Togo First

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L’Agence nationale de sécurité alimentaire du Togo (Ansat), a annoncé ce 31 mai, la mise en vente d’une partie de ses réserves de produits céréaliers. Une mesure qui devrait faire baisser les prix qui ont connu une forte hausse ces dernières semaines sur les marchés. 

En effet, les prix des principales céréales de consommation ont drastiquement augmenté entre avril et mai, en contraste avec les performances annoncées de la campagne agricole 2020-2021.  Le bol de maïs a par exemple atteint le seuil des 1000 FCFA, le prix du bol de haricot varie aujourd’hui entre 1200 et 2000 FCFA selon la variété et la qualité. Quant au sorgho, son prix a quasiment doublé. 

Si les causes factuelles de cette inflation sont encore floues, alimentant les supputations, le ministre Akodah Ayewouadan, Porte-parole du gouvernement lie cette situation à trois facteurs principaux : la baisse des surfaces cultivées pour le maïs, une diminution des stocks due à des exportations illégales et les pratiques spéculatives de certains commerçants.

Par ailleurs, les retards de la pluviométrie dont dépendent la majorité des producteurs, inquiètent. Couplées à l’intervention de l’agence dirigée par le Col. Ouro Agadazi, elles annoncent de mauvaises perspectives de récoltes pour la saison agricole en cours.

On a deux mois de retard des pluies, c’est suffisant pour qu'on anticipe une mauvaise récolte, donc une faiblesse de l'offre alors que la demande est censée augmenter car on ressort petit à petit de la covid-19. On s'attend à un rebond de l'économie, donc à une augmentation de la consommation des matières premières”, a indiqué un agronome. Mais si la pluviométrie ne s’améliore pas, la situation pourra empirer et obliger l’Ansat à libérer de nouveaux stocks sur le marché, apprend-on. 

Klétus Situ

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Eximbank Chine est le plus important créancier commercial du Togo. Selon des données du Ministère de l’Économie et des Finances, la dette du Togo vis-à-vis du Chinois s’évalue à 279 milliards FCFA fin 2020, représentant 59,9% de la dette commerciale extérieure totale du pays.  

Comparativement à une année plus tôt, l’engagement du Togo envers la Banque chinoise d'exportation et d'importation a connu une légère baisse de 7%.  Il est ainsi passé de 300 milliards en 2019 à 279 milliards avec un taux d’intérêt de 2% en moyenne sur une période de 20 ans. Les prêts contractés auprès de l’institution de l’Empire du milieu ont essentiellement “permis de réaliser de grands travaux d'infrastructures, notamment la construction et la réhabilitation de l'Aéroport international Gnassingbé Eyadéma aisi que l'aménagement de voies de contournement”, justifient les autorités togolaises. 

Eximbank Chine est suivie de loin, de la banque française Société Générale. Les créances du géant financier français sont estimées à plus de 96 milliards FCFA, soit 20,75% de la dette commerciale, alors qu’elles étaient quasi-nulles en 2019. L’augmentation de cet encours est le résultat de la deuxième phase de l’opération de reprofilage de la dette intérieure en juin 2020. Un prêt au taux de 4,54% avec une maturité moyenne de 6 ans aura permis de racheter deux (02) prêts contractés auprès de la BOAD et un (01) emprunt auprès du groupe Ecobank. 

Le Japonais Bank of Tokyo MUFG arrive en troisième position au terme de l’année 2020 avec 67 milliards FCFA, soit 14,55%. La dette togolaise envers la banque nipponne provient aussi de l’opération de reprofilage. Cette opération avait permis dès décembre 2020 au pays d’Afrique de l’Ouest d’emprunter 103,625 millions € (67,97 milliards de FCFA) auprès de la banque Tokyo-MUFG au taux de 4,68 % l’an pour 10 ans dont 2 ans de différé.

Au pied du podium, Eximbank Inde, qui représente, avec 22,3 milliards FCFA remboursable sur 22 ans, 1,75% d’intérêts, 4,77% de la dette commerciale du Togo.

Globalement en 2020, les emprunts commerciaux du Togo étaient de l’ordre de 467 milliards contre 387 milliards de FCFA. Leur augmentation était essentiellement due à la sortie du Togo à l’international, dans le cadre de son opération de reprofilage.

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Fin des coupures d’internet pour les abonnés de TogoCom au Nord du Togo et plus précisément sur l’axe Kara-Cinkassé? C’est ce qu’annonce le groupe Togocom dans le cadre d’un projet lancé en partenariat avec le groupe français SAGEMCOM et visant à renforcer son infrastructure à fibre optique (Backbone) sur l’axe Kara-Cinkassé d’une distance de 268 km.

« Les clients couverts par l’axe Kara-Cinkassé, bénéficieront désormais d’une connectivité sans coupure avec une meilleure disponibilité grâce à la redondance et à la sécurisation du réseau », indique l’opérateur passé sous le contrôle du groupe panafricain Axian dans un communiqué consulté par Togofirst.

