« Togo Smartphone », c’est le programme à travers lequel les autorités togolaises ambitionnent de faciliter l'accès aux smartphones à la population, grâce à un système de paiement flexible. Elles ont signé dans cette perspective un mémorandum d'accord (MoU) le 27 septembre dernier avec la startup britannique BBoxx, spécialisée dans la fabrication et la distribution de produits solaires.

Cet accord prévoit trois phases. A la première étape, BBoxx va faire une étude de marché pour recueillir des informations sur les besoins de la population et leurs préférences. La deuxième étape est celle de pilotage au cours de laquelle le Britannique mettra des smartphones à la disposition des fonctionnaires et des travailleurs du secteur public. A la dernière étape, le grand public togolais aura les smartphones via le système "Pay-As-You-Go" (qui signifie payer au fur et à mesure).
D’après Cina Lawson, ministre togolais en charge de l'Économie numérique, ce programme « est primordial pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement pour l'inclusion financière dans le pays et la fourniture de services numériques au public comme Novissi ».
Ce programme devrait également faciliter l’obtention du casier judiciaire qui est accessible en ligne depuis août dernier.
Notons que BBoxx, présente au Togo depuis 2017, fournit ses services via le système " Pay-As-You-Go ". En 2020, elle a conclu un accord avec le géant français de l'électricité EDF, pour la mise à disposition de 5.000 agriculteurs, des systèmes d'irrigation solaires dans le but d'accroître la productivité agricole et améliorer les opportunités économiques pour ceux-ci.
Esaïe Edoh
Le Collectif des Associations Contre l'Impunité au Togo (CACIT) et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), organisent du 20 au 27 octobre au Nunya Lab Lomé, un hackaton dénommé Tech 4D Rights (Tech for Detainees Rights).
Il s’agit d’une compétition tech et d'innovation qui cible en priorité les étudiants, les startupers et les organisations de la société civile. L'objectif affiché par les organisateurs est d’impulser le développement de solutions numériques, dans un contexte de pandémie, en vue d’“apporter des solutions technologiques innovantes pour l'amélioration des conditions de vie et de détention des détenus”, apprend-on.
Si une quinzaine d’équipes qui devraient participer à ce hackathon, seules une demi-dizaine verront leurs projets passer en finale où elles tenteront de gagner l’un des deux prix respectivement fixés à 500 000 FCFA et 300 000 FCFA. “Les solutions développées peuvent être : un logiciel, un site web, une application mobile, un appareil électronique, un produit, un service” précisent le CACIT.
Notons que les inscriptions sont ouvertes en ligne jusqu’au 10 octobre prochain via ce lien.
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Des startups des pays membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) pourront bénéficier de soutiens financiers pour booster leurs activités en participant à la 2è édition du Concours « Tremplin Startup Uemoa » lancée le 24 septembre dernier.
Dans l’ordre de mérite, les cinq meilleures jeues pousses empocheront 14 millions Fcfa, 13 millions Fcfa, 12 millions Fcfa, 11 millions Fcfa et 10 millions Fcfa, informe la commission de l’Uemoa dans un communiqué. Les 3 meilleures startups de chaque pays recevront pour leur part, un prix d’encouragement d’un montant de 5 millions FCFA chacune.
La compétition organisée par la Commission de l’Uemoa en partenariat avec la Chambre consulaire régionale de l’Uemoa (CCR-Uemoa) et les Chambres consulaires nationales (CCn) des États membres de l’Uemoa, est ouverte uniquement aux startups formellement créées après le 1er janvier 2017 et en activité dans l’espace sous régional. Elle cible les entreprises qui se servent du numérique pour contribuer à rendre le secteur agro-industriel plus performant.
Globalement, il s’agit pour la commission de l’Uemoa via cette compétition, de faire la promotion de l’entrepreneuriat moderne et innovant ainsi que de soutenir les efforts des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat de la sous-région, indique-t-on.
L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 25 octobre et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Mais préalablement, les candidats devraient remplir le formulaire de candidature disponible dans les chambres consulaires nationales.
Pour rappel, en 2020 lors de la première édition, c’était la Start-Up TECO2 du Burkina Faso qui s’était adjugé le premier prix.
Esaïe Edoh
« La fabrication de chaussures est une passion que j’ai développée dans mon enfance ; à 10 ans, je faisais la réparation. À 15 ans, l’inspiration de créer une chaussure m’a saisi et je me suis donné de manière obstinée ».
