Après le Conseil national de crédit (CNC), le nouveau Représentant Résident du FMI au Togo, Maximilien Kaffo a aussi confirmé jeudi, la reprise des activités économiques dans le pays avec une poursuite de sa croissance au premier semestre de l’année, en dépit de la crise de Covid-19.
Dans son analyse, au cours d’une rencontre avec la presse locale, la nouvelle figure de l’institution de Bretton Woods au Togo a souligné que les secteurs de l’industrie, du commerce, des services, entre autres, avaient retrouvé leur niveau d’activité d’avant pandémie.
« La reprise de la production est également le reflet d’une reprise soutenue de la demande (intérieure et extérieure) », a relevé l’économiste, sur le même trend que le CNC.
En effet, d’après cet organe qui tenait sa 3è session de l’année le 7 octobre dernier, « après neuf mois d’activité, les indicateurs de conjoncture économique indiquent une reprise plus soutenue qu’attendu de l’activité dans le secteur tertiaire qui affiche une plus forte résilience face aux effets négatifs de la Covid-19 ».
Précisément, rapporte le conseil, « le taux d’inflation moyen, s’est établi à 3,9% à fin août 2021. Il est de 5,7% en glissement annuel en septembre, une amélioration par rapport aux 6,8% observés en juillet et août ».
S’agissant des relations entre le FMI et le Togo, Maximilen Kaffo a informé que les discussions se poursuivaient en toute sérénité entre les deux parties.
Rappelons que les autorités togolaises ont entamé en juin dernier, des négociations avec l'institution « en vue de finaliser les accords sur un nouvel accord FEC (Facilité élargie de crédits) »
Esaïe Edoh
Réagissant aux réserves de la Cour constitutionnelle sur un projet d'ordonnance du gouvernement visant à renforcer le Pass vaccinal dans une partie du pays, le Col Djibril Mohaman, patron de la Coordination nationale de gestion de la riposte (CNGR), a reprécisé que si ce document est exigé dans le seul Grand Lomé, c’est parce que cette partie du pays enregistre l’essentiel des cas positifs Covid-19 recensés dans le pays (plus de 90 %).
La CNGR indique dans le même temps que, lorsque les doses de vaccins commenceront à être déployées à l’intérieur du pays, le pass vacinal s’y imposera aussi. Ce qui devrait baliser la voie à une possible extension de la mesure à d’autres régions du pays.
Notons que la Cour Constitutionnelle a, le 30 septembre dernier, dans un avis, exprimé deux réserves sur le projet d’ordonnance du gouvernement sur le pass vaccinal.
A ce jour, le Togo compte un peu plus d’un million de vaccinés ayant reçu au moins une dose, soit environ 25% de la population cible (4 millions), et plus de 410 000 vaccinés ayant reçu deux doses.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo dispose désormais d’une unité de transformation de fruits et de légumes. Implantée au Centre des ressources pour l’artisanat de Tsévié, elle a été inaugurée jeudi par le Ministre du développement à la base de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Myriam Dossou-D’Almeida
Essentiellement, elle transformera de la tomate en purée et des ananas en jus.
Via cette usine, les autorités togolaises ambitionnent de faire de la transformation des fruits et légumes, une filière porteuse et créatrice de richesse, relève le ministère du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

« L’opérationnalisation de cette unité de transformation ouvre une nouvelle page pour le secteur agroalimentaire dans notre pays et en particulier pour la production des jus de fruits et légumes. L’unité permettra de tirer un meilleur bénéfice du positionnement stratégique de la ville de Tsévié, notamment par rapport à la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) qui se met progressivement en place et d’appuyer le potentiel de création d’emplois pour la jeunesse à travers l’entrepreneuriat », a déclaré Myriam Dossou-D’Almeida.
Cette initiative portée par le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) a bénéficié de l’appui technique et financier du programme pour le développement économique durable (ProDED) de la GIZ, à hauteur de 30 millions FCFA.
