L’Université de Lomé (UL) continue de se renforcer en matière de formation en ligne, un aspect de l’éducation qui s’est révélé de première importance, lors de l’année académique précédente, du fait des restrictions imposées par la Covid-19.
Dans la poursuite de ces efforts de modernisation, l’institution publique a reçu mardi, 27 octobre, un appui conséquent de la part du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), qui lui a octroyé un lot d’équipements audiovisuels et informatiques, destinés à la plateforme de cours en ligne développée de l’UL.
Cet appui en matériel, d’une valeur de plus de 52 millions FCFA, a été mis en œuvre dans le cadre du partenariat conclu entre le Système des Nations Unies et les Universités Publiques.
« La migration vers le e-learning s’impose aujourd’hui, non seulement comme une alternative aux cours magistraux, mais également une étape absolument indispensable pour les universités africaines qui veulent rester compétitives », a notamment affirmé le représentant du Pnud, Aliou Dia, lors de la remise des équipements au président de l’UL, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, Majesté Ihou Wateba.

Pour ce dernier, cet appui permettra à l’université de mieux gérer la rentrée académique 2020-2021, dans le sillage de la crise sanitaire liée à la pandémie, à cause de laquelle « la formation à distance s’introduit comme une nécessité pour répondre de façon efficace aux exigences de l’heure ».
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La startup camerounaise Promagric, veut étendre ses activités en Afrique de l’ouest, au Togo ainsi qu’en Côte d’Ivoire. La jeune société, active dans l’agrobusiness, cherche à mobiliser à cet effet un financement de 115 millions de FCFA, rapporte le média spécialisé Investir au Cameroun.
« À ce jour, nous avons besoin d’investir 115 millions de FCFA pour produire en masse nos kits d’analyse des sols connectés, afin de les commercialiser auprès des entreprises agricoles, des ingénieurs agricoles et des agriculteurs, pour les aider à réduire leurs pertes agricoles. (…) Car, une production agricole réussie commence par le choix d’un sol favorable », confie Pyrrus Koudjou, le promoteur.

Promagric est en effet le fournisseur de la solution ClinicAgro, une sorte de laboratoire d’analyse des plantes et des sols, via une application utilisable sur smartphones et tablettes. Cette innovation s’appuie, renseigne la start-up, sur la BigData, l’IA et l’internet des objets, pour fournir instantanément des résultats d’analyse des sols et des plantes aux utilisateurs.
Développée en six langues, et revendiquant aujourd’hui quelque 1200 agriculteurs-clients sur l’ensemble du territoire africain, ClinicAgro a été finaliste en 2019, lors du concours Med’Innovant Africa, organisé par Euroméditerranée.
Ayi Renaud Dossavi
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Oragroup semble avoir fait les frais de la pandémie, au troisième trimestre de cette année 2020, avec un résultat net en baisse de près de moitié (44%), en glissement annuel, selon le rapport d’activité divulgué par la Bourse d’Abidjan.
Ainsi, les bénéfices trimestriels sont ressortis à 5,093 milliards FCFA à fin septembre 2020, contre 9,094 milliards FCFA une année auparavant. Cette contre-performance du groupe bancaire basé à Lomé s’expliquerait, notamment, par l’environnement incertain du fait de la Covid-19, qui a entraîné une hausse du coût du risque.
En effet, « La hausse du coût net du risque de 35,3 % comparativement à la même période de 2019, a entraîné une dégradation du résultat net de 44 % », se défend l’établissement financier.
On relève d'ailleurs une progression du produit net bancaire (3,5 %), supporté pour par « une hausse de la marge nette d’intérêts de 15 % », et ce, « malgré la contraction des revenus issus des opérations de transfert et de change dans les zones UEMOA et CEMAC ».
Cet indicateur va ainsi s’établir à environ 119 milliards de FCFA, contre environ 115 milliards une année auparavant. De concert avec des dépôts et crédits à la clientèle, également en progression, respectivement de 24 % et de 9 %, en glissement annuel.
Du reste, cette baisse relative du bénéfice signe un trimestre « toujours marqué par la pandémie à COVID 19 qui a causé un choc sanitaire et économique sans précédent dans le monde ». D’autant que la dynamique institution financière avait fini son exercice 2019 avec des voyants plutôt au vert.
En effet, au 31 décembre 2019, elle affichait un bénéfice de 18,327 milliards de CFA, en hausse annuelle de 46,7 %.
Ayi Renaud Dossavi
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De 87 milliards FCFA fin 2019, le volume total de crédits distribué par le Fonds National de la Finance Inclusive a bondi pour atteindre près de 97 milliards FCFA au 23 octobre 2020. En somme, plus de 10 milliards FCFA alloués en un an, soit une marge de progression de 11,5 %.