À l’état-civil Ayouguele, Kudjukabalo est un entrepreneur togolais spécialisé dans la fabrication de chaussures fermées et mocassins. Juriste de formation à l’Université de Kara au Togo, ce jeune créatif avait déjà choisi son métier de carrière avant même d’aller à l’université : la fabrication de chaussures.
À 10 ans, alors qu’il était à l’école primaire, Ayouguele réparait les chaussures pour ses parents et amis. Puis un jour, il proposa de réparer celles de son maître de classe. « En réparant ses chaussures, je me suis permis de faire une retouche, il en était très content » nous confie Ayouguele qui, depuis lors, a été surnommé Jean-le-Génie.
« La première paire de chaussures que j’ai fabriquée n’était pas du tout parfaite, mais j’en étais très fier. Ensuite, j’ai eu un mentor, Morou Mahamodou, qui m’a aidé à me perfectionner » se souvient-il.
En juin 2014, il lance son entreprise de fabrication et de commercialisation de chaussures, Shoes House Production (SHP-Shop). « Nous fabriquons des chaussures pour homme et femme, présidentielles, types fermés, mocassins, babouches, et les nu-pieds ». C’est très difficile d’écouler des chaussures de fabrication artisanale mais « nous nous sommes battus par passion pour ce métier et nous avons pu nous tailler une part de marché aujourd’hui, Dieu merci », se réjouit l’entrepreneur qui a maintenant 30 ans.
Jean-le-Génie participe à des foires-expositions, des festivals d’arts grâce auxquels il parvient à vendre sa production. En 2019, il a été sélectionné pour prendre part au programme américain Young African Leaders Initiative (Yali RLC) initié par l’ex-président américain Barack Obama au profit des jeunes Africains.
« Mon ambition est d’acquérir des machines me permettant de décupler ma production. Mais mon label sera toujours artisanal, c’est ce que nos clients aiment », indique Jean-le-Génie, qui estime que le secteur de la fabrication artisanale de chaussures est prometteur et mérite le soutien des autorités publiques.
Youssouf Sériba
Adiwale Partners, la société de capital-investissement créée par les Togolais Jean-Marc Savi de Tové et Vissého Gnassounou, a réalisé le closing final de son tout premier fonds d’investissement ouest-africain (Adiwale Fund I), indique l’Agence Ecofin.
Le gestionnaire de fonds qui veut financer des PME dans la sous-région, a levé en tout 60 millions € (69,6 millions $), moins que les 75 millions € initialement espérés. Une situation imputée à un « un environnement de levée de fonds très difficile, amplifié par la pandémie de Covid-19 ».
La société Adiwale maintient néanmoins son ambition de « construire un portefeuille attractif d’actifs en croissance », en Afrique de l’Ouest francophone, principale zone géographique de couverture de son premier fonds.
Le véhicule, dans un premier temps, se concentrera sur quatre pays de la sous-région (Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali et Burkina Faso), où il investira entre 3 et 8 millions € par transaction, au profit d’entreprises de taille moyenne, bien implantées sur leurs marchés et capables de croître rapidement. Elle cible notamment les secteurs des services aux consommateurs, des services aux entreprises et le secteur industriel.
En juin dernier, le fonds a réalisé une première opération au sein d’une société ivoirienne d’installation et de maintenance de solutions de climatisation industrielle et commerciale, souligne l’Agence Ecofin.
Pour rappel, Adiwale Fund I a accueilli la Société financière internationale (SFI), branche de la Banque mondiale axée sur le secteur privé, en tant que dernier investisseur lors de son closing final. Mais avant ça, de l’appui d’institutions de financement sur le plan continental et à l’international, notamment la Banque africaine de développement.
Ayi Renaud Dossavi
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Le successeur du Togolais, Dodji Ognankitan, lauréat du dernier concours « Neofarming Africa », sera connu au cours du forum « les Rencontres Africa » prévu du 30 novembre au 2 décembre 2021 prochain à Lomé. Le comité d’organisation a ouvert jeudi dernier les inscriptions pour le compte de l’édition 2021.
Les entreprises du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire de la sous-région qui souhaitent développer des innovations ou des projets porteurs, peuvent jusqu'au 20 novembre prochain, soumettre leurs projets via la nouvelle plateforme dédiée à l’événement.
En effet, le lauréat sera choisi sur la base de propositions de solutions qui visent à relever des défis agricoles spécifiques en Afrique. Le porteur du meilleur projet bénéficiera d’un appui à sa réalisation, à l’instar du Togolais qui a installé une usine de transformation du manioc en gari pour la consommation et en amidon pour les industries pharmaceutiques. Celui-ci avait décroché lors de l’édition précédente, le prix mis en jeu, soit une enveloppe de 20 000 € (13 millions FCFA).
