Après celui d'aquaculture à Elavagon (Est-Mono), le Togo vient de se doter officiellement d'un second Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD). Ce nouveau centre, dédié aux métiers du bâtiment, a été inauguré ce mercredi 28 avril 2021 par le président togolais Faure Gnassingbé.
En direct | Suivez l’inauguration de l’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) - Bâtiment par le Président de la République SEM @FEGnassingbe ????https://t.co/kRg7BDPkAW
— Présidence Togolaise (@PresidenceTg) April 28, 2021
Implanté à Lomé (Adidogome, préfecture du Golfe), l’IFAD Bâtiment se veut, comme l’indique le gouvernement, «une réponse aux défis du Togo en matière de formation et d'emploi». Surtout dans un secteur où les acteurs nationaux privés ont « accusé un retard par rapport à ceux des pays voisins », constate le patronat.

Le complexe bâti sur une superficie de plus de 3000 m2 comprenant des ateliers équipés, des salles technologiques, un campus numérisé, doit fournir une quinzaine de formations spécialisées et réparties dans plusieurs pôles de métiers : Gros œuvres, énergies et fluides, menuiseries et métallerie, ou encore finitions et secondes œuvres.

En ce qui concerne sa cible, « l’institut est ouvert à tous les Togolais et toutes les Togolaises, la principale condition étant d'être motivé à œuvrer dans le secteur du bâtiment », précise Dammipi Noupokou, DG de l'Agence Éducation Développement (AED), l'organisme gouvernemental chargé de la mise en œuvre du programme des IFAD.
Un autre centre, dédié aux énergies renouvelables, est d'ores et déjà en construction sur le même site, s'ajoutant à celui d'élevage également en chantier à Barkoissi, dans le Nord du pays. Pour rappel, 10 IFAD doivent être en tout érigés pour former des professionnels compétents, capables de s'intégrer immédiatement dans la vie active et s'adapter aux évolutions de leur secteur d'activité.
Octave Bruce
Lomé, la capitale togolaise accueille jusqu’au 30 avril 2021, la neuvième assemblée générale ordinaire de l'Agence des cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar (ACRAM), une association Internationale regroupant les opérateurs privés et publics de la filière.
Au cours de cette rencontre à laquelle participent des représentants de la Banque mondiale, de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et de l’Union Européenne (UE), des discussions sur la redynamisation de la filière du café Robusta en Afrique, frappée aujourd’hui de plein fouet par la crise de la covid-19.
Ces échanges « permettront de partager les meilleures pratiques des différents pays sur les diverses solutions d’adaptation aux effets liés à la crise sanitaire au coronavirus », a rappelé le Togolais Enselme Gouthon, en exercice de l’ACRAM.
La thématique de l'inclusion des femmes et des jeunes dans la chaîne de valeur café est également au cœur de ces assises entre les acteurs venus des 12 pays membres de l’organisation.
Originaire d'Afrique, le Café Robusta représente à ce jour 35 % de la production mondiale du café et contient aussi plus de caféine que l'arabica soit entre 1,7 % et 4 %, contre 0,8 % et 1,4 %, apprend-on. Au Togo, environ 7 000 tonnes de café et 6 000 t de cacao sont produits chaque année.
Daniel Agbenonwossi (Stagiaire)
Aujourd’hui 27 Avril , le Togo et sa capitale Lomé, vibrent au rythme de la commémoration du 61ème anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale. En effet, le 27 avril 1960, Sylvanus Olympio, premier président du pays, proclamait l’indépendance du Togo.
Pour l'occasion, un grand défilé militaire, précédé d’une cérémonie de prise d'armes, s'est déroulé ce matin sur la place des fêtes de la présidence de la république. La parade s’est déroulée en présence du Chef de l’Etat, des membres du Gouvernement et d’officiels.
Les festivités officielles ont démarré depuis quelques jours déjà, avec des offices religieux, et la traditionnelle ranimation de la flamme de l’indépendance effectuée hier par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.
En rappel, la mise en service de la centrale thermique Kekeli Efficient Power, également inaugurée par Faure Gnassingbé plus tôt dans la journée d’hier, s’inscrit également dans le cadre des festivités. L’infrastructure implantée dans la zone portuaire, devrait augmenter de 50 % la capacité de production électrique du Togo.
