Le gouvernement togolais prévoit de lancer en 2021, les travaux de réhabilitation et de bitumage de la route Sokodé-Tchamba-Frontière Bénin, a appris Togo First.
La réalisation de ce tronçon, long de 86 km, qui sera financée sur le Budget de l’État, s’inscrit dans en ligne avec les grands chantiers d’infrastructures routières ouverts en 2020.
Cette voie qui reliera la partie centre-est du Togo au réseau routier national devrait contribuer à améliorer l'accès à la région centre-est du pays, et à booster les échanges de produits agricoles.
En rappel, sur les cinq prochaines années, ce sont quelques 1000 milliards FCFA que le Togo ambitionne de consacrer aux infrastructures routières.
Séna Akoda
La joint-venture « Bboxx EDF Togo », formée le tandem EDF - Bboxx, et SunCulture ( filiale d’EDF au Kenya, spécialisée dans l’irrigation solaire), s’allient au gouvernement togolais, pour fournir des pompes solaires à eau à 5 000 agriculteurs.
Les deux parties ont signé à cet effet un accord de partenariat, en fin de semaine dernière, au bénéfice final des producteurs vivant dans des zones peu ou mal desservies du territoire national, en leur permettant notamment d’assurer une récolte pendant la saison sèche.
Ce programme, subventionné à 50% par le gouvernement togolais, s’appuie par ailleurs sur une autre initiative déjà existante, celle du « Chèque CIZO » lancée l’an dernier pour soutenir les ménages dans la transition énergétique.
« La subvention du gouvernement togolais est vitale pour accélérer ce programme auprès de milliers d'agriculteurs et rendre l'agriculture durable abordable pour tous », explique notamment Mansoor Hamayun, le patron de Bboxx, dans le cadre de cet accord.
De son côté, EDF assure : « Les pompes solaires à eau qui seront déployées au Togo bénéficieront également de l’expertise technique de la R&D d’EDF dans le secteur hors réseau, où nous superviserons les choix de conception et contribuerons à améliorer les performances des produits ».
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
PUDC : plus de 10 000 lampadaires installés
BBOXX-EDF et Canal+ s’allient pour offrir électricité et TV numérique aux populations rurales
Solaire : BBOXX lance bPower20, pour les plus petits consommateurs
Le Togo se dote d'une politique nationale de la recherche et de l'innovation, qui couvre une période de 10 ans (2020-2030), sous pilotage du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Le document fait l’objet d’une validation à Lomé ce mardi 22 décembre 2020, pour un atelier de deux jours, réunissant notamment les enseignants-chercheurs, directeurs centraux, partenaires techniques et financiers du pays.
Cette nouvelle politique veut notamment pallier les faiblesses du pays en matière de recherche, et définir ses grandes orientations, en prenant notamment en compte ses ambitions économiques et de développement, en lien notamment avec le PND.
Il s’agira surtout de répondre au challenge du financement, en rehaussant à terme la part du PIB national consacrée à la recherche. « Il est convenu au niveau des Etats de l'UA, qu'il faut investir 1% de PIB dans la recherche, mais [chez nous ici], nous devons nous situer entre 0,15 et 0,22% du PIB », concède ainsi Prof Kouami Kokou, Directeur national de la recherche au ministère de l’enseignement supérieur.
Les deux autres axes que comptent le texte, vont notamment être « comment doter le pays de structures de recherche », et « le transfert de la recherche ; comment faire pour que la recherche puisse profiter aux communautés ».
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Les universités togolaises font leur immersion dans l’Intelligence artificielle
Le Lycée d’enseignement technique et professionnel de Lomé amorce sa digitalisation
Le Togo se dote d'un centre de documentation en propriété intellectuelle
Vers la construction d’un laboratoire de production de Biogaz à L'Université de Lomé
Au Togo, les examens de permis de conduire sont suspendus jusqu’à nouvel ordre, en raison de la mesure de couvre-feu dans le Grand Lomé pour cause de Covid-19 et de l’interdiction de rassemblement de plus de quinze (15) personnes sur toute l’étendue du territoire.
C'est l'information rendue publique par la Direction des transports routiers et ferroviaires dans un communiqué signé lundi 21 décembre 2020.
Cette nouvelle suspension intervient six mois environ après la reprise de ces examens.