Pour rappel, le « Neofarming Africa » est un mouvement qui rassemble de nombreux professionnels reconnus des institutions financières. Il a vocation à contribuer à l’identification et à l’émergence des meilleurs projets et intervient dans le cadre de l’organisation des « Rencontres Africa ».
Esaïe Edoh
Quels sont les pays les plus affectés par le Crime organisé en Afrique de l’Ouest et sur le Continent ? La Global initiative Against Transnational organized crime a tenté de répondre à la question avec son Indice mondial de la criminalité organisée, dans un rapport la semaine dernière. Le document est le fruit d’une étude de deux ans évaluant les niveaux de criminalité et de résilience dans les 193 États membres des Nations unies.
Son indice va de 1 à 10, du plus bas niveau de criminalité organisée vers le plus élevé, en tenant compte des marchés criminels dans les pays, la dynamique des acteurs criminels et la capacité des Etats à mettre en place les mécanismes de défense et les réponses nécessaires pour assurer une résilience opérationnelle face au crime organisé.
Le Togo dans la sous-région
24ème pays du classement au niveau africain, le Togo est le quatrième le moins touché de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine), avec un score de 5,33, à peine moins bien noté que son voisin le Bénin (26ème africain, avec un score de 5,25), la Guinée (27ème africain avec 5,2), et le Sénégal, (noté 34 en Afrique, avec un score de 4,81, le plus bas de l’Uemoa).
Dans l’Union économique, c’est la côte d’Ivoire qui est la plus touchée, avec un score de 6,15, 11è africain et 36è mondial, suivi du Niger (6,01), le Mali (16ème africain avec un score de 5,89), et le Burkina Faso (21è africain avec un score de 5,49).
Le Togo occupe une place intermédiaire dans la sous-région, avec un score de 5,33, en dessous de la moyenne sous-régionale, qui est de 5,47 pour l'Afrique de l’Ouest.
Le Nigéria, pays le plus touché en Afrique de l’Ouest
En Afrique de l’Ouest, dans l’espace Cedeao, c’est le Nigéria qui est le plus touché par le crime organisé, avec un score de 7,15. Le pays le plus peuplé d’Afrique et plus grande puissance économique de la zone, est d’ailleurs le deuxième du classement sur le continent, juste derrière la RDC (7,75). En contraste, le pays le moins touché du continent est l'île de Sao Tomé & Principe, avec un score de seulement 1,78 sur 10.
D’un point de vue régional, au niveau continental, c’est l’Afrique de l’est qui est la région qui enregistre les niveaux les plus élevés de criminalité organisée, avec un score de 5,66, suivie de l’Afrique de l’ouest avec un score de 5,47. Viennent ensuite l’Afrique centrale (5,11), l’Afrique du Nord (4,86) et enfin l’Afrique australe (4,67).
Ayi Renaud Dossavi
Classement 2021 des pays en Afrique de l’Ouest selon les niveaux de criminalité organisée
| Monde | Afrique | Afrique de l’Ouest | Pays | Score |
| 5. | 2 | 1 | NIGERIA | 7,15 |
| 36. | 11 | 2 | CÔTE D'IVOIRE | 6,15 |
| 41. | 14 | 3 | GHANA | 6,01 |
| 41. | 15 | 4 | NIGER | 6,01 |
| 49. | 16 | 5 | MALI | 5,89 |
| 67. | 21 | 6 | BURKINA FASO | 5,49 |
| 68. | 22 | 7 | GUINEA-BISSAU | 5,45 |
| 71. | 23 | 8 | SIERRA LEONE | 5,4 |
| 72. | 24 | 9 | TOGO | 5,33 |
| 76. | 26 | 10 | BÉNIN | 5,25 |
| 78. | 27 | 11 | GUINEA | 5,2 |
| 100. | 33 | 12 | GAMBIA | 4,83 |
| 102. | 34 | 13 | SENEGAL | 4,81 |
| 119 | 40 | 14 | MAURITANIA | 4,38 |
| 141. | 44 | 15 | CABO VERDE | 4,04 |
La naturalisation est un acte légal qui permet à un individu qui ne possède pas la nationalité d’un pays par naissance ou filiation de l’acquérir. Le candidat à la naturalisation doit remplir un certain nombre de critères édictés par la loi. Généralement, ce dernier doit avoir séjourné dans le pays concerné durant un certain nombre d’années. D’autres pays exigent que l’intéressé renonce d’abord à toute autre nationalité.
