Au Togo, seulement 6% des entreprises déclarées ont un chiffre d'affaires de plus de 500 millions FCFA. Ces acteurs concentrent à eux seuls, 88% du total des chiffres d'affaires déclarés dans le pays.
Ces chiffres émanent de la CCIT (Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo), et sont les résultats préliminaires d’études réalisées avec l'appui de l’Inseed, présentés ce mardi 21 septembre lors de la réunion de présentation des réformes de la chambre.
A côté de la forte concentration de capital de ce Top 6%, plus de 90% des entreprises togolaises sont de taille modeste, note l'étude. Selon les données, sur 123 486 entreprises enregistrées, 113 607 ont un chiffre d’affaires de moins de 60 millions FCFA. Ces PME représentent pour leur part, l'essentiel du tissu productif au Togo.
Plusieurs de ces “géants" de l'économie togolaise, sont rassemblés au sein de l'AGET (Association des Grandes Entreprises du Togo), et représentent principalement des filiales de grandes entités internationales, notamment Nsia-Assurances, Orabank, Scan-Togo, Atlantique Telecom Togo (Moov), Canal +, Cfao Technologies, Ecobank, Eiffage, Contour Global, et Maersk. Mais on compte également des acteurs d’origine togolaise, comme Zener (ex-Sodigaz).
Le conseil d’administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (Boad) vient d’approuver un financement de 20 milliards FCFA pour les travaux d’extension et de modernisation du réseau de l’opérateur Togocom.
Dans le détail, la facilité accordée par l'institution sous-régionale basée à Lomé va servir à la réalisation de cinq lots de travaux devant améliorer en termes de couverture et de qualité, le réseau mobile de Togocom, étendre la couverture 4G et accélérer le déploiement du réseau 5G sur des sites pilotes.
“Le projet porte sur la construction de 430 nouveaux sites du réseau mobile ; la mise aux normes 4G de 793 sites; le déploiement de 53 nouveaux sites 5G dans cinq (5) zones, à titre expérimental; le raccordement de 613 sites à la fibre optique et l’extension de la capacité d’accès à l’international de 60 Gpbs afin de la porter à 80 Gpbs”, détaille le communiqué de l’institution qui est le bras financier de l’Uemoa.
Les travaux devraient à terme permettre à l’opérateur détenu par le consortium Agou Holding (regroupant Axian Group et Emerging Capital Partner-(ECP)) et à l’Etat togolais d’atteindre une couverture de 98% de la population et 90% du territoire togolais en 2023.
En rappel, à l’issue de sa prise de participation et de contrôle de la Holding Togocom (résultant de la fusion des sociétés d’Etat Togo Cellulaire et Togo Telecom) en 2019, Agou Holding avait annoncé un plan de développement avec près de 245 millions d’euros (160 milliards FCFA) d’investissements à réaliser sur 7 ans.
Klétus Situ
Malgré la crise sanitaire qui a mis aux arrêts l’économie mondiale, le Port de Lomé a connu un regain d’activités en 2020 sur son segment conteneurs, avec une croissance à deux chiffres.
Selon Lloyd’s List, une revue londonienne spécialisée sur les questions de transports maritimes qui paraît depuis 1734, la plateforme portuaire togolaise a brassé 1 725 270 d’EVP en 2020 contre 1,5 million un an plus tôt, soit une croissance de 15%. Grâce à cette performance, légèrement supérieure aux chiffres récemment communiqués par les autorités portuaires locales - 13% - Lomé fait partie des moteurs de croissance au niveau mondial : 2è croissance africaine et 7e progression mondiale en 2020.

Le Port togolais entre ainsi pour la toute première fois dans le One Hundred Container Ports 2021, classement mondial des 100 plus grands ports à conteneurs).
Cette dynamique haussière est surtout tirée par les opérations de transbordement de Lomé Container Terminal (LCT), le terminal à conteneurs détenu à 50/50 par Terminal Investment, la branche portuaire de MSC, et China Merchants Port Holdings.
Le Port de Lomé dont le débit conteneur a rapidement augmenté durant cette décennie - plus de 200% - grâce aux investissements opérés par LCT, entre dans le carré d’as des ports africains ayant les meilleurs trafics conteneurs, derrière Tanger Med (5,7 millions d’EVP), Port Saïd (4 millions d’EVP) et Durban (2,5 millions). Au Port de Lomé, l’activité conteneurs est largement dominée par le transbordement qui représente plus de 77% du trafic conteneurs global.