Klétus Situ
A Niamtougou dans le Doufelgou (430 km au nord de Lomé), les associations Actions Solidaires de Développement au Togo (ASD-TOGO) et Technologies et Innovations pour le Développement Durable (TIDD), initient des lycéens à la robotique et au codage informatique.
En effet, du 22 au 24 avril, au travers d’un bootcamp, les deux organisations ont enseigné aux jeunes apprenants des lycées de Niamtougou et Aéroport, les bases théoriques et pratiques des stem (science, technologie, ingénierie et mathématiques). Leur permettant ainsi de comprendre le fonctionnement des systèmes technologiques qui les entourent, tout en leur montrant qu'ils pouvaient contribuer au développement de leur communauté grâce à la science et à la technologie.
Aussi, l’initiative dans son aspect pratique sur les notions théoriques de Mathématiques et Physiques, vient en appui à la nouvelle méthodologie d'enseignement initiée par le gouvernement, l’approche par compétence. Nouvelle donne qui vise à construire l’enseignement sur la base de savoir-faire, évalué dans le cadre de la réalisation de tâches pratiques.

Par ailleurs, dans une seconde phase du projet, des clubs technologiques seront mis en place dans ces lycées avec le soutien des enseignants de Maths et Physiques, et des administrateurs pour assurer les préconisations du projet.
Enfin, ASD-Togo et son partenaire TIDD, compte implémenter ce bootcamp dans d’autres localités afin de toucher le maximum d’élèves.
Klétus Situ
Le chef de l’État, Faure Gnassingbé, a procédé ce 26 avril à “la réalisation de la première flamme” de la centrale Kékéli Efficient Power. Initialement prévue pour le 23 avril dernier, cette cérémonie marque l’ouverture de “la phase de mise en œuvre industrielle de la première tranche de 47 MW (cycle ouvert)”.

Dans les faits, il s’agit de la mise en service de la turbine à gaz (SGT-800 de Siemens) de 47 mégawatts. La seconde turbine, à vapeur, SST-200 de 18 MW devrait être opérationnelle d’ici la fin de l'année pour permettre à la centrale d’atteindre sa pleine capacité de production, fixée à 65 MW.
En rappel, la société Kékéli Efficient Power, est une joint-venture entre le groupe Eranove qui en détient 75% et l’État togolais détenteur à 25%, via Kifema Capital, un véhicule d’investissements du holding d’État, Togo Invest, qui comprend comme actionnaires, la CNSS, l’INAM et la CCIT. Le coût global de la centrale estimé à 85 milliards de FCFA, dont 75% de dette, soit 67 milliards de francs CFA, a été majoritairement mobilisé à travers des institutions financières panafricaines emmenées par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et Oragroup.
« La centrale de Kékéli Efficient Power est la parfaite traduction du modèle proposé par Eranove afin de répondre au défi de l’accès à l’électricité en Afrique : un partenariat public-privé robuste et équilibré sur une durée de 25 ans englobant l’État du Togo et des acteurs internationaux de renom comme le groupe allemand Siemens (fourniture des turbines) et l’espagnol TSK (construction de la centrale) », a déclaré Marc Albérola, Directeur Général du Groupe Eranove.
Pour Mila Aziablé, Ministre déléguée auprès du Président de la République chargée de l’Énergie et des Mines, « cette centrale constitue une belle avancée dans la transition énergétique du Togo vers un modèle plus durable mais également plus inclusif».
A terme, l’ouvrage dont le nom signifie l’aurore en mina, langue parlée au sud-Togo, produira annuellement 532 GWh pour alimenter plus de 250 000 foyers togolais, soit plus de 1,5 million de personnes. La centrale électrique devrait augmenter de 50 % la capacité de production électrique du Togo.
Klétus Situ
L’opérateur téléphonique Togocel, passé sous le contrôle du groupe malgache Axian, vient de perdre ce lundi 26 avril 2021, son bras de fer judiciaire avec l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP).
La Chambre administrative de la Cour Suprême a rejeté l’argumentaire de Togocel selon lequel, il aurait été condamné par le régulateur à payer une amende d’1 milliard FCFA pour pratique anti-concurrentielle et non pour violation de la clause de non-différenciation tarifaire. Sa sanction fait suite à la poursuite de sa pratique de différenciation tarifaire, malgré les injonctions du régulateur, a confirmé la Cour Suprême.
