Au Togo, des consultants se forment depuis mardi 03 octobre, sur le Programme de restructuration et de mise à niveau des industries (PRMN), un programme d’ajustement sectoriel, consacré dans l’espace Uemoa.
Pour ces experts, il s’agit de s’outiller davantage, afin de permettre aux entreprises et industries togolaises d'être plus compétitives sur le marché mondial, et d’impulser une relance de la production industrielle, face à pandémie du Covid-19.
Selon Germain Meba, Président de la chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), dans le cadre de ces travaux, “ il nous revient de prendre en main nos responsabilités pour booster notre économie à travers les structures d'appui au secteur privé comme le PRMN, qui vise la promotion de l'investissement de l'emploi”.
Ce dernier rappelle également l’impact de la pandémie qui a “ anéanti tous nos efforts”, alors que pays attendait du secteur privé, une participation à hauteur de son PND, désormais réformé.
De fait, dans la nouvelle configuration “ le secteur de l'industrie a plus que jamais besoin de l'accompagnement de taille, en vue de faire face à l'ouverture des marchés au niveau régional et international”.
Pour rappel, le PRMN a été adopté en juin 2006 par le conseil des ministres de l’UEMOA, et officiellement lancé au Togo le 14 août 2007. Ce programme communautaire de restructuration et de mise en œuvre de l’industrie des états membres l’UEMOA, est l’un des 6 piliers de la politique industrielle commune de l’Union.
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Au Togo, près de 500 candidats ont pris part ce mardi, au concours d’entrée à l'Institut national de formation agricole (INFA) de Tové.
Le centre de formation va ainsi lancer sa nouvelle année académique, sur fond de réformes et de restructuration de ses cycles d’enseignement, pour améliorer la compétitivité de ses élèves, en ligne avec les ambitions du pays. Il s’agit notamment de l'instauration des cycles Licence professionnelle et Baccalauréat professionnel agricole.
Dans le détail, au niveau de la Licence Professionnelle, les étudiants ont désormais le choix entre 6 options : agro-alimentaire, machinisme agricole, aménagement et ouvrages hydro-agricoles, production, santé animale et tropicale, foresterie, et gestion de l'environnement. En cycle Baccalauréat professionnel, on compte 3 options : agro-pastorale, foresterie et gestion durable des terres ; et agroéquipement et des exploitations agricoles.
L’entrepreneuriat et l’autonomisation des jeunes acteurs prennent également une place prépondérante dans la nouvelle orientation de l’Institut. Ainsi, apprend-on, l'étudiant rentre désormais à l'INFA de Tové avec une idée de projet. Ledit projet fera l'objet d'un suivi pendant 3 ans (de formation), avec à la sortie, un plan d'affaires ou un métier en main.
Notons que les apprenants sortis des autres centres de formation (baccalauréat professionnel) peuvent s'inscrire à l'INFA de Tové, de même que ceux nantis d’une licence professionnelle, venant d'institutions sœurs, comme l’Ecole supérieure d'agronomie (ESA) et l'Institut Supérieur des Métiers de l'Agriculture (ISMA), respectivement dans les Universités de Lomé et Kara.
Ayi Renaud Dossavi
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Dédiée aux Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), la BOAD finance des projets prioritaires de développement rural, d’infrastructures de base, d’infrastructures modernes, télécommunications, énergie, industries, transport, agro-industries, tourisme, entre autres.
Mais la quasi-totalité de ses engagements financiers, plus de 75% d’après Serge Ekué son nouveau président, se concentre sur les infrastructures routières, l’accès à l’énergie et le développement rural. « + de 75% des engagementsont été dirigés vers le financement des infrastructures de transport, d’énergie et dans le domaine du développement rural, en raison de leur importance sur la croissance économique et le développement social dans nos pays », a-t-il tweeté.
L’institution qui considère l’énergie comme vitale pour le développement de ses pays membres y a financé plusieurs projets, visant à en faciliter et démocratiser l’accès.
L’une de ses récentes opérations au Togo a consisté à injecter 25 milliards FCFA dans l’installation de la Centrale Kékéli Efficient Power dont elle est avec Oragroup, un co-arrangeur financier.
Si les décaissements cumulés en faveur de l’ensemble des pays de l’UEMOA se chiffrent à 3 710 milliards FCFA de 1976 au 31 décembre 2019, le Togo s’en tire avec 465 milliards FCFA.
