Le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), vient de mettre en place au bénéfice des acteurs du marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA), un guide pour l’émission d’obligations vertes ("Green, social and Sustainable Bonds") dans l’espace communautaire.
L’outil, établi en partenariat avec le Groupe de la Banque mondiale, veut aider à promouvoir l’utilisation des marchés de capitaux dans le financement de projets répondant aux besoins environnementaux, sociaux et aux impératifs de développement durable dans la sous-région.
Il s’agit également d’élargir l'écosystème d'investissement, de favoriser le développement du marché des "obligations vertes" dans la zone UMOA, et d’attirer de nouveaux émetteurs régionaux et des investisseurs nationaux et internationaux sur ce segment.
Le Guide, apprend-on, s'appuie principalement sur les principes édictés par l'Association internationale des Marchés des capitaux (ICMA), l'un des deux référentiels de finance durable dans le monde. Tout ceci en prenant en considération les spécificités du marché financier régional.
Ayi Renaud Dossavi
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L'Aéroport de Lomé annonce le renforcement des mesures, en réponses à la pandémie de Codiv-19. Ainsi, aucun passager n’est autorisé à débarquer au Togo pour les deux prochaines semaines. Cette restriction, qui s’applique également aux ressortissants togolais venant de l’extérieur, vise notamment à éviter la saturation de l’unique centre d’accueil de la plateforme aéroportuaire.
La mesure est en vigueur depuis la fin de semaine dernière. Les exceptions, informe le pouvoir public togolais, concernent les passagers en transit, qui pourront toujours transiter par Lomé, les appareils en escale, et les avions cargo (pour approvisionner le pays en biens divers, dont matériel médical et médicaments, le cas échéant).
Cette restriction est par ailleurs cohérente avec celles mises en place précédemment, au niveau terrestre, et qui interdisent le déplacement des personnes, mais permet le transport des biens et marchandises.
A ce jour, le Togo cumule officiellement 34 cas de Covid-19, dont 23 sujets sous traitement, 10 guéris, et 1 décès.
« Je salue également les progrès accomplis en matière de gouvernance économique et de climat des affaires, comme attesté par la performance de votre pays dans les derniers classements internationaux ». C’est en ces termes qu’Emmanuel Macron s’est adressé à Faure Gnassingbé, nouvellement réélu à la tête du Togo, dans une note en date du 25 mars.
Près d’un mois après les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février qui a consacré la victoire du Président sortant, dès le premier tour, la réaction du Président français était encore très attendue.
Cette lettre, en pleine crise du Coronavirus, où la France est l’un des pays les plus touchés, intervient comme un vote de confiance de la communauté internationale, hormis les Etats-Unis qui émettent quelques réserves sur le scrutin. Elle a d’ailleurs été suivie par un message de félicitation de l’Union européenne (Ue), et une autre missive de Frank-Walter Steinmeier, le Président allemand.
« La France continuera de soutenir la mise en œuvre du Plan National de Développement dans les secteurs de l’éducation et de l’accès aux services de base », a assuré le chef de l’Etat français.
L’Allemand, quant à lui, promet un soutien en matière de « développement économique et social et en particulier dans les projets de réforme qui promeuvent le renforcement de la démocratie et l’état de droit »
De son côté, l’Ue, tout en renouvelant son engagement à « continuer à accompagner les réformes institutionnelles et économiques, ainsi que les efforts de dialogue et de réconciliation », entrepris depuis quelques années, ont déclaré Charles Michel et Ursula von der Leyen, respectivement Président du Conseil européen et Présidente de la Commission européenne.
Toutes les dispositions seront prises pour préserver l’emploi, promettent les autorités togolaises au secteur privé, alors qu’en pleine crise sanitaire liée au coronavirus, les activités économiques tournent au ralenti.
C'est ce qu'a déclaré Gilbert Bawara ce lundi 30 mars 2020 au cours d'une rencontre avec les représentants des syndicats et ceux du secteur privé, notamment Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT).
Entre autres, des possibilités de rotation dans le travail ou des congés techniques, dévoile un porte-parole des organisations syndicales. Les licenciements ne sont pas à l'ordre du jour, dans le cadre des mesures à mettre en œuvre en guise de soutien aux entreprises, selon le gouvernement.
S’agissant en particulier de la situation du transport en commun, Lomé examine les solutions possibles, tout en appelant les acteurs du secteur, chauffeurs et conducteurs de taxis-motos à leur sens de responsabilité.
