Togo First

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mercredi, 26 mai 2021 13:04

Togo : Saham Assurances devient Sanlam

Au Togo, Saham Assurance devient Sanlam. L’annonce de ce changement de dénomination a été faite ce mercredi 26 mai à Lomé au siège de l’assureur, ex-filiale du groupe marocain, à l’occasion d’une rencontre avec les gens des médias.

La compagnie d’assurance qui a lancé ses activités il y a plus de deux décennies au Togo et s’est positionnée sur les segments Vie et Non-Vie, affichera désormais l’identité visuelle de Sanlam, groupe sud-africain qui capitalise plus de 100 ans d’expériences dans le secteur financier dans plus de 30 pays. « Ce rebranding fait suite à l’opération d’acquisition par Sanlam Group de la totalité du capital de Saham Finances, finalisée en octobre 2018 », indique Simon Pierre Gouem, le Top manager de Sanlam Togo. Il s’agit de la prise en main par le Sud-africain, de la compagnie d’assurance qui pèse 31% de parts de marché de l’assurance Non Vie au Togo et qui demeure pendant 3 ans, leader sur ce segment.

« Plus qu’un changement de marque, faire aujourd’hui partie de la grande famille Sanlam revient à capitaliser sur un héritage de notoriété séculaire et d’enrichissement dans de nouvelles valeurs. La famille s’est agrandie et est devenue plus riche en diversités et en savoir-faire », se réjouit le Directeur Général qui émet le vœu que « cette diversité soit profitable à l’ensemble de tous les acteurs et surtout au client, qui reste le premier agrégat de l’industrie ». Le groupe sud-africain revendique en 2020, un chiffre d’affaire de 1,87 milliard $.

Au-delà de l’appartenance à un leader du secteur assurantiel africain, ce sont de nouveaux défis que devrait relever Sanlam-Togo. « Aujourd’hui, ce changement de dénomination est annonciateur de nouveaux défis, comme il est porteur d’une vision plus ambitieuse avec pour objectif d’asseoir durablement la nouvelle marque auprès des populations. Cette marque du leader panafricain de l’assurance permettra un partage d’expérience, de best practices et de technologies, comme elle est synonyme de brassage de compétences et de cultures. Elle apporte aussi une vision volontariste et ambitieuse en matière de responsabilité sociale de l’entreprise », précise Simon Pierre Gouem.

Notons qu’au Togo, la culture assurantielle reste encore faible et se situe entre 20 et 30% de la population, d’après les données statistiques de la direction nationale des assurances. Mais globalement, les compagnies y ont engrangé en 2019, 60 milliards FCFA de chiffre d’affaire, en hausse de 25% par rapport à 2015 où elles avaient réalisé 48 milliards FCFA.

Séna Akoda

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Le Président Faure Gnassingbé a pris part le mardi 25 mai à la 38ème réunion du comité d'orientation des chefs d'État et de gouvernement de l’agence de développement de l’Union africaine-Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (AUDA-NEPAD). Une rencontre tenue en visioconférence à l'occasion de la journée de l'Afrique célébrée chaque 25 mai.

Au cours des travaux, le n°1 Togolais, dans son intervention, a plaidé en faveur d’un partenariat entre l’AUDA-NEPAD, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et le Marché unique de transport aérien en Afrique (MUTAA) et les institutions de l’Union africaine (UA) qui ont en charge le développement et l’intégration du continent.

« Cette réunion stratégique offre l'occasion de plancher sur les moyens de relever les défis communs dans le contexte de la Covid-19 et de bâtir l'Afrique que nous voulons », a twitté le chef de l’État togolais. 

Avec ses pairs, ils ont échangé sur les sujets d’intérêt commun à l’Afrique, apprend-on. Notamment les politiques de développement, l’énergie durable, le genre, la mobilisation de ressources, la crise sanitaire et les projets prioritaires d’intégration régionale conformément à l’Agenda 2063.

En rappel, le NEPAD est un projet de développement à l'échelle continentale grâce à des infrastructures. Il a été initié par des chefs d'États africains en 2001. Le 27 mai prochain, avec le concours de du Groupe Ecobank, il va lancer le volet financement du programme « 100 000 micros, petites et moyennes entreprises (MPME) » qui sera financé à hauteur d’un milliard de FCFA.  

Les britanniques en provenance du Togo n’auront plus besoin de subir un protocole de mise en quarantaine à compter de ce jour. C’est ce qu’a annoncé le Royaume-Uni qui a classé le Togo parmi les pays à faible risque de contamination au Covid-19. 

Dans le détail, les voyageurs venant du Togo devront simplement présenter un test PCR négatif et respecter une période d'isolement à domicile de 10 jours. 

Contrairement à eux, les personnes ayant quitté les pays à haut risque de contamination devront être mises en quarantaine pendant 10 jours, dans les installations du gouvernement à leurs propres frais.

Cette nouvelle disposition de la Couronne britannique valide les mesures adoptées par les autorités togolaises depuis le début de la pandémie.

