En visite de travail en Turquie du 29 mai au 2 juin dernier, le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey a annoncé la tenue des journées économiques turco-togolaises dans les années à venir. Elles devraient être organisées à la suite du forum d'affaires prévu entre septembre et décembre prochain à Lomé entre les opérateurs économiques turcs et togolais.
« Maintenant que l’ambassade est ouverte, une ambassadrice a été nommée et elle vient de commencer à travailler, nous pensons que d’ici la fin de l’année 2021, nous pourrons accueillir certains investisseurs turcs, et à la longue, aller vers des journées économiques turco-togolaises, soit à Lomé soit à Istanbul. Nous travaillons dessus et c’est très prometteur vu le désir et la volonté des investisseurs turcs », a confié le chef de la diplomatie togolaise à l’agence Anadolu.
Ces journées permettront de pérenniser les relations entre les opérateurs des deux pays et surtout « d’encourager l’investissement turc au Togo », d’après le Prof Dussey qui a, au cours de son voyage, présenté des opportunités d'affaires et d’investissement au Togo aux hommes d’affaires turcs. Il a également rassuré ceux-ci de la stabilité sécuritaire du pays.
« Nous n’avons pas d’actes terroristes sur le sol togolais venant de mouvements terroristes ou djihadistes de la région du Sahel. Mais nous sommes très préoccupés par l’instabilité dans la sous-région. Notre vision est la suivante : il ne faut pas attendre que nous soyons atteints pour agir contre le terrorisme. Nous essayons d’abord de renforcer nos moyens en matière de sécurité », a-t-il informé.
Pour rappel, au terme de la visite de l’officiel togolais à Ankara, le patronat turc s’est engagé à mobiliser ses membres à investir au Togo.
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Moins d’un an après le démarrage de ses travaux, la toute première plateforme industrielle, PIA a été inaugurée ce dimanche, lors d’une cérémonie présidée par le Chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé.
Implantée sur près de 400 hectares à Adetikopé (15 km au nord de Lomé), l’infrastructure développée par Arise IIP (dans le cadre d’un partenariat inspiré du modèle gabonais Nkok) se veut pour le pays, la matérialisation d’une nouvelle vision de développement : “produire plus localement, et être compétitif sur les marchés internationaux”, alors même que la Zlecaf (Zone de Libre Echange Continentale Africaine) est en marche.

La PIA, d’après ses promoteurs, a en effet pour vocation, la création de chaînes à haute valeur ajoutée (particulièrement dans l’industrie textile), l’approvisionnement en matières premières brutes, la fabrication sur place et l'exportation des produits finis. Le site abrite à cet effet, une zone industrielle, un parc pouvant accueillir 12 500 conteneurs, une plateforme de stockage du coton et d'autres matières premières agricoles, un terminal à camions et une zone de 200 000 m2 dédiée aux autres activités logistiques.
Autre détail, la plateforme dispose de sa propre usine de traitement de déchets, d’un commissariat de police, d’une caserne de pompiers et d’un guichet administratif unique regroupant tous les services et agences requis (pour l’enregistrement des sociétés, le fisc, les douanes, immigration entre autres), essentiellement afin de simplifier les formalités aux investisseurs et opérateurs économiques.
De grandes ambitions
Les projections déclinées par Gagan Gupta, le patron d’Arise IIP, sont ambitieuses : ne plus exporter un seul gramme de coton brut d’ici 2023, produire d’ici quelques années via une unité de textile domestique, des dizaines de millions d’unités de serviettes, de lits et de vêtements.
Surtout, les exportations togolaises devront, selon les prévisions, passer à l‘horizon 2025, “de 75 millions $ à environ un milliard $, soit une multiplication par 12 de la valeur”. Ce qui serait “une première en si peu de temps sur le continent”, prédit Gagan Gupta.
La production devrait être également boostée au niveau du soja, du bois, du marbre, ou encore des engins électriques, assure l’investisseur qui a mobilisé pour les travaux, près de 130 milliards FCFA.
Si 35 000 emplois directs doivent être créés au cours des 04 prochaines années, la PIA voit plus grand, et envisage de porter le nombre d’emplois total à plusieurs millions d’ici 2030.
Pour le Togo, il s’agit d’un “tournant décisif pour l’industrialisation du pays”, a déclaré la cheffe du Gouvernement, Victoire Dogbé.
Octave Bruce
Sérgio Pimenta, Vice-Président pour l’Afrique et le Moyen Orient de la Société Financière Internationale (SFI), sera en visite officielle à Lomé du 05 au 07 Juin prochain, annonce la branche de la Banque Mondiale dédiée au secteur privé.