Séna Akoda
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Les cotisations sociales reprennent normalement, après l’échéance du 31 octobre 2020, fixée pour la validité des mesures d’accompagnement décidées par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) pour soulager les opérateurs économiques, en cette période de crise sanitaire.
L’information est diffusée par la CNSS via un communiqué où elle précise que, pour compter de ce 2 novembre 2020, elle « reprendra son régime normal de recouvrement des cotisations sociales conformément aux textes en vigueur », indique le document.
Edictées en août 2020, les mesures exceptionnelles consistaient en la suspension du calcul des majorations de retard sur le paiement des cotisations d’avril à juillet 2020, et en la remise des majorations de retard sur les paiements des arriérés de cotisations sociales.
Cette dernière mesure était applicable aux entreprises qui s’engageaient à payer leurs dettes sociales jusqu’au 31 octobre prochain.
Ainsi, le secteur informel a bénéficié d’une remise de 100% des majorations de retard. Quant aux PME/PMI, elles devaient payer seulement 25% des majorations de retard dues. Les grandes entreprises pour leur part, ont eu une remise de 50% sur les pénalités de retard de paiement des cotisations sociales.
Les hôtels, restaurants, débits de boissons, les établissements scolaires, les établissements hospitaliers et les pharmacies ne paieront pas, à l’instar des acteurs de l’informel, de majorations de retard.
Toutes ces mesures, selon les prévisions, devraient créer un manque à gagner de plus de 3,3 milliards FCFA à l’institution dirigée par Ingrid Awadé.
Séna Akoda
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Les travailleurs migrants pourront désormais bénéficier d’une meilleure protection, aménagée à leur profit par la Convention internationale des Nations-Unies sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles. En effet l’Assemblée nationale togolaise vient d’autoriser, ce mardi 03 novembre, la ratification du protocole de ladite convention.
Concrètement, la ratification du texte par le Togo fera profiter aux travailleurs migrants et à leurs familles, de meilleures conditions de travail telles que recommandées par l'Organisation internationale du travail (OIT).
Si le législateur togolais se montre regardant quant à la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles, il n’ignore pas la situation des nationaux.
En effet, il met les bouchées doubles pour adopter un nouveau code du travail qui devrait traduire les aspirations des pouvoirs publics togolais d’« assurer davantage de protection et accorder plus de considération au sort des salariés ». Du moins, à en croire Gilbert Bawara lors d’un conseil national du dialogue social (CNDS) de 2019.
Séna Akoda
Cina Lawson, la ministre togolaise en charge de l'économie numérique et de la Transformation digitale, sera un des orateurs de premier plan (keynote speaker), lors du Sommet Fintech Afrique 2020 (Africa Fintech Summit ), annoncent les organisateurs dans un communiqué.
La rencontre virtuelle de 3 jours (9, 10 et 12 novembre prochains), réunira plusieurs acteurs d'Afrique et du monde, autour des technologies de financement et de l'inclusion financière en Afrique. La ministre togolaise ouvrira notamment les travaux du deuxième jour, par un discours.
Par ce choix, l'organisation tend à mettre en avant « la transition profonde vers une économie numérique inclusive », qui est pilotée au Togo, soulignant ainsi les initiatives du pays qui a tenu à « diversifier la participation privée dans le secteur des télécommunications, mener des réformes réglementaires pour la protection des données et les transactions électroniques, mettre en place un centre d'innovation, et déployer le haut débit en fibre optique qui relie les institutions clés ».
Les rencontres verront la participation d'autres figures notables de l'environnement économique du continent, dont Admassu Tadesse, président de la Banque de commerce et de développement (TDB), ainsi qu'une soixantaine de cadres supérieurs de sociétés, telles que MFS Africa, Jumia, DPO Group, Y-Combinator, Yoco, AMOLE, DHL Logistics, Flutterwave, EFG Hermes et Citigroup.
Il faut surtout relever, à ces assises virtuelles, la participation de Jack Dorsey, patron de Twitter et tête d'affiche du panel final, avec une discussion sur la finance décentralisée, les cryptomonnaies et l'inclusion financière en Afrique.
Ayi Renaud Dossavi
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Ethiopian Airlines et Asky Airlines s’unissent à nouveau, pour connecter l’Afrique aux USA à partir de Lomé.
« Nous sommes heureux d'annoncer la reprise du service conjoint entre Ethiopian et ASKY pour relier l'Afrique aux Etats-Unis à compter du 20 novembre 2020 », annonce la compagnie partenaire d’Asky Airlines ce mardi 03 novembre 2020.
