La fin d’année 2020 rime à l’Office Togolais des Recettes (OTR) avec promotion. Jusqu’au 24 décembre prochain, l’institution en charge de la mobilisation des recettes offre jusqu’à 40% de réduction sur la valeur de dédouanement des véhicules et autres marchandises en souffrance.
La mesure en ligne avec la politique d’allègement fiscal de l’OTR, permettra de booster les opérations de dédouanement des biens concernés. Une sorte de cadeau de Noël de l’OTR aux opérateurs économiques, commissionnaires en douane agréés, consignataires, importateurs ou exportateurs.
Fin 2019, une campagne similaire avait été lancée pour clôturer une année où l’institution avait plusieurs fois mené cette promotion. Pour en bénéficier, les cibles devaient expressément en faire la demande.
Séna Akoda
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L'Union Européenne et l'Allemagne vont apporter leur soutien aux pays de la CEDEAO, dans la lutte contre la cybercriminalité. Les deux entités vont en effet soutenir les 15 pays membres de l'organisation communautaire, à hauteur de 7 millions €. Ceci dans le cadre d'un projet accompagné notamment par l’Agence de coopération allemande (GIZ) et Expertise France.
Ces ressources seront investies dans le renforcement des infrastructures de l’information ; l’amélioration de la législation en la matière, conformément aux conventions régionales, continentales et internationales ; la formation des ressources humaines en charge de la lutte contre la cybercriminalité.
Le 30 octobre 2020, les 3 partenaires ont officiellement lancé leur collaboration, qui rentre dans le cadre du projet « Organised Crime
: West African response to Cybersecurity and fight against Cybercrime » (OCWAR-C). C’est l’une des composantes de l’initiative « Crime organisé : réponse ouest-africaine » (OCWAR) qui renferme aussi les projets OCWAR-T (lutte contre les trafics) et OCWAR-M (lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme).
Le programme court jusqu’en 2022-2023.
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Avec un taux de bancarisation stricte (TBS) qui ressort à 25,1%, le Togo affiche ainsi la meilleure performance dans la zone Uemoa en 2019, en termes de la population adulte détenant un compte dans les banques, les services postaux, les caisses nationales d’épargne ou encore le Trésor. Le pays, locomotive de l’UEMOA en la matière, statut qu’il conserve, la 2ème année consécutive, a toutefois perdu du terrain, avec une régression d’1,5 point de pourcentage. Un an plus tôt, le pays affichait 26,6% sur cet indicateur.

En 2019, la population adulte togolaise titulaire d’un compte dans les institutions susvisées dépasse donc celles du Bénin (24,8%), du Burkina (23,2%) et de la Guinée-Bissau (20,3%). Le Niger affiche pour sa part, la performance de bancarisation stricte la plus faible de l’union (6,8%).
Au cours de la même période, le Togo ressort aussi avec le taux de bancarisation élargie (TBE) le plus élevé de l’union (largement au-dessus de la moyenne de l’Uemoa, 39,7%). En effet, le pays affiche un TBE de 78,5% et se positionne devant les pays comme le Bénin (72,2%), le Sénégal (52,0%) ou encore le Burkina (43,4%).
Cette statistique qui intègre le pourcentage des détenteurs de comptes dans les institutions de microfinance au taux de bancarisation stricte, a crû de 1,4 point de pourcentage dans l’espace monétaire. De 38,3% en 2018, elle a atteint 39,7% en 2019

Mais globalement, devancé par la Côte d’Ivoire qui a eu en 2019 le taux le plus élevé (77,9%) et le Bénin (77,8%), le Togo enregistrera la 3ème meilleure performance de l’union en matière d’inclusion financière (72,3%). Il se positionne ainsi mieux que le Burkina (70,9%) et le Sénégal (70 %).
Séna Akoda
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En ligne avec ses ambitions de développement, le Togo a obtenu jeudi 05 novembre, l’onction de ses députés pour adhérer à la Banque asiatique pour l’investissement dans les Infrastructures (AIIB) et à la Société Financière « Africa Finance Corporation » (AFC).
