Togo First

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En ligne avec son ambition de réduire de moitié la fréquence des accidents, le Togo va consacrer environ 3,14 milliards FCFA à un plan d’actions prioritaires qui va se dérouler sur deux ans. Un programme qui représente la phase d’urgence de la politique de sécurité routière que le gouvernement a adopté ce mercredi en Conseil des ministres.

L’adoption de cette politique fait suite à la communication présentée lors de la précédente rencontre gouvernementale. Dans le détail, la stratégie s’articule autour de cinq piliers à savoir : le management, les infrastructures, la qualité des véhicules, les usagers et les secours.

Ce plan vise en outre, à renforcer les dispositifs de surveillance et de contrôle, avec des résultats attendus des services en charge de la sécurité routière qui devraient faire preuve de plus de rigueur dans les contrôles.

Au premier semestre de cette année 2020, le pays a enregistré 2627 accidents routiers, pour 241 décès et 3734 blessés. Selon les statistiques, plus des 2/3 de ces décès (164 morts), ont été occasionnés par des accidents impliquant les engins à deux roues.

Séna Akoda

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Au Togo, près de 2 millions d’hectares de terres ont déjà été analysés, dans le cadre de l’établissement de la carte de fertilité des sols. Ce dispositif qui vise à permettre aux agriculteurs de connaître les caractéristiques de leur sol afin de mieux les orienter à adapter le type de culture et les engrais spécifiques qui conviennent.

Sur la superficie déjà examinée, qui représente 55% de l’espace agricole national, un peu moins de 1,2 million ha ont été cartographiés, soit 33,18% des terres agricoles nationales.

L’information émane du Conseil des ministres, en date de ce mercredi 18 novembre 2020, qui a notamment fait un état de lieux de cette initiative, amorcée au Togo depuis 2016, avec un véritable démarrage il y a 3 ans. 

A terme, la réalisation de cette carte “permettra non seulement d’améliorer les rendements et la productivité des cultures végétales mais aussi et surtout de réaliser par zone une carte des cultures”, et ceci “conformément à l’axe 2 de la feuille de route du gouvernement pour la mise en œuvre du Plan Togo 2025”, selon le gouvernement togolais. 

Consulter ici la plateforme dédiée, Fertitogo.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la Banque mondiale a décaissé 37% de ses financements prévus en faveur du pays au titre de l’année fiscale écoulée (juillet 2019-juin 2020). Ceci représente l’« un des taux de décaissements les plus performants au niveau des portefeuilles de projets financés par la Banque dans la région Afrique où la moyenne est de 22% ». 

C'est ce qu'a révélé Hawa Cissé Wagué, représentante-résidente de l’institution de Bretton Woods, mardi 17 novembre, à l’ouverture de la deuxième revue de la performance du portefeuille des projets financés par cette institution au Togo.

Si ce taux de décaissement est une performance, Hawa Cissé Wagué plaide pour qu'il soit amélioré à l'aune des besoins toujours grandissants des populations. « Nous savons qu’on peut faire plus parce que les populations ont des besoins grandissants et les ressources sont disponibles », a-t-elle fait observer.

Sani Yaya, pour sa part, a rappelé la promesse de la Banque mondiale d’accompagner le Togo dans "sa volonté de mettre en place les conditions pour une croissance inclusive et durable tirée par un secteur privé plus dynamique et des politiques d’investissement plus efficaces".

En rappel, depuis le début de la pandémie, l'institution a financé, trois projets pour un coût global de 50 milliards FCFA dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des réformes économiques. Ce qui porte le portefeuille de l'institution au Togo à 400 millions $.

Séna Akoda

La Cedeao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) veut appuyer le secteur privé des engrais de l'Afrique de l'Ouest, à travers sa banque d'investissement, la BIDC.

Des discussions se sont tenues à cet effet en début de ce mois, entre la BIDC et l’Association ouest-africaine des engrais (WAFA), pour lui apporter un appui à hauteur de 520 millions $ (environ 287,4 milliards FCFA), sous forme de ligne de crédit. Une facilité pour laquelle, renseigne l'Institution communautaire, le Conseil d’administration de la Banque a déjà quitus. 

Ces ressources devraient notamment aider au financement des projets d’importation d’engrais, d’achat de camions et autres équipements pour la logistique et le transport, ainsi que la construction d’infrastructures de stockage dans l'espace communautaire.

