Le chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, en visite de travail à Nouakchott en Mauritanie, s’est entretenu avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ce mercredi, sur la coopération bilatérale entre leurs deux pays.
« Nos échanges, très fructueux, ont porté sur le renforcement de la coopération entre nos deux pays unis par des liens historiques », a twitté ce jeudi, Faure Gnassingbé.
En outre, les deux Chefs d’Etat se sont intéressés aux questions sous régionales, continentales et internationales d’intérêt commun, notamment la lutte contre la pandémie du coronavirus, la sécurité, la violence dans le Sahel, le changement climatique « qui restent des sujets de grande préoccupation », d’après le Président togolais.
Par ailleurs, au cours de cette visite, sont prévues des séances d’échanges entre les délégations togolaise et mauritanienne autour de plusieurs sujets visant à renforcer les liens économiques entre les deux pays.
Notons que le Togo et la Mauritanie entretiennent d'importantes relations commerciales. Entre mai et août 2019, le Togo a exporté vers ce pays des marchandises ou biens évalués à 10 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
La Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCIT) veut renforcer les échanges commerciaux entre le Burkina et le Togo. La structure a organisé hier mercredi 13 octobre à Lomé, une réunion avec ses partenaires techniques et financiers pour évaluer les besoins des commerçants exerçant sur l'axe Lomé-Ouaga, en vue d'une meilleure mise en valeur de ce corridor d’échanges économiques entre les deux pays voisins.
Les actions envisagées au bénéfice notamment des petits commerçants sur cet axe routier, comportent entre autres, « l'intervention au niveau des postes de contrôle pour leur faciliter le transport des marchandises et des biens, ou le renforcement en capacité pour une meilleure gestion de leur commerce », selon Yawo Josias Kavege, Directeur de l'assistance aux entreprises à la CCIT.
Cette rencontre préparatoire, adressée aux acteurs du secteur formel, de la sécurité et aux associations de commerçants, s'inscrit dans le cadre du Programme de facilitation des échanges en Afrique de l'Ouest, qui court jusqu'en 2023. A terme, il s’agit non seulement de rendre plus fluides les échanges transfrontaliers entre le Burkina Faso et le Togo, mais aussi de tripler les échanges commerciaux intra-africains, à l'horizon 2025.
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La compagnie aérienne Asky et le ministère togolais des sports et des loisirs ont signé un accord de partenariat mercredi à Lomé. Un accord de coopération commerciale gagnant-gagnant, selon les deux signataires, qui couvre une période de 3 ans.
D’après les clauses de la convention, le ministère des sports va « offrir une visibilité à Asky au niveau des stades lors des événements sportifs qu'elle organisera ». A son tour, la compagnie panafricaine va « offrir davantage de conditions préférentielles de voyage aux équipes sportives nationales et au personnel du ministère lors des compétitions et des missions officielles ».
A la suite du paraphe du document, la ministre des sports et des loisirs, Lidi Bessi Kama, a déclaré que cet accord était « la preuve irréfutable que son département ministériel entend faire du partenariat public-privé le fer de lance de sa politique de relance des activités physiques et sportives ».
De son côté, le directeur commercial et opérations du sol de Asky, Nowel Ngala, a confié que le choix porté sur le sport pour la signature de la convention, se justifiait par le caractère unificateur de l’activité.
Basée à Lomé, la compagnie panafricaine ASKY dessert vingt-cinq (25) villes dans vingt-deux (22) pays d’Afrique avec une flotte composée de dix appareils dont cinq Boeing 737-800 et cinq Boeing 737-700.
Esaïe Edoh
Dans le but d’accélérer l’industrialisation de leurs pays, de nombreux gouvernements font le choix de créer des zones franches. Il s’agit le plus souvent d’une zone géographique où les entreprises souhaitant bénéficier d’avantages fiscaux et réglementaires peuvent s’implanter. Ces entreprises exportent la grande majorité de leurs produits.
Au Togo, les entreprises qui souhaiteraient s’installer dans la Zone franche doivent obtenir un agrément provisoire. La demande est adressée à la Société d’Administration de la Zone Franche (SAZOF). Les frais sont de 300 000 FCFA pour l’étude des dossiers et de 200 000 FCFA pour le retrait des agréments. L’agrément est délivré dans un délai de 11 à 33 jours.
À ce jour, la zone Franche Togolaise compte 71 entreprises en activités et 25 autres en cours d’implantation. Ces entreprises interviennent dans les domaines du cosmétique, de l’agroalimentaire et de la santé entre autres.
