Le Groupe bancaire panafricain Ecobank, dont la maison mère est basée à Lomé, a annoncé en début de cette semaine, des changements à son sommet.
En effet, selon un récent communiqué, l’institution financière a deux nouvelles nominations et des changements au sein de son Conseil d'administration.
Ainsi, apprend-on la nomination au Conseil d'administration d'ETI, du Dr Georges Agyekum Nana Donkor, avocat, banquier et consultant en marketing, comme administrateur non exécutif, en remplacement de M. Bashir Mamman Ifo (pour représenter la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO - BIDC).
Le Dr Donkor ayant été récemment nommé Président de la BIDC suite au départ à la retraite de son prédécesseur.
De même, Zanele Monnakgotla représente, elle, désormais la Public Investment Corporation (PIC), d’Afrique du Sud, et incidemment le plus grand gestionnaire d’actifs du continent. La Sud-Africaine remplace le Dr Daniel Matjila, qui a démissionné du Conseil d'administration d'ETI (lorsqu'il a quitté le poste de Directeur général de PIC).
« Nous devons tout d'abord exprimer sincèrement nos remerciements à M. Ifo et au Dr Matjila pour leur contribution au Conseil d'administration et leur dévouement infatigable à l'égard du Groupe Ecobank. », souligne Emmanuel Ikazoboh, Président du Conseil d'administration du gropue Ecobank. Dans le même temps, l’institution « a l’honneur d’accueillir chaleureusement le Dr. Donkor et Mme Monnakgotla dont les domaines d’expertise respectifs seront très bénéfiques au Conseil. »
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L'Université de Lomé, premier centre publique d'enseignement supérieur du Togo, ferme ses portes jusqu'à nouvel ordre, à cause du risque lié au Coronavirus.
L'information est portée au public par les autorités universitaires, par communiqué ce vendredi matin.
En effet « en raison de la promiscuité aggravée, notamment remarquable dans les amphithéâtres et salles de cours où les effectifs sont très largement au-delà de la limite indiquée, le Président de l’Université de Lomé porte à la connaissance de la communauté universitaire et des usagers de son campus que l'institution ferme ses portes pour compter du vendredi 20 mars 2020 jusqu'à nouvel ordre ».
Si, quelques heures plus tôt, ce sont les activités en rapport avec la Semaine Culturelle (qui a lieu généralement avant les congés de Pâques, dans les collèges et lycées), qui étaient interdites, pour les mêmes raisons, la mesure s’étend à présent au campus.
A ce jour, le Togo dénombre officiellement 8 cas actifs de coronavirus, le premier sujet contaminé étant désormais tiré d'affaire, selon les autorités compétentes.
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Sur l’ensemble des 15 dernières années, allant de 2006-2020, le Togo s’offre la deuxième place des pays plus réformateurs au monde, après le Rwanda qui trône sur le classement établi par le Groupe de la Banque mondiale via son très suivi rapport Doing Business (DB).
Il est suivi dans le Top 5 de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite et de la Jordanie.
Une performance portée surtout par les progrès que le pays a réalisés sur les deux dernières années où il cumule un total de 59 places gagnées pour 13,42 points de plus grappillés. De 48,88 points en 2018, le Togo a enregistré une amélioration de son environnement des affaires en 2019, ce qui lui a permis de totaliser 55,3 points en 2019 et de gagner 19 places. Il passe ainsi de la 156è place à la 137è.
La progression la plus nette qui a tiré le Togo vers le top du classement est induite par les réformes mises en œuvre et validées par le DB dans son édition 2020. 40 nouvelles places de gagnées pour un score total de 62,3 points sur 100, qui propulsent le pays au rang de 1er Top reformer en Afrique et de 3ème au monde. Avant cet envol (sur la période 2018-2020), le pays a alterné de bonnes et de moins bonnes performances, d’une année à une autre.
A titre d’illustration, si en 2008, le Togo était 156ème mondial après avoir été 151ème, deux ans plus tard, il se perdait dans le classement en se logeant à la 165ème place sur les 190 pays évalués au monde. Des inconstances qui se sont poursuivies jusqu’en 2018, où le pays s’est doté de la Cellule Climat des Affaires (CCA).
Selon Sandra Ablamba Johnson, ministre-conseillère chargée du climat des affaires, l’objectif via les nouvelles réformes, est de faire passer le Togo sous la barre des 50 premières places dans la livraison 2021 du DB.
