De janvier 2019 au 31 mai 2021, la subvention de l’Etat togolais aux produits pétroliers est évaluée à plus de 13 milliards FCFA, selon le ministre du commerce Kodjo Adedzé qui évoquait ce vendredi, les raisons de la hausse des prix à la pompe.
Le ministre a précisé que rien que sur la période de janvier à mai 2021, cette subvention avait occasionné un manque à gagner d’environ 6 milliards FCFA à l’Etat, avant de dévoiler les prix réels de ces produits pour les Togolais, s’ils n’étaient pas subventionnés.
Sans la subvention, a-t-il ajouté, le Super sans plomb devrait être vendu à 595 FCFA, le Gasoil à 568 FCFA et le pétrole lampant à 517. Ces trois produits sont vendus respectivement à 505 FCFA, 520 FCFA et 606 FCFA, apprend-on.
Abordant plus spécifiquement la hausse des prix des produits pétroliers, Kodjo Adedzé soutient qu’elle est essentiellement liée à une « évolution considérable » du cours du dollar et du baril de pétrole sur le marché international.
« Le cours du baril du pétrole est passé de 18 dollars au début de l’année 2019 à 73,93 dollars au 9 juin 2021, soit une augmentation de 277% », fait-il constater.
En rappel, la nouvelle tarification des produits pétroliers est entrée en vigueur depuis ce vendredi 11 juin.
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Le Bissau-Guinéen Braima Luis Soares Cassama est désormais le deuxième Vice-Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (Boad). Il a été nommé le 9 juin 2021 par le Conseil d’Administration pour un mandat de cinq ans renouvelables.
Selon un communiqué de l’institution basée à Lomé, cette nomination intervient au moment où la Boad s’attèle au déploiement de son 3è plan stratégique 2021-2025 (Plan Djoliba). Braima Luis Soares devra, à cet effet, apporter son expertise à la réussite de ce chantier.
Avant sa nomination, Braima Luis Soares fut Conseiller économique à la Présidence de la République de Guinée Bissau. Il a en effet occupé plusieurs postes en lien avec la finance et l’économie, notamment celui de ministre délégué au trésor, chargé des affaires fiscales et des comptes publics.
On apprend qu’il a par ailleurs été adjoint au Directeur des institutions de crédit et de financement de l’économie, et au Directeur des activités bancaires et des financements alternatifs au siège de la Bceao à Dakar.
Il est titulaire d’un Master 2 en économie monétaire et financière obtenu à l’Institut Supérieur de l’Economie et Gestion (ISEG) au Portugal, d’un Master 1 en Sciences Economiques de l’Université de Coimbra (Portugal), et diplômé du Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (Cofeb) dans la capitale sénégalaise.
L’African Guarantee Fund (AGF) va, dans le cadre de son accompagnement à la vision de développement portée par les autorités togolaises, focaliser ses actions sur la femme et la jeunesse, notamment en soutenant leurs entreprises en vue de créer 30000 et 50000 emplois d’ici cinq ans.
L’institution financière a fait cette annonce à l’occasion de l’inauguration de son siège à Lomé. Elle précise qu’à cet effet, elle va mettre à niveau les jeunes et les femmes entrepreneurs.
La ministre togolaise chargée de la promotion de l’investissement Kayi Mivedor rappelle que « 90% des PME/PMI sont créatrices d’emplois avoisinant un taux de 70% et sont appelées à devenir de grandes entreprises demain ».
Quant à Felix Bikpo, Président du Conseil d’administration (PCA) d’AGF, il estime que « la qualité des infrastructures et l’environnement des affaires se situent en bonne place parmi les obstacles à l’émergence des PME partout en Afrique. Mais qu’ « au Togo, les réformes entreprises ces dernières années ont permis de cumuler globalement de bonnes performances dans le rapport Doing Business ».
En rappel, au Togo, l’AGF est déjà en partenariat avec le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) fondé sur le partage de risques. Grâce à ce partenariat, elle assure la mise en place d’un fonds de garantie destiné aux acteurs de la chaîne de valeurs agricoles.
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Le gouvernement togolais et les opérateurs économiques privés ont tenu ce 9 juin à Lomé, les travaux du Conseil de Concertation Etat-secteur privé, sous la présidence du Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé. Une rencontre au cours de laquelle la cheffe du gouvernement a salué la résilience et le dynamisme des entreprises face aux défis de l’heure et réaffirmé l’engagement de Lomé à les accompagner.

Toutefois, estime le gouvernement, il “revient aux différents acteurs de faire preuve d’audace, d’ingéniosité et d’ambition pour saisir les opportunités et investir dans les domaines d’avenir (projets verts, services numériques...)”, a tweeté Victoire Tomegah-Dogbé.
En guise de soutien au secteur privé, au-delà des premières mesures prises par les pouvoirs publics togolais pour renforcer la resilience des entreprises face à la Covid-19, des annonces ont été faites lors de cette assise où on a note la présence du Professeur Carlos Lopes, très impliqué aux côtés des autorités dans la vision de développement du Togo et de Paul Harry-Aithnard, DG Ecobank Côte-d’Ivoire et region UEMOA.