Au Togo, la demande de naturalisation doit être introduite auprès de la Direction du Sceau, de La nationalité et de l’identité civile (DSNIC). Le demandeur doit prouver qu’il a résidé au Togo durant les 5 dernières années, et il doit au préalable renoncer à sa nationalité d’origine. Le coût total de la procédure est de 15 000 FCFA, il est toutefois susceptible de modification. La nationalité est généralement délivrée un mois après le dépôt définitif.
Notons aussi que le demandeur doit au moins parler une des langues nationales du Togo pour obtenir la nationalité.
15 000 F CFA (susceptible de modification)
1 mois lorsque le dossier est complet.
Nom du guichet : Direction du Sceau, de la nationalité et de l’identité civile
Adresse : B.P. 121, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 20 41 33
Précieux sésame permettant à son détenteur d’effectuer des déplacements hors de son pays, le passeport se présente généralement sous la forme d’un livret contenant des informations personnelles ainsi que des feuillets sur lesquels peuvent être apposés des visas. Il est généralement octroyé seulement aux personnes possédant la nationalité.
La demande de passeport se fait au Togo auprès de la Direction Générale de la Documentation Nationale (DGDN). Il existe trois types de passeport dans le pays. Le passeport ordinaire est délivré à tous les citoyens qui en font la demande. Le passeport de service est réservé aux fonctionnaires et leur permet d’effectuer une mission à l’étranger. Le passeport diplomatique est quant à lui strictement réservé aux diplomates et aux hauts fonctionnaires de l’État. Le coût de la procédure est de 30 000 FCFA et le passeport est généralement délivré après 10 jours ouvrés.
Notons que les Togolais vivant à l’étranger peuvent effectuer leurs demandes dans les consultants et les ambassades qui leur sont proches. Conformément à la convention de 1951 sur les droits des réfugiés, les réfugiés vivant au Togo peuvent obtenir, s’ils respectent les conditions requises, un document appelé titre de séjour qui joue le même rôle qu’un passeport.
Trois types de passeport existent au Togo :
30 000 F CFA payables à la comptabilité de la DGDN contre délivrance de quittance.
Dix (10) jours ouvrés.
DGDN Lomé
Nom du guichet : Direction Générale de la Documentation Nationale (DGDN)
Adresse :
B.P. 4871, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 50 78 56
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Web : www.dgdn-togo.tg
Cinq (05) ans.
L’incubateur Cube (Centre Urbain de Business et d’Entrepreneuriat), a présenté hier dimanche 03 octobre, la première vague de bénéficiaires du projet Simelan. La présentation s’est faite à la faveur d’une visite de Geoffroy Montpetit, l'administrateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), sur le site du projet à Aného, à une cinquantaine de kilomètres, à l’Est de Lomé.

Ce sont ainsi une cinquantaine de femmes qui font partie de cette sélection, parmi les 100 qui sont impliquées dans la phase finale des formations en entrepreneuriat et gestion des finances dans le cadre du programme. Ces dernières vont obtenir un premier appui pour l’accélération de leur projet d’entreprise.
« Ces bénéficiaires sont réunies en trois catégories, celles qui bénéficieront de micro financements de 100 000 FCFA à 500 000 FCFA, celles qui ont des besoins de plus de 500 000 FCFA, celles qui seront mises en relation avec des fournisseurs (ce qui sera une autre forme de financement indirect) », explique Urbain Amoussou, Directeur de Cube et Responsable du projet Simelan. L’incubateur devrait ainsi accompagner les bénéficiaires des première et deuxième catégories, dans l’accès au financement auprès des établissements de crédits.
Pour le responsable de la structure d'accompagnement, au-delà de l’aspect financier, le volet social est essentiel au projet, qui ambitionne d’opérer des transformations au niveau local, parmi les communautés à la base de la commune.

De son côté, Geoffroy Montpetit s’est dit « très impressionné », suite à sa rencontre avec les bénéficiaires. « Je viens de visiter un projet de pisciculture et de formation technique axé sur les femmes, je suis très content de voir l'investissement de 18 millions FCFA que l'OIF a fait ici dans ce projet, qui semble vraiment prendre son essor. », résume-t-il en substance.
Rappelons que Simelan est un partenariat Public-Privé entre Cube et la Mairie de la Commune Lacs 1, pour développer une ferme piscicole dans la ville d’Aného. Son volet social, où l'accompagne notamment l’OIF, vise à former 100 femmes de la localité à l'entrepreneuriat, et à les accompagner jusqu'à la levée de fonds pour développer leurs projets. Le projet a été lancé en juillet dernier.
Ayi Renaud Dossavi
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