Personnes éligibles :
L’entreprise doit respecter trois critères :
Coût de la procédure :
300 000 pour les frais d'étude du dossier
200 000 pour les frais de retrait de l'agrément
Délais d'exécution :
11 à 33 jours
Où faire la demande ?
Nom du guichet : SAZOF
Adresse : 2564, Avenue de la Chance 3250 LOME-TOGO
Téléphone : +228 22 53 53 53 / 22 53 53 60
Site : http://www.zonefranchetogo.org/
Pièces à fournir :
L’amélioration du climat des affaires a incité le gouvernement togolais à effectuer une série de réformes sur les 5 dernières années. Les conditions de création d’une entreprise ont été considérablement assouplies. Les frais de raccordement à l’eau et à l’électricité ont été aussi revus à la baisse.
Conscient de l’importance du commerce extérieur, le gouvernement a également mis en place un guichet unique automatisé (SEGUCE) réservé aux acteurs du secteur. Il s’agit d’une plateforme dématérialisée, accessible 24h/24 par internet à travers le lien www.segucetogo.tg. Elle relie entre eux tous les opérateurs et usagers intervenant dans les opérations du commerce international pratiquées au Togo à savoir l’import, l’export, le transit et le transbordement.
Notons que depuis l’année 2020, la plateforme intègre le paiement en ligne ou par virement bancaire. La plateforme ne cesse de se moderniser pour répondre aux besoins des acteurs.
Personnes éligibles :
La plateforme est réservée aux usagers du commerce extérieur.
Coût de la procédure :
Néant
Délais d'exécution :
Néant
Où faire la demande ?

Nom du guichet : Société D’exploitation Du Guichet Unique Pour Le Commerce Extérieur (SEGUCE)
Adresse : Quartier Ablogame, rue Gbaga, Lomé, Togo
Téléphone : 22 23 90 00
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Web : www.segucetogo.tg
Pièces à fournir :
Les documents nécessaires dépendent de la profession de l’utilisateur.
Depuis la moitié du 19e siècle et la création du CICR (Comité international de la Croix-Rouge), les ONG n’ont cessé de se multiplier aux quatre coins du monde. Ces structures jouent un rôle très important aux côtés des pays dans l’effort de développement et sont le plus souvent en première ligne en ce qui concerne l’aide humanitaire d’urgence.
Au Togo, une association a la capacité, si elle respecte certaines conditions, de se transformer en ONG de développement. L’association doit en effet justifier d’un minimum de deux années d'existence, d’un bilan positif de ses actions sur le terrain et d’une transparence dans la gestion financière et administrative. La demande est adressée au Ministère de la Planification du développement. La procédure est totalement gratuite et traitée dans un délai raisonnable.
Le Togo compte plus de 100 ONG nationales et internationales de développement. Nombre d’entre elles sont installées dans le pays depuis de nombreuses années.
Personnes éligibles :
Toute association répondant aux conditions requises et ayant opéré au moins deux (02) ans d’activités sur le terrain.
Coût de la procédure :
La procédure est gratuite.
Délais d'exécution :
Raisonnable.
Où faire la demande ?
Nom du guichet : Ministère Chargé De La Planification Du Développement
Adresse : Immeuble du CASEF, 5ème étage, côté plan, portes 599/598, B.P. 1667, Lomé, Togo.
Téléphone : 22 20 39 30/ 22 38 54 45
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Web : www.planification.gouv.tg
Pièces à fournir :
Le Togo sera de retour sur le marché financier régional pour tenter de mobiliser 50 milliards FCFA, d’après le calendrier des émissions publié par l’agence Umoa-titres. Ces ressources prévues pour être levées ce mois d’octobre, lui permettront de soutenir son plan de relance post-Covid-19.
La première sortie du pays pour mobiliser 25 milliards FCFA, est prévue le 15 octobre à travers une émission d’Obligations de Relance (ODR). Suivra la seconde le 29 octobre par Obligations Assimilables du Trésor (OAT), avec en ligne de mire, le même objectif financier.
Pour le compte de l’année en cours, selon Umoa-titres, le pays a déjà effectué 19 sorties qui lui ont permis de mobiliser un cumul de 502 milliards FCFA pour faire face à son programme de relance de ses activités post-Covid-19.
Rappelons qu’une année plus tôt, le pays a collecté 623 milliards FCFA en 23 sorties sur le marché financier régional.
Esaïe Edoh
Une quinzaine de pays sont réunis depuis hier pour deux jours à Lomé, pour échanger sur les bonnes pratiques de gouvernance foncière, et apprendre du Togo en matière de sécurisation des droits fonciers communautaires. C’est à la faveur d’une rencontre organisée par le ministère togolais de l'Urbanisme, de l'habitat, et de la réforme foncière, en collaboration avec l'Initiative Droits et Ressources (Rights and Resources Initiative, RRI), la Coalition mondiale pour l'accès à la Terre (ILC) et l’ONG Auto-promotion rurale pour un Développement Humain Durable (ADHA).
