Le Togo a achevé vendredi dernier sa quatrième sortie obligataire sur la maturité de 7 ans sur le marché financier régional, segment des titres publics (MTP) coordonné par l’Agence Umoa-titres. A la recherche de 20 milliards FCFA, le pays a réussi à lever 22 milliards FCFA, le carnet de commande ayant atteint 56 milliards FCFA, soit un taux de couverture estimé à plus de 283%.
Cette levée de fonds porte à 163 milliards FCFA, le montant total mobilisé par le Trésor public togolais sur le MTP depuis le début de cette année.
Avec un rendement moyen pondéré de 5,95% (maturité de 7 ans), le taux d’intérêt fixe de l’opération annoncé était de 6%. Le rendement moyen pondéré (TMP) correspondant au taux de rentabilité actuariel obtenu en gardant l'obligation jusqu'à l'échéance (25 mai 2028).
Cette incursion montre une amélioration de la perception des investisseurs du marché pour les titres togolais sur cette échéance. L’intervention du pays sur 7 ans, le 16 avril passé, précédant celle d’hier, s’étant conclue par un rendement moyen de 6,09%.
Ce nouveau rendement des titres togolais (5,95%) reste toutefois marginalement au-dessus de celui de l’État ivoirien, l’émetteur le plus important sur le marché. Le TMP de la Côte d’Ivoire se situait déjà à 5,93%, le 11 mai 2021 sur la même maturité.
Autre information importante : en participant à plus du tiers du carnet de commande de cette émission obligataire, soit plus de 19 milliards FCFA, les investisseurs ivoiriens continuent de se montrer friands des titres publics togolais. Les investisseurs basés à Lomé quant à eux, ont déboursé plus de 17 milliards FCFA pour renflouer le carnet d’ordre.
Le Togo espère mobiliser encore 325 milliards FCFA cette année sur ce marché à flot malgré la crise : 75 milliards en bons assimilables du Trésor, 250 milliards en OAT.
L’année dernière, le pays avait déjà crevé son plafond en levant plus de 620 milliards FCFA, soit 200 milliards FCFA de plus que ce qui était prévu.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo devrait disposer d’une Stratégie nationale de lutte contre la corruption et les infractions assimilées d’ici mars 2022. Le processus d’élaboration de ce document a été lancé ce vendredi 21 mai 2021 par Christian Trimua, Ministre des droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté, des relations avec les Institutions de la République, porte-parole du Gouvernement, a appris Togo First.
Avec ce texte, indique-t-on du côté de Lomé, la lutte engagée contre la corruption et les infractions assimilées devrait être plus efficace, après les campagnes de sensibilisation menées sans grand succès.
Alors que de grands espoirs étaient placés dans la création de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (Haplucia), force est de constater que plus de trois ans après son début d’opérationnalisation, le Togo affiche des performances plutôt modestes dans les classements internationaux dont le très scruté rapport de Transparency International, déplore-t-on.
Après avoir stagné à 32 points depuis 2015, le pays a perdu 2 points en 2018 et un point l’année suivante pour se contenter de 29 points, contrastant avec les objectifs des autorités togolaises.
En effet, une récente étude commandée par la Haplucia révèle que 58,1% des Togolais pensent que la corruption a augmenté dans le pays au cours des douze derniers mois alors que seuls 18,4 % d’entre eux considèrent qu’elle a baissé, cite le Pnud Togo.
L’organisation onusienne au Togo qui accompagne l’institution dirigée par Wiyao Essohana a déclaré : "l’appui du Pnud à la Haplucia s’inscrit dans une démarche holistique de soutien à la transformation de l’administration publique, à la promotion de la transparence, de l’efficacité et de la redevabilité des institutions”.
Il est à rappeler que Christian Trimua avait indiqué qu’à l’aune des ambitions des autorités togolaises contenues dans la feuille de route 2020-2025, la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (Haplucia) allait faire l’objet d’une recomposition.
Parallèlement, Lomé multiplie les initiatives visant à réduire au minimum la corruption, avec en toile de fond la déclaration des biens et avoirs dont toutes les conditions se mettent en place, la généralisation des moyens de paiements digitaux au sein de l’administration, entre autres.
