Au premier semestre 2020, l’encours des crédits dans les établissements de microfinance (Systèmes financiers décentralisés ou SFD) au Togo est ressorti en hausse annuelle de 5,3%, selon le dernier point de situation dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), émis par la Banque centrale (Bceao).
Cette progression, légèrement supérieure à la moyenne de 5,1% pour l’Uemoa (par rapport à juin 2019) place le Togo 4è locomotive de croissance dans la sous-région, derrière la Côte d'Ivoire (+12,1%), le Mali (+9,5%), et le Bénin (+6,2%). En revanche, le Togo vient devant le Sénégal (+2,3%), la Guinée-Bissau (+1,7%), le Burkina (+1,5%), et le Niger, dont les crédits se sont contractés de 27,5%.
Au total, l’encours des crédits des SFD de l'Union, est ressorti à 1 505 milliards FCFA, au premier semestre de l'année dernière, dont près de la moitié (48,4%) est constituée de crédits à court terme, dans cette période déjà marquée par la pandémie de Covid-19.
Pour ce qui est des dépôts, le montant collecté s'est établi à 1586,5 milliards FCFA contre 1441,5 milliards FCFA une année plus tôt. Soit une hausse annuelle de 10,1%.
Le Togo affiche, à ce niveau, une progression de 11%, derrière le Burkina (+15,4%), le Mali (+17,1%), et son voisin le Bénin (+17,2%), tout en étant devant la Côte d'Ivoire (+10%), le Sénégal (+2,6%), ainsi que la Guinée-Bissau et le Niger, dont les dépôts ont reculé, respectivement de 5,3% et 0,8%.
Ayi Renaud Dossavi
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La Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (Haplucia) vient de lancer un avis d’appel à propositions pour l’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées. Elle recherche 3 consultants, a appris Togo First.
Un nouveau palier après les campagnes d’information et de sensibilisation menées à travers tout le territoire dans le but de prévenir le fléau et les infractions qui y sont assimilées.
L’élaboration d’une politique nationale de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées pourra donner une meilleure visibilité à la Haplucia, confrontée à un réel défi d’efficacité en tant que dispositif anti-corruption au Togo.
Rappelons que depuis quelques mois, le Togo met les bouchées doublées pour l’effectivité de la déclaration des biens et des avoirs par les personnes assujetties à cette obligation, notamment les gouvernants et tous les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées.
A terme, précise Lomé, via la déclaration des biens et des avoirs, l’idée est de relever le défi de « la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’Etat et prévenir l’enrichissement illicite ».
Séna Akoda
Au Togo, un projet de site éco-touristique est en gestation dans la préfecture de l’Akébou (région des plateaux).
Les experts du ministère du tourisme planchent sur l'initiative, dans le cadre de travaux de validation de deux jours, ouverts ce mardi par ministre de la culture et du tourisme, Kossi Gbenyo Lamadokou.
« Il s'agira de construire un site éco-touristique, composé d'un hôtel avec une architecture qui va mobiliser les matériaux locaux, sortir du cadre moderne des hôtels (...) et être en contact avec la nature », explique notamment Dr Adata kossi, chargé de l'analyse économique et financière du projet.
Comme atouts, le projet s’appuie sur les conditions géographiques et climatiques du site. En effet, « la préfecture de l'Akébou, c'est une zone avec un climat particulier, qui ressemble au climat "occidental ». Cette zone a beaucoup d'avantages, et de sites naturels qui peuvent permettre à ce que ce projet réussisse.»
Notons que ce projet s’inscrit dans le cadre de la feuille de route ministérielle, assignée au département du tourisme. Après validation, l’initiative fera partie, apprend-on, des projets d'investissement prioritaires, en vue d'accélérer sa réalisation.
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Le Togo devrait connaître une croissance de 3% cette année 2021, selon les prévisions de la Banque mondiale, exposées dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales. Un document publié ce mois de Janvier 2021.
Si ces projections de l’Institution de Bretton Woods, consolident l’idée d’un rebond pour cette année, elles restent néanmoins bien moins optimistes que celles du Gouvernement togolais. En effet, Lomé table sur une croissance de 4,7%, “sous réserve que la pandémie soit rapidement maîtrisée”.
Cette dynamique économique devrait être portée par un accroissement des investissements nationaux publics et privés, ainsi qu’étrangers, à l’aune du PND, dans les secteurs clés de l’agriculture, de l’énergie, portuaire, aéroportuaire et des infrastructures. Avec la reprise de la filière cotonnière par le singapourien Olam et l’engagement de sa filiale Arise dans la construction du Parc Industriel d’Adétikopé, projet phare du PND.
Plus globalement, sur le plan régional, l’Afrique subsaharienne devrait connaître “un redressement modéré en 2021, avec un taux de croissance de 2,7 %”, selon l'institution basée à Washington, dans le même rapport.
Klétus Situ KOMKO (stagiaire)
Entre 2017 et 2019, la production d’ananas a connu une hausse de 11,6% au Togo, passant de 27 000 tonnes à 30 149 tonnes. Ces chiffres de ces dernières années illustrent les évolutions positives de ce secteur, qui occupe plus de 3200 producteurs, pour un revenu de plus de 6 milliards FCFA en moyenne par an, selon les dernières statistiques. Sur ce montant, l’État engrangerait plus de 200 millions CFA.