De fait, la réalisation de ce nouveau chantier permettra de sécuriser le transfert de données, améliorer la qualité de service et l’interconnexion des localités de toutes les régions du pays, face au besoin grandissant de connectivité, d’après les informations.    

Ce projet de renforcement du Backbone, selon le groupe TogoCom, « apportera une valeur ajoutée indéniable au développement de l’industrie des technologies de l’information et de communication au Togo et aussi au développement de l’internet Haut-Débit ».

Il s’inscrit, indique-t-on, dans le sillage des chantiers déjà réalisés, notamment la sécurisation de plusieurs axes entre Lomé et Kara avec pour objectif de « fédérer toutes les villes avec une bande passante importante pour un accès optimal à l’internet ».

En rappel, depuis mars dernier, le groupe a entamé le déploiement de la fibre optique, en dehors de Lomé, dans sept nouvelles villes du pays qui sont Aného, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé, Kara, Cinkassé et Dapaong.

Le Togo devrait bientôt lancer la campagne d’information, d’éducation et de sensibilisation au projet d’identification biométrique “e-ID Togo”, a appris Togo First. Le Ministère de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale lance jusqu’au 7 juin prochain un processus de recrutement d’un consultant pour l'élaboration d'une stratégie de communication dans le cadre de ce projet finance en partie par la Banque Mondiale.

Le consultant qui sera recruté, devra, entre autres, “identifier les parties prenantes et leurs responsabilités dans la mise en œuvre de la stratégie de communication, identifier clairement les cibles, élaborer les messages clés à véhiculer et proposer un plan d’actions pluriannuel.” La réalisation de cette mission va baliser la voie à la campagne d’information, d’éducation et de sensibilisation à ce projet.

Suivant le planning dévoilé par le gouvernement togolais lors du Conseil des Ministres tenu mercredi 03 mars 2021, cette campagne précédera l’étape d’enregistrement de la population pour l’attribution d’un numéro d’identification unique à toute personne physique sur le territoire togolais.

A terme, cette opération facilitera les interventions de l’administration en faveur des citoyens, notamment en termes de fourniture des services sociaux, d’après les autorités togolaises. Initiative prioritaire de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, le projet contribuera à la mise en place du Registre Social Unique, de la Couverture Maladie Universelle et des mécanismes d’aide sociale.

Daniel Agbenonwossi

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Les autorités togolaises ambitionnent de procéder au cours de l’année 2021, à un recrutement général de fonctionnaires afin de renforcer l’administration publique.

D’après Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, ce recrutement est nécessaire, notamment pour faire “face au déficit quasi généralisé en ressources humaines auquel sont confrontés les ministères et institutions de l’Etat”. 

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Depuis quelques années, des départs massifs à la retraite ont été notés dans les ministères et institutions de l’Etat. Le recrutement envisagé, devrait donc permettre à terme, de combler les déficits en ressources humaines, indique-t-on du côté du ministère en charge du dossier.

Ainsi, le ministère, bras opérationnel du gouvernement en matière de recrutement et de gestion des ressources humaines de l’Etat, a lancé auprès des institutions et ministères, un processus d’évaluation de leurs besoins en profils et effectifs. 

Outre le recrutement du personnel, il est à rappeler que les pouvoirs publics ambitionnent de digitaliser l’administration togolaise, avec en toile de fond, le projet e-administration et la généralisation de l’e-paiement.

Klétus Situ

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Au Togo, les contrôles aux frontières et inspection aux points de ventes intérieurs du marquage sécurisé des produits; débuteront le 1er juillet prochain sur toute l’étendue du territoire. C’est ce qu’ont conjointement annoncé par communiqué, les ministres Kodzo Adedze de l’industrie et du commerce, et Sani Yaya de l’économie et des finances. 

Cette opération intervient quelques mois après  l’opérationnalisation en septembre 2020, du Système Automatisé de Marquage (SAM), devant permettre le traçage, l'authentification des produits commercialisés sur le territoire togolais et le recouvrement optimal des recettes qui y sont liées.

En rappel, l'exigence de marquage concerne principalement les produits comme l’eau, la bière, les jus de fruits, vins, vermouths, et les boissons alcoolisées ou non. “Il est demandé de marquer sans délai tous les produits qui sont dans le champ d’application du marquage sécurisé obligatoire”, ont déclaré les ministres, prévenant que “les produits non marqués seront considérés comme provenant de l’importation illégale (sans déclaration, contrebande) ou de la contrefaçon". 

Notons que le Togo perd annuellement près de 15 milliards FCFA du fait de l'existence du commerce illicite, sous-déclarations, sous-évaluations et de contrebandes.

Klétus Situ

La feuille de route annoncée à la fin des travaux du colloque sur l’Eco et qui sera remise aux Chefs d’Etat ouest-africains, se décline en quatre axes principaux et 24 points.

