Togo First

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Quelques jours après le récent audit accréditant le niveau de sécurité et de sûreté à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma (AIGE) supérieur à la moyenne mondiale, le Togo envisage un nouveau chantier visant à améliorer le dispositif réglementaire existant.

D’après Akodah Ayewouadan, l’un des Porte-paroles du gouvernement togolais, ce nouveau projet est le « fruit d’une réflexion selon laquelle nous venons d’être expertisés et il y a eu un résultat en termes de certification ». Et si « la conclusion que l’on peut en tirer est que le pays est particulièrement bien coté en termes de sécurité de la navigation aérienne », le ministre togolais de la communication estime qu’«il faut continuer et aller plus loin».

Une communication présentée lors du récent Conseil des Ministres « avait pour objectif de faire le tour des textes applicables au domaine et de la sureté et de voir dans quelle mesure nous pourrions améliorer davantage l’existant et continuer d’occuper des classements intéressants dans les rankings internationaux », avait souligné le ministre du Gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé.

En rappel, les experts de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) ont fait des recommandations au pays à l’issue de l’audit, relativement à des actions correctives à mener. Le Togo ambitionne à l'horizon 2025, de devenir un hub logistique de premier plan dans la sous-région, grâce notamment à l’Aéroport international de Lomé.

Séna Akoda

Le Togo a signé en fin de semaine écoulée, le Statut du Centre de Travail de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique), au siège de l’institution à Djeddah en Arabie Saoudite. Le Consul général par intérim du Togo, Abdel Nasser Fofana, a paraphé cette convention en présence du Secrétaire général de l'organe islamique, Youssef bin Ahmed Al-Othaimeen, et du Sous-Secrétaire général aux affaires économiques, Ahmed Sinqindo.

Le Statut du Centre de Travail de l’OCI, apprend-on, est une convention qui vise à créer l’expertise pour la promotion du travail, de l’emploi et de la protection sociale dans les États membres de cette organisation qui est la deuxième organisation intergouvernementale après les Nations-Unies.

Avec cette signature, le Togo qui a initié des réformes en matière professionnelle et sociale, devrait consolider son cadre réglementaire, surtout avec la ratification attendue.

Déjà, en mars dernier, le pays a lancé avec son voisin ghanéen et le géant ouest-africain, le Nigéria, un programme en vue d’harmoniser leur cadre professionnel, dans des domaines artisanaux notamment.

Junior Atiglo-Gbenou

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Au Togo, des données géospatiales et démographiques, analysées par des algorithmes prédictifs ont permis au gouvernement d'affiner le ciblage et d’optimiser la deuxième phase du programme de transferts monétaires, Novissi, soutenu par l’ONG internationale GiveDirectly

L’intelligence artificielle en appui à Novissi

Des outils d’intelligence artificielle ont été mis à disposition par la Banque Mondiale, à travers l’Association Internationale de Développement (IDA) dans le cadre du Programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest. 

Ainsi, les 100 cantons les plus pauvres du Togo ont été identifiés grâce à des données géospatiales et démographiques. Pour y arriver, les techniciens de la Banque Mondiale et les experts des universités américaines de Berkeley et de Northwestern ont établi des micro-estimations de la richesse pour des espaces de 2,4 km², un découpage territorial effectué par imagerie satellite, en y appliquant des algorithmes d’apprentissage profond.

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Ces estimations ont ensuite été combinées aux informations sur la densité de population de chaque espace. 

Puis, des données collectées à travers deux enquêtes par téléphone auprès d’abonnés actifs, ont permis d’avoir des informations précises sur les conditions de vie de 10 000 personnes.

57 000 bénéficiaires vulnérables ciblés

Cet ensemble de données a ensuite été analysée par les algorithmes de prédiction pour prévoir la consommation de 5,7 millions de personnes, soit 70% de la population.

« Dans les 100 cantons les plus pauvres, les personnes dont la consommation estimée était inférieure à 1,25 dollar (650 FCFA, ndlr) par jour ont été retenues comme bénéficiaires prioritaires du programme Novissi. Toutes ces personnes sont nettement plus pauvres que le résident moyen du Togo », a indiqué Josh Blumenstock, professeur associé et directeur du Data-Intensive Development Lab à l’Université de Berkeley et membre du think tank Innovations for Poverty Action (IPA)

Ainsi, entre novembre 2020 et mars 2021, ces algorithmes ont permis d'octroyer sans contact, des fonds sociaux à 57 000 bénéficiaires dans les 100 cantons les plus pauvres du pays. 

