Au Togo, la campagne 2020-2021 de commercialisation du Café-Cacao a été lancée mardi, à Kpalimé (120km de Lomé), en présence des ministres en charge de l’agriculture et du commerce. Ce lancement survient dans un contexte rendu particulièrement difficile pour les deux filières, du fait de la Covid-19, qui a beaucoup affecté ces chaines de valeurs, en particulier le café.
En effet, les exportations de café ont dévissé de 42% d’une année à l’autre : de 4 500 tonnes en 2018-2019, elles sont tombées à 2 600 tonnes.
« Cette crise sanitaire a porté un coup dur à l'économie caféière », se désole Enselme Gouthon, Secrétaire-Général du Comité de coordination de la filière café cacao (CCFCC), relevant notamment une campagne 2019-2020 qui a démarré tardivement.

La filière a été aussi sévèrement affectée par l’effondrement de la demande à l’international, du fait de la baisse d’activités des grands transformateurs, et la perturbation des flux commerciaux mondiaux, du fait de la pandémie.
Conservation et transformation locale
Pour pallier ce défi, majeur, le pouvoir public mise notamment sur une bonne conservation du surplus (garder l’invendu pour l'écouler l’année prochaine), et sur la transformation locale (tel que le propose le PND rénové), en renforçant la consommation locale. Le challenge reste entier, sachant que 98 % du café produit dans le pays est destiné à l’exportation.

Le Cacao (par contre) s’en sort
À l’inverse de ce mouvement baissier, le cacao a pu s’en tirer à plutôt bon compte, avec des exportations en hausse annuelle de plus de 40 %, soit 10 200 tonnes pour la campagne 2019-2020 contre 7200 tonnes pour la précédente (campagne 2018-2019).
Pour rappel, le café et le cacao sont respectivement les deuxièmes et troisièmes cultures d’exportation du Togo, derrière le Coton, et occupent plus de quarante-mille (40 000) ménages.
Ayi Renaud Dossavi
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A peine devenus partenaires, Togo Invest et le Pnud-Togo vont monter ensemble un projet de 50 millions $ au Fonds Vert Climat.
Il s’agira en réalité pour le Pnud-Togo d’associer Togo Invest à ce projet qu’il est déjà en train d’élaborer. « Nous comptons travailler avec Togo Invest et d’autres institutions pour porter ce projet », a déclaré l’institution onusienne.
Ce projet est en cohérence avec les axes prioritaires du partenariat scellé récemment entre les deux institutions.
Le Pnud s’engage à travailler avec Togo Invest au renforcement de la responsabilité sociétale des entreprises et à la durabilité environnementale. Enfin, les deux institutions devront œuvrer à la sauvegarde environnementale et à la préservation des acquis au niveau des sociétés togolaises.
En rappel, le Pnud-Togo assure déjà le financement des consultants pour des études de différentes potentialités qui existent au Togo. Cet axe d’intervention va également se renforcer pour accompagner Togo Invest de mieux cibler ses interventions dans le cadre de la vision de développement du Togo.
Séna Akoda
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Au Togo, le nombre d’utilisateurs d’argent mobile est passé de 83 000 en 2013 à 1,9 million en 2017 pour atteindre 2,3 millions en 2018 (soit près de 30% de la population togolaise). Ceci représente, une croissance annuelle de 95% sur la période considérée (2013-2018), avec un pic de 21%, sur les deux dernières années (2017-2018).
L'information émane de l’Autorité de Régulation de la Télécommunication et des Postes (ART&P), dans un rapport qui met en évidence la croissance ainsi soutenue que connait le Mobile Money ces dernières années, constituant par ailleurs un important ‘’boosteur’’ de l’inclusion financière dans le pays.
En termes de valeur, renseigne l’ART&P, le volume global de transactions en 2018 est de 607,7 milliards FCFA, comptant pour 61 millions de transactions, et une moyenne de 1,6 milliard FCFA de transactions par jour avec environ 10 000 par transaction opérée.
En volume, les transactions ont connu une hausse de 54% par rapport à 2017, signe du dynamisme du secteur. Dans la foulée, les points de vente ont également suivi cette tendance haussière (+9%, entre 2017 et 2018).