Les activités reprendront normalement dès la levée des interdictions, rassure le directeur des Transports routiers et ferroviaires par intérim, Tadjudini Dermane.
Séna Akoda
L’intelligence artificielle s’invite dans les universités togolaises, publiques, privées ou confessionnelles à la faveur de la première édition du séminaire Indabax Togo. Celle-ci s’est déroulée simultanément sur les sites de l’Université de Kara (UK), de Lomé (UL) et Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), à l’Institut Africain d’Informatique (IAI) et à iPNet Experts ainsi que le Centre Informatique et de Calcul (CIC)
Avec comme fil conducteur : « L’Intelligence Artificielle, une opportunité pour l’Afrique ? », cette rencontre organisée virtuellement par le Centre Informatique et de Calcul (CIC) visait à « diffuser les connaissances et renforcer les capacités des participants, acteurs, utilisateurs et bénéficiaires de cette technologie, dans le domaine de l’Intelligence Artificielle », apprend-on.
Présidée par la Secrétaire Générale de l’Université de Lomé, Professeur Mensah Attoh Akossiwa, elle devrait également, de l’avis de ses organisateurs, permettre de disposer dans les différentes universités, d’une communauté réunie autour de l’intelligence artificielle.
Ensemble de théories et techniques mises en œuvre pour réaliser des machines capables de simuler l’intelligence, « l’Intelligence Artificielle intervient dans beaucoup de domaines. Par exemple, quand nous prenons le domaine médical, aujourd’hui on fait la radiologie, c’est à la base de l’Intelligence Artificielle. A la FaST, nous avons des filières professionnelles dans ce sens pour permettre aux étudiants de développer cette technologie », a indiqué Alfa-Sika Mande Seyf-Laye, Vice-doyen de la FaST de l’Université de Kara,
Une délégation de la Caisse nationale d’assurance-maladie universelle (CNAMU) du Burkina-Faso étaient en mission à Lomé la semaine dernière, pour s’imprégner de l'expertise de l’INAM-Togo (Institut National d'Assurance Maladie du Togo), dans le cadre du démarrage de l’Assurance maladie dans leur propre pays.
La CNAMU a ainsi pu échanger avec son organisation sœur, mise en place il y 8 ans au Togo, notamment sur les bonnes pratiques en matière de gestion, de contrôle et de gestion financière de la politique d’assurance maladie.
Pour la délégation Burkinabé, la mission, qui s’est achevée en fin de semaine dernière, est une réussite.
« Nous avons largement atteint les objectifs que nous nous étions assignés en venant à Lomé. », relève ainsi, Ursule Kabore, la cheffe de la délégation de la CNAMU.
Dans le détail, il s'agissait de « voir les questions de budget, de finances, les questions de gestion, de contrôle et de nouer des relations de partenariat avec l’INAM-Togo ». En particulier, apprend-on, il était question de s’imprégner, au Togo, de l'assurance du secteur formel.
Pour rappel, au début 2020, l’INAM totalisait un peu plus de 104 000 cotisants, pour une prise en charge touchant plus de 250 000 personnes. Plus récemment cette année, le pays s'est doté d'un cadre institutionnel et légal renforcé, pour la mise en place, à terme, d’une assurance maladie universelle.
Lire aussi:
Togo : une Loi pour instituer l'assurance maladie universelle
INAM : plus d'un demi-milliard FCFA pour éditer des cartes sécurisées
Covid-19 : l’INAM assouplit les conditions de prise en charge des assurés
Un programme de coaching dédié à 300 entrepreneurs va être lancé mercredi 23 décembre prochain à Lomé, avec pour objectif de créer pas moins de 300 000 emplois, sur les dix prochaines années (2021-2030), a appris Togo First.
Ce projet, initié par le Cabinet Synergie en partenariat avec l’association Terreau fertile, visera à accompagner les 300 entrepreneurs togolais par des conseils en élaboration de business plans, tenue de comptabilité, en marketing et organisation, entre autres. Tous les besoins qu’éprouvent les entrepreneurs pour leur croissance, seront pris en compte, indiquent des sources proches des promoteurs.
A terme, l’idée au travers de cette initiative qui se veut une solution durable pour un accompagnement réussi des jeunes entreprises, devrait être de susciter des champions nationaux. Et au-delà, de produire des jeunes capables de s’affirmer sur le plan international dans leurs secteurs d’activités économiques.