Daniel Agbenonwossi(stagiaire)
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La Société financière internationale (IFC) a annoncé le 18 mai 2021 un décaissement de 2 milliards $ pour soutenir les petites entreprises et accroître le commerce en Afrique. Cet appui permettra, selon la branche de la Banque mondiale en charge du secteur privé, de relancer la croissance économique africaine après la pandémie de covid-19.
D'après l'institution financière, 1 milliard $ serviront de financements directs pour les Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) tandis que le milliard restant financera le commerce international pour l'Afrique, afin de faciliter le flux d'importations et d'exportations de biens essentiels, notamment de produits alimentaires et médicaux.
« Pour créer les conditions d'une reprise inclusive et durable, il est essentiel d'accroître et d'adapter nos financements aux petites et moyennes entreprises et de garantir les flux commerciaux, moteurs de l'activité économique », a déclaré Makhtar Diop, directeur général de l'IFC. Il estime également que « c'est un moment critique pour les populations, les entreprises et les économies à travers l'Afrique. Aussi souligne-t-il que «la reprise à long terme passe par le financement des piliers de l'économie qui en ont le plus besoin aujourd'hui ».
Ce financement annoncé est l'un des plus grands engagements jamais pris par IFC en faveur de l’Afrique. Il intervient alors que le continent est aux prises avec les répercussions actuelles du COVID-19, qui a occasionné sa première récession économique en 25 ans, freinant l'élan du secteur privé et réduisant de 18% les investissements directs étrangers vers le continent.
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Face à des pressions d’origine naturelle ou liées au facteur humain que subit la côte togolaise, les députés ont doté le gouvernement d’un dispositif légal lui permettant l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. Cette démarche des élus du peuple a été matérialisée par le vote de la loi relative à la protection de la côte, le jeudi 20 mai dernier.
Cette loi, selon les parlementaires, vise à maintenir les équilibres environnementaux, lutter contre l’érosion côtière, préserver l’intégrité des sites, des paysages et du patrimoine marin. Elle permettra également de protéger le littoral contre toute forme de pollution et de dégradation, quelle qu’en soit l’origine.
« Cette loi se place dans une optique de développement durable en cherchant à préserver les richesses naturelles du territoire, source de son attractivité et de son développement économique, social et culturel afin de les pérenniser », a indiqué la présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tségan.
Pour sa part, le ministre de l’économie maritime Edem Tengue, a déclaré que « cette loi ouvre la voie au gouvernement pour agir sur les menaces qui pèsent sur le littoral ».
La côte togolaise, au cours de ces dix dernières années, est victime de l’avancée de la mer. D’après un rapport d’étude de la Mission d’observation du littoral ouest africain (MOLOA) réalisée en 2015, le recul du trait de la côte togolaise avoisine 20 mètres par an aux points les plus critiques tels que Baguida-plage Katanga, Agbavi et Doèvikopé.
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Le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé s’est rendu ce jeudi 20 mai à Bruxelles, Siège des institutions européennes, après le sommet de Paris sur le soutien aux économies africaines.
A Bruxelles, le N°1 togolais a rencontré le Roi de Belgique, Philippe. Il a eu également des entretiens avec Charles Michel, le président du Conseil européen et la Commissaire européenne aux partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, sur le renforcement des liens de partenariat et de la coopération entre l’UE et le Togo.
Plus concrètement, apprend-on de sources officielles, les échanges ont non seulement porté sur l’allègement de la dette, la mobilisation de la Team Europe, et les questions de développement, mais également, sur le défi de l’accès aux vaccins en Afrique via l'initiative COVAX, et les tractations pour une levée des brevets sur les vaccins contre la Covid-19, pour faciliter la production de vaccins dans le Sud.
« Le Togo est l’un des partenaires économiques privilégiés de l’Union européenne dans la sous-région ouest-africaine », se félicite-t-on ainsi depuis Lomé, tout en relevant le rapprochement avec Bruxelles, sur le terrain économique, marqué notamment par la hausse des exportations du Togo vers l’Europe de 102% entre 2018 et 2019, la tenue du premier Forum économique Togo-UE en juin 2019. L’accent a été également mis sur le rôle prépondérant joué par la diplomatie togolaise, dans la renégociation des Accords entre l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), et l’Union européenne (UE).