Pour rappel, la WAFA a été lancée en 2016 pour fédérer les acteurs de l'engrais dans la sous-région, et représenter les pays-membres de la CEDEAO. A ce jour, l'essentiel de l'engrais utilisé par les petits producteurs en Afrique de l’Ouest (90 à 95%), transitent par cette association.

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159,5 milliards FCFA. C’est le chiffre d’affaires réalisé par le duopole Togocel-Moov en 2019, selon le rapport 2019 sur « l’Évolution des marchés régulés : Postes et Communications électroniques » de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Ce montant est en hausse de 9 milliards FCFA par rapport à 2018 où les deux opérateurs qui se disputent le marché de la téléphonie mobile avaient engrangé 150 milliards FCFA. Il s’agit, en valeur relative, d’une progression de 6%.

Si les activités de Togocel sur le segment des services mobiles ont semblé reprendre du tonus (+ 10% en 2019, après une période creuse entre 2016 et 2018), celles de Moov stagnent (+0,1% en 2019).

Avec plus de 100 milliards FCFA de Chiffre d’affaires (soit 63% de la valeur du marché de la téléphonie mobile), Togocel, filiale du groupe Togocom, conserve son statut de leader des services mobiles, tandis que son concurrent Moov (Atlantique Télécoms), en perte de vitesse, ne contrôle plus que 37%. Moov perd du terrain à l’image de son parc d’abonnés qui a cédé pas moins de 400 mille utilisateurs en 2019, indique l’ARCEP. Une baisse de régime due, en partie, à la directive d’apurement exigé par l’autorité de régulation visant à désactiver et réattribuer les numéros inactifs des abonnés. Ainsi, la marque détenue à 95% par Maroc Télécom, a perdu 11% de ses abonnés alors que, dans le sens inverse, Togocel a vu son parc d’abonnés augmenter de 17% en 2019. Mieux, le nombre d’abonnés actifs de Togocel dépasse à nouveau celui de Moov, qui l’avait distancé en 2018, avec près de 700 mille comptes.

Rappelons que les deux acteurs ont été épinglés récemment par le régulateur à cause de leur pratique de différenciation tarifaire jugée anticoncurrentielle, lorsque les abonnés émettent des appels inter-réseaux, de Togocel vers Moov ou vice-versa.

 

Séna Akoda

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Cinquante (50) Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) installées au Togo vont bénéficier de 350 000 $ au total pour faire face aux impacts économiques graves engendrés par la pandémie de la Covid-19, qui poussent certaines de ces entités vers la faillite.

Ce financement dont une partie sera une subvention, et l’autre, du crédit auprès des institutions financières (dans des conditions de remboursement bien souples), va couvrir la phase pilote d’un nouveau projet dénommé « Fonds d’Aide d’Urgence aux Micro, Petites et Moyennes Entreprises au Togo ». Le projet a été lancé par le bureau du PNUD-Togo en partenariat avec le Fonds d’équipement des Nations unies (UNCDF) en fin de semaine écoulée.

La phase d'expérimentation sera exécutée sur six mois. Pour ses promoteurs, le projet se veut une réponse partielle aux impacts économiques négatifs de la Covid-19 sur les MPME. « Nous espérons avoir des résultats très probants au bout des six prochains mois. Ce qui nous permettra d’aller à une phase beaucoup plus large et mobiliser davantage de ressources pour permettre aux entreprises togolaises de jouer leurs partitions dans le développement de l’économie nationale », a déclaré Mactar Fall, résident-pays adjoint du PNUD en présence des représentants des partenaires nationaux du projet.

Séna Akoda

Le Togo dispose désormais d’une Faîtière pour ses communes (FCT : Faîtière des communes du Togo), regroupant les nouveaux démembrements municipaux du pays.

L'association, qui est une mise à jour de l’ancienne Union des communes du Togo (UCT), a été instaurée lors d’une Assemblée Générale Constitutive, qui s’est tenue en fin de semaine dernière à Kara (412 km de Lomé).

La toute nouvelle structure est présidée par Yawa Ahofa Kouigan, maire de la Commune Ogou 1 (Atakpamé), élue à la tête du Bureau Exécutif.

Cette dernière aura notamment pour mission de représenter et défendre les intérêts des 117 communes du pays, en tant qu’interlocuteur, non seulement de l’Etat, mais également d’autres structures sœurs, des pays voisins.