Séna Akoda
Désormais, la fonction de conservateur de la propriété foncière est décentralisée au Togo.
La nomination par Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances, de 4 des 5 conservateurs régionaux attendus, acte cette réforme. A savoir Yawo Defly pour la région des Savanes, Awesso Kossi Komossi dans la Kara, Yakpo Ankou Agbenyo pour les Plateaux et Dotsè Kodjo Nyaku dans la Maritime.
Cette nouvelle réforme qui vise une meilleure administration du foncier au Togo, permettra d’accélérer le traitement et la délivrance des titres fonciers. « Désormais, toutes les procédures se feront dans les chefs-lieux des régions sous l’œil vigilant du conservateur régional nommé », selon Essoham Labari, conservateur national. La réforme s’inscrit par ailleurs, en droite ligne de la dynamique d’amélioration du climat des affaires au Togo.
En effet, avec cette réforme, le délai de délivrance du titre foncier est dorénavant fixé à 6 mois. Aussi, selon la Dadc, toutes les dispositions sont prises pour que les dossiers introduits à partir de septembre 2019 soient traités, et les titres fonciers délivrés dans ce délai record.
Séna Akoda
Alors que le pays affichait encore relativement peu de cas, le ministère en charge de la santé vient de faire un rapide point de situation de l’évolution du Coronavirus (Covid19) au Togo.
A ce jour, souligne l’autorité de tutelle, 8 nouveaux cas s’ajoutent au premier enregistré. Les chiffres officiels s’évaluent actuellement à 9 cas de Covid19 au Togo, dont 1 guéri, et 8 cas actifs.
Si le gouvernement a par ailleurs déjà annoncé des mesures face à la pandémie galopante, dont un fond d’urgence de 2 milliards, les chiffres ne sont néanmoins sans susciter l’inquiétude. D’autant que l’OMS, dans une récente communication prévient : « Douze pays de la région africaine connaissent aujourd'hui une transmission locale. »
En tout état de cause, prévient l’institution, « Il est crucial que les gouvernements empêchent la transmission locale d'évoluer vers le pire scénario de transmission communautaire durable et généralisée. », face à un cas de figure qui serait « un défi majeur pour les pays dont les systèmes de santé sont faibles. »
Du reste, l’Etat togolais insiste d’autant plus sur le respect des mesures barrières notamment le lavage des mains et la limitation des mouvements.
Ayi Renaud Dossavi
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En fin de ce mois (le 28 mars prochain), la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), va régler une partie de ses crédits.
En effet, l’institution financière basée à Lomé, va procéder au remboursement des intérêts semestriels, et au remboursement partiel du capital de son emprunt obligataire dénommé BIDC-EBID 6,50% 2014-2021, soit un montant de 3,658 milliards FCFA (5,487 millions €).
En effet, l’institution financière avait levé au total 40 milliards FCFA en 2014 (du 18 février au 18 mars). Des fonds qui ont servi à notamment financer 8 projets localisés, dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), à savoir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, et Togo (où la facilité a financé la construction et la mise en exploitation d’un complexe hôtelier, pour 5 milliards de FCFA).
Du reste, apprend-on, pour les huit projets, le financement était assuré à hauteur de 87,53% à travers l’emprunt obligataire effectué par la BIDC, et 12,47% assuré par les sociétés bénéficiaires.
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A la suite du gouvernement, la filiale togolaise de la banque panafricaine Ecobank prend des mesures afin de limiter le risque de propagation du coronavirus. « En phase avec les actions préventives instaurées par le gouvernement pour freiner la propagation du Covid-19, Ecobank Togo vous exhorte à adopter les mesures suivantes pour le bien de tous », communique la banque.
La mesure phare annoncée invite les clients à privilégier les retraits d’argent aux Guichets Automatiques de Billets (GAB) à travers tout le réseau d’Ecobank sur tout le territoire national, disponible en toute heure et tous les jours de la semaine.
L’idée est d’éviter les concentrations humaines que pourraient induire les files d’attente des clients aux guichets et du coup, source de contamination de la maladie et du coup, vecteurs de propagation du coronavirus devenu aujourd’hui une pandémie.
Au surplus, souligne le communiqué d’Ecobank-Togo, « ces GAB sont équipés de gels antibactériens », permettant aux clients d’effectuer leurs transactions en toute sécurité.