L’autorisation accordée devrait permettre au pays de diversifier ses sources de financements et de tirer profit de leurs interventions, « pour concevoir, financer et réaliser des projets d’infrastructures qui contribueront au développement de notre pays », a déclaré Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances.
Selon les informations, l’AIIB est une institution financière multilatérale de développement, créée à l’initiative de la Chine pour répondre aux besoins croissants en infrastructures. Avec une taille de bilan actuel d’environ 4,2 milliards $, l’AFC, elle est la deuxième institution financière multilatérale en Afrique.
Cette 2ème institution dont le Togo est autorisé à devenir membre à travers le vote de ce jour, a été pour sa part, créée pour pallier l’insuffisance d’investissements dans le secteur des infrastructures en Afrique.
L’adhésion aux deux institutions devrait permettre à Lomé d’accéder à des ressources à moindre coût ainsi qu'à leur réseau de partenaires pour financer ses ambitions déclinées dans la feuille de route quinquennale 2020-2025.
Séna Akoda
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Pour se doter d’un logo, l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) lance un concours de création ouvert aux Togolais âgés de plus de 18 ans.
L’idée pour le régulateur des communications et des Postes qui met en jeu une cagnotte de 3 millions FCFA, est de rendre son identité visuelle conforme à sa dénomination et à sa vision.
Les personnes intéressées peuvent soumettre leurs candidatures jusqu’au 13 novembre prochain, soit individuellement soit collectivement.
A cet effet, elles peuvent prendre connaissance des consignes de création du logo et des détails de soumission dans le règlement du concours disponible ici.
Créée en 2015, en lieu et place de l’Autorité de Régulation des Secteurs de Postes et Télécommunications (ARTP), l’ARCEP a entre autres, pour attributions de gérer et de contrôler les opérateurs de téléphonie agréés par l’Etat, de délivrer les autorisations pour les réseaux indépendants et de gérer les fréquences radio-électroniques.
Séna Akoda
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Les pouvoirs publics togolais ambitionnent d’aménager plus de 9800 km de pistes rurales par an. Dans les détails, l’objectif est de procéder par an à l’entretien manuel de 7020 km du réseau de pistes rurales existant et à l’entretien mécanisé de 2808 km du réseau des pistes rurales prioritaires.
L’information a été diffusée par le ministre du désenclavement et des pistes rurales Issa-Tchédé Kanfitine à la faveur d’une rencontre avec divers acteurs, axée sur la feuille de route de son département pour la période 2020-2025.
Sur la période 2016-2018, le Togo a injecté d’importants financements dans les infrastructures de transport, notamment les routes et les pistes en vue de faciliter l’accès à des zones rurales et aux activités économiques. A ce jour, le pays compte plus de 2 500 pistes rurales réhabilitées.
Il a bénéficié fin septembre 2020, de financement à hauteur de 6,5 milliards FCFA destiné à la phase 3 du Projet d’Appui aux Pistes Rurales.
Séna Akoda
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La Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA), basée à Lomé, va procéder en milieu de ce mois (le 17 novembre 2020), au paiement des intérêts semestriels et au remboursement partiel du capital de sa septième émission obligataire.
Selon l’information, émanant de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), il s’agit de l’emprunt obligataire dénommé « CRRH-UEMOA 5,95% 2017-2029 ».
L’institution de refinancement sous-régionale dirigée par Christian AGOSSA, va régler en tout un montant net global net avant impôt de 1,638 milliard FCFA. Un avis est émis par le DC/BR (Dépositaire Central / Banque de Règlement) à cet effet, à l’intention des dépositaires.
Pour rappel, la première cotation de ce 7ème emprunt obligataire a eu lieu en mars 2018. Emis sur le marché financier régional il y a près de 3 ans (octobre-novembre 2017), il avait permis à la CRRH-UEMOA de mobiliser 25,1 milliards de francs CFA pour le refinancement des prêts au logement consentis par des banques dans l’espace UEMOA.
