’une des réformes introduites dans l’avant-projet de loi relatif aux marchés publics, examiné et adopté ce mercredi en conseil des ministres ; un texte qui comporte plusieurs autres innovations.

Ainsi, désormais, les délais de passation de marchés publics, globalement de 180 jours, sont réduits à 90 jours. Le nouveau texte qui devrait prochainement être soumis à l’examen et à l’approbation de l’Assemblée nationale, met l’accent sur la téléprocédure en matière de commande publique.
De fait, la dématérialisation des procédures sur l’ensemble de la chaîne de la commande publique est prise en compte dans le texte adopté par le gouvernement togolais au même titre que la réduction des délais de recours gracieux devant l’autorité de régulation.
L’actualisation « intervient dans un contexte d’amélioration constante du climat des affaires » et « ce texte permettra d’accélérer la mise en œuvre des projets d’investissements publics au profit des populations », indique le relevé du conseil des ministres.
Pour rappel, l’étude de ce texte entamée depuis quelques mois, vise à « réformer le cadre des marchés publics au Togo en vue de le rendre encore plus optimal, renforcer le fonctionnement de la chaîne de passation des marchés publics et d’accroître les moyens mis à la disposition des acteurs pour mener à bien leurs missions ».
Esaïe Edoh
Dans le cadre d’une nouvelle sortie sur le marché financier régional, le Togo compte mobiliser 60 milliards FCFA pour financer la relance de son économie post-Covid-19. L’information a été rendue publique par l’agence Umoa-Titres.
Pour ce faire, Lomé annonce une sortie simultanée d’obligations de relance qui devrait se boucler ce vendredi 17 septembre. Ceci, sur des maturités de 7 et 10 ans et des taux d’intérêt respectifs de 5,90 et 6,10 %.
Cette sortie sur le marché financier régional intervient après celle du 20 août passé, au cours de laquelle, le pays, à la recherche de 25 milliards FCFA, avait enregistré des soumissions de l’ordre de 120 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 483 %. Il n’avait finalement retenu que 27,5 milliards FCFA.
Notons qu’au total, depuis le début de l’année, le pays a levé 435,5 milliards FCFA sur le marché Umoa-Titres. Le gouvernement ambitionne de lever 110 milliards pour le compte de ce 3e trimestre 2021.
Mawulolo Ahlijah
Le Port de Lomé entre dans le Top 100 !
Accumulant de bons rankings ces dernières années, le Port autonome de Lomé (PAL) confirme ses performances en arrachant la 98ème place du Top 100 des ports à conteneurs dans le monde, d’après l’édition 2021 du classement publié par la revue Lloyd's List, spécialisée sur les questions maritimes. Une entrée favorisée par la croissance du volume de conteneurs traités par le Port de Lomé, la fiabilité et la performance observées sur ses services portuaires, explique-t-on.
En effet, au cours de ces dernières années, le PAL a multiplié des réformes pour booster l’efficacité des flux physiques. Il a, de ce fait, engagé la dématérialisation des documents à travers la mise en place du Guichet Unique qui permet de fédérer tous les paiements bancaires.
Il a également récemment, refait sa voirie intérieure, favorisant ainsi la fluidité des marchandises.
Avec ce classement, « le Togo se positionne pas à pas dans la sphère des hubs de transbordement majeurs sur le plan mondial », déclare ravi, le ministre de l’économie maritime, Edem Kokou Tengue. D’après lui, cette performance traduit également « d’une part, les efforts du gouvernement togolais et stimule d'autre part, à plus de réalisations pour une image florissante de notre chère nation ».
Notons que le même magazine, en collaboration avec « Container Management » avait classé en 2019 le port de Lomé parmi le top 5 des ports du continent et comme le 1er hub de transbordement en Afrique de l’ouest avec 1,5 million d’Equivalents Vingt Pieds (EVP).
Seul port en eaux profondes de la côte ouest africaine avec une profondeur de 16,60 mètres, le port de Lomé opère en tant que hub de transbordement majeur pour la sous-région et comme la porte d'entrée sur les pays comme le Mali, le Niger, le Burkina-Faso, ainsi que le nord du Nigeria.
Esaïe Edoh
« Le Congo veut s’inspirer du travail de haut niveau qui se fait sur la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) avec des technologies modernes pour une mise en œuvre des Zones Economiques Spéciales au Congo. L’avenir du monde se trouve en Afrique, nous devons alors mettre véritablement l’accent sur la transformation sur place de nos produits locaux. »
C’est ce qu’a déclaré le ministre congolais des Zones économiques spéciales et de la diversification économique, Emile Ouosso, après des échanges lundi 13 septembre à Lomé avec les ministres togolais Kodjo Adédzé chargé du commerce et Kayi Mivedor, chargée de la promotion de l’investissement sur la dynamique d’industrialisation du Togo. Ceci, à la faveur d’une mission d’une délégation du Congo en terre togolaise.

De fait, en vue de répondre aux attentes de la délégation congolaise, les officiels togolais ont présenté les différentes réformes opérées ces dernières années par le Togo. Également, à la suite des échanges, la délégation a visité la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA).
Notons qu'à travers la PIA, le Togo est entré dans une phase de son industrialisation avec la mise en place des unités de transformation dans plusieurs domaines sur le site.
Esaïe Edoh