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On en sait un peu plus sur les retombées pour le Togo, de l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD) mise en place pour les pays en développement depuis mai 2020 par le FMI et la Banque mondiale avec le soutien du G20.
Selon des informations obtenues par Togo First de sources officielles togolaises, le montant du service de la dette ayant fait l’objet de moratoire serait estimé à 17,1 milliards de FCFA (32 millions $, soit seulement 0,39% du PIB) en 2020.
Dans le détail, le pays a obtenu un rééchelonnement de 12,5 milliards FCFA, des créances dues à des bailleurs du club de Paris, en occurrence Eximbank Chine, les Fonds souverains Saoudien et Koweïtien, et l’Agence Française de Développement (AFD). Le Fonds Monétaire International (FMI) a, quant à lui, annulé 4,6 milliards de FCFA.
Ces nouvelles données des autorités togolaises viennent confirmer une analyse faite par Moody’s au tout début de la crise, selon laquelle les « initiatives d'allègement de la dette des créanciers officiels » devrait avoir « un impact limité pour répondre aux besoins de financement relativement élevés du Togo ».
Ainsi, la compagnie de rating anticipait que sur l'année, l’amortissement de la dette due aux créanciers officiels (bilatéral et multilatéral) ne représenterait que 1% du PIB, et les paiements d'intérêts extérieurs, environ 0,2 %. Des allègements à teneur faible pour permettre de dégager de l’espace budgétaire, face à une envolée des dépenses et le ralentissement des recettes fiscales induites par la crise.
Ces anticipations se sont révélées à peu près réalistes au cours de l’année, le Togo ayant dépassé ses objectifs d’emprunts obligataires sur le marché financier régional notamment. Ainsi, ne serait-ce que sur ce marché, le pays aura dû lever 623 milliards FCFA, bonifiés par les bons Covid-19. Ce montant est supérieur de plus de 200 milliards FCFA à l’objectif initial du gouvernement togolais.
Kakpo E. Fiacre & Klétus Situ
Démarrés il y a moins d’un an dans le cadre du Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV), les chantiers de châteaux d'eau de Bè, Nyékonakpoè et d’Adougba ont reçu la visite du Premier ministre Victoire Dogbé, ce 19 mai 2021.
D'une capacité totale d’entreposage estimée à 4000 m3, ces infrastructures de production une fois opérationnelle devraient booster l'accès à l'eau potable dans la capitale jusqu’ici assurée par l’usine de production d’eau de Cacavelli.
« Pour ces chantiers, nous avons fait confiance à l'expertise locale qui conduit avec brio les travaux. J'ai exhorté les équipes à redoubler d'ardeur pour livrer les chantiers dans les meilleurs délais », a commenté la Cheffe du gouvernement.

Consciente de la difficulté d’approvisionnement des populations en eau potable, la cheffe de gouvernement venue s’assurer de l’évolution des travaux n’a pas manqué de rappeler que « L'accès des Togolais aux services de base, dont la fourniture d'eau, est une priorité pour le gouvernement togolais. »
Ainsi, l’ancienne ministre du développement à la base détaille l’ambition du gouvernement qui est « d’atteindre d'ici 2025, des taux d'accès à l'eau potable de 95% en zone rurale, 75% en zone urbaine hors Lomé, 80% dans le Grand Lomé ».
Dans les faits, les châteaux d’eau de Bè et de Boka devront alimenter les quartiers sud de Lomé comme Bè kpota, Adawoulato, Nyekonakpoè, le quartier administratif, et Doulassamé. Celui d’Adjougba, quant à lui, devrait desservir les quartiers nord comme Kégué, Atsanvé, Houmbi, Kitidjan et Hédzranawoé.
Par ailleurs, le château d’eau de Bè, d’un volume de 3000 m3 a récemment été réhabilité pour pallier la carence d’alimentation en eau potable de la ville en pleine expansion.