S’agissant des perspectives, plusieurs enquêtes par téléphone et en face-à-face sont prévues dans le but de consolider les modèles et de repérer les marges d’erreurs involontaires défavorables aux bénéficiaires. “Les algorithmes pourront apprécier les erreurs d’inclusion et d’exclusion des bénéficiaires et évaluer les effets du programme sur la sécurité alimentaire et le bien-être”, explique-t-on à la Banque Mondiale. 

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L'institution de Bretton Woods compte apporter des ressources additionnelles pour que le projet et l’assistance technique accordée au gouvernement togolais permettent à terme, la mise sur pied d’un « système intégré d’information sociale afin de soutenir la priorisation, le déploiement et le suivi de différents dispositifs de protection sociale ».

Croissance de la pénétration du Mobile Money

Plus globalement, d’avril 2020 à son lancement, à janvier 2021, le programme Novissi a impulsé la création de 170 278 nouveaux comptes de mobile money. Ce qui représente une croissance de 7% de la pénétration des services de transferts d’argent en moins d’un an. 

Klétus Situ

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L’administration fiscale togolaise s’adjoint les services de la presse togolaise, dans le cadre de la promotion du civisme fiscal. L’Office Togolais des Recettes va, en ce sens, récompenser les meilleures productions des journalistes portant sur « les déterminants du civisme fiscal au Togo », dans quatre catégories : presse écrite, TV, radio et presse en ligne.

Pour la mise en œuvre de ce projet de concours dont le lancement a eu lieu en fin de semaine écoulée, l’institution dirigée par Philippe Kokou Tchodié est entrée en collaboration avec l’Office Togolais des Médias (OTM).

« L’objectif de ce concours est de contribuer à travers un article et/ ou reportage inédit publié das un support professionnel à la promotion du civisme fiscal… », indique l’OTR qui précise que l’initiative vise à valoriser le travail des journalistes dans la mise en œuvre des réformes orientées vers le consentement volontaire à l’impôt.

Notons que le civisme fiscal est un concept mis en œuvre par l’OTR pour inciter les contribuables à consentir volontairement au paiement de l’impôt.

Les journées du civisme fiscal, événement célébrant les meilleurs contribuables aux impôts et taxes, s’organisent en ce sens depuis quelques années.

Séna Akoda

L’ACRAM (l'Agence des cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar) va se doter d’un centre de formation, l’ « Acram Coffee Academy ».

A l’issue de sa 9ème assemblée générale ordinaire tenue à Lomé, la faîtière caféière a en effet adopté une résolution relative à la création de cette structure dont la vocation sera de former des ressources humaines pour la filière du Café Robusta et, faire la promotion de cette culture.

A ce stade, le nom du pays devant accueillir cette institution n’est pas encore dévoilé.

Au cours de la rencontre de Lomé, convient-il de le rappeler, les discussions ont été axées, notamment sur la redynamisation de la filière du café Robusta en Afrique, qui a subi de plein fouet, la crise de la covid-19.

Globalement, « les résolutions adoptées à l’assemblée générale constituent une véritable feuille de route devant garantir dans le court et moyen terme, une bonne résilience de la filière café Robusta en Afrique et ce, dans un contexte actuellement sensible », a estimé Abe Talime, Secrétaire général du ministère du commerce, de l'industrie et de la consommation locale.

Séna Akoda

 

Au Togo, l’ambassade de France annonce un financement au profit des jeunes entrepreneurs et femmes, a appris Togo First. Un appel à projets vient d’être lancé en vue de sélectionner environ 10 projets qui bénéficieront d’une facilité allant de 20 à 40 millions FCFA.

Ces ressources seront allouées aux entrepreneurs dans le cadre des Projets Innovants de la Société Civile et des Coalitions d’Acteurs (PISCCA). Elles devraient permettre de révéler le potentiel entrepreneurial des jeunes et femmes, dit-on. Pour ceux-ci, il sera question de parvenir à des entreprises sociales et développer des activités génératrices, autour du fil conducteur : « Promotion de l’entreprenariat féminin et des jeunes ».