« L’ARCEP n’a pas sanctionné des pratiques anti-concurrentielles, mais pour violation ou non-respect des dispositions inscrites à l’article 23 de son cahier des charges », a tranché l'institution judiciaire.
De fait, si la haute juridiction a jugé recevable en la forme la demande pour excès de pouvoir et incompétence introduite contre le régulateur, elle a en revanche rejeté au fond, toutes les accusations portées par Togocel contre le gendarme des communications électroniques.
Principalement, la Chambre administrative de la Cour Suprême a décidé, au regard des éléments présentés par les deux parties en conflit, que la sanction infligée à Togocel était liée au non-respect de ses obligations découlant de son cahier des charges.
Et qu’en vertu de la loi sur les communications électroniques qui reconnaît à l’ARCEP ses prérogatives de régulateur ainsi que du cahier des charges des opérateurs téléphoniques qui interdit la pratique de différenciation tarifaire inter-réseaux, l’institution dirigée par Michel Yaovi Galley était habilitée à lui infliger cette sanction. Ceci, surtout à cause de l’obstination de Togocel à poursuivre la pratique de différenciation tarifaire inter-réseaux incriminée, malgré l’ouverture d’une procédure de sanction à son encontre, sa participation à l’audience et son audition préalables à la sanction. Une pratique qu’il n’a finalement estompée qu’après avoir subi le couperet de l’ARCEP.
Ainsi, Togocel n’a pas été suivi par les hauts magistrats dans sa tentative de faire croire à l’incompétence ou à l’excès de pouvoir de l’ARCEP qui l’aurait condamné pour pratique anticoncurrentielle réglée par la loi sur la concurrence, ni sur plusieurs autres moyens développés.
« A l’inverse, si l’argumentaire de Togocel avait emporté l’adhésion des hauts magistrats, le régulateur aurait été jugé incompétent pour le condamner, et l'amende, annulée par voie de conséquence. Dans ce cas, l’affaire aurait dû être réglée par les tribunaux commerciaux », a expliqué un juriste.
Il est à noter que les décisions de la Cour Suprême ne peuvent faire l’objet d’autre recours. Ils sont inattaquables.
Séna Akoda, envoyé spécial au procès
Le groupe malgache Axian, à travers sa fondation et sa filiale Togocom, a signé en fin de semaine dernière, une convention de partenariat avec la Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo (FONGTO). Cet accord s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des programmes Nunya Togocom et Lanmésén TMoney récemment lancés.
Ce vendredi 23 avril 2021, a eu lieu à Lomé au siège social du Groupe Togocom, la signature d’un accord cadre de partenariat entre Togocom, la #FondationAxian et la Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo (#FONGTO) .#Togocom #Axian #LetsGrowTogether #RSE pic.twitter.com/vR6lwQEAIC
— Togocom (@togocom_tg) April 23, 2021
Concrètement, l’institution faîtière qui joue un rôle de pont entre les ONG et les partenaires au développement depuis plus d’une quarantaine d'années au Togo, devrait, d’après les informations, rechercher les sites les plus adaptés pour bénéficier de ces deux initiatives, garantir la mobilisation des communautés locales et suivre sur le terrain, le bon déroulement des travaux.
En rappel, Nunya Togocom et Lanmésén TMoney sont deux programmes sociaux visant à soutenir respectivement les secteurs de l’éducation et de la santé au Togo. Selon le groupe, Nunya Togocom va servir à booster l’éducation à travers la construction de salles de classe dans des zones en carence d’infrastructures scolaires adéquates. Lanmésén TMoney, quant à lui, va permettre de sensibiliser les jeunes sur la santé préventive à travers la pratique du sport.
Daniel Agbénonwossi (stagiaire)
Le projet d’hybridation des moteurs diesel des plateformes multifonctionnelles avec système solaire (PHMD-PTFM), annoncé dès 2018 par le gouvernement, va enfin entrer dans sa phase opérationnelle. Il s’agit dans un premier temps de réaliser les études de faisabilités.
Dans ce sens, l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), en charge du projet, a lancé le processus de recrutement d’une firme consultante pour réaliser les études.