Daniel Agbenonwossi (stagiaire)
Les envois d'argent de la diaspora togolaise ont connu une baisse de 4% en 2020. Elles sont passées d’environ 458 millions $ (247 milliards de FCFA) en 2019 à 441 millions $ (238,3 milliards FCFA) l’an dernier, selon des données communiquées par le Chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey. Le ministre s’exprimait à l'occasion du lancement à Lomé du Guichet unique de la diaspora le 10 mai dernier.
Cette baisse, qui intervient après une hausse de 1,55% en 2019, reste toutefois meilleure que la tendance régionale. En Afrique subsaharienne, la région la plus touchée, les envois des migrants ont chuté l’an dernier de 12,5%, en raison de la crise sanitaire sévère qui a frappé les pays développés. A l’échelle mondiale, on observe un repli plus contrôlé d’environ 2,4%, grâce à une certaine résilience en Asie du Sud, en Amérique latine et dans la région Mena (Afrique du Nord, Moyen-Orient) qui sont restés en territoire positif.
Moins d’un an après le début des travaux, l’unité industrielle de transformation de manioc de la Nouvelle Société de Commercialisation des Produits Agroalimentaires (NSCPA), a été inaugurée ce jeudi 20 mai à Kamina est une localité située à 5 km à l'est d'Atakpamé (161,5 km de Lomé) par la cheffe du gouvernement, Victoire Dogbé.
Mme le PM @DogbeVictoire préside ce jour à Kamina #Atakpamé, la cérémonie d''inauguration de l'unité de transformation du manioc de la NSCPA, la première du genre au #Togo. D'une capacité de production de 50 tonnes, l'unité a créé 3752 emplois directs dans la filière manioc. pic.twitter.com/W9EII0jpAT
— Primature Togo (@PrimatureTogo) May 20, 2021
Première du genre au Togo, l'infrastructure devrait permettre la création d’un peu plus de 3 700 emplois directs dans la filière manioc. Le complexe industriel dispose aussi d’une chaîne de production d’amidon d’une capacité de transformation annuelle de 15 000 tonnes, soit en moyenne 50 tonnes par jour.

L’initiative a bénéficié du soutien du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs porteurs (PAEIJ-SP), un programme qui a par ailleurs appuyé un peu moins de 1800 groupements agricoles et formé quinze institutions financières sur le financement des chaînes de valeur agricoles entre 2016 et 2020. Appui historique du PAIEJ-SP, la BAD également a soutenu le projet avec une enveloppe de 1,3 milliard FCFA.
Par ailleurs, en marge de la cérémonie, les jeunes entrepreneurs partenaires du PAEIJ-SP à Atakpamé ont eu une rencontre d'échanges avec le premier ministre.
Daniel Agbenonwossi(stagiaire)
Alors que le pays fait face à d’importants délestages depuis quelques semaines, Thomas Camara, le ministre ivoirien chargé de l'Énergie, a annoncé le lundi 10 mai dernier, que la Côte d’Ivoire allait réduire sa fourniture d’énergie électrique aux Etats de la sous-région ouest-africaine.
Dans le viseur du pays d’Alassane Ouattara, six pays à savoir le Ghana, le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Libéria qui importaient 11% de la production brute d'électricité de la Côte d’Ivoire. Globalement, les exportations de l’Etat ivoirien vers la sous-région passeront de 200 MW à 60 MW, a indiqué l’officiel ivoirien.
Le ministre explique cette décision par la sécheresse qui sévit dans son pays, et a considérablement réduit le débit des barrages hydroélectriques. Aussi, l’économie ivoirienne paierait-elle le lourd tribut à une panne survenue sur l’une de ses principales centrales thermiques.
Cette mesure intervient au moment où le Togo est de plain-pied engagé sur d’importants chantiers énergétiques en ligne droite avec sa politique d’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030.
En avril dernier, le pays s’est doté d'une centrale thermique, Kékéli Efficient Power, qui produira annuellement 532 GWhs pour alimenter plus de 250 000 foyers togolais, l’équivalent de plus de 1,5 million de personnes. Cette infrastructure de puissance 65MW devrait à plein régime, augmenter de 50% la capacité de production du pays.
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