Durant sa visite, il va conférer avec le Président Faure Gnassingbé et le Premier ministre togolais Victoire Tomegah-Dogbé pour réitérer le soutien du bailleur de fonds à la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route 2020-2025 du gouvernement. Ceci, en cohérence avec son opinion selon laquelle : « Le Togo est vraiment l’endroit où le secteur privé doit venir investir en Afrique ». On se rappelle que c’était lors de sa visite en 2019, qu'Africa Global Recycling (AGR), PME togolaise spécialisée dans le recyclage de déchets, avait intégré le programme "Local Champion de la SFI".
Via son engagement en faveur de la vision quinquennale de développement du Togo sur la période 2020-2025, la branche de la Banque mondiale dont les rênes ont récemment été confiées à Makhtar Diop, devrait renforcer son soutien en faveur du pays d’Afrique de l’Ouest et accroître ses opérations dans différents secteurs porteurs pour la création d’emplois et le développement. Notamment dans les infrastructures, l’agriculture et l’industrialisation, en ligne avec la conviction
Notons que la SFI apporte son accompagnement au Togo depuis quelques années dans les secteurs de l'énergie, des marchés financiers, de la logistique et de la santé avec un portefeuille de projets de 330 millions $.
Engagée à soutenir le Togo en suivant de plus près la vie socio-économique du pays, l’organisation a ouvert un bureau à Lomé en octobre 2019, dirigé par un responsable pays permanent.
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Deux ans et demi après avoir lancé la construction du carrier hotel Lomé Data Centre, premier centre de données et de colocation au Togo, le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a procédé ce 4 juin, à son inauguration.
L’infrastructure numérique, construite sur un espace d’un hectare à Lomé, devrait non seulement permettre de sauvegarder et sécuriser des données nationales, mais aussi d’offrir à des opérateurs privés des services d'hébergement de serveurs en colocation.
“Au fur et à mesure que le Togo se modernise et se digitalise, des plateformes sont créées. Celles-ci doivent être hébergées dans un centre de données sécurisé et fiable. Lomé Data Centre constitue une infrastructure majeure et revêt une importance stratégique”, a déclaré Cina Lawson, ministre en charge de l’économie numérique et de la transformation digitale au cours de l’évènement.

L’ouvrage, réalisé par le Français Cfao Technologies et le Togolais Centro et supervisé par l’expert en data centers APL France, a été financé par le Groupe de la Banque Mondiale à travers le Programme Régional Ouest Africain de Développement des Infrastructures de Communication (en anglais West African Regional Communications Infrastructure Program, WARCIP-Togo); à hauteur de 12,7 milliards FCFA.
Lomé Data Centre dont la gestion et l'exploitation ont été confiées à Africa Data Centres(ADC), filiale du groupe Liquid Intelligent Technologies, anciennement Liquid Telecom, est détenue par la Société d’Infrastructures Numériques (SIN), société de patrimoine gérant les actifs numériques de l'État togolais.
“L’intérêt de rassembler les actifs publics stratégiques de télécommunications au sein d’une même entité est d’assurer une utilisation optimisée des réseaux pour tous et de ne laisser aucun réseau existant inexploité”, a indiqué Attia Byll, Directrice Générale de la SIN.
S’agissant des caractéristiques techniques, le bâtiment comprend un bloc administratif et cinq salles d'hébergement de serveurs de 133m², dont 4 destinées aux opérateurs privés. Constituées chacune de 36 baies devant abriter les serveurs, ces salles sont connectées par un réseau de fibres optiques.
La température y sera maintenue basse par un circuit de refroidissement. Le tout est alimenté par une énergie primaire de 1 Mégawatt redondée, en plus de deux groupes électrogènes de 1000 kva.
“Le Lomé Data Center est en cours de certification par l’institut américain Uptime Institute à niveau de certification Tier 3+”, a indiqué Ali-Kpohou Mayéki, coordonnateur du Projet WARCIP.
En rappel, le Togo qui compte devenir un hub digital à l’horizon 2025, a placé la digitalisation au cœur de sa vision de développement quinquennale, et lancé en février dernier, un organe de protection de son cyberespace. Dans cette lignée, il prépare la réalisation de l’e-ID Togo, un projet d’identification biométrique.
Klétus Situ
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Moins de deux semaines après l’annonce de la création prochaine d’un Bureau d'enquête dédié aux accidents d’avions, le gouvernement togolais planche sur l’adoption par décret d’un programme de sécurité de l'aviation civile.
Le texte, examiné ce 3 juin en conseil des ministres, « fera l’objet d’une amélioration afin d’être soumis à nouveau au Conseil des ministres », a fait savoir le gouvernement.