L’institution qui a relevé jusqu’à 5 millions FCFA la barre de son financement notamment avec le produit Nkodédé, revendique avoir satisfait les besoins de financement de plus de 1 million 760 000 personnes, depuis le début de ses activités. Des bénéficiaires qui semblent contribuer à la viabilité du mécanisme d’inclusion grâce à la bonne tenue des crédits qui leur sont alloués et par le respect de leurs engagements.
D’après les récentes statistiques révélées par l’institution placée sous la tutelle de Mazamesso Assih, ministre auprès du Président de la République chargée de l’Inclusion Financière et du Secteur Informel, le mécanisme affiche un taux de remboursement moyen de 92,21%.
En rappel, le FNFI vise à soutenir les citoyens exclus du système financier par l’octroi de prêts à taux réduits afin de leur permettre de réaliser leurs projets.
Séna Akoda
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Le Golfe 3 Bè Ouest et la Fédération Togolaise de l’Immobilier (FTI) viennent de jeter les bases d’un partenariat pour la construction de logements décents dans le ressort de cette commune sise dans la capitale togolaise, avec des extensions à la périphérie. C’était au cours d’une rencontre entre Kamal Adjayi, maire de la commune et Dr Alexandre de Souza, président de la FTI.
En effet, au cours de leurs échanges, il s’est agi pour les deux responsables d’explorer les contours d’un futur partenariat qui devrait permettre aux résidents de Golfe 3 d’être mieux logés. L’idée sera pour la FTI d’accompagner la commune dans la réalisation de ce projet. Une ambition en cohérence avec la vision des autorités togolaises de construire 20 000 logements sociaux d’ici à deux ans.
En rappel, le Togo s’est doté depuis 2018, d’un nouveau code foncier et domanial pour mieux réguler la question foncière, source d’un véritable malaise social. Ce texte devrait être complété par un nouveau Code de l’Urbanisme et de la Construction.
Parallèlement, l’Office Togolais des Recettes (OTR) a mis en œuvre des réformes visant à assouplir et accélérer les formalités d’obtention de titres de propriété foncière, notamment du titre foncier.
Séna Akoda
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Le Togo ne retournera pas sur le marché financier régional avant décembre prochain, pour tenter de mobiliser des ressources financières, dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire liée au coronavirus.
Alors que la Côte-d’Ivoire prévoit de solliciter le marché financier à deux reprises et que le Sénégal, le Mali, le Bénin ainsi que le Niger sont programmés sur la période de ce 27 octobre au 10 novembre prochain, le Togo est absent du calendrier des émissions de bons Covid-19, phase 3.
Aucune explication ne semble filtrer à propos de ce choix alors que le pays compte 2 243 cas confirmés, 1608 cas guéris, 543 actifs et 53 décès, d'après les statistiques publiées lundi 26 octobre. Si la perspective d’un calendrier prévisionnel complémentaire de la phase 3 n’est pas à exclure, rien ne garantit pour autant que le Togo se positionne pour de nouveaux bons Covid-19 en décembre.
Le pays ne sera toutefois pas le seul de l’UEMOA à ne pas avoir de rendez-vous avec les investisseurs de l’union avant décembre 2020. Le Burkina Faso et la Guinée Bissau aussi.
Lors de ses précédentes sorties marquées par des succès, le Togo a mobilisé au total 178 milliards FCFA en appui à sa stratégie de riposte à la pandémie de coronavirus.
Séna Akoda
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Au Togo, l'opérateur télécom Moov semble perdre du terrain cette année 2020, dans la conquête aux clients. En effet, le parc d'abonnés de la compagnie est passé de 3,608 millions d'utilisateurs au premier semestre 2019 à 3,108 millions après la même période en 2020, soit une perte d'environ 500 mille utilisateurs, en baisse de 13,8%.
Ce recul est constaté par les chiffres semestriels de la maison-mère, Maroc Telecom, actionnaire majoritaire de Moov-Togo depuis le 26 janvier 2015.
Cependant, difficile de dire si cette perte de terrain a été au bénéfice de son unique concurrent, Togocom, passé sous le contrôle d'Axian depuis l'an dernier.
En parallèle, le premier semestre a été marqué par le paiement de la dernière tranche de la licence (extension à la 4G) dans le pays, pour un montant de 107 millions de dirhams (soit environ 6,5 milliards FCFA), ce qui devrait consolider ses perspectives pour l'avenir, dans un secteur toujours en pleine croissance.
Pour rappel, ces dernières années, le pourcentage de personnes et d’entreprises utilisant la téléphonie a atteint un niveau record au Togo, passant de près de 5 millions en septembre 2015 à 7 millions environ l'an dernier. Une croissance tirée, entre autres de l’embellie enregistrée sur le segment mobile, avec un taux de pénétration de 83%, disputé entre TogoCom et Moov-Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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La création d’une unité de production d’engrais phosphatés figure parmi les priorités de la nouvelle feuille de route quinquennale du Togo, a indiqué Mila Mawunyo Aziable, ministre déléguée auprès du Président de la République, en charge de l’Energie et des Mines.