Les PME/PMI au centre de la stratégie de relance
D’après le ministre du commerce et de l’industrie, Kodjo Adedze, les autorités travaillent à la mise en place d’un mécanisme de soutien aux PME/PMI qui ont été les plus fragilisées par les effets de la pandémie alors qu’elles forment le cœur du tissu économique togolais, contribuant à plus de 80% du PIB.
Si pour l’heure aucun montant n’a été dévoilé, les contours de la mesure devraient être peaufinés en concertation avec le secteur privé. ”Nous verrons ensemble avec le secteur privé. Nous aborderons les branches d’activités des entreprises directement touchées par la pandémie”, a déclaré le ministre.
Plus globalement, le plan de relance qu'annonce l'exécutif devrait, selon les indications de Kodjo Adedze, s’articuler autour d’un certain nombre de composantes, notamment un cadre logique des interventions, un plan de mobilisation, un plan de communication, et un mécanisme de suivi et évaluation.
Par ailleurs, un comité d’orientation stratégique et une unité de pilotage seront mis sur pied, toujours avec le concours des organisations du secteur privé.

La feuille de route, l’industrialisation et la PIA
S’agissant de la stratégie d’industrialisation du pays, contenue dans sa feuille de route quinquennale, le gouvernement togolais prévoit de stimuler la croissance des industries les plus prometteuses à travers l’émergence de trois “champions nationaux tournés vers l’export”.
En outre, alors qu’elle vient à peine d’être inaugurée, la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) a déjà finalisé des contrats de bail avec sept entreprises dont une togolaise.
D’après les attentes des autorités togolaises, cette plateforme, nouvelle pierre angulaire de la stratégie industrielle et de positionnement du pays en tant que hub logistique, devrait attirer une vingtaine d’entreprises sur les prochains mois.
Klétus Situ
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Les prix des produits pétroliers connaîtront une hausse dès ce vendredi à la pompe. La décision a été actée par un arrêté interministériel pris ce jeudi par les ministères du commerce et de l’économie.
Désormais, le super sans plomb sera vendu à 505 FCFA contre 425 FCFA ; le pétrole lampant à 400 FCFA contre 375 FCFA, le gas-oil à 520 FCFA contre 450 FCFA et le Mélange 2 temps à 606 FCFA contre 532 FCFA.
S’agissant des prix des bouteilles de gaz, ils restent inchangés. Ainsi, le prix la bouteille de 12 kg est maintenu à 6500 FCFA tandis que celle de 6kg se vendra à 3120 FCFA.
Ces nouveaux prix proposés par le Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers (CSFPPP) et validés par le gouvernement se justifient d’après Lomé, par les fluctuations des cours mondiaux des produits pétroliers.
Cette hausse, un an après une baisse des prix des produits pétroliers intervient en effet dans un contexte de hausse continue du prix du baril de pétrole et du brent depuis fin avril 2021.
A Londres par exemple, Les cours du pétrole ont grimpé à nouveau, après la publication par l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) d'un rapport mensuel optimiste. L’OPEP table sur une accélération de la reprise de la demande pétrolière au cours de la deuxième partie de l'année, a-t-elle indiqué jeudi.
“La reprise de la croissance économique mondiale, et donc de la demande pétrolière, devrait s'accélérer au deuxième semestre", note l’organisation dans son rapport mensuel, lit-on sur le portail prix du baril.
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En ligne avec son ambition d’atteindre les Objectifs du Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030, le Togo a élaboré un projet d’« amélioration du financement du développement pour la réalisation des ODD au Togo » via lequel, il ambitionne de lever davantage de fonds.
Financé à hauteur de 2,1 millions, environ un milliard FCFA par le PNUD et l’UNICEF, le projet récemment lancé, devrait permettre au bout d’une année, de créer les conditions d'une augmentation de ressources pour financer les ODD. Ceci, conformément à la feuille de route 2020-2025 : « Un Togo en paix, une Nation moderne avec une croissance économique inclusive et durable ».
La stratégie mise en place par le Togo consiste à mettre l’accent sur des actions coordonnées de mobilisation des ressources pour le développement durable, à explorer des opportunités de financement et à mettre en place un dialogue multipartite sur le financement des priorités nationales de développement impliquant pleinement le secteur privé.
Également, le Togo accordera une priorité à la chaîne de planification, de programmation, de budgétisation, de suivi et d’évaluation (PPBSE), d’après les informations.
Particulièrement pour les secteurs de l'agriculture (ODD 1 et 8), de la santé/nutrition (ODD 3 et 1) et de l'éducation (ODD 4), des stratégies spécifiques seront élaborées pour accroître les financements, afin d'accélérer le rythme de réalisation de l’agenda 2030 et mieux contribuer à la mise en œuvre de la feuille de route 2020-2025.
Ces initiatives permettront au Togo de définir une stratégie de mobilisation de financements durables, soutenue par un mécanisme institutionnel et la levée de ressources privées et publiques pour financer les ODD.
Notons qu’en 2020, afin d’accélérer la marche du Togo vers l’achèvement des ODD, le PNUD s’est associé à Togo Invest pour financer les projets du Plan National de Développement (PND) visant les ODD.