En effet, « L'un des objectifs principaux de cet atelier, c'est d'apprendre de l'expérience du Togo qui est cité en exemple de réussite en Afrique parce que le code foncier et domanial du Togo de 2018 reconnaît les droits fonciers communautaires et coutumiers, ce qui n'est pas évident dans beaucoup de pays. C'est aussi une approche participative et inclusive qui reconnaît les droits fonciers des femmes », selon Dr Solange Bandiaky-Badji, coordinatrice de l'Initiative des Droits et Ressources (RRI).
« On espère que les participants vont beaucoup apprendre de l'expérience du Togo mais aussi partager les défis et les opportunités qui existent dans d'autres avec nos confrères du Togo », a-t-elle ajouté.
Selon Koffi Tsolenyanu, ministre togolais en charge de l'Urbanisme, à l’ouverture des travaux, « Il y a un fort besoin d'avoir des politiques globales pour régir l'accès, l'utilisation et la gestion des ressources foncières dans nos pays respectifs. », ce qui passe notamment par une collaboration étroite et des échanges entre différents acteurs.
Cette rencontre est la troisième du genre en Afrique, et à son terme, des recommandations devraient être formulées, pour garantir la sécurisation et la tenue foncière communautaire dans des textes de loi.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le projet d’ordonnance du gouvernement de conditionner l’accès aux bâtiments publics à la présentation d’un pass vaccinal, en vigueur depuis le 10 septembre dernier dans les préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé, a suscité des réserves de la Cour constitutionnelle. Si celle-ci le juge recevable en la forme et conforme par son objet à la Constitution, la haute juridiction s’en démarque toutefois.
En effet, dans son avis du 30 septembre dernier, la plus haute juridiction du Togo a relevé que ce projet dont le périmètre d’application était restreint aux préfectures du Golfe et d’Agoe Nyivè, rompait le principe d’égalité, prévu par la Constitution. C’est ainsi qu’après l’énoncé de cette disposition selon laquelle « nul ne peut être favorisé ou désavantagé en raison de son origine familiale, ethnique ou régionale, de sa situation économique ou sociale, de ses convictions politiques, religieuses, philosophiques ou autres », elle a estimé qu’« en retenant un périmètre d’application qui aurait compris exclusivement les préfectures du Golfe et d’Agoe Nyivè au lieu de revêtir une portée générale, l’ordonnance sous examen méconnaît le principe d’égalité ».
Le gouvernement, en optant pour l’application de la mesure projetée, uniquement dans les deux préfectures, « crée en réalité une discrimination entre les citoyens au regard de l’accès aux services et prestations publics », tranchent les hauts magistrats.
En outre, de leur avis, le projet d’ordonnance devrait aménager « en raison de son objet et du contexte sanitaire, des dérogations explicites visant les personnes se trouvant dans l’impossibilité de présenter une preuve de vaccination ou de test PCR négatif soit en raison de leur jeune âge soit pour des motifs médicaux soit encore pour d’autres motifs résultant de l’urgence ».
Pour rappel, la mesure de présentation du pass vaccinal pour accéder aux bâtiments publics a été prise par le gouvernement suite à « l’inquiétante flambée de la pandémie à la Covid-19 dans le pays ».
Esaïe Edoh
Au troisième trimestre de l’année en cours, le Togo a enregistré la création de 3 495 entreprises, selon les données du Centre de formalités des entreprises (CFE) compilées par Togo First. Comparativement au deuxième trimestre où 3 224 entités ont été créées, on note une progression de 8,4%.
Dans le détail, le nombre d’entreprises déclarées en juillet est de 1 145, de 1 257 en août et de 1093 en septembre.

Sur la même période, les statistiques du CFE révèlent que 3 035 des nouvelles entités sont portées par des Togolais, soit 86% du total contre 460 par les étrangers, ce qui représente 14%. La part déclarée par les personnes physiques est de 2 111 entités correspondant à 60,4% contre 1384 créées par des personnes morales, soit 39,6%.
Si le taux a connu une hausse comparativement au trimestre précédent, il est plutôt en baisse par rapport aux trois premiers mois de l’année où 4 087 nouvelles structures d’affaires ont été enregistrées.
Notons que les 3 495 entreprises nouvellement installées, portent à 10 806, le total déclaré au CFE en 2021.
Esaïe Edoh