Au Togo, le gouvernement a alerté, le mardi 29 avril, sur des perturbations temporaires attendues dans l’accès à Internet et aux plateformes numériques de services publics. Cette annonce fait suite à une coupure d’électricité de grande ampleur survenue en Europe, notamment au Portugal et en Espagne, affectant plusieurs centres de données et infrastructures critiques.
Selon le communiqué officiel, les services numériques de l’administration togolaise, tout comme la connectivité globale du pays, pourraient subir des interruptions liées à cet incident. En effet, le Togo, à l’instar de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, dépend en grande partie de câbles sous-marins tels que le SAT-3, le WACS (West Africa Cable System) et l’ACE (Africa Coast to Europe), pour assurer son accès à Internet.
Ces infrastructures, qui relient le continent africain à l’Europe, disposent de points d’atterrissement stratégiques dans les pays touchés par la panne électrique, comme Lisbonne et certaines villes espagnoles. La désactivation temporaire de ces points névralgiques compromet la fluidité de la transmission des données, impactant mécaniquement les réseaux connectés de la région.
— service-public.gouv.tg (@ServicepublicTG) April 29, 2025
Face à ce risque de perturbation, les autorités togolaises affirment avoir mobilisé l’ensemble des équipes techniques afin d’assurer, dans la mesure du possible, la continuité des services numériques. Cette réaction a été saluée par plusieurs acteurs de la société civile dont Internet Society Togo, qui considère la communication gouvernementale comme un élément clé dans la gestion de ce type de crise. L’organisation estime que cette communication rapide permet de maintenir un climat de confiance auprès des citoyens, des entreprises et des différents intervenants de l’écosystème numérique national.
Dans ce contexte de vulnérabilité, Internet Society Togo appelle à la mise en place de mesures structurelles visant à diversifier les modes de connexion. Elle recommande notamment d’encourager les alternatives satellitaires, à travers des dispositifs d’octroi de licences à moindre coût, afin de renforcer la résilience du pays face aux interruptions de connectivité d’origine externe.
Il faut noter que l’incident européen a provoqué d’importants dysfonctionnements dans les pays concernés, privant pendant plusieurs heures, de nombreux habitants d’électricité, d’accès à Internet et de services de téléphonie mobile.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les nouveaux crédits extérieurs mobilisés par l'Etat en 2024 s’élèvent à 568,9 milliards FCFA, dont 98,9 % ont été contractés auprès de partenaires multilatéraux tels que la Banque mondiale, le FMI ou la BOAD. Une orientation qui s’aligne sur la stratégie nationale consistant à s’appuyer davantage sur les partenaires multilatéraux et à privilégier les crédits concessionnels, aux conditions plus avantageuses, pour mobiliser des ressources à moindre coût.
L’analyse sectorielle fait émerger des priorités claires. Les secteurs des finances publiques, de l’énergie, et de l’économie numérique concentrent l’essentiel de ces nouveaux engagements.
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Dans le détail, 35 % des financements extérieurs obtenus en 2024 ont été alloués aux finances publiques, dans un contexte de réformes structurelles et d’opérations d’assainissement budgétaire. L’énergie capte quant à elle 23 % de ces ressources, avec pour objectif de renforcer l’accès et la stabilité du réseau électrique.
Le trio de tête est complété par l’économie numérique, qui absorbe 11 % des financements mobilisés par l’État sur la période sous revue. Cette part croissante témoigne du positionnement stratégique de ce secteur pour les autorités publiques togolaises, soucieuses d’accompagner la transformation digitale du pays. Enfin, les secteurs social, agricole, administratif et les infrastructures se partagent le reste, avec des enveloppes oscillant entre 3 % et 8 %.
Dans un contexte marqué par des tensions accrues sur les financements extérieurs, le Togo fait le choix de s’endetter pour investir dans la modernisation économique. L’objectif semble ainsi de soutenir des secteurs jugés structurants pour l’avenir, tout en préservant la soutenabilité de la trajectoire budgétaire.
Ceci étant, rappelons qu'à fin 2024, l'ensemble de la dette publique togolaise s’élevait à 4217,7 milliards FCFA, soit 69,2 % du PIB, contre 66,6 % en 2023.
Ayi Renaud Dossavi
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Une délégation de l’agglomération d’Agen (France), conduite par son président Jean Dionis, était à Lomé en fin de semaine dernière et a scellé un accord de coopération avec la commune togolaise de Golfe 1. Cette entente, inscrite dans le cadre de la coopération décentralisée entre la France et le Togo, entend dépasser les formes traditionnelles de jumelage pour s’ancrer dans une logique de partenariat opérationnel et d’innovation territoriale.
Le protocole d’accord signé entre les deux collectivités prévoit un éventail d’actions concrètes, touchant à des domaines jugés stratégiques de part et d’autre. En matière de gestion des déchets ménagers, l’agglomération d’Agen mettra à disposition de la commune de Golfe 1 deux camions-bennes ainsi que deux cent bacs à ordures. L’objectif affiché est d’améliorer significativement la collecte des déchets dans la municipalité togolaise.
