Au Togo, les créations d’entreprise ont atteint un nouveau pic en 2020, malgré la pandémie. Ce sont 12 592 nouvelles entreprises qui ont vu le jour l’an dernier, soit 1078 entités de plus qu’en 2019. Il s’agit d’une progression de 9%, s’inscrivant sur le même trend qu’un an auparavant où 11482c nouvelles entités avaient été formalisées. Les mois d’Octobre, de Janvier et de Juillet ont été les plus prolifiques avec respectivement 1340, 1320 et 1201 entreprises créées alors qu’il y a eu un spasme pendant les mois d'avril et mai, au temps fort de la crise sanitaire au Togo.

Dans les détails, les initiatives entrepreneuriales formelles des nationaux ont connu une hausse de près de 6%. Les Togolais ont ainsi porté 9701 entreprises sur les fonts baptismaux, ce qui représente plus de 77% des entités ayant vu le jour. Face à la Covid-19, l’économie togolaise n’a pas perdu de son attrait. Le nombre d’entreprises créées par les étrangers a continué sur la pente ascendante, bondissant de 22,71%, pour atteindre 2831 entités.

Porté par la dynamique globale des réformes visant à améliorer le climat des affaires, le nombre d’entreprises lancées par les femmes a lui aussi augmenté d’à peu près 11%, mieux qu’au cours des années antérieures. Aussi font-elles mieux que les hommes qui n’en ont créées que 8% de plus que l’an dernier. Les 3426 entités qu’elles ont formalisées constituent 27% des nouvelles entreprises créées.

Autre fait intéressant : si les Personnes physiques continuent de représenter 63% des entreprises nées en 2020, on observe toutefois une évolution plus favorable (27%) des entités formalisées sous forme de personne morale. Une dynamique tirée, en partie, par la réforme du seing privé, dont les effets se sont traduits par une envolée des SARL depuis 2018. Les actes notariés continuent quant à eux leur constante régression. Si en 2018, 85% des SARLs avaient opté pour le seing privé, en 2020, près de 97% des 3972 entités lancées n’avaient pas recouru à un notaire pour se constituer en 2020.

Klétus Situ (stagiaire)
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L’administration fiscale togolaise ne percevra plus de droit d’enregistrement lorsque la garantie que la banque prend sur un immeuble (hypothèque) pour accorder un crédit, cesse. Notamment par la mainlevée et la radiation.
D’après les informations recueillies par Togo First, l’enregistrement par les notaires de la mainlevée, acte qui met fin et lève les effets d'une saisie, sur une hypothèque auprès d’une banque, était assujetti au paiement d’un droit correspondant à 0,5% de l’hypothèque.
Dans la pratique, la banque délivre la mainlevée, une attestation prouvant que le client ne lui doit plus de l’argent, et il appartient au notaire qui a fait procéder à l’inscription de l’hypothèque sur le bien immobilier de son client, de l’enregistrer.
Muni de ce document, le notaire se rend à la Conservation foncière aux fins d’obtenir la radiation de l’hypothèque, acte dont l’enregistrement coûtait 1% (de la garantie).
La réforme consistant à supprimer les droits d’enregistrement relatifs à la mainlevée et à la radiation hypothécaires, de l’avis des autorités fiscales togolaises, vise à faciliter l’obtention des prêts bancaires par les opérateurs économiques, en ligne avec l’amélioration du climat des affaires.
Séna Akoda
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Le marché des titres de l’Umoa (Union monétaire ouest africaine), où les pays de la sous-région émettent régulièrement des obligations pour se procurer du cash, est très largement dominé par les banques commerciales. En tant qu’acheteurs, ces acteurs représentent environ 90 % des titres sur ce marché, qui pèse à peu près 13600 milliards FCFA (notamment en OAT, BAT et titres syndiqués). Selon une évaluation de l’agence Umoa-titres couvrant l’année 2019, pour le Togo, la place de numéro 1 revenait à Coris Bank, suivi dans l’ordre, de Bank of Africa, Ecobank, ensuite Orabank, puis l’Union togolaise de Banque (UTB) qui ferme le groupe sélect des meilleures SVT (spécialistes en valeurs du Trésor) contributrices.
L’information émane d’un panel d’experts discutant sur la question, dans le cadre de la 3ème édition des Rencontres du Marché des Titres Publics de la zone UEMOA (REMTP 2021) à l’initiative de l’agence Umoa-Titres, spécialisée dans la mise en valeur des titres publics au sein de l'espace communautaire. Les travaux, en ligne, se sont ouverts hier.

