Au Togo, l’agence en charge de la sécurité alimentaire (ANSAT), annonce des ventes de produits céréaliers, en vue de couvrir les éventuels besoins.
Ainsi, par voie de communiqué, sa direction informe qu'à compter de ce mardi 24 mars 2020, ses opérations de ventes sont ouvertes, sur l’ensemble du territoire national. Les bureaux sont ouverts, apprend-on, de 8h à 12h30 et de 14h30 à 16h, en semaine de travail, et de 8h à 11h les samedis.
Ces produits de premières nécessités seront vendus à des prix fixés selon les différentes céréales et quantités : Sac de 50 kg de maïs ( 9500 frs ), Sac de 50kg de Sorgho ( 10500 frs ), Sac de 50kg de Mil ( 11000 frs ), Sac de 25 kg de riz local long-grain ( 13 000 frs ), Sac de 25 kg de riz local brisure ( 10 000 frs ), Sac de 25 kg de riz local Couscous ( 7500 frs ), Sachet de 1kg de farine de maïs ( 300 frs ).
Notons que le gouvernement avait déjà annoncé des mesures pour lutter contre la spéculation et la flambée des prix, notamment pour les produits de premières nécessités.
Ayi Renaud Dossavi
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Coronavirus oblige, le gouvernement togolais suspend l’ensemble des concours de recrutements qui avaient été lancés. En effet, initialement prévus pour les mois de mars et avril pour la plupart, ces différentes échéances pour recruter des fonctionnaires, sont renvoyées sine die.
L’information émane du ministère en charge de la fonction publique, par communiqué hier lundi 23 mars 2020. Elle s’inscrit notamment dans l’interdiction de rassemblement de plus de 100 personnes, instauré par l’Etat togolais, dans le cadre de sa riposte au Covid-19.
« Les périodes de dépôt des dossiers seront réaménagées et les nouvelles dates ainsi que toutes autres informations y relatives seront communiquées et précisées ultérieurement », souligne la note officielle.
Rappelons que ces concours devaient permettre de recruter environ 700 agents d’Etat pour le ministère des finances, et plus de 2000 pour les ministères de la santé, l’enseignement, et l’environnement.
A ce jour, 18 cas positifs sont enregistrés au Togo, comptant pour 17 sujets actuellement malades et une rémission.
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Les mesures se précisent dans la gestion de la pandémie à Covid-19 au Togo. Après avoir sélectionné le CHR Lomé Commune pour le traitement des cas avérés, désormais, tous les cas suspects de Coronavirus sur le territoire national seront isolés au sein de l’Hôtel Lébénè (ex Ibis / Le Bénin).
Le gouvernement togolais a en effet officiellement réquisitionné cet établissement hôtelier, comme centre de mise en quarantaine. Situé sur le littoral, il a l’avantage d’être relativement décentré, dans un cadre contrôlé, sur l’axe routier de la nationale numéro 2 (qui permet notamment de rallier le Ghana et le Bénin).
De plus, cet hôtel, qui dispose de plusieurs centaines de chambres, est équipé de matériel de santé avec la présence effective de personnel qualifié pour la prise en charge, informe le portail officiel de la République togolaise.
Les cas suspects y seront testés et, en cas de résultat positif, immédiatement transférés au CHR Lomé Commune, suivant le protocole visant à assurer une gestion optimale des cas.
A ce jour, les chiffres officiels font état de 18 cas recensés au Togo : 17 cas actifs, et 1 sujet guéri.
Ayi Renaud Dossavi
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En septembre prochain, va démarrer une mission d’évaluation finale et de capitalisation des acquis du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP).
Cette activité va être réalisée par un cabinet qui aura à accomplir au titre de l’évaluation finale du PAEIJ-SP, diverses prestations. Comme la définition et la soumission pour validation de la méthodologie d’évaluation et de capitalisation des acquis. Le prestataire devra mener des entretiens avec les acteurs clés des actions à évaluer ou des expériences à capitaliser.
La mission comprend également l’élaboration d’un rapport provisoire d’évaluation du projet, la restitution des résultats de l’évaluation du projet et la finalisation du rapport d’évaluation après la prise en compte des observations.
Le deuxième volet de la mission du prestataire consistant à capitaliser les acquis du PAEIJ-SP conduira le cabinet sélectionné à apprécier le mécanisme d’intervention du projet du point de vue de sa pertinence, son efficience ainsi que ses perspectives d’évolution.
Au titre du marché, le consultant appréciera les réalisations du PAEIJ-SP ainsi que les difficultés et défis auxquels il a été confronté, entre autres.
Séna Akoda
L’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) veut dynamiser sa stratégie de communication en y intégrant un plan pour « parfaire » sa communication digitale. Elle lance un appel à propositions jusqu’au 21 avril 2020 à cet effet.
Le consultant qui sera recruté, devra réaliser diverses activités qui concourent à l’élaboration du schéma directeur de communication de l’ARMP.