Pour rappel, le gouvernement togolais a récemment lancé la campagne d’inoculation de la seconde dose du vaccin AstraZeneca sur tout le territoire national. Le nombre de vaccinés est aujourd’hui estimé à plus de 276 000 personnes, selon les chiffres officiels. 

 

Daniel Agbenonwossi(stagiaire)

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Prévue pour être opérationnelle en janvier 2021, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) sera finalement inaugurée le 6 juin prochain, après près de 10 mois de travaux, a appris Togo First.

C’est à la suite de cette inauguration qui sera présidée par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé que les futurs fleurons de l’industrie togolaise entameront leurs activités de production et de transformation des produits locaux.

D’un investissement estimé à plus de 130 milliards FCFA, la PIA est un des projets phares du PND. Bâtie sur un espace de 400 hectares, cette plateforme est développée par Arise IIP, spécialisée dans le développement de parcs industriels, dont le Singapourien Olam est un des actionnaires majeurs. A ses côtés, l’Africa Finance Corporation (AFC), la plus importante institution multilatérale africaine de financement des infrastructures.

Outre la zone industrielle qu’elle abritera, la PIA sera dotée d’un parc pour le stockage de conteneurs d'une capacité de 12 500 EVP, une plateforme de stockage du coton et d'autres matières premières, et une zone de 200 000 m2 dédiée aux autres activités logistiques, apprend-on.

Alors qu’en mars 2022, les travaux de réhabilitation de la nationale N°2 Lomé-Aného devront être livrés, ils ne sont qu’à un taux d'exécution de 20 à 27%, d’après la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé en visite en fin de semaine dernière sur le terrain. 

De fait, à moins d’une année du deadline, le chantier de ce tronçon qui devrait relier la frontière du Bénin dans le cadre projet corridor Abidjan-Lagos est à la traîne. Une situation qu’a déplorée la Locataire de la Primature togolaise avant d'appeler les entreprises chargées des travaux à faire preuve de rigueur dans le souci de soulager les usagers du corridor.

La réhabilitation de cette voie de 30 km constitue la partie confiée au Togo dans la réalisation du projet corridor Abidjan-Lagos long de 1035 km.  

Il s’agit de la construction d’une voie de 2X2 de Avépozo à Togokomé longue de 10 Km, d’un montant de 13 milliards, et d’une seconde qui va de Togokomé à Aného, longue de 20 Km financée à hauteur de 34 milliards FCFA.

Au Togo, la Banque mondiale va décaisser environ 6 milliards FCFA (11 millions $) supplémentaires, pour appuyer les connecteurs et les infrastructures numériques, dans le cadre du renforcement de la connectivité du Togo et du développement de son économie numérique. L’institution de Bretton Woods a en effet annoncé le 21 mai dernier, avoir approuvé pour le pays, un financement additionnel à cet effet via son instrument spécialisé, l'IDA (Association internationale de développement).

Cette facilité intervient dans le cadre du Programme pour une Infrastructure de Communications Régionale en Afrique occidentale (West Africa Regional Communications Infrastructure Program – WARCIP. Ce projet vise à renforcer la contribution de l’institution de Bretton Woods aux grands chantiers lancés au Togo, à accroître la portée géographique des réseaux à haut-débit et à réduire les coûts des services de communication. 

Dans le détail, les fonds permettront notamment « d’achever la construction du centre d’hébergement et de co-location neutre et ouvert (Carrier Hotel), qui servira de hub régional pour l’achat et la revente de capacité de bande passante internationale sur le marché du haut débit au Togo», indique l'Institution basée à Washington.

« La mise en place des infrastructures prévues dans le cadre de ce projet permettra de réduire le coût de la connectivité internationale et de soutenir le programme de transformation numérique au Togo », souligne également Hawa Cisse Wagué, Représentante-résidente de la Banque au Togo.

Par ailleurs, les ressources annoncées devraient servir à finaliser la stratégie “Togo Numérique 2025”, en vue de tirer le meilleur parti des réalisations entrant en droite ligne avec le projet d’accélération de la transformation numérique du Togo.

Rappelons que le WARCIP-Togo est financé à hauteur de 30 millions $, et fait partie de la seconde phase du WARCIP, financée à hauteur de 300 millions $ par la Banque mondiale et destinée à combler les déficits de connectivité entre 16 pays d’Afrique occidentale et le reste du monde.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé a appelé samedi 22 mai dernier à l’unicité d’actions pour faire face au phénomène de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Elle s’exprimait à l’occasion de la 23è réunion du comité ministériel du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment de l’Argent en Afrique (GIABA).

Pour la cheffe du gouvernement, le blanchiment des capitaux prend de l'ampleur en Afrique de l’Ouest. De fait, il est important d’unir les forces pour venir à bout du fléau, a-t-elle soutenu.