« L’objectif principal de cette thématique sera de faciliter la création d’entreprises sociales et le développement d’activités génératrices de revenus et de développement local », informe l’ambassade de France au Togo.

Si les projets sont attendus autour de la « Promotion de l’entreprenariat féminin et des jeunes », ils pourront être développés également, entre autres, autour des sous-thématiques telles que : le Renforcement des capacités de plaidoyer en faveur des droits des femmes et des jeunes ou la Protection de l’environnement et préservation de la biodiversité.

Notons que la première phase de l’appel à projets prend fin le vendredi 21 mai prochain.

Séna Akoda

Secrétaire Général du Ministère de l’Économie et des Finances jusqu’au jeudi 29 avril 2021, Badanam Patoki est le nouveau président du Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Publics (CREPMF). L’annonce a été faite par le régulateur du marché financier de l’UMOA sur son portail officiel.

La nomination ce haut cadre du ministère togolais de l’Économie et des Finances à ce poste où il remplace le Sénégalais Mamadou Ndiaye a été validée par le Conseil des ministres de l’UMOA, lors d’une session extraordinaire, hier. Le Sénégalais était arrivé à la fin de son mandat de trois ans.

A son nouveau poste, le Togolais devrait entre autres, piloter la réforme en cours visant à criminaliser les sociétés spécialisées dans des promesses de rendements élevés, pouvant aller jusqu’à 300%.

En rappel, basé dans la capitale ivoirienne, le CREPMF a été créé le 03 juillet 1996, par une Convention signée entre les sept États de l’UEMOA, auxquels s’est ajoutée la Guinée Bissau après son adhésion à la zone franc de l’Union. Sa mission principale est d’organiser et de contrôler l’appel public à l’Épargne d’une part. D'autre part, le régulateur habilite et contrôle les intervenants sur le Marché Financier Régional.

Séna Akoda

L’installation de la société nigériane Daybreak Power Solutions, filiale de Daystar Power Group connaît une nouvelle évolution. En effet, la Société financière internationale (IFC – ex SFI) vient d’approuver un prêt de 20 millions $ en faveur du fournisseur de solutions d’énergie solaire hybride. Cette facilité devrait l’aider dans le cadre de son projet d'expansion au Togo et dans deux autres pays de la sous-région, a confié la pousse.

Dans les détails, les « 20 millions $ sont composés d’un prêt de 10 millions $ en monnaie locale [naira, ndlr], accordé par la SFI. La seconde partie sera un prêt subordonné de 10 millions $ dans le cadre du Programme d’énergie renouvelable pour l’Afrique de la SFI” apprend-on.

Alors que l’entité prévoit de lever 100 millions $ sur les trois prochaines années, elle a déjà réussi à mobiliser 38 millions $ en financement de série B auprès de plusieurs investisseurs.

Pour rappel, l’arrivée au Togo de Daystar devrait étoffer l’offre sur le marché alors que le pays table sur une couverture universelle en énergie d’ici 2030 dans sa stratégie nationale d’électrification.

 Daybreak est détenu à 100% par Daystar Group. Le principal actionnaire sponsor de Daystar Group est Sunray Group (19,65%) qui est le véhicule d'investissement des fondateurs, Christian Wessels et Jasper Graf von Hardenberg. Les autres actionnaires comprennent les institutions européennes de financement du développement, IFU (28,51%) et PROPARCO (6,62%), STOA (14,26%), Oreon MLI (19,70%), une société de capital-risque qui investit activement en Afrique de l'Ouest, Climate Impact Solutions Fund LP (4,99 %) et Avatown Holdings (4,90%).   

Disposant actuellement d'une capacité solaire installée de 8,1 MWc sur 156 sites, l'objectif de la startup est d’installer une capacité solaire de 140 MWc d'ici 2024 via un programme d'investissements sur 4 ans dans la sous-région, échelonné en fonction du financement obtenu, a appris Togo First.