La mesure dont l’adoption est envisagée, s’inscrira en droite ligne avec la volonté de Lomé d'assurer l’amélioration continue de la sécurité et de la sûreté dans l’espace aérien. Volonté exprimée peu après qu’une mission d’inspection menée par des experts a indiqué que l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma (AIGE) répondait à 80% aux normes internationales.
Une communication présentée lors d’un précédent Conseil des Ministres « avait pour objectif de faire le tour des textes applicables au domaine et de la sûreté et de voir dans quelle mesure nous pourrions améliorer davantage l’existant et continuer d’occuper des classements intéressants dans les rankings internationaux. »
Klétus Situ
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Au Togo, 54% des entreprises investissent dans la recherche et le développement. C’est l’une des analyses présentées par le Centre du Commerce International (ITC), dans son rapport d’enquête réalisée en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT).
Plus globalement, selon le sondage réalisé auprès de plus de 570 PMEs établies sur tout le territoire, 81% des entreprises togolaises considèrent qu'il est important d’investir dans les outils, applications et services technologiques.

Un écart de 27 points entre les désirs d’investissement et le taux d’investissements réels que tentent d'expliquer les auteurs du rapport. “D’autres études menées dans des pays en développement soulignent en effet que les goulets en compétences techniques, les coûts élevés des nouvelles technologies, et des infrastructures de base déficientes freinent les investissements”, indiquent-ils.
Par ailleurs, 83% des entreprises utilisent les applications de messagerie comme WhatsApp, pour communiquer avec leurs clients et autres parties prenantes. Dans le même registre, elles sont 58% à recourir au courriel.
Les entreprises d’import-export leaders en termes de transformation digitale
Le rapport montre en outre que les entreprises togolaises évoluant dans le commerce international sont les plus avancées en termes de transformation et d’usage numérique.
“Les exportateurs et importateurs utilisent plus volontiers que leurs homologues cantonnés au marché national les systèmes de paiement digitaux et les services bancaires sur Internet, et recourent aux sites de commerce électronique pour vendre leurs produits ou s’approvisionner,” peut-on lire dans le document.

Ce positionnement sur le plan national s'expliquerait par l’exposition de ces PMEs aux évolutions technologiques internationales, et à l’assistance technique dont elles bénéficient de la part de leurs partenaires d’affaires. Cette assistance leur permet d’intégrer plus aisément les innovations dans leurs process.
Notons que sur le long terme, les transformations digitales opérées par ces firmes devraient, selon les experts de l’ICT, rejaillir sur l’ensemble de l’écosystème des PMEs togolaises.
Klétus Situ
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En ligne avec l’ambition de couverture sanitaire universelle, projet financé à hauteur de 70 millions $ par la Banque mondiale, un comité de coordination a été mis jeudi à Lomé par la cheffe du gouvernement, Victoire Tomegah-Dogbé.
Ce comité se chargera de l’exécution de ce projet qui vise à renforcer les services essentiels de la santé et la couverture sanitaire universelle pour les Togolais.
« Il s’agira principalement d’augmenter les centres de santé sur le territoire national, de mieux les équiper, de recruter des ressources humaines en santé et réduire l’effort financier à l’accès aux services de santé de base en permettant à ces populations vulnérables de bénéficier d’une assurance maladie », a expliqué Dr Mamessilé Agba-Assih, Ministre déléguée chargée de l’Accès universel aux soins.
Le comité de pilotage regroupe les ministères sectoriels et des unités de gestion de projets.
La couverture sanitaire universelle au Togo, est un programme phare de la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Ce programme devra se réaliser sur les 5 prochaines années.
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Un peu plus du tiers, soit 36% des entreprises (PME) qui opèrent sur le marché togolais, sont certifiées conformément aux normes internationales. C’est ce que révèle une enquête réalisée par le Centre du Commerce International (ITC), en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT).
Le sondage qui s’est déroulé en 2 phases a conduit les 2 institutions à analyser un échantillon de 573 PME entre janvier et mars 2020 d’une part. Dans un deuxième temps, la CCIT a mené une enquête complémentaire entre mars et avril 2020 auprès de 1 084 entreprises (PME) au plus fort de la crise de la Covid-19, pour mesurer son impact sur leurs activités.
A côté du ratio (36%) des PME certifiées, on note que les entreprises dirigées par les jeunes représentent la proportion la plus élevée (41% des certifications dans le pays d’Afrique de l’ouest où diverses initiatives sont prises par les autorités ces dernières années pour susciter le goût pour la qualité auprès de l’ensemble des opérateurs économiques, notamment les jeunes.
Si du reste, certains d’entre eux déplorent les coûts élevés de la certification, qui constituent de fait un véritable “obstacle à leurs efforts d’amélioration de la qualité” tel que le précise le rapport, elle permet tout de même à ces dernières d’avoir une ouverture sur le marché international.

