Togo First

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L'État togolais se dote de trois nouvelles stations météorologiques marines. Ces dispositifs, inaugurés hier, sont installés au Port autonome de Lomé, à Kpémé et au poste des douanes de Kodjoviakopé.

À ces trois stations s'ajoutent deux courantomètres (pour mesurer la vitesse d’écoulement de l’eau). Ces équipements, dont l'acquisition a été possible grâce à un appui du Programme des Nations Unies pour le Développement, ont coûté quelque 348 millions FCFA.

Ce nouvel arsenal technique devrait permettre au Togo d’améliorer la qualité de ses services maritimes, et de renforcer le développement de l’économie bleue. 

Les outils permettront de disposer de données sur l’état de la mer et l’environnement marin et côtier, pour faciliter la navigation maritime, améliorer les activités de la pêche, la recherche et le sauvetage en mer, ou encore la résilience des populations et des écosystèmes de la zone côtière”, a expliqué notamment le représentant-résident du PNUD, Aliou Dia.

Klétus Situ

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Pour ses premières obligations de relance, le Togo obtient une totale confiance des milieux d’affaires de l’UMOA qui ont sursouscrit ses titres à hauteur de 112,69 milliards FCFA.

C’est ce qu’indique ce vendredi 19 février 2021 l’agence Umoa-Titres alors qu’elle bouclait l’opération de ce pays, visant à mobiliser des ressources sur le marché financier régional pour relancer son économie post-Covid.

Ce résultat correspond à une performance de 563,48% en termes de taux de couverture de l’opération, rapporté aux 20 milliards FCFA que le pays prévoyait de collecter.

Le Togo va se contenter de retenir et d’alimenter sa caisse avec 22 milliards FCFA, en espérant tirer à l’avenir, autant parti de ce contexte où les investisseurs de l’UMOA réagissent favorablement à ses opérations de mobilisation d’emprunts via le marché financier.

En rappel, les obligations de relance sont émises pour une maturité de 5 ans et un taux d’intérêt annuel de 6,1%.

Séna Akoda

Le Togo affiche des résultats excédentaires, dans ses budgets gestion 2018 et 2019, exprimant des entrées plus importantes que les dépenses. 

Ces résultats se dégagent des projets de Lois de règlement (qui évaluent, à chaque fin d'exercice budgétaire, le montant définitif des dépenses et des recettes de l'État) pour ces deux exercices, comme le confie l’Exécutif togolais, au sortir de son Conseil des ministres, mercredi dernier.

Si l'on ne connaît pas encore les détails précis de ces Lois de règlement, l'autorité publique se félicite d'ores et déjà, des « performances économiques remarquables de notre pays », surtout « malgré un contexte marqué, notamment en 2018, par une crise socio politique », selon le communiqué du conseil.

En effet, en cette période, le pays avait été l'objet de troubles sociopolitiques, qui ont notamment affecté les recettes d'Etat (avec, par exemple, un manque à gagner estimé par certains experts à 50 milliards FCFA en recettes fiscales, du fait des perturbations des activités économiques). Dans la foulée, le pays avait eu recours à un collectif budgétaire, pour se donner une rallonge...une pratique plutôt courante, s’il en est.

Rappelons que la Loi de finances gestion 2019, était projetée à 1461 milliards francs CFA en dépenses et en recettes, contre une prévision de 1310,9 milliards francs CFA en 2018, en hausse de 11,5%. Pour l'exercice 2021, le Togo a adopté un budget de plus de 1 521 milliards FCFA, à forte teneur sociale, mais en léger recul par rapport à l’exercice 2020, dans un contexte marqué par les stress sanitaires et économiques de la pandémie de Covid-19.

Ayi Renaud Dossavi

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La Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l'UEMOA (CRRH-UEMOA), basée à Lomé, devient la troisième institution financière la mieux notée par Moody’s, dans la zone monétaire commune, après la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et la Banque africaine de développement (BAD).

En effet, Moody's Investors Service ("Moody’s"), a procédé à la première notation de la CRRH-UEMOA en 2020 avec trois notes qui le classent dans la catégorie spéculative : Note d’émetteur à long terme, à Ba2 ; Note d’émetteur à long terme en monnaie locale, à Ba2 ; et Note d’émetteur à long terme en devises, à Ba3.

« Moody’s explique les notes CRRH-UEMOA par la qualité élevée de ses actifs, renforcée par une organisation prudente de l’activité de refinancements », se réjouit notamment l’acteur sous-régional, en mettant en avant, ses « solides niveaux de capitalisation avec un ratio TCE (capitaux propres tangibles) sur actifs tangibles gérés (hors dette subordonnée) de 7,6% en décembre 2019, contre 7,0% en décembre 2018 ».