Daniel Agbenonwossi(stagiaire)

Le Togo a consacré l’équivalent de 116 millions $ (environ 63 milliards FCFA) aux dépenses militaires en 2020, soit 2% de son PIB. Ce qu’indique un classement de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), paru ce 26 avril. Un ranking dominé par les pays d’Afrique du Nord, avec un trio de tête composé de l’Algérie, le Maroc et l’Égypte. L’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya étant les pays d’Afrique subsaharienne les plus dépensières.

Selon l’institution, citée par l’Agence Ecofin, ces dépenses englobent « les achats d’armements, les pensions militaires et les dépenses concernant les paramilitaires ».

31e pays de cet indice, le Togo est devancé par les pays comme la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso ou le Niger, dans une sous-région secouée par la menace Djihadiste.

Si le budget alloué chaque à la défense et à la sécurité reste faible selon les organismes spécialisés, le pays vient de se doter d’une loi sur la programmation militaire, accompagnée d’un vaste programme d’investissement. Entre 2021 et 2025, le pays prévoit injecter 700 milliards FCFA dans son armée pour l’adapter aux nouvelles contingences sécuritaires.

Classement des pays africains selon le montant de leurs dépenses militaires en 2020 (SIPRI)

Rang

Pays

Montant (en dollars US)

Part du PIB

1

Algérie

9,7 milliards $

6,7%

2

Maroc

4,8 milliards $

4,3%

3

Egypte

4,5 milliards $

1,2%

4

Afrique du Sud

3,1 milliards $

1,1%

5

Nigeria

2,5 milliards $

0,6%

6

Tunisie

1,15 milliard $

2,9%

7

Kenya

1,1 milliard $

1,1%

8

Angola

994 millions $

1,6%

9

Ouganda

985 millions $

2,6%

10

Soudan

934 millions $

1,1%

11

Tanzanie

659 millions $

1%

12

Côte d’Ivoire

607 millions $

1,3%

13

Mali

593 millions $

3,3%

14

Botswana

546 millions $

3,5%

15

Ethiopie

461 millions $’

0,5%

16

Sénégal

393 millions $

1,6%

17

Cameroun

393 millions $

1%

18

Burkina Faso

382 millions $

2,7%

19

Namibie

374 millions $

3,3%

20

RDC

362 millions $

0,7%

21

Tchad

323 millions $

3,1%

22

Congo

298 millions $

3,4%

23

Gabon

271 millions $

1,8%

24

Ghana

240 millions $

0,4%

25

Niger

240 millions $

2,4%

26

Zambie

212 millions $

1,2%

27

Guinée

210 millions $

2,6%

28

Mauritanie

200 millions $

2,5%

29

Mozambique

154 millions $

1,1%

30

Rwanda

143 millions $

1,4%

31

Togo

116 millions $

2%

32

Somalie

98 millions $

33

Malawi

92,5 millions $

1,1%

34

Madagascar

87,4 millions $

0,7%

35

e-Swatini

75,1 millions $

1,8%

36

Bénin

71,8 millions $

0,5%

37

Burundi

67,5 millions $

2,0%

38

Centrafrique

41,3 millions $

1,9%

39

Lesotho

38 millions $

1,6%

40

Sierra-Leone

23,8 millions $

0,6%

41

Guinée-Bissau

23 millions $

1,7%

42

Seychelles

18,8 millions $

1,6%

43

Maurice

18,1 millions $

0,2%

44

Liberia

16,9 millions $

1,3%

45

Gambie

14,8 millions $

0,8%

46

Cap-Vert

11,3 millions $

0,6%

 

Le Togo vient à nouveau de gagner son pari en mobilisant 22 milliards FCFA sur le marché financier régional ce vendredi 30 avril 2021, selon les résultats publiés par l’Agence Umoa-Titres.

Alors que le pays bouclait sa deuxième sortie du 2ème trimestre 2021 sur le marché financier régional, l’agence annonce que le montant global des soumissions des obligations de relance (OdR) émises se situe à plus de 52 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 262%.

Le Togo se contentera néanmoins de 22 milliards FCFA.

Les ressources ainsi collectées permettront au pays engagé dans une dynamique de relance post-Covid de son économie, d’alimenter son Trésor Public. En rappel, ces OdR sont de maturité 5 ans au taux de 5,8%.  

Séna Akoda

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