Notamment, celui-ci fera un état des lieux du degré d’assimilation des bonnes pratiques admises en matière de gestion des marchés publics par l’ensemble des acteurs, suite aux activités de communication et de sensibilisation menées jusqu’ici par l’ARMP. Il devra proposer des pistes d’amélioration des outils de communication, principalement ceux qui relèvent de la communication digitale.
Selon le document de l’ARMP consulté par Togo First, il s’agira en outre, pour l’expert, de rédiger une proposition de schéma directeur de communication de l’ARMP pour les 3 prochaines années. Y compris des indicateurs mesurables pour le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre du schéma directeur de communication.
Séna Akoda
Dans un communiqué publié ce samedi, le gouvernement a réagi face à la situation de spéculation observée depuis de nombreux jours sur les marchés.
« Il a été donné de constater en cette période de pandémie du Coronavirus (COVID-19), que certains opérateurs économiques se livrent à la spéculation sur les prix des produits de première nécessité ou refusent parfois de vendre certains articles », indique la note. Sont notamment concernés, le lait, le riz, la farine de blé, les huiles végétales, les concentrés de tomate, le sucre, les pâtes alimentaires, le gel hydroalcoolique ou encore les masques et gants de protection.
« Ces pratiques, qui créent des pénuries artificielles sur les marchés, sont contraires aux dispositions de la Loi sur la concurrence au Togo », précise l’exécutif.
Aussi, des descentes et contrôles inopinés des inspecteurs de commerce, des agents de santé et des forces de l’ordre seront-ils menés sur l’ensemble du territoire à compter de ce jour, informe le gouvernement qui en appelle également « à la conscience de tous pour le respect de ces dispositions en ces périodes difficiles ». Les contrevenants seront « sévèrement punis conformément aux lois en vigueur », ajoute la note.
Par ailleurs, les détenteurs de supermarchés, superettes, boutiques et officines sont invités au respect strict des mesures barrières, notamment la distance sécuritaire, le lavage des mains, la limitation du nombre de clients et le contrôle de température à l’entrée.
Pour rappel, 16 cas confirmés ont été détectés au Togo, d’après la dernière mise à jour effectuée le 21 mars.
Octave A. Bruce
Selon un communiqué du gouvernement daté du samedi 21 mars dont Togo First a obtenu copie, le Centre Hospitalier Régional (CHR) Lomé Commune va assurer dorénavant au Togo, la prise en charge exclusive des maladies infectieuses dont le Covid-19. « Le gouvernement informe la population togolaise qu’en raison de l’évolution de l’épidémie au Covid-19 dans notre pays, le Chef de l’Etat a décidé que le CHR (Centre Hospitalier Régional) Lomé-Commune soit dédié uniquement à la prise en charge des maladies infectieuses ».
Les personnes contaminées par le coronavirus y ont été transférées afin de bénéficier d’une meilleure prise en charge. En ce qui concerne les autres patients, ils ont été redirigés vers d’autres structures sanitaires publiques de Lomé.
Les consultations et admissions au CHR Lomé-Commune sont par ailleurs "suspendues jusqu’à nouvel ordre", avertit le gouvernement qui encourage les patients non infectés par le Covid-19 à se tourner vers le CHU Sylvanus Olympio, le CHU CAMPUS, l’hôpital de Bè, les autres établissements de soins publics ou privés de Lomé.
Pour réduire au minimum le risque de propagation du covid-19, les autorités togolaises exhortent la population à continuer d’observer toutes les mesures préventives recommandées.
Séna Akoda
En vue de palier les « graves conséquences sur l'activité économique et financière » engendrées par le covid19 dans la Zone Uemoa, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest annonce un grand plan pour les Etats-membres.
Pour l’établissement basé à Dakar, la riposte va se faire en 8 mesures précises.
Dans un premier temps, informe un communiqué officiel, les établissements bancaires pourront profiter d’une rallonge de 340 milliards FCFA, sur le montant que la Banque Centrale leur accorde chaque semaine, et qui s’élève désormais à 4 750 milliards FCFA. Ceci « afin de permettre à celles-ci de maintenir et d'accroître le financement de l'économie ».
Appui aux PME/PMI
Puis, la Banque centrale, va élargir le champ des mécanismes à la disposition des banques pour accéder au refinancement à son niveau, et coter 1700 entreprises, jusqu’alors exclues de ce portefeuille. Ce qui devrait leur permettre « d'accéder à des ressources complémentaires de 1050 milliards, et aux entreprises concernées de négocier et bénéficier de meilleures conditions pour leurs emprunts ».
Dans un troisième temps, il sera affecté 25 milliards FCFA au fonds de bonification de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), en vue de lui permettre à son tour d’accorder plus de prêts concessionnels, et à de meilleurs taux, aux États-membres, dans le financement des « dépenses urgentes d'investissement et d'équipement dans le cadre de la lutte contre la pandémie ».