L’axe 1, intitulé « les finalités majeures du projet de la réforme », invite les Etats à l’unicité d’action, quelles que soient leurs différences et à renforcer l’intégration économique.

La politique de change, les critères de convergence à court terme, le desserrement de la contrainte d’inflation, la convergence structurelle ou encore la mise en œuvre de politiques sectorielles sont abordés dans l’axe 2, qui porte « sur les choix fondamentaux ».

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Les participants se sont également projetés « sur le futur système » de gestion de la monnaie unique dans l’axe 3. Ils proposent à ce titre la mise en place d’une banque centrale qui serait chargée de conduire la politique monétaire et de change des pays membres de la Zone Éco-Cedeao. Et aussi, la mutualisation des réserves de change qui sera le socle de la solidarité.

« Sur les modalités de mise en œuvre » énoncées à l’axe 4, les intervenants au forum suggèrent l’adoption d’une période transitoire vers la monnaie commune, au cours de laquelle un premier pool d’États réunissant les critères minimaux de convergence pourra se réunir. Par la suite, seront recherchées de nouvelles adhésions au projet en recherchant celles les plus faciles à obtenir.

Rappelons, que le colloque sur l’Eco, initiative de l’économiste togolais Kako Nubukpo, a connu la participation de plus de 200 personnalités venues d’horizon divers.

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Le Togo a finalisé ce vendredi sa cinquième émission obligataire de maturité 5 ans sur le marché financier régional coordonné par l’Agence Umoa-titres. A la recherche de 25 milliards FCFA, le Trésor public a levé 27,5 milliards FCFA, avec un rendement moyen pondéré estimé à 5,66% (maturité de 5 ans), le taux d’intérêt fixe de l’opération étant de 5,8%.  Le rendement moyen pondéré correspond au taux de rentabilité actuariel obtenu en gardant l'obligation jusqu'à l'échéance du 03 mai 2026.

Cette nouvelle réussite sur la place financière traduit l’engouement des investisseurs pour les titres publics togolais ; Ce sont les SGI et SVT basées au Togo, et en Côte d’Ivoire qui mènent la danse. Ainsi, le carnet d’ordre de l’opération a atteint un peu plus de 92 milliards FCFA, soit une sursouscription de plus de 370%, tendance devenue presque ordinaire depuis fin 2019.

Avec cette sortie, le Togo a déjà mobilisé ainsi plus de 300 milliards, avec désormais pour objectif de lever encore 300 milliards FCFA cette année sur ce marché à flot en dépit de la crise sanitaire.  

Pour rappel, en 2020, le pays d’Afrique de l’Ouest avait déjà réussi à mobiliser plus de 620 milliards FCFA, soit 200 milliards FCFA de plus que ce qui était prévu.

L’Ethiopien Mesfin Tarsew a été porté à la tête de la compagnie aérienne panafricaine Asky, basée à Lomé.  Il aura la responsabilité durant son mandat de remettre sur les bons rails, le transporteur, durement affecté par la COVID-19.

En août 2020 dernier, Asky avait repris progressivement ses vols, après environ 4 mois d’interruption en raison de la pandémie de Covid-19.

Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), les compagnies aériennes africaines ont enregistré une perte nette de 2 milliards $, en 2020.

Pour avoir occupé plusieurs postes de responsabilité notamment celui du Directeur du Département des Technologies de l’Information et celui de la Maintenance et Ingénierie pendant plusieurs années, le nouveau directeur qui connaît parfaitement l’industrie aéroportuaire, est attendu pour apporter son expertise afin de faire rayonner la compagnie.

Pour rappel, ASKY est une compagnie aérienne détenue à 40% par Ethiopian Airlines. Elle dessert vingt-deux villes dans dix-neuf pays sur le continent.

Des prélèvements sur les recettes de la loterie sportive à paris et à gains fixes, sur les sommes misées à l’occasion de toute forme de loterie et jeux de hasard, et sur des taxes parafiscales vont permettre de constituer le Fonds National pour le Développement du Sport (FONADES).

Un fonds dont la création a été actée par la nouvelle loi fixant les règles d’organisation, de développement et de promotion des activités physiques et sportives au Togo et qui permettra aux acteurs sportifs publics et privés, de bénéficier d’appuis techniques et financiers dans la pratique du sport.

« La nouvelle loi servira de substrat à la professionnalisation de la pratique sportive au Togo et permettra de faire émerger des sportifs de haut niveau et des équipes nationales compétitives aussi bien sur le plan continental que mondial », d’après Lidi Bessi-Kama, ministre des sports et des loisirs lors de l’adoption de cet instrument juridique.

Globalement, l’objectif des autorités togolaises via plus spécifiquement le fonds, est de « contribuer au développement social et économique de notre pays par la promotion de la pratique sportive à travers la mise en place d’un mécanisme de mobilisation des ressources nécessaires pour le développement du sport».

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