Ainsi, l’on note un plus important taux de certification chez les entreprises togolaises engagées dans les activités d’import/export, comparativement à celles qui ne sont actives que sur le marché national ; soit 44 % des PME impliquées dans les échanges internationaux certifiées, contre seulement 32 % de celles qui n’opèrent que sur le marché national.
D’un autre côté, et alors que l’agriculture démeure l’un des secteurs clés de l’économie nationale, seulement ¼ des firmes du secteur disposent d’une certification. Ce taux s’explique en partie par la nature informelle d’un secteur (agricole) qui génère près de 60% de tous les emplois générés. Un état de chose en contraste avec les chiffres des PME du secteur des services et du secteur industriel qui ressort avec 10 points, au-dessus du taux de certifications des entreprises exerçant dans le secteur agricole.
Notons enfin, que pour améliorer continuellement le schéma des entreprises en règle avec les normes internationales, et dans la promotion de sa démarche qualité, le Gouvernement a lancé il ya quelques mois, par le biais de de l'Agence togolaise de normalisation (ATN), des comités miroirs; structures nationales dont les activités sont calquées sur celles d’un comité technique de l’ISO. Le pays s’est aussi doté d’une Haute autorité de la qualité et de l'environnement (HAUQE) et de milliers de normes. Aujourd’hui, le Togo dispose entre autres d’un code-norme, baptisé « TGN », reconnu par l’Organisation internationale de normalisation (ISO).
Junior ATIGLO-GBENOU
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La Plateforme industrielle d’Adétikope (PIA), ouvrage dont l’inauguration est prévue pour le 6 juin 2021, traduit d’après le président togolais Faure Gnassingbé, la volonté du gouvernement de faire du pays, un hub industriel et de créer de la valeur ajoutée.
« Ce projet n’est qu’un exemple de ce qui peut être réalisé au Togo, lorsque la République du Togo ainsi que tous les investisseurs et toutes les entreprises qui souhaitent sérieusement créer de la valeur œuvrent en vue d’un objectif commun », a déclaré le Chef de l’Etat, dans un communiqué publié par ARISE, développeur de la plateforme.
Le n°1 togolais s’est surtout félicité de ce que PIA « garantira que le Togo obtienne une meilleure part de la valeur ajoutée grâce au développement de l’industrie locale » et la création de plus d’emplois pour les jeunes.
D’après ses promoteurs, PIA a vocation à créer des chaînes à haute valeur ajoutée dans l’industrie textile au Togo et devrait jouer un rôle de catalyseur pour soutenir la croissance économique, l’intégration régionale et le commerce. Ceci, grâce à son écosystème intégré qui offre une gamme d’avantages fiscaux et des infrastructures modernes facilitant la production compétitive de ressources agricoles locales, notamment le coton, la noix de cajou et le soja.
Répartie sur 400 hectares, PIA accueillera des entreprises des secteurs agroalimentaire, pharmaceutique, du recyclage et de l’automobile électrique. Déjà, elle a signé un contrat avec deux premiers investisseurs : Togo Wood Industries spécialisé dans le bois et Togo Agro Ressources qui « interviendra dans la transformation du soja, particulièrement sous forme d’huile comestible ».
Des opérateurs économiques togolais notamment ceux du Conseil National du Patronat (CNP-Togo) prospectent également des opportunités d’investissements dans ce parc.
D’après les prévisions des autorités togolaises, PIA devra générer 35 000 emplois locaux.
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Les statistiques socio-démographiques et les indicateurs économiques et financiers du Togo sur la période 2014-2019 seront disponibles dans les jours à venir. L’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) a validé ce jeudi 03 juin, l’annuaire contenant ses données.
Ce document fournit des informations sur les données clés de l’économie et plusieurs secteurs d’activités. Ces données devront servir aux pouvoirs publics, d’outils de suivi et d’évaluation des différents programmes de développement et de planification. Elles seront également utilisées comme un guide pour les partenaires au développement et les investisseurs, indique-t-on.
« Il s’agit de l’une des publications qui présente les séries statistiques rétrospectives les plus importantes de l'ensemble de l'activité économique, sociale et culturelle d’une entité. Ce document permettra de disposer d’indicateurs nécessaires au suivi et à l’évaluation des différents projets et programmes de développement ainsi que des agendas nationaux et internationaux », précise Essohanam Edjeou, directeur de Cabinet du Ministère de la Planification du Développement.
Ce document, relève l’INSEED, contient des insuffisances qui sont dues à l’absence de financements nécessaires pour recueillir des informations institutionnelles.
En vue d’améliorer les futures données statistiques, le Togo bénéficie de l’appui de la Banque mondiale à hauteur de 30 millions $ dans le cadre du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’ouest (PHASAO).
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