Ainsi, à fin décembre 2020, seulement 8,63% des titres étaient détenus par des investisseurs locaux (Compagnie d'assurance, OPCVM, Fonds de pension etc…), selon Abdoulaye Karamoko, Gestionnaire de Portefeuille Senior chez Enko Capital, exposant, la structure du marché des titres publics et le poids des institutionnels. Sur cette portion, les OPCVM (Organisme de placement collectif en valeurs mobilières), par exemple, ne représentent qu'un peu plus du tiers du poids des institutionnels locaux, avec 720 milliards FCFA sous gestion à fin 2020, soit à peine 5 % du marché global.

La représentation est encore moindre, quand il s’agit des institutionnels offshore, qui ne gèrent que 100 milliards FCFA, soit 0,75% sur ce marché. Ce sont essentiellement, des Banques Offshore et autres Brokers, des Family Office, ou encore quelques rares Hedge Funds.
Pour les experts, cette sous-représentation des institutionnels s'explique notamment par un contexte réglementaire sous-régional qui limiterait le champ d'action de certains acteurs, la structuration des systèmes de retraite, qui limite l'intérêt pour les marchés financiers, ou une offre plus limitée auprès des banques et SGI (Sociétés d'intermédiation).
Du reste, les réflexions de ce panel de spécialistes du marché explorent la possibilité de réformes du marché, pour pouvoir y inviter plus d'assureurs et de fonds de pension. Ces derniers types d'acteurs, permettent notamment de supporter des emprunts à plus long terme (sur 10 ou 20 ans), contrairement à des maturités plus courtes, comme observé actuellement sur le marché.
L’objectif, à terme, serait d’atteindre une présence de 35% de ces acteurs institutionnels, dans un contexte marqué par des économies encore très peu financiarisées dans la sous-région.
Ayi Renaud Dossavi


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Pour la BRVM (Bourse régionale des valeurs Mobilières), l’année 2020 a été marquée par une forte progression des valeurs de transactions, en hausse annuelle de 80 %. La place financière de la zone Uemoa, est ainsi passée d’un volume de 136 milliards FCFA en 2019, à 246 milliards de FCFA de valeur de transactions en 2020. C'est selon les chiffres apportés au public, ce mercredi 20 janvier 2021, par le DG de la Bourse, le Dr Edoh Kossi Amenounve, qui présentait le bilan des activités de la BRVM et du DC/BR (Dépositaire Central/Banque de Règlement).
Suivant ces données, ce marché sous-régional a ainsi enregistré, pour l’année écoulée, 46 sociétés cotées, représentant une capitalisation boursière de 4 367 milliards de FCFA ; 80 lignes obligataires pour une capitalisation de 6 051 milliards de FCFA, avec une moyenne de 328 096 titres échangés par jour, et 980,24 millions de FCFA transigés par jour ; pour des sociétés assez solvables, avec un ratio de liquidité moyen à 3,60 %. Pour ce qui est des obligations islamiques, la BRVM a enregistré 3 Sukuk cotés.