Les vols directs vers New York et Newark seront effectivement assurés par la compagnie publique éthiopienne à partir de son hub, Lomé, où son partenaire Asky Airlines acheminera des passagers en provenance de Johannesburg et en partance pour les Etats-Unis.
Le coup d’envoi de ce vol sera donné le 20 novembre prochain.
La reprise du service conjoint entre Ethiopian et Asky est une remise au goût du jour d’un partenariat scellé en 2016 entre les deux compagnies, pour assurer des vols directs Lomé - New York. Ce sera également un pas supplémentaire vers le renforcement de Lomé en tant que hub aérien en Afrique.

Notons que dans le même souffle, le Togo et la Suisse travaillent à établir une liaison directe au moment où Turkish Airlines, de son côté, se bouscule pour desservir Lomé. Une bonne dynamique pour le pays qui ambitionne de porter au double, son trafic passager en le faisant passer à 1 500 000 par an à l’horizon 2022.
Séna Akoda
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Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, vient d’être désigné lauréat du Prix Speak Up Africa 2020. Ce prix décerné par l’organisation à but non-lucratif de plaidoyer et de communication stratégique Speak Up Africa, est attribué « aux personnes et aux organisations ayant fait preuve d’un leadership exemplaire et généré un impact positif par leur travail et leurs initiatives ».
La distinction reconnaît ainsi l’engagement de l’acteur bancaire…dans la lutte contre le paludisme. En effet, en juillet dernier, Ecobank avait lancé l’initiative « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent », un projet visant à lutter contre le paludisme, avec la collocation notamment de la Commission de l’Union africaine.
L’Etablissement financier s’était positionné comme chef de file du secteur privé dans la lutte contre cette maladie, en mobilisant soutien et financement à travers tout le continent (en partenariat, incidemment, avec Speak Up Africa).
Cette année, l'organisation célèbre en particulier les leaders de la santé publique en Afrique. Outre Ecobank, 4 autres institutions et individus ont été primés, notamment le président nigérien Mahamadou Issoufou, ou encore le maire de Freetown (Sierra Leone), Yvonne Aki-Sawyerr OBE.
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Au Togo, la Primature a un nouveau Directeur de Cabinet, en la personne d’Etsri Homevor.
Ce dernier a officiellement pris fonction hier, à l’issue d’une cérémonie de passation de charges avec son prédécesseur, Pré Simféitchéou.
Jusqu’à sa récente nomination au cabinet de l’actuel Premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbé ; Etsri Homevor était Secrétaire-général du ministère en charge de la planification.
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Les péages inaugurés à Davié (préfecture de Zio) sur la Nationale 1, à Vodougbé (Lacs) sur la Nationale 2 et à Aképédo (Avé) sur le Grand contournement de Lomé, en fin de semaine écoulée se mettent au digital. Ces nouveaux postes automatisés « intègrent une modernisation des moyens de paiement », se félicite Victoire Tomégah-Dogbé, cheffe du gouvernement togolais.
De fait, outre la multitude de voies qui sont offertes aux usagers en aller-retour à ces postes, induisant la fluidité et l’accélération du trafic, ceux-ci ont le choix entre le moyen classique de paiement à savoir le règlement des frais en espèces et des moyens plus modernes.
Equipés d’une borne magnétique, ces postes de péages accepteront des cartes d’abonnement. Pendant la validité des cartes, l’usager de la route, pourra « badger » au niveau de la borne pour qu’automatiquement, la barrière s’élève, lui ouvrant le passage.
Aussi l’usager n’est pas limité à ces options précédentes. Un système intégrant la téléphonie est aussi mis en place. Et si au départ, il demandera de l’usager qu’il crédite sa carte, progressivement et à terme, il s’agira d’un système de débit ou de déduction automatique de son compte. L’option vignette également est offerte aux usagers.
Si la perception des frais de péage inclut dorénavant des moyens modernes de paiement, il en va également ainsi de la détermination du montant à payer au poste de péage.

A l’inverse du système classique où il revenait aux caissiers de déterminer les montants au péage en fonction des véhicules, le mécanisme aura désormais à générer automatiquement les montants qui apparaîtront sur l’interface du caissier. L’action de celui-ci se résumera à valider les frais.
Au Togo, la transition digitale sur fond d'automatisation des services, se poursuit donc. Notons qu’au niveau des tribunaux commerciaux, l’automatisation des procédures est rentrée dans sa phase effective depuis plusieurs mois.
Séna Akoda
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