Séna Akoda
La Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), organe d'émission des huit pays de la zone Uemoa, planche actuellement sur un moyen d'amortir l'impact économique et financier du coronavirus (Covid19) sur les Etats membres de l'Union.
Ainsi, apprend-on, les experts de l'institution financière travaillent depuis une dizaine de jours, sur un Plan de riposte au Coronavirus.
L'objectif est de protéger les économies des pays, face à l'onde de choc provoquée par la pandémie qui, tour à tour, a mis à l’arrêt momentané la Chine, puis une part grandissante de l'Europe, et à présent les pays subsahariens. Outre de provoquer de grands désordres dans les circuits d'approvisionnement mondiaux et les chaines logistiques, voire de participer à la baisse du cours du pétrole.
Il s’agit donc, pour la Bceao, d’amortir l’impact à moyen terme, pour les pays membres, comme lors de la dernière crise de 2008. Des réflexions sont ainsi menées, par des équipes pluridisciplinaires, pour envisager les voies et moyens et les cas de figures.
Ces travaux s’appuieront logiquement sur les profils-pays, ainsi que les projections et analyses d'impact sur l'impact du Covid-19 (dont un certain nombre font état déjà d'importants replis économiques pour le premier et deuxième trimestre, au minimum). Les pays africains étant très dépendants des exportations de matière première vers l’Europe, et surtout la Chine.
Des recommandations devraient être disponibles pour la fin de cette semaine, informent des médias basés au Sénégal, pour que les Etats membres puissent faire face à l’importante crise qui pointe de plus en plus le bout de son nez, à cause du ralentissement mondial.
A ce jour, 71 cas sont déclarés dans la Zone Uemoa, soit au Sénégal (34), Burkina Faso, (26), Cote d'Ivoire (8), Bénin (2), et Togo (1). Si le nombre de contamination est encore relativement faible, le risque d’une explosion est pris très au sérieux par les pays d’Afrique de l’Ouest, vu la très grande contagiosité du pathogène, et son temps d'incubation relativement long. Ce qui explique, sans doute, les mesures de confinement de plus en plus importantes prises par les pays de la Zone.
Ayi Renaud Dossavi
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Dans son dernier point de situation pour le Togo, en date du 19 mars 2020, l'OMS estime à une quinzaine, le nombre de cas suspects cumulés pour le Togo.
Dans le détail, l'organisation en charge de la santé compte, un cas confirmé, 4 cas négatifs et 10 en attente de résultat biologique. Aucune nouvelle contamination officiellement relevée à ce jour.
Selon les informations, les cas contacts liés au premier patient sont toujours à l’observation, dans un état stable et sans symptômes signalés.
Du reste, l’OMS ne cache pas le risque potentiel lié à l’arrivée de passagers (197 au total), en provenance de la France (Pays classé comme à haut risque), ces derniers étant soumis normalement à un régime d’auto-confinement de 14 jours.
D’ailleurs en ce qui concerne les contacts par voie aérienne, le Togo ferme son espace aérien aux pays à risque, à partir de demain.
Pour rappel, le nouveau numéro vert, mis en place, pour toute information liée au Coronavirus (COVID-19), est le 111.
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Même si officiellement, l’unique cas signalé au Togo a été déclaré « dans un état clinique satisfaisant » et que 10 autres cas sont en attente de résultat biologique, les mesures prises par les Etats en réplique à la propagation du coronavirus commencent à affecter son économie.
En effet, un volet des activités de la Poste consistant à traiter et à acheminer le courrier international, pourra subir des perturbations. « Face aux différentes mesures prises par les Etats pour contenir le risque de propagation du coronavirus (COVID – 19), le traitement du courrier international pourra connaitre des perturbations sur les délais d’acheminement et de livraison à destination », alerte la Société des Postes du Togo (SPT).
Clairement, la Poste, face aux mesures qu’induit de la part des Etats la propagation du coronavirus, pourrait enregistrer des retards de traitement et de livraison du courrier international.
Elle rassure néanmoins ses clients. « La Société des Postes du Togo met tout en œuvre pour réduire un tant soit peu les conséquences et désagréments liés à cette situation de force majeure ». En ce sens, indique-t-elle, « pendant cette période transitoire, nous mutualisons les moyens nécessaires pour vous satisfaire ».
Séna Akoda