La gestion de la pandémie de Covid-19 par le Togo, est classée comme la 2è meilleure du Continent africain, et la 15è au niveau mondial.
Cette évaluation est le fruit d’une étude mondiale de l’Institut Lowy, un Think tank indépendant qui s’est penché sur la question, en évaluant 98 pays, dont les données clés étaient disponibles ; ce en couvrant les 36 semaines suivant le 100è cas confirmé de contamination dans chaque pays.
L'évaluation s’est appuyée sur six indicateurs : cas confirmés par million de personnes, décès confirmés par million de personnes, cas confirmés en proportion de tests, test pour mille personnes, entre autres.

Togo : 1er en Afrique de l'Ouest
Ainsi, selon l’étude, le Togo (1er en Afrique de l’Ouest) obtient une moyenne de 72,8 sur 100, derrière le Rwanda (80,8 / 6ème mondial).
Pour le pays, ce bon classement s’appuie notamment sur la réactivité et l’implication des autorités dès la détection du premier cas, et aux nombreuses mesures mises en place depuis lors : installation d’un comité national de crise présidé par le Chef de l’Etat, mise en place de la CNCGR, du Conseil scientifique national et des protocoles sanitaires conformément aux dispositions de l’OMS, ainsi que la création d’un centre de prise en charge, des laboratoires d’analyse, de la Force spéciale (FOSAP) dédiés à la Covid-19, puis l’instauration de mesures spécifiques.

Face à des performances mondiales mitigées
Au niveau mondial, où le classement est dominé par la Nouvelle-Zélande (94,4), le Togo devance des nations comme la Corée du Sud (20ème), le Royaume-Uni (66ème), la France (73ème) ou encore la Russie (76ème), là où les Etats-Unis (94ème) et le Brésil (98ème), figurent dans le peloton de queue.
Notons que la Chine, point de départ du virus, « n'a pas été incluse dans ce classement en raison d'un manque de données publiques sur les tests », selon l'Institut évaluateur.
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Au Togo, Ecobank va appuyer les jeunes entrepreneurs dans le financement de leur projet, avec des ressources à hauteur de 150 millions FCFA.
Ces fonds interviennent dans le cadre d’un partenariat scellé entre l’acteur bancaire et le ministère togolais du développement à la base, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes. La facilité a fait l’objet d’une signature de convention de partenariat, en fin de semaine dernière (le 28 janvier 2021) à la Primature à Lomé, entre les deux parties.
« La présente convention permettra de poser les bases d'une collaboration entre Ecobank Togo et le ministère en charge de la jeunesse à travers le FAIEJ. », se réjouit la Ministre en charge de la jeunesse, Myriam Dossou-d'Almeida. De plus, « Elle permettra également de mettre en œuvre un programme favorisant l'accès au crédit des jeunes à des conditions attractives tout en intégrant les conditions avantageuses du programme ''Ellever'' du groupe Ecobank ».

De son côté, cette alliance permettra à la banque « d'assister et d'apporter des financements adaptés et des appuis techniques aux jeunes entrepreneurs dont les projets sont portés par le FAIEJ », ainsi que le précise le DG de filiale togolais d’Ecobank, Souleymane Touré.
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La loi fiscale 2021 notamment le Livre de Procédures Fiscales (LPF) accorde 07 jours au contribuable, saisi par l’Office Togolais des Recettes (OTR), lors d’un contrôle, pour lui fournir les informations demandées.
Selon les explications reçues, l’administration fiscale recourt au droit de communication lorsqu’elle émet des soupçons de fraude ou d’inexactitude sur les déclarations fiscales faites par un contribuable.
En pratique, l’administration peut saisir par courrier un client, à propos de son fournisseur ou lui demander certaines pièces comptables en lien avec ses transactions. Celui-ci est obligé de lui répondre par le même canal. Mais dorénavant, il dispose d’un délai de 07 jours pour le faire.
Séna Akoda
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Au-delà de l’obligation pour les auxiliaires de justice de détenir des informations sur les personnes ou sociétés auxquelles ils fournissent des prestations, la Loi fiscale de 2021 leur impose de tenir à jour leurs différents registres.
Ces documents contenant tous les actes accomplis permettront à l’administration fiscale, de répertorier les opérations imposables et de recouvrer les impôts dus par tous les professionnels, parmi lesquels il y a des comptables et experts- comptables agréés, commissionnaires en douane agréés et assimilés.
