Togo First

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Les travailleurs du secteur informel pourront dans les prochains mois, bénéficier de la garantie de vieillesse alors que jusqu’ici, ils ne jouissent d’aucune garantie sociale.

Cette protection, autrefois réservée uniquement aux travailleurs relevant du secteur formel, va s’étendre à eux, apprend-on. Une initiative justifiée au regard des statistiques disponibles au Bureau International du Travail (BIT), selon lesquelles les travailleurs du Secteur informel togolais ont franchi la barre des 3 millions d’acteurs, dont 52% sont des femmes. Soit une frange très importante de la population togolaise.

Techniquement, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), ensemble avec le Ministère chargé du travail et en accord avec des partenaires comme le Bureau International du Travail (BIT) ainsi que l’Union Européenne (UE), avait mené une consultation nationale sur le type de couverture sociale adapté aux besoins des travailleurs du secteur.

Celle-ci leur a permis de disposer d’une cartographie ou d’une photographie du secteur informel togolais et aux acteurs de ce secteur, de s’accorder sur « la garantie de vieillesse », a-t-on appris.

Une rencontre annoncée pour vendredi, 12 février 2021, permettra à la CNSS et à ses partenaires, de vulgariser le produit et d’élaborer de stratégies de mise en œuvre de la garantie de vieillesse pour le secteur informel togolais.

Séna Akoda

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555 jeunes et femmes entrepreneurs ont bénéficié en 2020, de sessions de renforcement de capacités en passation des marchés publics, organisées par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP).

L’objectif poursuivi par le régulateur togolais était de bien affûter ces jeunes qui ont choisi de prendre en main leur destin, en matière de règles et procédures générales applicables en matière de commande publique au Togo et plus particulièrement, aux spécificités aménagées en leur faveur.

Dans les détails, 335 jeunes et femmes entrepreneurs ont été bénéficiaires des sessions de formation aux marchés publics à Lomé, 160 à Kara et 60 à Atakpamé.

En 2018, les autorités togolaises ont réservé 20% des parts de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs ; ce qui leur a permis de remporter quelque 12 milliards FCFA. Depuis avril 2019, cette part a été relevée et portée à 25%.

Séna Akoda

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Le nombre d’emplois directs créés par l’usine de production de fer à béton Steel Cube Togo implantée à l’entrée sud de la ville de Kara, va franchir prochainement, le cap des 1000. En ligne droite avec la vision des autorités togolaises de créer massivement d’emplois en faveur des populations, elle compte ainsi faire mieux que de doubler le chiffre d'emplois directs qu'elle avait dans son viseur (400 emplois directs et 800 emplois indirects). 

L’entreprise qui tourne à base de 40 000 t de matières premières par an, a été visitée par Kodjo Adédzé, ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Consommation Locale à la faveur d’une tournée dans le septentrion.

1 steel cube togo

 

Pour rappel, lancée il y a bientôt deux ans par Faure Gnassingbé, la mise en place de cette unité industrielle « correspond à la stratégie contenue dans le Plan National de Développement (PND), qui privilégie transformation et industrialisation. L’implantation de SCT en zone franche est une concrétisation de notre grande vision partagée », ainsi que le précise Kodjo Adedze.

Du reste elle a mobilisé un investissement de plus de 4 milliards FCFA, des capitaux indiens.  Elle s’était assigné pour défi de produire 30.000 t de barres et baguettes de fer, avec 150 t de ferrailles récupérées chaque jour.

Séna Akoda

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Les travaux de reconstruction du marché de Kara (412 km de Lomé), qui ont démarré en septembre 2016, ont atteint un taux d’avancement de 86,67%.

Cette avancée a été constatée, par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation locale, Kodzo Adedze, dans le cadre d’une visite opérée ce lundi, sur le site, pour s’enquérir de l’évolution des travaux.

Pour le ministre, les entreprises en charge du chantier devraient « conduire les travaux avec célérité afin de livrer le marché dans un délai court et raisonnable, sa contribution étant conséquente quant à la relance de l'économie togolaise ».

41992 marche de kara

En tout, la réalisation de l’ouvrage de Kara, un immeuble de 3 niveaux (rez-de-chaussée et 2 étages), va coûter au total 4 milliards de FCFA.