Esaïe Edoh
L’Office togolais des recettes togolais (OTR) a délocalisé le poste de contrôle de transit du Terminal du Sahel vers Atakpamé (environ 160 Km de Lomé), sur le site de contrôle de la charge à l'essieu de Djerehouyé.
L’annonce est faite ce jeudi 14 octobre par le fisc togolais qui veut ainsi alléger les contrôles et améliorer la performance logistique du corridor portuaire qui traverse le pays vers l'hinterland. Cette délocalisation intervient également dans un contexte de mise en branle de Plateforme Industrielle Intégrée d'Adéticopé (PIA). Ceci devrait notamment simplifier les opérations pour les agents économiques qui desservent les pays enclavés ouest-africains et importent leurs marchandises depuis le port de Lomé.
« Le constat de "vu au passage" des marchandises en transit vers les pays de l'hinterland se fera dorénavant sur ledit site », indique l’OTR dans son communiqué.

Ces mises à jour s'inscrivent également dans le cadre d’efforts d’amélioration des performances à l’Office, en vue d’attirer en particulier plus de partenaires ouest-africains. Une délégation avait ainsi exposé à Ouagadougou, il y a quelques jours, les facilités fiscales et non fiscales accordées aux marchandises en transit, de même que les réformes engagées pour digitaliser et accélérer les procédures douanières et faire baisser les coûts.
C'est ce qu'illustre notamment la présentation d'un scanner de dernière génération, permettant d'effectuer des contrôles non intrusifs sur des marchandises en transit, sans payement du droit de passage au Scanner.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Ministère du commerce togolais a formé cette semaine plusieurs experts et consultants sur le concept de mise à niveau spécifique, un outil qui vise à apporter une assistance technique ponctuelle aux entreprises et à permettre de cibler les appuis à leur apporter en fonction de leurs besoins.
La formation de trois jours, de mardi à jeudi, a été organisée par le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (BRMN), en collaboration avec la Commission de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine). Elle découle d’une initiative sous-régionale visant à appuyer les sociétés nationales de façon plus ciblée et améliorer leur compétitivité sur le marché.
« Ces modules de formation sur les outils de la Mise à Niveau Globale et de la Mise à Niveau Spécifique s’inscrivent dans le cadre du plan de renforcement des compétences techniques locales dans le secteur du conseil aux entreprises », a notamment indiqué Irène SAGBO, Directrice du BRMN Togo.
Les experts ainsi formés pourront ensuite appuyer les acteurs économiques locaux, et « favoriser le développement d’un nouveau savoir-faire au sein de l’expertise nationale, capable de répondre aux besoins spécifiques de la mise à niveau en particulier pour les Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises », indique le ministère. Ces TPME constituent d’ailleurs l’essentiel du tissu économique togolais.
Pour rappel, le Programme de Restructuration et de Mise à Niveau (PRMN) a été initié et lancé par l’Uemoa dans ses Etats-membres depuis 2006. Ce programme d’appui et de renforcement a fait l’objet d’expérimentation par une phase pilote qui a pris fin en 2014, avant d’être réadapté depuis, suite aux expériences acquises durant cette implémentation. C’est la deuxième session de renforcement des capacités dont bénéficie le Togo, après celle la mise à niveau groupée et spécifique.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, on note une importante baisse du nombre quotidien de cas positifs et de décès liés à la Covid-19 cette semaine, selon la Coordination nationale de Gestion de la Riposte à la pandémie (CNGR). C’était au cours de sa dernière mise à jour hebdomadaire sur la situation épidémique, mercredi 13 Octobre dernier. Ce constat vient conforter la tendance déjà annoncée sur les dernières semaines.
« Cette semaine, nous avons totalisé 184 cas contre 300 la semaine dernière, 500 la semaine d’avant et plus de 1600 cas les mois passés », a indiqué Col. Djibril Mohaman, président de la coordination. Une tendance baissière tout aussi notable au niveau des décès est relevée au niveau des décès. C'est incidemment dans ce contexte d'amélioration de la situation que le gouvernement a assoupli les mesures restrictives mises en place il y a un mois, en autorisant la réouverture des lieux publics, lieux religieux et grands bars.