Notons que l'AG s’est tenue en présence de Payadowa Boukpessi, ministre en charge de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Le membre du gouvernement en a profité pour annoncer, dans le pays, l'élaboration prochaine d'une cartographie des infrastrucures socio-économiques du Togo.

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Les experts et parlementaires de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), planchent depuis ce 17 novembre à Lomé, sur la promotion des enseignements à distance dans la sous-région. C'est à la faveur d'une réunion décentralisée du parlement communautaire, qui a pour thème : « La CEDEAO à l’ère de la COVID-19 et au-delà : mettre l’accent sur la technologie de l’information et de la communication pour la promotion de l’enseignement à distance et la formation dans les États membres ».

La rencontre vise notamment à définir les moyens de garantir à tous les acteurs du secteur de l’éducation, un accès à Internet, première dimension de la fracture numérique, et d'user de la technologie et les ressources énergétiques, pour promouvoir l'enseignement à distance, en pleine pandémie de Covid-19. 
« Comme nous le savons tous, la COVID-19 a eu beaucoup de conséquences sur nos Etats, en particulier dans le domaine de l’éducation », souligne, Sidie Mohamed Tunis, président du parlement de la CEDEAO. Il s'agit donc de « réfléchir à une méthode pour avoir une éducation en ligne au cours de cette période de pandémie, et même au-delà, afin d’anticiper sur d’autres pandémies. »

Prennent également part à ces travaux de 5 jours, les acteurs du secteur de l’éducation, des télécommunications et technologies de l’information, des affaires politiques, Droits de l’Homme, Infrastructures et des représentants-pays du NEPAD, membres de l'organisation communautaire.


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Les volailles vivantes, leurs produits dérivés, et des aliments pour volailles en provenance d’Allemagne, Irlande, Danemark, Pays-Bas, Royaume-Uni et de la Russie ne seront plus importés au Togo à compter de ce lundi 16 novembre 2020. C’est ce qu’a annoncé Antoine Lékpa-Gbégbéni, ministre togolais de l’agriculture, et pour cause.

Dans ces six pays qui passent sur la liste rouge du Togo, une épidémie de grippe aviaire sévit depuis quelques semaines, explique le ministre qui invite les provendiers et agriculteurs au strict respect des mesures de biosécurité. Notamment aux frontières, aux marchés et dans les élevages afin de prévenir la menace.

Cette mesure préventive rappelle il y a un peu plus d’une décennie, deux épidémies liées au virus H5N1qui avaient entraîné l’abattage de plusieurs milliers de volailles.

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Le Togo a progressé en matière de bonne gouvernance sur les 10 dernières années malgré le ralentissement régional « préoccupant », le premier depuis 2010, montre l’indice de la fondation Mo Ibrahim publié ce lundi 16 novembre. Bien que le pays soit encore dans le milieu du classement (25e), il est parmi les rares économies qui ont amélioré leur score pour cette édition, mais la marge de progression reste assez conséquente dans certains domaines.

Rapport annuel sur la bonne gouvernance en Afrique, l’IIAG est l’un des plus importants classements du continent, qui passe en revue une centaine d’indicateurs vissés autour de 4 grandes thématiques que sont la sécurité et l’état de droit, la participation et les droits humains, le développement économique durable et enfin développement humain. 

Selon la fondation du Milliardaire soudanais, le Togo fait partie des huit pays qui sont parvenus à s'améliorer dans ces quatre grandes catégories au cours de la décennie écoulée. A ses côtés : l’Angola, le Tchad, la Côte d'Ivoire, l’Éthiopie, Madagascar, les Seychelles, et le Soudan.

Pour cette nouvelle édition, la fondation Mo Ibrahim note que le pays a réalisé des progrès importants, notamment en matière de Développement humain qui prend en compte des indicateurs liés à la santé, l’éducation, la protection sociale, ainsi que le cadre de vie. Ainsi, la perception de Bien-être des populations s’est améliorée, dans le même sens que l’éducation et la santé, note-t-on.

Par ailleurs, les données de la fondation montrent que le Togo est parmi les pays les plus sûrs et sécurisés d’Afrique, bien que la sous-région soit en situation d’alerte.

Cependant, Mo Ibrahim pointe du doigt des faiblesses dans les opportunités économiques notamment pour les jeunes.

En Afrique de l’ouest, le Togo n’est plus distancé que par le Sénégal, le Ghana, et le Cap-Vert.

Fiacre E. Kakpo

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