Des chiffres qui auront certainement maintenu leur élan, jusqu’en cette année 2020, porté par la digitalisation amorcée au Togo, et renforcé encore plus par la pandémie, qui a forcé à limiter les contacts physiques.
Rappelons que ce secteur, florissant et plein de potentiel, est pour le moment partagé au Togo entre les opérateurs Togocom (avec sa plateforme TMoney) et Moov ( Flooz). À titre d’illustration, 62,7% des abonnés mobiles utilisent le service d’argent mobile, avec un taux de pénétration du service financier mobile par rapport à la population, estimé à 52%.
Ayi Renaud Dossavi
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Faure Gnassingbé et neuf de ses homologues africains lancent un appel à optimiser la mobilisation des ressources financières en faveur du Fonds international de développement agricole (FIDA).
Dans une lettre co-signée, les chefs d’Etat plaident pour un investissement accru dans les projets de développement du FIDA en vue de l’avènement de communautés rurales dynamiques, pouvant assurer une vie à l’abri de la pauvreté et de la faim.
« Il est aujourd’hui plus important que jamais d’investir dans le renforcement de la résilience des populations rurales pour assurer la sécurité alimentaire, protéger les moyens d’existence des populations rurales, garantir que les progrès accomplis au fil des ans ne seront pas réduits à néant et éviter que d’autres habitants des zones rurales ne basculent dans la pauvreté et la faim », ont-ils souligné.
Au Togo, l’organisme onusien finance entre autres, le ProMIFA (Projet d’Appui au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques) et le PNPER (Projet National de Promotion de l’Entrepreneuriat Rural).
Séna Akoda
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Le Togo enregistre pour le mois de juillet, une hausse mensuelle de 8,8% des activités des services marchands, tirée par une augmentation des volumes des ventes et l’activité des entreprises.
Ce chiffre, de la Banque centrale sous-régionale (Bceao), place le pays devant la Côte d'Ivoire (+2,9%) et la Guinée-Bissau (+0,5%), en ce qui concerne les activités de services. Les trois pays sont d'ailleurs les seuls à avoir enregistré une évolution positive, qui sera fortement mitigée par la baisse dans le reste des pays de l’Union.
Dans le détail, le chiffre d’affaires des entreprises du secteur des services s'est replié au Mali (-11,8%), Sénégal (-5,9%), Niger (-3,0%), Burkina (-0,8%) et Bénin (-0,4%).
En tout, cette valeur a connu un recul de 2% en juillet 2020, soit un recul de 5 points de pourcentage, par rapport aux +3 % de juin 2020, et ce, en dépit de la poursuite du redressement des services non-financiers, relève la Banque centrale.
De manière générale, l’indice du chiffre d'affaires (ICA) du commerce a maintenu une tendance à la hausse, avec, en variation mensuelle, un accroissement de 6,8% en juillet 2020, après une réalisation de +11,5% en juin 2020.
Ce redressement de l'activité dans le commerce de détail, note l’organe d’émission, est notamment lié à celui des ventes des produits alimentaires (au Togo, Bénin, Burkina, et Côte d'Ivoire), des équipements de logement (dans tous les pays de l'Union, sauf le Niger et le Sénégal), et de véhicules automobiles neufs (Bénin, Côte d'Ivoire, Niger, Sénégal et Togo).
Ayi Renaud Dossavi
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Les entreprises sont conviées à soumettre leurs candidatures, dans le cadre de la 7ème édition du Prix Togolais de la Qualité, lancée lundi 19 octobre 2020 par Kodjo Adedze, ministre du commerce, de l’industrie et de la consommation locale.
Le lancement de cet événement couplé à la première édition des « Journées Nationales de la Qualité », dans un contexte où la normalisation est célébrée au niveau mondial, revêt, selon le ministre, une grande importance. Le Togo met en effet à l’honneur, au cours de ce mois d’octobre, le génie, la créativité et l’art des Togolais à travers le « mois du consommer local ».
Dans cette recherche de la qualité, Kodjo Adedze encourage les opérateurs économiques à tenir compte de la norme dans toutes leurs activités.