« L’ampleur de ces phénomènes dans notre sous-région nous interpelle plus que jamais. Nous avons l’obligation d’unir nos efforts, de renforcer notre coopération pour mener des actions concrètes et échanger des renseignements en vue de lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », a-t-elle déclaré avant de souligner que « le gouvernement togolais considère que la digitalisation totale de l’économie couplée avec une formalisation des acteurs économiques est un levier important pour atteindre ce résultat ».

Cet appel de la cheffe du gouvernement togolais est soutenu par Kimélabalou Aba, Directeur général du GIABA qui a insisté sur la mise en synergie des moyens des États membres du Groupe pour combattre plus efficacement le phénomène.

1 GIABA

Le blanchiment d’argent affecte considérablement les économies africaines. Selon le GIABA, le blanchiment d’argent et du financement du terrorisme coûte à l’Afrique de l’Ouest environ 73 milliards $ soit près de 40 000 milliards de FCFA par an. Ces fonds blanchis proviennent essentiellement de l’évasion fiscale (43 milliards $) et de la corruption (20 milliards $).

L'opposant sénégalais Ousmane Sonko ne fera pas partie des personnalités attendues à Lomé dans le cadre des états généraux de l'Eco. Selon une source proche de l'organisation, l'homme politique n’interviendra que par visioconférence.

L'absence du leader du Pastef fait suite à une décision de la justice sénégalaise qui a prononcé sa remise en liberté le 08 mars dernier, sous contrôle judiciaire. 

Le Sénégalais était annoncé par les organisateurs au même titre que la Cap-Verdienne Cristina Duarte, conseillère spéciale pour l’Afrique du Secrétaire Général des Nations unies, le Bissau-Guinéen Carlos Lopes, le Béninois Lionel Zinsou, ou encore le chef des économistes pays de la BAD, Emmanuel Pinto Moreira, et bien d’autres. Ce sera autour du thème « Du FCFA à l'ÉCO: Quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l'Ouest ?».

Figure anti-CFA, Sonko avait en 2019, fait de la critique du franc CFA l’un de ses principaux axes de campagne lors de la présidentielle de 2019, à l’issue de laquelle il était arrivé en troisième position.

Pour rappel, les états généraux de l'Eco, initiative de l’économiste togolais Kako Nubukpo, s'ouvrent le 26 mai prochain à l’Université de Lomé (UL) pour prendre fin le 28.

Le Togo s'est inscrit dans la dynamique de valorisation de la filière arachide. En ce sens, il a, en début d'année, introduit de nouvelles variétés plus productives.

C’est un total de 13 variétés en provenance d’International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics (ICRISAT) du Mali, quatre (4) lignées de l’Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA), qui ont été introduites et testées au Togo avec succès, apprend-on.

Les semences de ces variétés sont certifiées et garantissent 45% du rendement d’après l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA). L’institut informe également que « les variétés d’arachide cultivées au Togo donnent de faibles rendements ».

Pour le compte de la campagne agricole 2020-2021, il note, une faible production estimée à 43 407 tonnes de rendement.

Dans le processus de la modernisation du secteur, vingt (20) unités de transformation sont installées et fonctionnelles, produisant en moyenne quinze (15) tonnes d’huile et trente-cinq mille (35 000) quarantaines de galettes par mois. 

Moov Africa Togo aurait écopé d’une amende de 593 millions FCFA pour « manquements graves et durables à son obligation de fourniture permanente et continue de ses réseaux et services de communications électroniques », a appris Togo First auprès d’une source proche de l’opérateur de téléphonie mobile.

La sanction qui, d’après la même source, aurait déjà été notifiée à la filiale togolaise de Maroc Télécoms, fait suite à une procédure de sanction ouverte en octobre 2020 à son encontre par l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP). Il était reproché à l’opérateur de téléphonie mobile d’avoir manqué à ses obligations de « permanence, continuité et disponibilité des services, inscrites à son cahier de charges». 

On se rappelle que lors de l’audition préalable à la sanction qui s’est déroulée devant le comité de direction de l’ARCEP, Michel Yaovi Galley le directeur général de l’institution régulatrice avait fait état de diverses perturbations constatées sur les réseaux de l’opérateur pendant les mois de Juin à Septembre 2020 et de Mars à Avril 2021, et « requis » une sanction exemplaire à son encontre.

Quant aux représentants de Moov Africa Togo conduits par le directeur général Abdellah Tabhiret « himself », leur ligne de défense a consisté à imputer la responsabilité des perturbations incriminées aux coupures prolongées de l’électricité par la CEET, aux sectionnements de leurs câbles par Togo Télécoms et les entreprises en charge de travaux publics.

1 moov africa

Cet argument liant les manquements répétés à des « des facteurs exogènes» et celui tiré des investissements de l’ordre de 113 milliards FCFA que l’opérateur déclare avoir réalisés dans l’amélioration de la qualité du service seraient jugés insuffisants, à l’aune de la sanction infligée, pour exonérer Moov Africa Togo de ses responsabilités.

Affaire à suivre

Séna Akoda

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