Selon le patron de la Bourse, la nouvelle année qui commence sera sous le signe de l’optimisme, malgré les soubresauts engendrés par la Covid-19 (qui pourraient, du reste, être atténués par l’arrivée des vaccins).
Du reste, en termes de perspectives, cet acteur financier sous régional table sur l’élargissement de la côte, en attirant de nouvelles valeurs ; des activités destinées aux PME, avec le lancement des émissions obligataires de groupe (basket bonds) qui leurs sont dédiées. La BRVM veut se pencher également sur la mise en place d’un marché des produits dérivés, des études sont envisagées à cet effet.
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L’agence Umoa-Titres, acteur spécialisé dans la gestion et de promotion des titres publics de la zone UMOA (Union monétaire Ouest africaine) a ouvert ce mercredi la 3ème édition de ses Rencontres des marchés des titres publics (REMTP 2021).
Cette année, cet évènement professionnel se déroule exclusivement en virtuel, les 20, 21 et 22 janvier 2021 sur la plateforme Zoom, Covid-19 oblige, et également sur le portail Youtube de l’Agence.
La rencontre, se veut ainsi, un cadre de dialogue entre émetteurs et investisseurs, pour renforcer la résilience du marché des titres publics, avec pour thème “Gestion collective et investisseurs institutionnels : deux leviers pour mobiliser l'épargne et renforcer la résilience du Marché des Titres publics”.
« Organisée une fois l'an, cette conférence est l'un des moyens phares identifiés pour renforcer le leadership du Marché des titres publics, et contribuer à le positionner comme une véritable option d'investissement pour les investisseurs en général, et pour les investisseurs institutionnels en particulier », explique notamment, dans son propos introductif, Adrien Diouf, Directeur Agence UMOA Titres.
Au-delà de cela, « c'est surtout l'occasion, pour les acteurs du marché de se rencontrer, de nouer des partenariats et d'enregistrer des avancées majeures sur la mise en œuvre des projets communs qu'ils ont », selon ce spécialiste.
En chiffres, c’est déjà quelque 150 participants enregistrés, pour une trentaine de Speakers, dans quatre panels différents, sur des questions axées du thème.
Notons que cette édition en ligne, se tient avec le partenaire souverain de l’évènement, la Direction du Trésor du Togo de et de la comptabilité publique, avec comme Guest speaker, à l’ouverture des travaux, le béninois Serge Ekué, Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).
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Au Togo, les fonds injectés par l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB) en faveur des populations, ont franchi la barre des 100 milliards FCFA alors que l’institution mise en place par le gouvernement cumule dix ans d’activités.
Créée en 2011, l’agence qui sert de bras opérationnel pour le gouvernement togolais en matière de développement à la base, a financé plusieurs projets en ligne avec sa mission de contrer la pauvreté et d’améliorer la vie des communautés.
L’essentiel de ses actions s’est concentré sur le soutien aux microprojets d’infrastructures communautaires et aux activités économiques des groupements.
L’institution dirigée par Mazalo Katanga s’est également beaucoup investie dans l’accompagnement des communautés ainsi que l’entretien manuel des routes et pistes. Elle est la structure de mise en œuvre du projet des filets sociaux de base et opportunités d’emplois pour les jeunes vulnérables.
En chiffres, les 10 ans de l'ANADEB, ce sont plus de 2600 infrastructures de marchés et d’assainissement construites ou réhabilitées, 505 salles de classe construites et réhabilitées, des centaines d’infrastructures de santé équipées. Chaque année, plus de 1500 communautés de 300 cantons pauvres sont touchées.
Du fait de la pandémie de Covid-19, l’agence gouvernementale, relève sa N°1, a réorienté ses actions en faveur de la sensibilisation et de la résilience. « Le chantier n’est pas fini et se poursuivra conformément à la nouvelle vision du gouvernement, et notre souhait est de voir cette collaboration se perpétuer, surtout avec les communes, pour le bien des populations que nous accompagnons », a-t-elle déclaré.
Séna Akoda
Les publicités sur les plateformes numériques et autres opérations réalisées à travers les canaux digitaux sur le territoire togolais, notamment l’achat et la vente via les cartes bancaires, vont subir la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA).
Cette réforme, l’une des innovations introduites dans la Loi Fiscale de 2021, s’inscrit en droite ligne avec l’ambition des autorités togolaises d’élargir l’assiette fiscale. L’idée est de renforcer la capacité de mobilisation des ressources de l’Etat, jugées insuffisantes pour faire face aux charges et autres besoins publics.
Dans la pratique, les plateformes digitales devraient collecter à l’occasion de chaque transaction, la TVA auprès de leurs utilisateurs, indique une source proche de l’Office Togolais des Recettes (OTR) et la reverser à l’Etat.
Séna Akoda
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Le 15 Janvier 2010, le vol commercial Lomé-Banjul marquait l’envol d’Asky Airlines dans le ciel Africain. Onze années plus tard, la success story panafricaine continue de s’écrire.
D’Air Afrique à Asky, une vision panafricaine du ciel
De la faillite puis de la disparition de la mythique Air Afrique en 2002, entre mauvaise gestion et égoïsmes nationaux, les élites africaines ont gardé une certaine amertume, mais la volonté de faire renaître une compagnie panafricaine ne s’est jamais éteinte.
C’est ainsi qu’en 2007 sous le leadership du Togolais Gervais Koffi Djondo, cofondateur de Ecobank qui présidait depuis 2005 le conseil d’administration la Société de Promotion de la Compagnie Aérienne Régionale (SPCAR) chargée par l’UEMOA et la CEDEAO de mener les études de faisabilité et la recherche de partenaires techniques et financiers, va naître Asky Airlines.

Un Actionnariat panafricain et un partenariat stratégique avec Ethiopian Airlines
Le capital de départ, 120 millions $, était détenu majoritairement par le groupe Ecobank, la Banque Ouest Africaine de Développement et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). Ce qui donna au projet une dimension sous-régionale, malgré les méfiances de certains États possédant (ou prévoyant de lancer) une compagnie nationale.
Portée par la vision panafricaine de Djondo, ainsi que dans l’objectif de maîtriser les coûts de développement et de croître plus aisément, la compagnie signe un partenariat technique avec Ethiopian Airlines dès 2009. Le leader africain de l’air prend 25% du capital, participation qu’elle portera plus tard à 40%. L’accord prévoit l’installation d’un hub en Afrique de l’Ouest, le choix sera porté sur Lomé. Cela permet également à la jeune compagnie de profiter de l’expérience du groupe éthiopien, qui “supervise” Asky, en installant au top management des administrateurs expérimentés : d’Awel Bussera à l’actuel Ahadu Simachew, en passant par Yissehak Zewoldi et Henok Teferra, comme DG de la jeune compagnie basée à Lomé. Et ce, pendant que Gervais Koffi Djondo assure la présidence du Conseil d’administration.