Le secteur privé, selon Germain Mèba, attend des mesures concrètes pour éviter aux entreprises de payer le plus lourd tribut de la pandémie du covid-19.
Séna Akoda
Le Togo et six autres pays d’Afrique de l’Ouest, vont bénéficier d’une enveloppe globale de 379 millions $ de crédits et de dons, de la Banque mondiale, pour contribuer à l’harmonisation et au renforcement de leur système statistique.
Ce fonds a été approuvé par le Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods, le 26 mars dernier. La facilité s’inscrit dans le cadre d’un projet régional qui va principalement permettre d’accroître la demande de données de qualité, et renforcer les capacités des bureaux nationaux de la statistique dans les pays bénéficiaires.
Au programme, on compte notamment : l’harmonisation des méthodes de la Commission de la CEDEAO ; une production plus accrue de données économiques et sociales vitales, y compris sur la démographie et la pauvreté, les comptes nationaux et les prix ; l’optimisation de certaines statistiques administratives ; le renforcement des capacités et la diffusion des données ; et des réformes institutionnelles. L’initiative devrait contribuer également à améliorer et moderniser les infrastructures matérielles et statistiques en appui à la réalisation des objectifs fixés.
Les 6 autres pays bénéficiaires de cet appui sont le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Libéria, et la Sierra Leone.
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La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé d'organiser des adjudications sur ses guichets d'appel d'offres, à compter du 27 mars 2020, avec de petites modifications. En effet, apprend-on d’une note officielle, ces adjudications se feront, au taux fixe de 2,50%, le plus faible taux d’intervention de l’organe d’émission.
Ceci dans le cadre de la mise en œuvre des mesures prises le 21 mars dernier, pour contrer l’onde de choc que va provoquer la pandémie du Coronavirus sur le système bancaire des pays membres, et assurer le financement de l'activité économique dans l'Union.
La manœuvre vise en effet à fournir aux établissements bancaires les ressources nécessaires à moindre coût, en vue de conforter leur liquidité et leur permettre de maintenir et d'accroître les crédits à l'économie, à des taux plus bas, notamment en faveur des entreprises et des Etats membres de l'UEMOA.
Naturellement, la Banque centrale s’attend à ce que les banques bénéficiaires de ces relâchements des taux, les répercutent sur les taux d'intérêt des crédits à la clientèle. En particulier dans le cadre des réaménagements des crédits aux entreprises résidentes affectées par la pandémie, et qui rencontrent des difficultés à assurer le paiement de leurs échéances.
Du reste, d'autres mesures devraient suivre, notamment pour réduire les coûts des transactions de monnaie électroniques, pour lesquelles la Banque s'est dite en « négociations » avec les acteurs concernés; en plus de travailler à assurer un approvisionnement satisfaisant en monnaie liquide.
Ayi Renaud Dossavi
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EBOMAF, le géant ouest africain du secteur des BTP est l’entreprise qui devrait exécuter les travaux de réhabilitation et de renforcement de la voie Lomé – Kpalimé. C’est ce qu’indiquent des sources proches du dossier.
Le leader burkinabè, présent dans le secteur des BTP qui se déploie à travers toute l’Afrique de l’Ouest notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Guinée, sera à son nième grand projet au Togo, après ceux déjà exécutés dans ce pays, plus précisément au Nord-Togo.
L’entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils (EBOMAF) a marqué sa présence au Togo par « les travaux sur Borgou-Mandouri, Tandjouaré-Kanté, Pya-Sarakawa-Kanté, Mandouri-L’Oti-Frontière du Bénin ». Lesquels ont suivi « les projets Dapaong-Ponio-Frontière du Burkina Faso, Cinkansé-Tandjouaré, Dapaong-Borgou».
En rappel, le nouveau projet dont le démarrage est prévu à la mi-avril comporte un aménagement en 2X3 voies du tronçon Todman-Zanguera (15 km) et un autre aménagement en 2X2 du tronçon Zanguera-Noepé (8 km). Sont incorporées aux travaux, la réalisation d’une chaussée de 2 voies entre Noépé et Kpalimé sur une distance de 91 km et la construction des bassins de rétention d’eau à Todman, Segbé, Adidogomé.
Séna Akoda
Au dimanche 29 mars 2020, le Togo comptait 30 cas positifs au Covid-19. Si à midi ce lundi 30 mars, on annonce 04 nouveaux cas, le bilan dressé montre aussi 10 personnes ayant recouvré la santé. 23 étant toujours en traitement.