Si certaines structures ont décroché plusieurs certifications pour la qualité de leurs productions ou de leur management, les autorités ambitionnent de susciter le goût pour la qualité auprès de l’ensemble des opérateurs économiques, notamment en rendant opérationnelles les structures qui existent.
En ce sens, le pays dispose de comités miroirs (des structures nationales, dont les activités sont calquées sur celles d’un comité technique de l’ISO), d’une Haute autorité de la qualité et de l'environnement (HAUQE) et de milliers de normes.
Sur la période, le pays s’est principalement doté de 5000 normes, ainsi que d’un code-norme (baptisé « TGN »), reconnu par l’Organisation internationale de normalisation (ISO)
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Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, s’est rendu ce lundi au Mali, dans le cadre d’une visite officielle de travail, où il a rencontré les plus hautes autorités du pays, notamment l’actuel président (de la transition) Bah N’daw.
L’entretien a permis au Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et des Togolais de l’Extérieur, de réitérer les félicitations du Togo (et de son Président, Faure Gnassingbé), au nouveau président malien, tout en assurant de la disponibilité de son pays, à soutenir les institutions de la transition, en vue d’un retour rapide à la paix et à la stabilité au Mali.
Les deux pays ont notamment échangé sur la coopération bilatérale, régionale et internationale, la libération de Soumaïla Cissé, ou encore la question sécuritaire dans la sous-région ouest-africaine, rapporte le portail officiel de la République togolaise.
Robert Dussey s'est également entretenu avec le vice-président de la transition, le Colonel Assimi Goita et le Premier ministre Moctar Ouane.

Pour le Togo, cette visite officielle marque également une forme de normalisation des relations entre les deux pays, et vis-à-vis de la Cedeao, suite aux récentes tensions politiques, institutionnelles et économiques.
En effet, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest avait notamment imposé des sanctions (dont un embargo commercial et financier), suite au coup d'Etat militaire qui a chassé du pouvoir l'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. Ces sanctions ont été levées en début de ce mois.
Ayi Renaud Dossavi
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Entrepreneur à succès, identifié comme l’une des personnalités qui font l’économie au Togo, Ghislain Awaga, la vingtaine, ambitionne de se lancer dans le capital-investissement (private equity en anglais), au cours du dernier trimestre 2020.
Via Global Trade Corporation (GTC), l’une de ses entreprises, spécialisée dans la spéculation boursière et en cours d’implantation dans une vingtaine de pays sur le continent, il veut réaliser des opérations de développement ou rachat de sociétés éprouvant des besoins de croissance, de cession ou de redressement.
En outre, Ghislain Awaga a lancé la construction d’une cité d’une centaine de logements et projette des activités agro-industrielles, notamment la production et la transformation de soja et de gingembre en huile essentielle.
Le financement de ces opérations sera assuré par une partie des capitaux propres.
Séna Akoda
La nouvelle campagne de commercialisation du soja vient d’être lancée au Togo, jusqu’en juillet 2021.
Si au cours de la campagne précédente, les exportations du soja ont généré près de 50 milliards FCFA, le conseil interprofessionnel de la filière ambitionne de faire mieux. Notamment en misant sur le renforcement de la traçabilité des recettes, grâce à une application qui devrait permettre aux acteurs de la filière de s’assurer de la transparence de l’achat à l’exportation.
La vision est aussi de booster la production du soja qui était de 176 100 t tonnes de graines de soja (conventionnel et bio) au cours de la campagne 2019-2020.
Notons que la filière connaît un essor au Togo et que le pays est actuellement numéro 1 mondial en termes d’exportations de soja bio vers l’UE. La saison écoulée, elle a, selon les informations, favorisé la création de centaines de milliers d’emplois permanents et temporaires.
Séna Akoda
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Quel monde voulez-vous en 2045 ? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre Ayi Renaud Dossavi et Ahlonko Octave Bruce, en participant au concours de création artistique sur le monde de demain organisé par les Nations Unies.

Dans leurs œuvres, les deux journalistes de Togo First mêlent à travers imagination, humour, et créativité, leurs perceptions du monde dans 25 ans.
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