Les banques sont également incitées à utiliser ces fonds disponibles via le guichet spécial de refinancement des crédits accordés aux petites et moyennes entreprises (PME/PMI). Un guichet sans plafond, conçu pour promouvoir le financement des PME/PMI dans l'Union.
Du reste, un cadre sera mis en place pour « accompagner les entreprises affectées par les conséquences de la pandémie et qui rencontrent des difficultés pour rembourser les crédits qui leur ont été accordés ».
Liquidités physiques et numériques
Des réductions de couts des transactions de monnaie électroniques sont également à l’horizon, en effet la Bceao annonce mener « négociations avec les entreprises d'émission de monnaie électronique ».
Du côté de la monnaie physique, les banques seront approvisionnées en billets « en quantité et en qualité suffisantes », pour assurer « un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques de banques »
Enfin, l’institution communautaire va organiser, au besoin, le réaménagement du calendrier d'émission des titres publics sur le marché financier régional, en prévision des besoins et perturbation possible.
A ce jour, six sur huit sont touchés par le Covid19 dans la sous-région : Le Burkina (64 cas), le Sénégal (47 cas), la Côte d’Ivoire ((19), le Togo (16), le Niger ( 1) et le Bénin (1). Si la crise sanitaire, en elle-même est va être un défi pour les pays de l’Union, l’enjeu financier et économique, n’en est pas moins tout aussi grand.
Ayi Renaud Dossavi
C’était dans l’air, à présent c’est officiel : toutes les écoles, universités et centres de formations professionnels sont fermés au Togo, et ce jusqu’à nouvel ordre.
La sentence ressot d'une note signée par les trois ministres en charge de l'éducation. A compter d’aujourd’hui, vendredi 20 mars 2020, toute la machine éducative togolaise est à l'arrêt. Les établissements scolaires et universitaires, et tous les centres de formation professionnelle, publics, privés, laïcs et confessionnels sont fermés à 17h30 sur toute l’ensemble du territoire.
Par ailleurs, « Tout contrevenant aux dispositions susmentionnées, sous quelque prétexte que ce soit, s’expose à la rigueur de la Loi », ont assuré les ministres de tutelle, Affoh Atcha-Dédji, Tairou Bagbiègue et Koffi Akpagana.
Cet arrêt complet vient renforcer drastiquement une mesure, prise il y a quelques jours, et interdisant les activités culturelles dans les établissements scolaires ou de formation. Une évolutiom qui intervient surtout à la suite du diagnostic de nouveaux cas de contamination de Coronavirus (Covid-19) dans le pays.
Dans son dernier point de situation, l’OMS informe qu’à l’heure actuelle, le Togo présente un total de 51 cas suspects cumulés, dont 21 nouveaux. Dans le lot : 12 cas confirmés, 10 cas probables au total dont 8 nouveaux, et un sujet rétabli. Aucun décès n’a encore été signalé.
Ayi Renaud Dossavi
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Dans le cadre des mesures envisagées par le gouvernement pour prévenir la propagation de l’épidémie du coronavirus, les dispositions complémentaires ci-après sont prises :
1. La fermeture pour deux semaines, à compter de ce vendredi 20 mars 2020 à minuit de toutes les frontières terrestres de notre pays aux passagers. Cette mesure ne s’applique pas à la circulation des marchandises.
2. Le bouclage de certaines villes notamment Lomé, Tsévié, Kpalimé et Sokodé, à partir de samedi 21 mars 2020 à 06 heures, avec les contrôles stricts aux entrées à hauteur de Tsévié sur la route nationale N°1 ; du péage d’Aného sur la route nationale N°2 et d’Amoussou-Copé sur la route nationale N°5.
3. L’interdiction jusqu’à nouvel ordre de la fréquentation par toute personne de la plage tout le long du littoral.
4. La fermeture pour un mois, des lieux de culte, des églises et des mosquées, à compter de samedi 21 mars 2020 à 6h.
5. La fermeture immédiate de tous les établissements scolaires publics, privés et confessionnels, primaires, secondaires et universitaires pour une période de trois (03) semaines.
6. Les funérailles et les enterrements ne devront pas regrouper plus de 15 personnes, et ce, jusqu’à nouvel ordre.
7. Tous les vendeurs dans les marchés devront porter des masques de protection.
8. Les activités culturelles et sportives de masse sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.
9. La fermeture immédiate des discothèques sur toute l’étendue du territoire national.
Le Gouvernement invite la population à plus de précaution dans les lieux publics et lors des activités d’ordre social notamment le respect des mesures d’hygiène préconisées et à limiter les déplacements non indispensables.
Il fait appel à la compréhension, au civisme et au sens de responsabilité de tout un chacun pour la mise en œuvre efficace de toutes ces mesures. Tout contrevenant à ces mesures s’expose à de sévères sanctions.
Fait à Lomé, le 20 mars 2020
Le Gouvernement