Avec une évaluation qui le met dans la catégorie « Non-investment grade », la Caisse a encore de la marge pour atteindre le haut des échelons du système de notation de Moody’s (les Catégories Prime ou High Grade, de Aa3 à Aaa). Elle a néanmoins une des meilleures notes dans la sous-région, avec, par exemple, “seulement” 4 échelons en dessous de la Boad (Banque Ouest Africaine de Développement), qui est notée Baa1.

Ainsi, avec cette note, l'institution veut se positionner en tant que « l’une des meilleures signatures de l’Union », d’autant que la notation de Moody’s, lui permet de s’afficher comme « l’émetteur le mieux noté de l’UEMOA après la BOAD (Baa1-) et la BAD (AAA) ». La BAD étant, de loin, une des entités les mieux notées du continent.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Sénégalais Makhtar Diop prend la tête de la SFI

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Le sénégalais Makhtar Diop, vient d’être nommé à la tête de la SFI (Société financière internationale, ou IFC), organisation du Groupe de la Banque mondiale consacrée au secteur privé. Nommé en tant que Directeur général et Vice-président exécutif, son entré en fonction prendra effet le 1er mars 2021, en remplacement du français Philippe Le Houérou, qui dirigeait jusqu'alors la Société. 

L’annonce a été faite ce jeudi 18 février, par David Malpass, qui dirige le Groupe basé à Washington.

« Makhtar Diop a une grande expérience du développement et de la finance et une carrière de direction énergique et de service aux pays en développement, tant dans le secteur public que dans le secteur privé », a déclaré M. Malpass. « Les compétences de Makhtar à la SFI aideront le groupe de la Banque mondiale à poursuivre sa réponse rapide à la crise mondiale et à contribuer à la mise en place d'une reprise verte, résiliente et inclusive », précise-t-il.   

Avant d’être nommé à ce poste, M. Diop a été notamment ministre de l'Économie et des finances au Sénégal, il est actuellement vice-président de la Banque mondiale chargé des infrastructures, où il dirige les efforts mondiaux de l’institution pour mettre en place des infrastructures efficaces dans les marchés en développement et émergents, qui favorisent une croissance inclusive et durable. 

À ce poste, le manager a supervisé au Togo, le financement de deux centres régionaux de recherche, pour un coût global de 12 millions $.

Notons, incidemment, que sa nomination survient peu après celle de la Nigériane Ngozi Okonjo Iweala (également ancienne VP de la Banque mondiale), à la tête de l'Organisation mondiale pour le Commerce (OMC).

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les usagers des services de l’administration publique pourront bientôt effectuer les paiements en numérique. Un projet de décret en ce sens a été examiné hier en conseil des ministres.

Le futur texte, qui s’inscrit en application de la loi sur la promotion de la bancarisation et de l’utilisation des moyens de paiement scripturaux, a pour objectifs de promouvoir l’utilisation de moyens électroniques de paiement au sein de l’Administration, la bancarisation, l’inclusion financière et la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme”, indique le gouvernement.

Notons que cette mesure intervient dans un contexte de digitalisation des moyens de paiement et de l’administration, déjà amorcée dans le pays depuis plusieurs années.  

A cet égard, on a notamment, plusieurs grandes entités et établissements d’utilité publique, comme l’Office Togolais des Recettes (OTR) et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), qui ont déjà mis sur pied des mécanismes et dispositifs, permettant d’effectuer des transactions numériques pour leurs services.

Klétus Situ (stagiaire)

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Le Centre Urbain de Business et d'Entreprenariat (CUBE) basé à Lomé étend ses activités à Aneho, dans la commune des Lacs 1. L’incubateur est désormais lié à la municipalité par une convention de partenariat, paraphée ce mercredi 17 Février au siège de la commune, par Urbain Amoussou, coordonnateur de l’incubateur et le maire, Me Alexis Coffi Aquereburu.

Ce partenariat dont les jeunes et les femmes sont les cibles prioritaires, permettra d’offrir un accompagnement aux entrepreneurs d'Aného afin de faire de la ville un centre d'innovation et impulser une nouvelle dynamique de créations d'entreprises et d'activités génératrices de revenus et donc de créations d'emplois dans la zone.

Dans le détail, l’incubateur et la collectivité vont collaborer sur quatre axes : la mise en place d’un programme de formation et d’accompagnement en codage informatique, entrepreneuriat, le numérique et les nouvelles technologies. Ainsi qu’un accompagnement destiné aux agriculteurs, pour améliorer leurs pratiques à tous les échelons de la chaîne agricole. 

La ville située sur la côte, bénéficiera également du développement de projets d’aquaculture et l’amélioration des activités de pêche, ainsi que d'un programme spécifique d'entreprenariat et de leadership à l’endroit des femmes de la commune. 