D’après le duo promoteur, il révèle l’essor d’un nouveau tissu d’entreprises dont les bases sont solides et les standards, de niveau mondial.
Séna Akoda
Le Togo vient de se doter d’un nouveau plan de lutte contre la grippe aviaire. Ce mécanisme de riposte, qui a été validé avec le concours de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a fait l’objet d’une vaste concertation auprès des acteurs du sous-secteur avicole du 14 au 15 décembre 2020.
Notons que ces travaux font suite, à la décision du ministère de l’agriculture togolais, d’interdire l’importation de volailles en provenance de 06 pays européens, qui étaient alors frappés par l’épidémie causée par le virus H5N1.
Le plan d’action insiste notamment sur le renforcement des contrôles de mesures de biosécurité dans les élevages avicoles dans l’ensemble des 05 régions du pays. Celles-ci ont déjà fait face à cinq crises successives de grippe aviaire entre 2007 et 2018, et entend ajuster leur réponse, en cas de nouvelle épizootie.
Pour rappel, le pays ambitionne de tripler sa production à l’horizon pour atteindre une 60 mille tonnes de viande de volaille.
Lire aussi:
Le Togo interdit l'importation de volailles en provenance de six pays
Les ambitions de Lomé pour la filière avicole
Un projet avicole nécessite en phase pilote 25 milliards FCFA pour créer environ 7 000 emplois
Au Togo, la lutte contre la pandémie de Covid-19 a coûté à ce jour, plus de 107,5 milliards FCFA, selon une récente information du ministère de l’économie et des finances.
Dans le détail, ces charges se composent à environ 21% de dépenses liées aux mesures de riposte sanitaire ( 22,8 milliards FCFA), à 30% de mesures d’accompagnement au bénéfice de la populations ( 32,4 milliards FCFA), ce qui comprend des mécanismes d’appui sociaux comme le programme de revenu universel Novissi, la prise en charge par le Gouvernement des tranches sociales des factures d’eau et d’électricité, ainsi que diverses autres actions sociales.
Enfin, les investissements au titre de la relance économique se taillent la part du lion, avec 52,2 milliards FCFA, soit plus de 48% des dépenses.
A noter qu’en miroir de ces charges, le Togo a pu mobiliser un montant total de 173 milliards FCFA, à la date du 15 décembre 2020, dans le cadre de son Fonds de Solidarité Nationale, en riposte à la pandémie. Sur ces ressources, ont décompte 3,2 milliards FCFA mobilisés par le secteur privé national et international, et près de 170 milliards qui viennent des partenaires financiers du pays.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : sur les 400 milliards FCFA du Fonds de Solidarité Nationale, la moitié déjà mobilisée
Togo : prévision de perte de 40 % des recettes budgétaires, due à la Covid-19
Togo: L'eau potable désormais gratuite aux bornes fontaines publiques, et ce jusqu'à fin Juin 2020
Le Parlement vote un budget 2021 à forte teneur sociale : les détails
Le Singapourien Olam, à travers Arise, sa filiale destinée aux infrastructures, en partenariat avec l’AFC (Africa Finance Corporation), a marqué une intention ferme pour la construction de l’autoroute Lomé-Cinkassé. L’information a été donnée vendredi dernier par Sani Yaya, ministre de l'Économie et des Finances, alors qu’il était face aux députés dans le cadre de l’adoption du budget 2021.
Un Mémorandum d’accord de coopération pour les études et la construction de l'autoroute de l'unité Lomé-Cinkasse en deux fois deux voies a déjà été conclu avec le gouvernement togolais, précise le ministre togolais. Celui-ci devrait impliquer l’AFC (Africa Finance Corporation), un autre géant des infrastructures en Afrique. L’institution basée à Lagos qui, de concert avec Arise, a récemment démarré la construction de la plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) pour un investissement de près de 140 milliards de francs CFA, avait accepté deux ans plus tôt l’adhésion du Togo, qui en devenait le 12e pays membre en provenance d’Afrique de l’Ouest.
Infrastructure gigantesque de près de 700 km, dont le coût est estimé à plus de 600 millions $ (plus de 330 milliards FCFA), l’autoroute de l’unité est un des projets phares du PND. Sa réalisation devrait permettre d'assurer la fluidité du trafic, de réduire le temps et le coût de parcours sur le corridor, afin d’améliorer la compétitivité du Port Autonome de Lomé.