Vendredi, le Togo a enregistré son premier cas de décès lié au Covid-19, un journaliste, revenu de Belgique après deux semaines de séjour dans le Plat pays. En détresse respiratoire, Dominique Alizou, Directeur de publication de « Chronique de la semaine », a succombé.
A l’annonce de son décès, des webactivistes ont fait tourner les images du malade agonisant sur les réseaux sociaux. Des images choquantes, qui n’ont pas laissé le gouvernement indifférent.
Samedi, le Gouvernement qui a, dans un communiqué, présenté ses sincères condoléances à la famille éplorée et aux professionnels des médias, a cependant regretté la publication sur les réseaux sociaux, de ces clichés et annoncé des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et leurs complices.
« Ce comportement immoral constitue une violation fragrante des dispositions pénales relatives à l’intimité de la personne qu’il convient de poursuivre et de punir », a tranché Lomé, annonçant dans la foulée que le ministère de la Justice a d’ores et déjà pris le dossier en main.
Au bilan global ce lundi à midi, 34 cas à ce jour : 23 toujours aux soins, 10 définitivement guéris, et un décès.
Pour sa 43è promotion du cycle diplômant (Master II), le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB) créé par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) recherche des candidats.
Le processus dont les candidatures sont ouvertes jusqu’au 17 avril prochain, permettra à la BCEAO « d’assurer le développement de ses ressources humaines ». L’objectif est aussi de « contribuer au renforcement des capacités des cadres des administrations économiques et financières des banques et établissements financiers et des microfinances de l’UMOA », indique l’institution financière.
L’annonce s’adresse aux agents de banques ou microfinances, de banque centrale africaine partenaire de l’UMOA, âgés de 40 ans au 1er janvier 2020. Ils doivent être titulaires d’une Maîtrise, d’un Master I ou II en droit, économie ou gestion, d’un diplôme d’ingénieur statisticien-économiste, entre autres et justifier d’au moins deux ans d’expériences professionnelles au 1er janvier 2020.
Les formulaires de candidature sont disponibles dans les directions nationales de la BCEAO, les ministères chargés des finances, les banques et établissements financiers, et autres.
Quant aux dossiers de candidature, ils doivent être déposés via le ministère chargé des finances de chaque Etat membre de l’UMOA, auprès de la direction nationale de la BCEAO. Les 5 premiers candidats de chaque Etat membre déclarés admis recevront des bourses d’études. La formation se déroulera en 9 mois à Dakar, suivie de 4 mois de stage d’application.
Séna Akoda
A l’unanimité, les parlementaires togolais réunis en fin de semaine, ont habilité le gouvernement à prendre durant six mois, des ordonnances dans le cadre de la gestion de la pandémie du Covid-19. Dans son discours, le Premier ministre Komi Sélom Klassou justifie la démarche du gouvernement, demandant un transfert du pouvoir de légiférer au pouvoir exécutif.
Selon lui, la riposte engagée contre la maladie de coronavirus, Covid-19 commande une extrême réactivité et une capacité exceptionnelle d’adaptation des différentes mesures de prévention et de protection prises. Il s’agit de permettre au gouvernement de mobiliser en temps réel, « des moyens de tous ordres en vue de trouver les solutions" concourant à "endiguer durablement les effets de l’épidémie".
Cette habilitation reçue, donne au gouvernement les armes nécessaires pour faire face à la crise sanitaire créée par le Covid-19, notamment en lui permettant de prendre en temps réel, les mesures pour lesquelles il devait obtenir l’autorisation parlementaire, suivant le long et parfois, lent, processus normatif.
Komi Sélom Klassou rassure par ailleurs ses concitoyens qui pourraient avoir des « inquiétudes légitimes » vis-à-vis du recours à ce mécanisme prévu par l’article 86 de la Constitution : « ce régime d’habilitation sollicité n’a qu’un seul objectif, celui de mieux protéger et en temps opportun, nos concitoyens ». Il rappelle également les garde-fous qui encadrent l’utilisation de cet instrument : « la saisine préalable de la Cour constitutionnelle ainsi que le pouvoir d’information et de contrôle préalable de l’Assemblée nationale ».
En rappel, pour 30 cas confirmés, le Togo compte 1 décès, 22 cas actifs et 7 guéris.