Si cette production est demeurée depuis 2015 à l’étape de projet alors que le groupe israélien Elenilto avait reçu le permis pour mener cette activité et exploiter les phosphates carbonatés, des informations font état de ce que le statu quo ne va pas perdurer en la matière.
Dans la même lignée, on apprend que le richissime homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, a décroché deux permis de recherche pour les phosphates carbonatés. Les recherches vont cibler la zone de Kpomé Apéyémé et ses environs dans la préfecture de Zio et la zone d’Akoumapé dans la préfecture de Vo.
La remise au goût du jour du projet d’exploitation de phosphates carbonatés et de production d’engrais phosphatés n'est pas, le seul projet prioritaire du nouveau gouvernement dans le secteur minier. Les activités d’exploration et d’exploitation d’autres ressources minières connaîtront également un nouveau dynamisme avec ce gouvernement dans lequel les ministres se sont liés par des contrats d’objectifs.
En rappel, certaines dispositions ont été envisagées pour améliorer la gouvernance du secteur minier. Ainsi, la Holding d’Etat Togo Invest a-t-elle été appelée à co-développer avec Ica Invest, le projet d’exploitation du gisement d’argile de Ledjoblibo, préfecture de Dankpen (environ 90 km de Kara, ville située à 420 km de Lomé, au Nord).
Quelques mois avant, le processus de modification du Code minier a été lancé avec l’adoption d’un projet de loi visant à permettre à terme, à l’Etat d’améliorer ses recettes minières.
Séna Akoda
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En dépit des importantes pressions de la pandémie sur les économies et les finances, le Togo table sur un budget prévisionnel 2021 qui flanche à peine, par rapport à celui de cette année.
Ainsi, selon les premières prévisions, le pays attend notamment des recettes budgétaires à 842,9 milliards FCFA, en légère baisse de 2,7% vis à vis de de 2020. Tout en anticipant une hausse, pour les deux années d’après (2022 et 2023), sur fond de meilleure mobilisation des recettes internes et externes.
Pour atteindre ces prévisions, Lomé s’appuie, classiquement, sur des rentrées intérieures (fiscales et non-fiscales), les emprunts extérieurs, et les dons.
Mobilisation intérieure
En termes de recettes fiscales, les impôts et taxes, boostés par des réformes en cours (et à consolider), sont attendus pour apporter 644,6 milliards FCFA l’an prochain. Dans le détail, la fiscalité intérieure devrait participer à hauteur de 331,6 milliards FCFA, et la fiscalité de porte pour 313 milliards de francs CFA. Ces deux ressources connaitraient ainsi une hausse annuelle globale de 9,5%.
Pour ce qui est de recettes non-fiscales, elles devraient contribuer à 62,3 milliards FCFA au budget national en 2021, en connaissant une pente descendante sur les deux années d’après.

…et extérieure
Selon les premières prévisions, le Togo va consolider ses ambitions budgétaires, par des dons et appuis budgétaires, à hauteur de 131 milliards l’an prochain. En particulier, les dons-programmes (« appuis budgétaires ») devraient s’établir à 16,5 milliards FCFA, et les dons-projets à 119,5 milliards FCFA.
Enfin, Lomé entend réduire légèrement la voilure en ce qui concerne les ressources de trésorerie, (emprunts obligataires, notamment), qui devraient descendre, de 657,2 milliards FCFA cette année à 674,5 milliards en 2021, soit une baisse de 2,6%.
Au total, la loi des finances s’équilibrerait en ressources et charges, à 1517,4 milliards FCFA l’an prochain, avec des prévisions de hausse à l'horizon 2023.
Ayi Renaud Dossavi
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Alors qu’il était à la recherche de 25 milliards FCFA sur le marché financier régional, le Togo a enregistré fin semaine écoulée, plus de 94 milliards FCFA de souscriptions à la faveur de sa première sortie ce trimestre. Une performance qui correspond à un taux de couverture de 379%.
Au cours de cette opération, qui se révèle être une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (0AT de 5 et 7 ans), le pays a respectivement obtenu plus de 56 milliards FCFA et plus de 38 milliards FCFA de souscriptions.
De cette bagatelle, le Togo ne gardera que 27,5 milliards FCFA pour combler son besoin de financement du budget exercice 2020.
On notera au cours de cette émission, une forte mobilisation des opérateurs économiques installés au Togo à hauteur de plus de 32 milliards FCFA pour les titres de maturité 5 ans.
En revanche, l’appétit des investisseurs des autres pays de l’UMOA sera plus aiguisé pour les titres de maturité 7 ans. Selon le compte-rendu de l’agence Umoa-Titres, le Bénin (9 milliards FCFA), le Burkina Faso (plus de 7,7 milliards FCFA) et le Sénégal, (plus de 6,5 milliards FCFA) occupent le Top 3 des meilleurs souscripteurs.
Séna Akoda
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