La CNGR appelle cependant à la prudence, en soulignant qu’on a déjà vu par le passé des hausses de cas faire suite à des périodes d’accalmie.

Vers une fin de la “Deuxième vague” de 2021 ?
Plus largement, les statistiques compilées par la plateforme Our World in Data suggèrent qu’on évolue vers la fin de la « deuxième vague » de Covid-19 au Togo pour cette année. Cette vague, allant d'Août à Octobre et tirée par le variant Delta plus contagieux, semble d’ailleurs plus importante que la précédente (plus étalée dans le temps, de mi-janvier à mi-mai).
Selon la courbe de progression, cette dernière vague, qui a commencé à décoller à partir de mi-juillet, aura connu son pic dans la troisième semaine du mois d'Août.

La Vaccination ralentit, mais devrait remonter
Sur le terrain vaccinal, plus d’un million de personnes à ce jour ont pris au moins une dose, soit environ 25% de la population cible, et un peu plus de 410 000 ont reçu deux doses, selon la CNGR.
Le décalage s’expliquerait d’ailleurs par le temps d’attente de trois à cinq semaines qui sépare la prise de la première dose et celle de la seconde, selon le Coordonnateur, qui s’attend à une correction au niveau de la deuxième dose dans les semaines à venir.
Quoi qu’il en soit, les statistiques quotidiennes montrent cependant une baisse de l’élan vaccinal dans le pays, après l’impulsion donnée il y a quelques semaines par plusieurs mesures gouvernementales. A cet effet, pour le Col Mohaman, « l’effort doit se maintenir, la sensibilisation doit continuer pour qu’un grand nombre de Togolais se fassent rapidement vacciner ».
Le pays reste cependant l’un des pays les plus vaccinés, par million d'habitants, dans la sous-région.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les entreprises situées dans la zone franche doivent se soumettre aux formalités de dédouanement. Elles doivent pour cela s’adresser aux bureaux de la société d’administration de la zone franche (SAZOF). Le coût de la procédure est de 5 000 francs CFA. Le délai est très court et se situe entre 30 et 55 minutes selon l’affluence.
Rappelons que les 71 entreprises installées dans la zone franche togolaise ont pour obligation d’exporter la majeure partie de leur production.
Personnes éligibles :
Toutes sociétés implantées dans la zone franche
Coût de la procédure :
Les frais sont de 5000 FCFA
Délais d'exécution :
30 à 55 minutes
Où faire la demande ?

Nom du guichet : SAZOF zone portuaire
Adresse : 2564, Avenue de la Chance 3250 LOME-TOGO
Téléphone : +228 22 53 53 53 / 22 53 53 60
Site : http://www.zonefranchetogo.org/
Pièces à fournir :
Créée en 1989, dans la dynamique des efforts entrepris par le Togo pour se doter d’un tissu industriel, la zone franche est souvent citée comme une réussite dans la sous-région ouest-africaine. En 2021, 71 entreprises y étaient en activité et 25 autres étaient en cours d’installation. Les investissements cumulés s’élèvent à 240 milliards de FCFA environ à cette même période et le nombre d’emplois cumulé est de 15 392.
Un agrément est nécessaire pour avoir le statut définitif d’entreprise de la zone franche. La demande est traitée par la société d’administration de la zone franche (SAZOF) qui délivre le certificat d’entreprise exportatrice. Les coûts de la procédure, variables selon le type d’activité, tournent généralement autour de 2 500 000 francs CFA. La demande est traitée entre 52 et 107 jours.
Personnes éligibles :
L’entreprise doit respecter trois critères :
Coût de la procédure :
Les frais sont variables mais tournent autour de 2 500 000 FCFA
Délais d'exécution :
52 à 107 jours
Où faire la demande ?