Selon le Livre des Procédures Fiscales, même les autorités administratives doivent enregistrer leurs actes. Tout comme les greffiers qui, grâce à la tenue de leurs registres de décisions, permettront à l’Office Togolais des Recettes (OTR) lors de ses contrôles, de recenser les décisions de condamnations au paiement d’indemnités ou de droits et d’y appliquer les impôts correspondants.
Cette mesure, une innovation, s’inscrit dans la vision de l’administration fiscale togolaise d’élargir son assiette.
Séna Akoda
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Pour la campagne agricole 2021-2022, le ministère chargé de l’agriculture et de l’élevage, prévoit construire 80 nouvelles Zones d’Aménagement Agricoles Planifiées (ZAAP) dans les 5 régions que compte le pays, en ajout aux 38 déjà existantes.
Le Projet, déjà sur la table depuis quelques années, est de nouveau inscrit dans la perspective de la feuille de route quinquennale ( à l'horizon 2025), et dans les ambitions du pays de booster la production agricole. Le programme, apprend-on, a déjà démarré avec les travaux d’identification de terres auprès des collectivités locales, les levés topographiques et l’organisation des producteurs qui se poursuivent.
Dans le détail, ce seront « 80 nouvelles ZAAP d’une superficie totale de 8 000 ha, à raison de 100 ha par site », dont, « 24 dans les Savanes, 24 dans la Kara, 5 dans la Centrale, 11 dans les Plateaux et 16 dans la Maritime », comme l’indique le Mifa (Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage de risque).
A terme, rappelle-t-on, il s’agit pour le pays de se doter de 400 ZAAP aménagées sur toute l’étendue du territoire, à raison d’une ZAAP par canton. Ce, pour la mise en place d’unités de transformation des produits agricoles, décentralisées et disséminées sur le territoire, afin d’accompagner les producteurs dans la recherche de débouchés.
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Le Pnud (Programme des Nations Unies pour le développement) va appuyer 8 Organisations de la société civile togolaise, actives dans la conservation des ressources naturelles, la préservation de l’environnement et du climat, à hauteur d’environ 250 mille $ (135 millions FCFA).
Ces subventions sont accordées au titre du 11è round de financement dans le cadre du programme microfinancement du Fonds pour l'environnement mondial (PMF/FEM).
Les ressources ont fait l’objet d’une signature d’accord de financement, ce matin à Lomé, entre l’entité onusienne et les bénéficiaires, pour des fonds allant de 10 à 22 millions FCFA par projet.
Ce programme d’appui, « a pour objectif de financer les projets portés par les OSC et qui contribue à renforcer les capacités au niveau local pour la conservation de la diversité biologique pour la lutte contre les changements climatiques, la lutte contre la dégradation des terres, la pollution des eaux internationales ; et la gestion des déchets de produits chimiques », explique notamment Koffi Eli ATRI, Coordonnateur national du PMF/FEM.

Les huit projets bénéficiaires, retenus au terme d'un processus électif, vont ainsi contribuer à soutenir les initiatives communautaires de conservations et l’utilisation durable des ressources naturelles, surtout parmi les couches défavorisées.
Pour rappel, le PMF/FEM existe au Togo depuis 2008. Sur la période, l’initiative a financé 112 projets, pour un montant de plus d'1,7 milliard FCFA.
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Les autorités togolaises lancent jusqu’au 04 mars prochain, un avis d’appel d’offres international pour la désignation d’entreprises de BTP chargées de l’entretien de 292 km de routes sur tout le territoire, cette année, a constaté Togo First.
Les travaux, commandés par le Ministère des Travaux Publics, seront financés par la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER), sur ses ressources dédiées à l’entretien annuel du réseau routier (campagne 2021) dont le montant global n’a toutefois pas encore été dévoilé. Il s’agira des travaux de grosses réparations et de réparations localisées, sur les routes nationales (RN), revêtues et autres.
Le pays qui ambitionne ainsi de réduire le nombre de ses routes dégradées, cible plusieurs tronçons. Notamment Aneho-Aklakou dans la Maritime, N’digbé-Danyi Apeyeme-Sassanou-Frontière Ghana dans les Plateaux, Langabou-Pagala ainsi que Sokodé-Tchamba-Kamboli-Frontière Bénin dans la Centrale, Kara-Kabou-Natchamba dans la Kara.
En rappel, le Togo, selon les récentes statistiques disponibles, dispose d'un réseau routier long de 11 777 km dont 4 600 km sont dégradés.