Pour rappel, ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Projet d’Appui à la Reconstruction des Marchés et aux Commerçants de Kara et de Lomé (PARMCO), financé par la Banque Africaine de Développement (BAD), qui a pour objectif de reconstruire les marchés de Kara et de Lomé, tout en soutenant commerçants, victimes de sinistres en janvier 2013. 

Klétus Situ (stagiaire)

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Le ministère de l’environnement togolais a ouvert ce mardi un atelier sur le renforcement de la réglementation dans les installations chimiques à haut risque.

La rencontre, de deux jours, réunissant les acteurs et experts du domaine, s’inscrit dans le cadre de la gestion des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC), en continuité avec l'initiative des Centres d'excellence de l'Union européenne qui appuient le pays depuis plusieurs années.

Il s’agira notamment d’outiller les acteurs locaux, suite à une formation reçue récemment par les experts nationaux, à Rabat au Maroc. À terme, l'objectif est de définir, les modalités d’implantation de certains types d’industrie, installations et entrepôts ; et de mettre en place les plans d’urgence nécessaires, en cas d’incident de type NRBC.

L’ambition est également, « de planifier l'urbanisation dans nos villes », précise Hon. NADJO N'ladon, ingénieur biologiste, membre de l'Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques (ANIAC-Togo), et un des experts-formateur. 

En effet « on ne doit plus installer une industrie qui a un caractère dangereux à proximité des populations », souligne-t-il.

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Il se tient depuis lundi à Kpalimé (120 km de Lomé), un atelier d’une dizaine de jours, réunissant des experts du ministère de l'Économie et des finances, des organisations de la Société civile, et des ministères sectoriels, pour la rédaction du budget citoyen 2021.

Le document, qui se veut un outil de vulgarisation, élaboré dans un langage simplifié et accessible à tous, va mettre en lumière les données des secteurs prioritaires, afin d’établir le pont avec les citoyensParmi ces secteurs phares, on compte la santé, l'éducation, l'agriculture et les transports et le développement à la base.

« Le citoyen qui contribue au financement du budget de l'Etat, doit être informé de ce qui est fait, de la mobilisation des ressources au niveau des régies...et c'est cette information dans un premier temps que nous lui apportons », précise Djamena Atama, Coordonnateur du PAGE (Projet d'appui à la gouvernance économique), financé par la Banque mondiale, appui de l’initiative. 

Il s’agira de mettre ainsi en lumière, ce que l'État pense mobiliser comme ressources durant l'année, sa répartition, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national de développement PND. 

A terme, les responsables comptent aboutir à une meilleure gestion des investissements publics, une meilleure mobilisation des recettes intérieures et une plus forte responsabilisation de l’acteur public. 

Pour rappel, le Budget Citoyen est à sa deuxième édition, après une première en 2020. 

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Le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA) a permis au Complexe Cajou du Centre de décrocher un financement de 600 millions FCFA, afin de moderniser sa production.

L’entreprise qui développe une chaine complète de transformation de noix de cajou avec des machines automatiques a, grâce à ce coup de pouce, créé 200 emplois directs essentiellement en faveur des femmes et 100 emplois saisonniers dans le village de Sagbadéï (région centrale), où elle est implantée.

L’information a été diffusée par la société qui se porte garante pour couvrir une partie des risques liés aux crédits agricoles, à la faveur d’une visite de la cheffe du gouvernement togolais Victoire Tomégah-Dogbé dans les locaux du Complexe Cajou du Centre. Un complexe qui comprend l’usine de transformation, la plantation et des installations dédiées à l’apiculture.

1 MIFA

Selon Ibrahim Kangaye promoteur du Complexe Cajou du Centre, l’usine a une capacité annuelle de production de 8 000 t de noix de cajou et de 2 000 t d’amande dont l’essentiel est exporté vers l’Europe et les Etats-Unis.

 « Ici, c’est une usine de transformation de noix de cajou. Nous transformons les noix en amande de cajou pour l’exportation. L’essentiel de ce que nous produisons est exporté », a déclaré l’entrepreneur agricole qui précise que l’entreprise ambitionne de destiner une partie de sa production à la consommation locale.

Séna Akoda

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Les travaux de construction d’un nouveau centre commercial ont débuté la semaine dernière dans la capitale togolaise. 

Le projet, développé par le groupe français Duvall, est ainsi lancé, entrant dans la phase préliminaire de terrassement et de décapage du site, pour une durée de trois semaines.