Eyi Zandé | Un partenariat entre Golfe 1 ?? et Agen ??⁰
— La France au Togo ???? (@FranceauTogo) April 25, 2025
La commune de Golfe 1 a chaleureusement accueilli la délégation de l’Agglomération d’Agen lors de sa mission officielle. Le point fort de cette visite ?
✍️ La signature d’une convention de partenariat axée sur :
⁰♻️ La… pic.twitter.com/JhTfSfDwXZ
D’autres volets du partenariat concernent la santé publique, les énergies renouvelables, l’échange de jeunes volontaires ou encore la formation des élus locaux. Cette diversification des axes de coopération traduit une volonté commune de structurer un cadre d’échange durable, fondé sur la réciprocité et la complémentarité. À ce titre, la mairie de Golfe 1, par la voix de son Maire, Koamy Gomado, a salué un engagement qu’il qualifie de « gagnant-gagnant ».
Les deux parties entendent en outre, favoriser le développement des entreprises de leurs territoires respectifs, en facilitant les rencontres et les synergies entre acteurs économiques. Une orientation qui reflète une évolution de la coopération décentralisée, désormais pensée comme un levier d’internationalisation des territoires et de mise en commun des ressources dans un monde interconnecté, indique-t-on.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement veut promouvoir davantage le consommer local, à l’occasion de la fête du 1er mai 2025.
Dans un communiqué officiel publié en date de ce mardi 29 avril, Rose Kayi Mivedor-Sambiani, ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, a en effet rappelé aux institutions publiques l’obligation de privilégier les biens et services « Made in Togo » lors des cérémonies officielles, y compris les festivités de la Journée des travailleurs.
Il s’agit ainsi de stimuler la demande intérieure, valoriser le savoir-faire togolais, soutenir la transformation locale et encourager les chaînes de valeur nationales. « Le respect de cette directive est une clé de succès pour notre politique de développement socio-économique », insiste la ministre.
L’instruction s’inscrit dans le sillage d’une circulaire de 2020 émise par la Primature, qui invite administrations, sociétés d'État et comités divers à intégrer systématiquement les produits et mets locaux dans l'organisation de leurs événements.
Aligné sur ses voisins de l’UEMOA, le Togo célèbre depuis cinq ans déjà le mois du consommer local, pour mettre en avant la production nationale, sous la houlette du ministère du Commerce.
Le Togo se dirige vers une nouvelle réglementation dans le secteur forestier. La semaine dernière, les acteurs du secteur se sont ainsi réunis (du 24 au 25 avril 2025) à Lomé pour valider l’avant-projet de loi révisé portant code forestier.
Portée par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières (MERF), l’initiative a pour but d’aligner la réglementation nationale sur les standards internationaux de gestion durable et les exigences des accords multilatéraux auxquels le Togo est partie.
Pour le département ministériel, cette réforme s’inscrit dans le cadre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, précisément sa « réforme 6 » relative à la modernisation de la législation environnementale.
À l'issue des travaux, 140 articles ont été reformulés, 13 supprimés, et 33 nouveaux articles créés, portant le futur texte à 173 articles, contre 160 pour la loi précédente de 2008.

« Il s’agit d’adapter notre cadre législatif aux nouveaux paradigmes de préservation environnementale et de développement durable », a déclaré le Col. Koffi Dimizou, Secrétaire général du MERF, à l’ouverture des travaux.
Le texte validé sera désormais transmis au Secrétariat général du gouvernement pour la suite du processus législatif, jusqu'à son adoption finale par l'Assemblée nationale.
À terme, cette réforme devrait renforcer la gouvernance forestière nationale, mieux protéger les écosystèmes et soutenir les ambitions climatiques du pays.
Notons que quelques semaines plus tôt, l’Assemblée nationale avait déjà adopté une nouvelle loi portant lutte contre le changement climatique.
Ayi Renaud Dossavi
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La filiale togolaise de Moov Africa confirme sa position dominante en matière de qualité d’expérience de l’internet mobile pour la deuxième année consécutive. Elle est également au 2è rang dans l’espace Uemoa, dépassant son concurrent YAS, ex-Togocom, désormais détenu par le groupe Axian.
Cette performance rendue publique le mardi 28 avril 2025 par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) résulte d’une enquête menée auprès des consommateurs togolais sur l’ensemble de l’année 2024. L’étude repose sur l’analyse de cinq indicateurs clés de la qualité d’expérience (QoE) de l’internet mobile : le débit moyen descendant, le débit moyen montant, la latence, la navigation web et le streaming de vidéos sur YouTube.