Nom du guichet : SAZOF
Adresse : 2564, Avenue de la Chance 3250 LOME-TOGO
Téléphone : +228 22 53 53 53 / 22 53 53 60
Site : http://www.zonefranchetogo.org/
Pièces à fournir :
Lomé et Nouakchott annoncent prochainement une coopération dans les domaines portuaire et de la pêche, qui constituent des avantages pour le Togo et la Mauritanie. C’est à la faveur d’une visite de travail du chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, à Nouakchott où il s’est entretenu avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ce mercredi, notamment sur la coopération bilatérale entre leurs deux pays.
Cette coopération envisagée, s’explique selon le communiqué sanctionnant la visite, par les grands atouts dont disposent les deux pays dans ces domaines. De fait, si le Togo dispose du seul port en eau profonde de la sous-région, la Mauritanie pour sa part, a, une plateforme portuaire qui offre une position géographique privilégiée pour les navires au départ de l’Europe.
Abordant des sujets d’intérêt notamment la lutte contre la pandémie du coronavirus, ils ont rappelé à la communauté internationale l’urgence de la mise à disposition des pays africains de vaccins nécessaires pour enrayer la pandémie qui a « sérieusement affaibli l’économie mondiale en général et celle africaine en particulier ».
Ils ont aussi estimé que « l’une des conditions d’une reprise économique post Covid-19, rapide et durable, passait nécessairement par l’annulation de la dette des pays africains ».
Préoccupés par la violence dans la sous-région du Sahel et le risque de son extension vers les pays voisins, les deux Chefs d’État ont réaffirmé « la nécessité d’un renforcement de l’engagement de la communauté internationale aux côtés du G5 Sahel dans sa lutte contre le terrorisme ».
Les deux Chefs d’Etat ont également abordé la question relative au changement climatique, et déploré le fait que l’Afrique reste la première victime de l’émission de gaz à effet de serre bien qu’elle en produise peu.
Esaïe Edoh
Le Togo prépare sa participation à la COP26, conférence mondiale sur le climat qui se tiendra du 31 octobre au 12 novembre prochain à Glasgow en Ecosse. Les acteurs nationaux du climat et de l'environnement partagent depuis ce jeudi 14 octobre à Lomé, les efforts du pays dans la lutte contre le dérèglement climatique, en vue d'assurer une position commune à défendre lors de cette rencontre mondiale.
Cette réunion préparatoire à la COP26 devrait ainsi accoucher d'une feuille de route, permettant de saisir toutes les opportunités de financement pour la mise en œuvre de programmes de lutte contre le changement climatique au Togo. Le mot d’ordre est également de faire front commun, entre acteurs de la société civile, de l’Etat et du secteur privé, pour défendre les intérêts et ambitions du pays durant ces travaux.
« Nous devons faire en sorte qu'entre les délégations des services étatiques et ceux du secteur privé, des collectivités territoriales et de la société civile, il n'y ait pas de spectateur ni de touriste », indique ainsi Katari Foli-Bazi, ministre chargé de l'environnement.
En ce qui concerne justement la délégation togolaise, Aliou Dia, représentant résident du Pnud (Programme des Nations Unies pour le développement) qui accompagne le pays dans ses efforts, estime que « le Togo est en train de composer une bonne délégation qui ira à la COP26 ». Le haut fonctionnaire relève notamment l'implication du secteur privé, ce qui marque un pas « fondamental » pour le pays.
Pour rappel, la COP26 réunira les dirigeants, grands patrons et acteurs de la société civile du monde entier, pour discuter de l’évolution du climat et des mesures de soutien à prendre pour aider les pays les plus touchés à y faire face, et également à organiser la transition au niveau mondial. Dans le cadre de cette rencontre au sommet, les pays africains, parmi les plus touchés par les effets du dérèglement climatique dans le monde, demandent notamment plus de ressources et de soutien de la part des pays pollueurs et plus riches, pour faire face aux défis climatiques et financer leur transition verte.
Ayi Renaud Dossavi