Pour l'incubateur, cette entente « est une opportunité unique de collaborer avec un acteur institutionnel pour mettre à la disposition d'une ville ses compétences et être appuyé officiellement en ce sens par les autorités de la commune Lacs 1 », a confié Urbain Amoussou, Fondateur et directeur exécutif de CUBE.

« Il y a énormément d'opportunités encore inexploitées dans les Lacs et nous espérons être l'un des acteurs essentiels dans la valorisation des ressources tant humaines qu’environnementales de la ville historique d'Aného ».

Pour rappel, CUBE s’est récemment allié à l’incubateur gouvernemental Nunya Lab pour propulser PRIME et K-PITAL, deux plateformes d’incubation et de levée de fonds à destination des startups togolaises.

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Le gouvernement togolais prévoit d’établir une cartographie des infrastructures socio-économiques existantes au Togo. Le projet étant dans sa phase pilote, a été présenté ce mercredi en Conseil des ministres par le ministre délégué, chargé du développement des territoires.

Cette phase pilote a porté sur une dizaine de cantons, apprend-on.

Étendue à l’échelle nationale, cette cartographie à laquelle doivent fortement contribuer les maires et les élus locaux, devrait devenir un outil stratégique de planification pour le développement et l’aménagement des collectivités territoriales. 

Concrètement, le document permettra d’optimiser le déploiement des infrastructures socio-économiques sur l’ensemble du territoire national.

Par ailleurs, il est à noter que pour l’exécutif, il s’agit de s’inscrire dans une planification et une prévoyance systématique de l’action gouvernementale à court, moyen et long terme. Ceci, entre autres avec sa feuille de route quinquennale, dont un des objectifs, est notamment de parvenir à un territoire plus décentralisé.

Klétus Situ ( Stagiaire)

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Gilbert Fossoun Houngbo, haut fonctionnaire et ancien Premier ministre du Togo, a été reconduit ce mercredi 17 février à la tête du Fonds international de développement agricole (FIDA), qu'il dirigeait depuis 2017. 

Le Conseil des gouverneurs, principal organe de décision du Fonds, lui a ainsi renouvelé sa confiance, pour un deuxième mandat de 4 ans, à la présidence de l'Institution multilatérale. 

À peine reconduit, le togolais a annoncé, via les réseaux sociaux, ses priorités pour la nouvelle mandature, qui consisteront à consolider les actions de la première.

« Ma première priorité sera la consolidation des réformes engagées au cours des quatre dernières années afin que la trajectoire du FIDA vers le doublement de son impact d’ici 2030 devienne irréversible », a-t-il indiqué sur Twitter.

Un accent particulier sera également mis sur les défis engendrés par la Covid-19, et les troubles provoqués au niveau mondial, apprend-on de l'Institution basée à Rome (Italie). Avec notamment au cœur de ce deuxième mandat, une attention particulière aux solutions technologiques, aux modèles de financement innovants et à de nouveaux partenariats avec le secteur privé.

En effet, « Alors que la pandémie dévaste toujours les zones rurales et qu’une augmentation de la pauvreté et de la faim est prévue, il est plus urgent que jamais que le FIDA passe à la vitesse supérieure », a ajouté Gilbert Fossoun Houngbo. 

Pour rappel, au Togo, le FIDA appuie de nombreuses initiatives structurantes visant à développer le secteur agricole, notamment le Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur la partage de risques (MIFA ), et le Projet National de Promotion de l'Entrepreneuriat Rural (PNPER), qui a notamment été reconduit en  2020, sur fond de bonnes performances. 

Ayi Renaud Dossavi

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L’opérateur téléphonique Togocom va déployer la technologie 5G sur le site de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Les deux entités ont signé à cet effet, une convention de partenariat, ce mardi 16 Février sur le site de la plateforme.

Togocom prévoit également le déploiement de la fibre optique sur toute l’étendue de la zone, apprend-on. 

« C’est un projet majeur pour le pays qui va devoir impacter. Nous nous sommes rapprochés rapidement de PIA pour mettre à disposition les technologies télécom au point. On va, par ce partenariat déployer la fibre optique sur l’ensemble de la zone, on va aussi déployer la technologie 5G, ce qui va permettre aux entreprises qui vont s’installer sur la zone de bénéficier de meilleures technologies en matière de connectivité », a laissé entendre Paulin Alazard, son Directeur Général, pour qui cette collaboration est un « un partenariat naturel ».

Par ailleurs, la plateforme devrait être opérationnelle courant juin 2021. Cette échéance, évoquée par plusieurs confrères, a été confirmée par une source au sein du ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale que nous avons contactée.

Klétus Situ (stagiaire)

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