Séna Akoda
Au Togo, toute personne impliquée dans une opération commerciale, financière ou autre, est tenue de bien identifier son partenaire d’affaires. Faute de quoi, elle pourrait subir une amende de 50% du montant de la transaction. Cette pénalité est prévue dans le Livre des Procédures Fiscales de cette année 2021 : « Lorsque le bénéficiaire effectif d’une opération occulte n’est pas identifié, il est institué entre les parties en cause, une solidarité dans le paiement de l’impôt assortie d’une amende fiscale équivalant à 50% du montant de la transaction », apprend-on.
En pratique, cette disposition oblige ceux qui font des affaires à bien identifier leurs fournisseurs ou clients, d’abord, afin que leurs opérations ne soient pas qualifiées de fictives.
La mesure facilitera à l’administration fiscale, les opérations de vérification portant notamment sur les montants déclarés des transactions effectuées et l’existence réelle des personnes. L’enjeu, est de lutter contre l’évasion et la fraude fiscales, précisent des sources proches de l'Office Togolais des Recettes (OTR). « Quand les parties ne sont pas bien identifiées, il arrive que la personne qui a collecté la TVA, ne la reverse pas », assurent-elles.
Ainsi, « si l’intention est de cacher l’identité du client ou du fournisseur ou encore l’opération, la volonté de frauder sera présumée, et la pénalité de 50% appliquée », souligne un fiscaliste.
Séna Akoda
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Dix-neuf (19) des PME/PMI bénéficiaires du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP) lancent jusqu’au 12 février 2021, un appel à projets pour la sélection de 645 jeunes entrepreneurs individuels (primo-entrepreneurs) sur toute l’étendue du territoire togolais.
Cette initiative, dans la lignée du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes (PAEIJ-SP), permettra de recruter des jeunes pour bénéficier du Projet d’Appui aux Investissements Agricoles des Jeunes (PAIAJ), a appris Togo First.
Ainsi, de Tandjouare ou Cinkassé à Kpendjal, la Kéran, la Kozah, le Doufelgou, en passant par l’Avé, l’Ogou, l’Est-Mono, Anié et bien d’autres préfectures, le projet offrira l’opportunité à des jeunes qui s’identifient à l’entrepreneuriat ou au micro-entrepreneuriat agricole de passer à l’échelle, s’ils sont sélectionnés. Ils seront insérés dans les chaînes de valeurs et clusters agro-industriels existants, promus par le PAEIJ-SP.
Dans les détails, les jeunes entrepreneurs sélectionnés exerceront essentiellement les métiers d’entrepreneurs producteurs et d’éleveurs dans les filières maïs, manioc, soja, petits ruminants et volailles.
Séna Akoda
Les principaux acteurs de la filière ananas se sont penchés les 26 et 27 janvier dernier, sur l’élaboration d’un plan d’action stratégique. Ces réflexions avaient pour principaux objectifs de redynamiser la filière et de créer une synergie d’action entre ses différents acteurs.
L’élaboration de ce document de planification portant sur les cinq prochaines années, est une nouvelle étape vers la structuration intégrée de la filière qui dispose depuis 2019 de diverses organisations corporatistes. Pour Kpindelesi Zangaba, président du Conseil Interprofessionnel de la Filière Ananas (CIFAN), initiatrice des échanges, « ce plan d'action élaboré sur 5 ans regroupe toutes les activités que nous aurons à mener avec la coordination de tous les maillons qui composent l'interprofession de la filière ananas »
Par ailleurs, la filière qui a connu une croissance de plus de 11% de 2017 à 2019 grâce notamment aux exportations des fruits et jus homologués Bio, a été significativement impactée par les restrictions imposées par la pandémie de Covid19. Comme l’a souligné Kossi Adjogble, président de la Fédération des Producteurs d'Ananas du Togo : « Nous sommes actuellement fragilisés et ce sont de grosses pertes. Nos fruits pourrissent dans nos champs mais rien à faire. » Poursuivant, il ajoute : “C'est pourquoi il était important qu'on se réunissent pour réfléchir ensemble afin d'élaborer un plan stratégique. Ce plan nous permettra d’anticiper sur ces genres de situation".
Il est à souligner que ces rencontres ont bénéficié du soutien de l’agence allemande de coopération (Giz) et du Ministère de l’Agriculture à travers son projet d'appui à l'amélioration de la filière ananas au Togo (PROCAT).
Klétus Situ(stagiaire)