Pour rappel, le classement mondial est dominé par les ports asiatiques dont sept chinois, avec Shanghai, premier du classement. Le premier port européen, 10è du classement, est celui de Rotterdam aux Pays Bas.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la troisième édition du Salon Ferin est annoncée pour les 21 et 22 octobre prochain. Après une première édition en grande pompe au Palais des Congrès en 2019, l'édition 2021 se tiendra à l'instar de celle de l'année dernière sous un format hybride. Les activités en présentiel qui se dérouleront au Canal Olympia Midè, situé à Cacaveli dans la banlieue nord de Lomé, seront diffusées en webinaire zoom et facebook live pour le grand public.
La rencontre dont la philosophie est de faciliter les échanges entre acteurs du tissu économique et de soutenir la revalorisation des investissements dans l’économie togolaise ; s’articulera cette année autour du thème “l’innovation, l’industrialisation : socles d’un développement inclusif et durable”.
L’autre grande nouveauté pour cette troisième édition est l’augmentation des cash prizes dont est doté le concours T-Fertile. En effet, le premier prix de la compétition dédiée aux jeunes entrepreneurs et dont les inscriptions courent jusqu'au 25 septembre, sera cette année de deux millions FCFA, soit le double du montant décerné aux précédentes éditions. Le prix de l’entreprenariat féminin est quant à lui, doté d’une enveloppe d’un million FCFA. Un troisième prix, celui de du vote du public, verra son lauréat repartir avec 300 000FCFA.
“C’est une opportunité offerte aux jeunes (18-40 ans) entrepreneurs porteurs de projets, de pouvoir décrocher un financement pour le soutien de leurs activités”, a expliqué Junior Bakeriga, membre du comité d’organisation.
Klétus Situ
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Dans la commune de Bassar 1 (chef-lieu Bassar), le conseil municipal a adopté de nouvelles dispositions en vue d’améliorer la mobilisation des recettes. Au total, 3 mesures ont été prises lors de la deuxième session ordinaire gestion 2021, tenu du 8 au 15 septembre 2021 à Bassar.
Le conseil a décidé de renouveler l’équipe des collecteurs de tickets de marché. Dans cette même veine, les élus locaux ont procédé à la révision des textes relatifs à la fixation des taxes sur l’exportation des bêtes, des tubercules (ignames) et sur les appareils distributeurs de produits pétroliers. Ils ont également créé et harmonisé des taxes sur la publicité, la redevance pour occupation du domaine public, les produits de location des boutiques publiques, etc.
En effet, ces mesures ont été prises en raison de la faible mobilisation des recettes au cours des 8 premiers mois de l’année. Soit environ 30 millions FCFA collectés contre un budget prévisionnel de 68 millions FCFA, un déficit de près de 43%.
Esaïe Edoh
M AUTO Togo, une société d’assemblage de motos électriques et de triporteurs, a lancé ses activités hier lundi 20 septembre 2021 au Togo.
La cérémonie de lancement s'est déroulée sur le site annexe de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), qui héberge l'infrastructure. C’était en présence de nombreux officiels, notamment des ministres chargés de la Promotion de l'investissement au Togo, Rose Kayi Mivedor, et celui des Transports, Affoh Atcha-Dedji.

La structure est portée par le groupe indien M Auto, qui annonce une production destinée au marché local, mais également régional, avec en ligne de mire une capacité future de 1000 véhicules par jour. Il y a quelques mois, M Auto avait offert au gouvernement togolais, un lot de véhicules électriques, en appui à ses efforts de préservation de l’environnement à travers la réduction de l’empreinte carbone.
« Cette production est un tournant décisif pour notre industrialisation. Elle permettra aux populations d’avoir des motos, des tricycles à peu de frais avec de véritables possibilités de réduction des coûts d’entretiens des équipements, la création de l’emploi et corrélativement contribuer à la protection de l’environnement », a indiqué le ministre chargé des Transports, à cette occasion.
Rappelons que la PIA est le fruit d’un partenariat entre la République togolaise et Arise IIP, en vue de booster le secteur de l’industrie et la création d'emplois dans le pays d'Afrique de l'Ouest.
Elles étaient 3 652 en 2019, 4 662 en 2020, 2864 au terme du premier semestre 2021, les entreprises personnes morales (Société) nouvellement créées au Togo. Cette tendance haussière est surtout stimulée par les réformes opérées ces dernières années dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires. Ces réformes qui visent à rendre la création d’entreprises morales, simple, rapide et peu onéreuse, ont porté leurs fruits selon les autorités togolaises.
Les frais d’une procédure de création d’entreprise personne morale ont été respectivement ramené à 29 250 F CFA pour les Togolais et les ressortissants de la CEDEAO, et à 34 250 F CFA pour les étrangers. Le délai de création est passé de plusieurs centaines de jours à 24 heures, puis à 7 heures après le dépôt définitif.
Il s’agit d’une avancée majeure. En 2012, les frais de création s’élevaient à 262 000 francs. À ces frais, il fallait ajouter le coût de la publication des annonces légales sur le site web du CFE qui s’élevaient à 62 000 francs - des frais qui ont été supprimés.
Personnes éligibles :
Selon les règles actuellement en vigueur, tous les citoyens togolais, les ressortissants de la CEDEAO et les autres étrangers régulièrement installés au Togo ont la possibilité de créer une entreprise morale auprès du Centre de Formalité des Entreprises (CFE).
Coût de la procédure :
Délais d'exécution :
7 heures après le dépôt définitif.
Où faire la demande ?