Ce futur complexe, situé non loin du nouveau centre administratif au nord du centre-ville de Lomé, devrait à terme abriter un hypermarché alimentaire, de grandes surfaces spécialisées, des boutiques, des restaurants et un business-center.

Le groupe Duval, entreprise intégrant tous les métiers de l’immobilier, conçoit et réalise depuis 25 ans divers projets urbains, avec un chiffre d’affaires revendiqué de 700 millions d’euros.

105 centre commercial

Notons par ailleurs que la capitale Lomé, connaît depuis peu une multiplication des grandes et moyennes surfaces. Cette croissance étant notamment portée par les stratégies d’expansion des franchises telles que Le Champion et Ramco, très présentes sur le segment. 

Klétus Situ (stagiaire)

lundi, 08 février 2021 18:38

La Tde vent debout contre les arnaques

Des individus que la Société Togolaise des Eaux (TDE), distributrice de l’eau ne reconnaît pas parmi ses agents, soutirent de l’argent aux clients, contre promesse imaginaire de branchements.

Dans un communiqué, l’institution décrit le mode opératoire de ces indélicats et attire l’attention de la population afin  qu’elle ne tombe pas dans le panneau: « Le mode opératoire consiste à appeler des clients en attente de leurs branchements avec différents numéros téléphoniques, et demander qu’ils prennent attache avec le Secrétariat sur un autre numéro qui à son tour, leur demande de payer leurs devis de branchement ou des frais de déplacement des agents sur le terrain par transfert d’argent sur un compte Tmoney », développe la TDE.

En outre, « tous les devis de branchement sont payés à la caisse de l’agence d’appartenance du demandeur contre un reçu, et aucun frais de déplacement des techniciens sur le terrain n’est exigé », rappelle-t-elle avant de « décliner toute responsabilité » susceptible de découler des actes de ces arnaqueurs.

Séna Akoda

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Face à la Covid-19, les structures de microfinance opérant au Togo ont significativement baissé les crédits à la clientèle durant les 09 premiers mois de 2020. Alors qu’il connaissait une croissance à deux chiffres depuis trois ans, l’encours des crédits s’est légèrement tassé fin septembre 2020 de 0,7%, selon les dernières statistiques de la Bceao (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l'Ouest).

Cette décrue, perçue comme une conséquence indirecte de la pandémie, est intervenue dans un contexte d’augmentation des crédits en souffrance dans tout l'espace Uemoa. En effet, sur la période, le taux brut de dégradation du portefeuille est ressorti à 9,1% contre 7,6% à fin septembre 2019, soit bien au-dessus de la norme de 3% fixée dans le secteur.

Une conjoncture qui aura poussé les SFD (Système Financier Décentralisé) à réduire la voilure, et se montrer prudents quant aux nouveaux crédits accordés dans cette période.

1 FEMME

Le contraste des dépôts en hausse

 

Parallèlement, la confiance des déposants ne s’est pas émoussée, au troisième trimestre, et les dépôts ont poursuivi leur tendance haussière. Ainsi, ils ont progressé de 20,3 milliards FCFA, soit 8,7% de croissance en glissement annuel.

Le pays de 7,8 millions d’habitants, enregistre la quatrième plus importante progression de l’Union, derrière la Côte d'Ivoire (en hausse de 44.6 milliards, soit une hausse de +13,4%, en glissement annuel), le Burkina (39 milliards FCFA, soit 15,3% de hausse), et le Bénin (31,9 milliards FCFA, soit +26,8%).

Puis il vient devant le Sénégal (+17,32 milliards FCFA, soit 4,5% de hausse), le Mali (15,26 milliards FCFA, soit +14,2%), le Niger (490 millions FCFA, soit +1,9%), et la Guinée Bissau, qui a enregistré un recul 2,4 millions FCFA ( -2,5%).

Ceci, suivant une tendance globalement « favorable à l'inclusion financière, dans un contexte marqué par la levée progressive des restrictions dues à la crise sanitaire », selon la BCEAO. Dans l'ensemble de l'Union, le montant des dépôts collectés a augmenté de 169 milliards FCFA, pour s'établir à 1 623 milliards FCFA, contre 1 454 milliards FCFA une année plus tôt, soit une progression de +11,6%, en glissement annuel. 

Ayi Renaud Dossavi

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