La production du miel pour le compte de l’année 2019 est de 59 833 litres contre 37 727 litres en 2018, soit une hausse de 58,6% en un an. Ce sont les données communiquées par le ministère de l’agriculture, ce mercredi 09 juin.
Dans le même secteur apicole, on note une progression de la production de la cire. En 2019, 3 231,3 Kg ont été obtenus contre 949,5 Kg en 2018, consacrant une hausse de 9,6%.
Sur la période sous revue, le revenu des apiculteurs a bondi de 123 millions FCFA à 190 millions FCFA. Ce qui correspond à une hausse de 54,5%.
Selon la direction des statistiques agricoles, de l’informatique et de la documentation (DSID), l’apiculture est pratiquée dans toutes les régions du Togo par environ 1700 hommes (81%) et femmes (18%). La plus forte proportion d’apiculteurs est détenue par la région des plateaux qui compte 41,8% des producteurs sur tout le territoire.
Notons que dans le souci de développer la filière apicole, les producteurs, avec le soutien du gouvernement, se sont organisés depuis novembre 2019 en interprofession dénommée « Conseil Interprofessionnel de la Filière Apicole (CIFAP) ».
Au Togo, le taux d'inflation a atteint 3% au mois d'avril, son plus haut niveau depuis le début de l'année, .Cette donnée qui émane de la BCEAO, vient corroborer une précédente étude de l’Institut national de la statistique, des études économiques et de la Démographie (Inseed) qui établissait une croissance générale de 2,7% des prix à la consommation.
Ces données traduisent en effet la tendance haussière des prix des produits de première nécessité sur les marchés dans le pays. L’Inseed estime à 7,7%, cette augmentation des prix à la consommation des produits alimentaires et boissons non alcoolisées.
Le cas des céréales dont les prix ont presque doublé d’avril à mai, obligeant ainsi l’Agence nationale de sécurité alimentaire du Togo (Ansat) à libérer une partie de ses stocks, préoccupe tout particulièrement autorités et consommateurs. Mais la situation n’est pas singulière au Togo.
D’après les données de la Bceao, la situation n’est pas plus reluisante au sein de l’UEMOA, trois pics plus importants ont été constatés au Mali (4,8%), au Burkina (4,6%) et en Côte d’ivoire (3,9%), alors que la moyenne sous-régionale s'établit à 3,1%.
Klétus Situ
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Après la baisse de production de coton de 43%, au terme de la campagne 2020-2021, Olam international s’engage à améliorer le rendement de la nouvelle saison. Le nouvel actionnaire de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) a, dans cette perspective, lancé officiellement le mercredi 9 juin à Tsévié, la campagne 2021-2022 avec de nouveaux objectifs.
« La campagne qui s’ouvre devra traduire de manière irréfutable notre volonté d’honorer l’engagement que nous avons collectivement pris devant le Chef de l’Etat, celui de produire 225.000 tonnes de coton graine en 2025 », a indiqué Martin Drevon, directeur général adjoint chargé des opérations à la NSCT.
Le lancement de cette campagne a été marqué par une rencontre de réflexion entre les différents acteurs de la filière. Objectif : mobiliser les cotonculteurs autour de nouvelles actions visant à assurer une meilleure production.
Dans cette lignée, d’importants moyens sont annoncés au profit des producteurs. « Des tracteurs seront mis à la disposition des producteurs qui n’ont pas les moyens financiers. Nous disposons également des appareils de récolte, pour ceux qui veulent récolter », informe le président de la Fédération nationale des groupements des producteurs du coton, Kouroufei Koussouwè.
En rappel, la production 2020-2021 s’est chiffrée à 66.000 t de coton graine contre 117.000 t pour la campagne précédente, soit une baisse de 43% en un an.
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Deux semaines après le Royaume-Uni, les Etats-Unis assouplissent les conditions de voyage vers le Togo. L’Oncle Sam vient de classer le pays ouest africain parmi les “plus sûrs au monde" pour ses ressortissants et les autres voyageurs, par rapport au risque de contamination à la Covid-19.
En effet, le département d'État américain a publié une liste exhaustive actualisée de pays vers lesquels il déconseille à ses ressortissants de voyager (niveau 4), où le voyage est à reconsidérer (niveau 3), où ils doivent faire l’objet d’une vigilance accrue (niveau 2), ou juste “prendre les précautions normales” (niveau 1).
Le pays qui déconseillait encore il y a peu à ses ressortissants la plupart des destinations africaines à cause de la pandémie de coronavirus, classe le Togo dans la dernière catégorie, c’est-à-dire celle des pays à faible risque de contamination à la Covid-19, aux côtés d’une dizaine d’autres du monde, dont 5 africains : Eswatini, Ghana, Gambie, Malawi, Sénégal.
Concrètement, les voyageurs états-uniens à destination du Togo devront simplement présenter un test PCR négatif datant de moins de 7 jours et respecter une période de quarantaine de 10 jours.
Notons qu’entre le 10 mai et le 7 juin, le pays est passé de 1 348 à 167 cas actifs.
Klétus Situ
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