La filière, principalement tournée vers la transformation et l’exportation, produit plus d’un million de litres de jus d’ananas, 20% (200 000 litres) à destination du marché bio. Comme pour le Soja, l'ananas togolais va surtout alimenter le marché Européen du bio (qui absorbe 60% de l’ananas, exporté en frais ou sous forme de produits transformés).

Porté par l’évolution du secteur et le dynamisme de la demande en bio, et le soutien de nombreux partenaires du Togo, surtout européens, le nombre de d’entreprises dans la transformation et l’exportation (MPME), a connu une hausse de plus de 60%, passant de 30 à une cinquantaine, sur la période sous revue.
Cette plante herbacée est cultivée principalement dans la Maritime et les Plateaux (sud et centre du pays), sous deux variétés (Cayenne et Brazza), outre la transformation en jus, elle est également conditionnée par séchage, et transformée en confiture.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) a franchi au 31 décembre 2020, la barre des 98 milliards FCFA de crédits distribués, d’après les récentes statistiques rendues publiques.
L’institution qui revendiquait 87 milliards FCFA de crédits accordés en 2019, a distribué fin 2020, plus de 11 milliards FCFA de plus via les microfinances partenaires, et accordé 1 766 001 crédits depuis le début de sa mise en œuvre.
Pour rappel, le Togo affiche en 2019, la 3ème meilleure performance en matière d’inclusion financière au sein de l'union (72,3%) après la Côte d’Ivoire (77,9%) et le Bénin (77,8%), selon le rapport de la Bceao sur l’inclusion financière dans l’espace communautaire.
Séna Akoda
Au Togo, l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) veut recueillir les avis du public, des acteurs télécoms et des consommateurs, dans l’évaluation de la qualité des services fournis par les opérateurs de télécommunications.
L’Autorité vient en effet de lancer un appel public à commentaire, sur le projet d'indicateurs QoS - servant à évaluer la qualité de ces services - devant entrer en vigueur à compter de cette année 2021.
Il s’agit, à terme, d’améliorer le document proposé, à partir des avis et suggestions des consommateurs et des acteurs du secteur.
Les acteurs (toute personne, physique ou morale) intéressés par ce processus d'appréciation de la qualité des services de télécom, peuvent adresser leurs suggestions à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., au plus tard le 22 janvier 2021.
Consulter ici le Projet d’indicateurs de QoS.
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Au-delà d’attendre l’initiative Covax, censée faciliter l’accès au vaccin contre le nouveau coronavirus, le Togo cherche des canaux alternatifs pour s’approvisionner, notamment du côté de l’américain Pfizer BioNTech. C’est ce qu’a indiqué la Coordination nationale de gestion de la riposte (CNGR), mercredi 6 janvier 2020, lors de son point de presse hebdomadaire.
« Nous aurons des doses bien avant l'arrivée des vaccins du covax en juin » déclare notamment le Colonel Djibril Mohaman, à la tête de la CNGR, en insistant sur la volonté d’agir avec « anticipation », sur la pandémie, qui a fait à ce jour 70 morts au Togo.
« La future campagne de vaccination va ainsi mobiliser l’ensemble du système de santé et concernera en premier lieu le personnel soignant, les plus de 50 ans et les moins de 50 ans présentant des facteurs de comorbidités », explique notamment le dernier conseil des ministres, qui s’est également tenu hier mercredi.
Après cette première catégorie, la vaccination devrait ensuite concerner notamment les étudiants, les enseignants, le personnel des administrations publiques et parapubliques, ou encore les forces de l’ordre.
Ayi Renaud Dossavi
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Selon une annonce du ministre de l’éducation Dodzi Kokoroko, le gouvernement va effectuer une mission mixte de contrôle et d’audit de la gestion des frais scolaires dans tous les établissements de l’enseignement secondaire général premier et second cycle du Togo.
L’opération, qui sera menée par des agents de son département et des experts externes, concerne également les Directions régionales de l’enseignement (DRE) et les inspections d’enseignement (IESG et IEPP), précise le portail officiel de la République togolaise.
S’inscrivant dans la dynamique d’amélioration de la qualité des services et du secteur éducatif lancée par le gouvernement, cette démarche devrait permettre surtout aux pouvoirs publics d’avoir une idée plus précise des recouvrements et collectes de frais scolaires sur le territoire, les effectifs ainsi que les bilans d’exécution des établissements.
Pour sa grande première sortie cette année 2021 sur le marché financier régional où il recherchait 25 milliards FCFA via l’émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT), le Togo a mobilisé 27,5 milliards FCFA pour alimenter son Trésor Public.
L’opération bouclée en fin de semaine dernière (08 janvier 2021) a suscité l’appétit des investisseurs de l’UMOA qui ont sursouscrit les titres émis à plus de 39 milliards FCFA. Cette performance correspond à un taux de couverture de 157, 20% et s’inscrit dans la lignée de la tendance des titres publics du Togo sur le marché financier régional depuis plus d’un an.
En rappel, en janvier 2020, soit un an auparavant, le Togo au cours de sa toute première opération sur ce marché, avait enregistré des sursouscriptions à hauteur de 69 milliards FCFA via le même instrument, les BAT. Soit plus de 276% de taux de couverture.
Au total, le pays a collecté 623 milliards FCFA en 23 sorties l'année écoulée où toutes ses opérations ont été couronnées de succès.
Séna Akoda