D’un coût global de 9,6 milliards de FCFA, ce projet de transition énergétique est en partie financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial à hauteur d’1,3 milliards de FCFA. La Banque Ouest Africaine de Développement participe également au financement avec une facilité de 6 milliards FCFA.
La contribution de l’État s’élève en numéraire d’une part à 472 millions FCFA et, d’autre part en nature qu’il doit supporter avec les collectivités locales bénéficiaires, à 1,912 milliard FCFA.
Le PHMD-PTFM devant s'exécuter sur 3 ans, cible 50 localités disposant déjà de plateformes multifonctionnelles. A terme, le projet devrait bénéficier directement à 62 500 personnes dont 500 femmes organisées en coopératives agricoles.
Klétus Situ
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Au Togo, les transferts monétaires en faveur des ménages vulnérables ont atteint 8,61 milliards FCFA entre 2014 et 2020, touchant ainsi 90 000 bénéficiaires.
Ces données actualisées ont été rendues publiques à la faveur d’une rencontre virtuelle entre Victoire Tomégah-Dogbé et Sa Majesté Máxima Zorreguieta Cerruti, Conseillère spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la finance inclusive pour le développement (UNSGSA).
#UNSGSA Queen Máxima today virtually met w/ Prime Minister Victoire Tomégah-Dogbé, and other ministers, to offer support and help to promote #digital #financialinclusion in #Togo, especially to recover from #COVID-19. @PrimatureTogo @cinalawson @numeriqueTG @MazamessoA @IFSIPRtg pic.twitter.com/OTA42yuIOh
— UNSGSA (@UNSGSA) April 22, 2021
Au menu de cette rencontre, la présentation des travaux de l’UNDSGSA aux autorités togolaises, des échanges sur les progrès du Togo en matière d’inclusion financière et l’exploration des pistes pour approfondir la coopération entre le Togo et l’institution onusienne.
« Les projets sociaux d’inclusion financière ont pu impacter une grande partie de la population togolaise. Nous avons mis en place des transferts monétaires qui régulièrement, touchent les populations les plus pauvres. Nous avons également lancé un important Programme de finance inclusive qui a pu toucher aujourd’hui près de deux millions de personnes, pour la plupart des femmes. Avec la pandémie, le programme ‘Novissi’ grâce au digital, a permis au Togo d’être parmi les rares pays qui ont pu apporter une réponse rapide aux populations touchées par la crise sanitaire », a déclaré le Premier ministre, Victoire Dogbé.
A terme, l’idée est d’« accélérer l’inclusion financière au Togo y compris les services financiers numériques et l’inclusion des groupes vulnérables », souligne-t-on.
Notons que le programme des transferts monétaires est géré par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb).
Au Togo, le taux d’accès aux services financiers était de 25,1% pour les banques et 78,5% pour les systèmes financiers décentralisés.
Séna Akoda
Le Togo vient d’annoncer une sortie sur le marché financier régional. Cette opération qui devrait permettre au Trésor public de lever 20 milliards FCFA sera finalisée le 30 avril prochain.
D’un nominal de 10 000 FCFA, les obligations sont émises pour une maturité de 5 ans et au taux d’intérêt annuel de 5,8%.
Les ressources à mobiliser devraient contribuer à la relance de l’économie post-Covid-19, indique-t-on.
Cette sortie survient alors que les obligations de relance (OdR) du pays rencontrent l’appétit de la communauté des investisseurs, en témoigne sa dernière émission simultanée où 82,5 milliards FCFA ont été mobilisés sur un objectif initial de 75 milliards FCFA.
Rappelons que les OdR sont de nouveaux instruments de dette mis en place par la BCEAO pour aider les pays de l’Uemoa à relancer leur économie, fortement touchées par la crise sanitaire de la Covid-19. Ces titres de dette sont éligibles aux guichets classiques de la Banque centrale, ainsi qu’auprès d’un nouveau guichet spécial dit de la Relance. Au niveau de ceux-ci, les investisseurs peuvent mobiliser de la liquidité au taux minimum de soumission aux guichets de la BCEAO (actuellement 2%) pour une durée de 6 mois renouvelable tant que les ODR 2021 sont en vie.