Conquête de l’Afrique et du monde à partir de Lomé
A partir de Lomé, son hub, et avec le soutien du partenaire stratégique Ethiopian, la compagnie a su progressivement étendre son réseau de destinations en Afrique. Desservant au départ les capitales des pays de l’UEMOA, les vols d’Asky se sont progressivement étendus vers les capitales anglophones en même temps que vers la zone CEMAC. En Juin 2019, la compagnie a débuté ses vols hebdomadaires sur Johannesburg, profitant de l’abandon par la South African Airways des liaisons entre Cotonou, Douala et Libreville et la mégalopole sud-africaine. De Lomé à Dakar, de Banjul à Johannesburg ou de Douala vers Dakar, ce sont aujourd’hui plus de 23 capitales politiques et économiques que dessert le transporteur, avec sa flotte de 9 Boeing 737 et son Bombardier Dash 8 Q400.

Rentabilité et résilience face aux crises
Dans la sphère des compagnies aériennes surtout africaine, la rentabilité est un mot rare. Pourtant, Asky réussira à équilibrer ses comptes à partir de l'exercice 2014, malgré l'épidémie d'Ebola qui avait sévèrement affecté le marché aérien ouest-africain.
L’entité, qui se rêve "Compagnie panafricaine", réussira ensuite un an plus tard, en 2015, à devenir la première compagnie ouest-africaine rentable, en dégageant des bénéfices de 2,2 milliards de F CFA, avec quelque 500 000 passagers transportés cette année-là. Déjouant la célèbre apostrophe de Richard Branson, célèbre investisseur dans les compagnies aériennes : « Devenir millionnaire, c'est facile : Commencez milliardaire puis achetez une compagnie aérienne. »
Résiliente, Asky l’aura été aussi face à la crise majeure, qu’est la pandémie de Covid19. Dans un contexte où les avions ont été cloués au sol pendant plusieurs mois, avec pour conséquence, une chute de 89% du trafic en Afrique et des pertes qui pourraient avoisiner 6 milliards $ pour les compagnies du continent, selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), elle a été une des premières à annoncer la reprise progressive de ses liaisons en Août dernier au lendemain de la réouverture de l’aéroport de Lomé.
Globalement, sur ces onze années la compagnie a réussi à se positionner en tant que compagnie panafricaine et devrait continuer à croître modérément à la faveur d’une pleine reprise des activités économiques sur le continent. En attendant de toucher de plus hauts sommets, ses ailes continuent à se déployer dans le ciel africain.
Klétus Situ (stagiaire)
Au Togo, les exportations minières ont accusé un recul global de 8,2% en 2019. Estimées à environ 100 milliards de FCFA en 2018, les ventes de ces matières premières sont tombées à un peu moins de 92 milliards FCFA, selon des données publiées par la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) sur les exportation.
Dans le détail, les exportations de Clinker qui se taillent la part du lion (60% du total) ont connu une légère progression de 1% par rapport à 2018, atteignant les 53,8 milliards FCFA. Le Bénin, le Ghana et le Burkina Faso en sont les principaux importateurs.
Quant aux exportations de phosphates, elles sont passées de 46,2 milliards de FCFA sur l’année 2018 à 37,5 milliards l’année suivante. Soit une baisse de 19%. Pour la Bceao, cela s'explique par la chute de 15% de la quantité exportée. Les ventes extérieures togolaises de phosphates en 2019 sont allées essentiellement vers l’Inde, l’Australie et le Canada.
Par ailleurs, le total des exportations togolaises sur l’exercice s’élèvent à 618,2 milliards de FCFA avec un augmentation de 3% par rapport à 2018.
Klétus Situ (stagiaire)
Les artisans et les micro entrepreneurs du secteur informel bénéficient d’un allègement fiscal au titre de la Loi de finances 2021. Le minimum qu’ils paieront comme Taxe Professionnelle Unique (TPU) qui relève du régime déclaratif, a subi une réduction drastique, passant de 300 000 FCFA en 2020 à 20 000 FCFA cette année 2021. Ce qui correspond à un taux de variation de 93%, selon les données de la nouvelle Loi de Finances, compilées par Togo First.
Cette disposition qui réduit la charge fiscale qui pèse sur les jeunes entrepreneurs, vise également à aligner la TPU sur le minimum perçu par l’administration fiscale togolaise auprès de ceux qui relèvent du régime réel, selon les explications de l’Office Togolais des Recettes (OTR).
Notons que la TPU est un impôt synthétique qui libère celui qui le paie d’une série de taxes dont la TVA et l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP). Elle est due exclusivement par les personnes physiques dont le chiffre d'affaires annuel est inférieur ou égal à 60 millions FCFA, quelle que soit la nature de l'activité, selon les nouvelles dispositions du Code Général des Impôts.
Séna Akoda
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