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Dans le Grand-Lomé, principal foyer de la pandémie au Togo, la lutte contre le virus se fera désormais de façon plus déconcentrée et décentralisée, pour une réponse plus rapide et plus souple. L’information est donnée par le gouvernement togolais de concert avec la Coordination Nationale de la Gestion de la Riposte (CNGR).
Ainsi, un plan de déconcentration de la riposte sera mis en branle à partir du 10 novembre prochain, avec notamment l’installation d’une équipe d’intervention rapide (EIR) fixe et d’une équipe de suivi des cas positifs asymptomatiques à domicile (ESCPAD), mobile dans chaque formation sanitaire des chefs-lieux de communes.
La nouvelle approche, qui devrait servir de benchmark d’autres plans de déconcentration, ne se contente pas de s’appuyer sur les structures à la base, telles que les comités de développement de quartier (CDQ) et des comités santé (COSAN). Elle inclut également la décentralisation des tests. Ainsi, 4 centres de santé privés seront habilités à faire les tests de Covid (qui seront traités par les structures d’Etat compétentes), à un prix homologué par le pouvoir public.
Notons également la mise en place d’une unité en charge des voyageurs, une Equipe de suivi des voyageurs et contacts mobile (ESVC), à mettre en place dans chaque formation sanitaire publique.
A ce jour, on décompte en tout un nombre total de 2 381cas cumulés, pour 1 691 guéris, 57 décès, et 633 cas actifs. Sur les nouveaux cas positifs au Covid-19 officiellement recensés, selon les portails d’information dédiés au Togo, tous étaient localisés dans les préfectures du Golfe et/ou d’Agoè.
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Malgré un marché des assurances assez étriqué, les compagnies qui opèrent dans ce secteur ont pu engranger 60 milliards FCFA en 2019 alors qu’en 2015, leur chiffre d’affaires ressortait à 48 milliards FCFA. Soit une progression de 25% en 4 ans. Deux ans plus tôt, les assureurs avaient réalisé une progression de 10 milliards FCFA pour s’établir à 58 milliards FCFA.
Au Togo, la culture assurantielle est encore très faible, le taux d’assurance globale variant entre 20 et 30% de la population, d’après les données statistiques de la direction nationale des assurances.
Mais tout porte à croire que ce terrain qu’il reste à labourer, attire de plus en plus de compagnies étrangères qui rendent au final, le secteur très concurrentiel.
De la douzaine de compagnies qui animent le secteur au Togo, Allianz étant passée fin 2019 sous le contrôle de Sunu Assurances, seules 04 sont togolaises. Ce sont GTA assurance-vie et GTA C2A –IARDT passées dans l’escarcelle de Banque Centrale Populaire, un groupe marocain, Fidelia Assurance et La Citoyenne vie.
Sur le segment vie, GTA réalise le plus gros chiffre d’affaires avec 11, 7 milliards FCFA. Cette compagnie devance Sunu Vie (groupe sénégalais avec 7,4 milliards FCFA) et NSIA Vie (ivoirien) avec 3,5 milliards FCFA de chiffre d’affaires.
Sur le segment non-vie, Saham (groupe marocain) s’attribue la plus grosse part de marchés avec 10,5 milliards FCFA de chiffre d’affaires en 2019, suivi de GTA IARDT (6,7 milliards FCFA) et de Sunu, 6,3 milliards FCFA.
Séna Akoda
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Face au rebond des cas d’accidents de la route avec leur lot de conséquences macabres, les autorités togolaises veulent mettre en place une politique nationale de sécurité routière.
Une communication a été présentée en ce sens par Affoh Atcha-Dedji, ministre des Transports Routiers, Aériens et Ferroviaires en Conseil des Ministres tenu ce mercredi 04 novembre 2020.
L’idée est de renforcer les dispositifs de surveillance et de contrôle routiers. « La politique de la sécurité routière mettra principalement en avant une approche basée sur les piliers suivants : management, infrastructure, véhicule (qualité des véhicules), usagers et secours », indique le ministre.
Au Premier semestre 2020, 2627 accidents de la route ont été enregistrés dont 241 cas mortels et 3 734 cas où des blessés ont été déplorés.
Séna Akoda
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