Nom du guichet : Centre De Formalités Des Entreprises (CFE)
Adresse : Angle avenue de la Présidence & avenue Georges Pompidou sis à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), B.P. 3210, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 23 62 60
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Portail Web: www.cfetogo.org
Pièces à fournir :
Le Togo va développer une application pour suivre les cargaisons de Soja lors de leur acheminement vers le Port de Lomé, comme l’indique un communiqué conjoint des ministères en charge du commerce et de l'agriculture. L’outil numérique qui s’annonce, s’inscrit dans le cadre des « nouvelles innovations consensuelles discutées entre les acteurs de la filière », selon la note officielle.
Dans la même optique d’améliorer le suivi des cargaisons dans le secteur, les deux ministères annoncent également la mise en place de postes de contrôle, au niveau du Pont de Djéréhoué (au Nord d'Atakpamé, situé à environ 160 km de Lomé), et de la douane de Lilikope (vers la ville de Tsévié, à une trentaine de kilomètres de la capitale).
« En outre, les acteurs de la filière sont informés que l'exercice de la profession d'acheteur ou d'exportateur de soja (conventionnel et biologique) et ses produits dérivés est subordonné à l'obtention d'un agrément délivré par le Secrétaire exécutif du comité du conseil interprofessionnel de la filière de soja au Togo (CIFS-Togo) pour transmission au CCFS (Comité de Coordination de la Filière Soja », ajoute le document.
Ces efforts de structuration et de contrôle interviennent dans un secteur de plus en plus robuste au Togo, et pour l’un des produits d’exportation agricole les plus importants du pays. Le Togo a, de fait, pendant deux années consécutives (en 2019 et 2020), été reconnu comme premier exportateur de soja bio vers l'Europe. Sur la période, les volumes des ventes du bio sont passées de 42 300 t à 51 000 t vers le Vieux continent, soit une hausse annuelle de plus de 20 %.
Ayi Renaud Dossavi
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Les établissements financiers togolais ont sollicité et obtenu à ce jour, 610 milliards FCFA en injection de liquidités auprès de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), depuis le début de septembre.
Dans le detail, ils ont d’abord mobilisé auprès de l’organe d’émission, 425 milliards FCFA de liquidités lors de la toute première injection du mois, le 6 septembre 2021. Ces ressources ont été collectées à deux guichets: le guichet mensuel, où les acteurs togolais ont engrangé 243 milliards FCFA, et le guichet de refinancement hebdomadaire, où ils ont levé 182 milliards FCFA pour le marché interbancaire.
Ensuite, le 13 septembre dernier, 185 milliards FCFA ont de nouveau été injectés par l’organe d’émission, en refinancement hebdomadaire pour le même marché.
Dans l’ensemble des pays de l’Uemoa, la Bceao a injecté 7 919 milliards FCFA, respectivement 1 709 milliards au guichet mensuel, et 6 255 milliards FCFA en refinancement hebdomadaire (les 06 et 13 septembre).
Notons que les 610 milliards FCFA mobilisés pour les établissements de crédit au niveau national représentent 7,7% des fonds mis à disposition des banques de la sous-région depuis le début du mois. La Côte d'Ivoire, locomotive de l’UEMOA s’est réservé 25,3% des fonds mis à disposition par la Banque centrale, suivie du Sénégal,19,6% et du Bénin 14,3 %, entre autres.
Des entreprises togolaises évoluant dans l’import- export utilisent plus les systèmes de paiement digitaux et les services bancaires sur internet en comparaison avec celles qui n’ont pas de rapport avec l’extérieur. C’est ce que révèle une étude sur la compétitivité des PME togolaises, réalisée par le Centre du Commerce International (ITC), en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT).

Dans le détail, 25% des PME togolaises engagées dans le commerce international utilisent le paiement électronique contre 14% des structures locales. 26% optent pour la banque en ligne dans les opérations alors que seulement 10% de celles qui exercent des activités au plan local utilisent cet outil. Elles sont par ailleurs de l’ordre de 30% à faire leur commerce en ligne.
Selon ce sondage, l’utilisation des outils digitaux permet à ces entreprises de vendre leurs produits ou de s’approvisionner.
L’utilisation des outils numériques par les firmes qui commercent avec l’international, note l’enquête, “s’explique par leur exposition aux dernières innovations technologiques via leurs contacts des chaînes d’approvisionnement”, qui leur apportent des assistances techniques.
Esaïe Edoh