Avec un score global de 64 865 points, Moov Africa Togo devance YAS, qui totalise 62 148 points. En 2023, Moov Africa était déjà en tête avec 55 172 points. Dans le détail, sur l’internet mobile 4G, les deux opérateurs présentent des performances solides en matière de débit descendant, avec 38,4 Mb/s pour YAS et 34,01 Mb/s pour Moov Africa Togo. Le streaming vidéo affiche également des résultats encourageants, avec des taux de réussite de 83,37 % pour Moov et 84,70 % pour YAS. Sur le plan de la latence, un paramètre déterminant pour la fluidité de la navigation, Moov Africa Togo enregistre une moyenne de 28,06 millisecondes, contre 31,16 millisecondes pour son concurrent.
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Cependant, les performances apparaissent plus contrastées lorsqu’il s’agit de la navigation web et du débit montant en 4G, deux aspects pourtant essentiels pour l’expérience utilisateur. Le taux de succès pour la navigation reste modéré, atteignant 57,34 % chez Moov Africa Togo et 52,55 % chez YAS. Quant au débit montant, indispensable notamment pour le transfert de fichiers ou les appels vidéo, il se limite à 13,15 Mb/s pour Moov et tombe à 8,91 Mb/s pour YAS.
Sur la scène communautaire, la filiale togolaise du groupe Maroc Telecom et son concurrent se positionnent. Dans l’espace UEMOA, qui regroupe huit États membres, Moov Africa Togo se hisse au 2ème rang parmi 16 opérateurs évalués, tandis que YAS occupe la 4ème place. En matière de service 4G, Moov décroche même la 1ère position, devançant son concurrent, relégué à la 3ème place.
À l’échelle continentale, sur l’ensemble des 55 opérateurs africains scrutés, Moov Africa Togo se classe 8ème pour l’internet mobile global, tandis que YAS est à la 12ème position. Pour la 4G, Moov se distingue en accédant au 3ème rang, devant YAS, 6ème.
L’ARCEP, tout en saluant les progrès enregistrés et la dynamique concurrentielle entre les deux principaux opérateurs du pays, souligne toutefois que la qualité d’expérience reste loin des standards observés sur les marchés les plus performants, notamment en ce qui concerne la navigation internet et les vitesses de transfert montant. Le régulateur a de ce fait, invité Moov Africa Togo et YAS à intensifier leurs efforts d’amélioration continue, dans l’objectif de rapprocher leurs prestations des meilleures références africaines et internationales.
Esaïe Edoh
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Au Togo, dans la région des Savanes, au nord du pays, des jeunes et des femmes entrepreneurs du secteur agricole viennent de recevoir un appui matériel destiné à soutenir leurs activités. Cette initiative, portée par le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), a été rendue possible grâce à un financement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à hauteur de 348 millions FCFA.
La remise officielle du lot de matériels s’est déroulée vendredi 25 avril, sous la présidence du gouverneur de la région, Affoh Atcha-Dedji. Les équipements, destinés à améliorer les conditions de travail des exploitants agricoles, comprennent notamment deux tracteurs, huit motoculteurs, cinq tricycles, quatre-vingts semoirs, cinquante-sept pulvérisateurs, trente-cinq motopompes, cent bâches et cent sacs de stockage.
Ce lot est réparti entre 929 agriculteurs organisés en quarante-trois coopératives issues des préfectures de Tône, Kpendjal et Oti-Sud, opérant principalement dans les filières céréalières, maraîchères et légumineuses.
Le soutien s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la promotion de l’entrepreneuriat et du secteur privé pour la création d’emplois durables, initiative rattachée au Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS). Il répond à un double objectif : d’une part, accroître l’efficacité et la productivité des opérations agricoles grâce à une mécanisation adaptée ; d’autre part, favoriser l’innovation et encourager la diffusion de pratiques agricoles durables dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants.
Au-delà de l’amélioration des rendements agricoles, cette initiative vise à renforcer la résilience économique des jeunes et des femmes en milieu rural, leur offrant des alternatives viables susceptibles de réduire les risques liés à l’extrémisme violent dans cette région particulièrement exposée.
« Nous croyons fermement en votre potentiel à devenir des acteurs incontournables du développement local, à travers vos initiatives agricoles », a déclaré Affoh Atcha-Dedji à l’adresse des bénéficiaires.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les accords de roaming gratuit avec le Bénin et le Ghana commencent à porter leurs fruits, mais la qualité et les coûts des services varient sensiblement selon les opérateurs. C’est ce que révèle le dernier rapport d’évaluation publié en avril 2025 par les organisations de consommateurs togolaises.
Sur le segment voix (appels téléphoniques), les deux opérateurs togolais, Yas Togo et Moov Africa Togo, affichent d'excellents taux de réussite pour les appels émis et reçus, tant au Bénin qu'au Ghana (100 %).
Ceci étant, l'analyse des coûts révèle des disparités notables : au Bénin, un appel depuis Yas Togo ou Moov coûte en moyenne 90 FCFA/min, contre 175 FCFA/min au Ghana, soit presque le double. Le SMS, lui, reste relativement abordable (70 à 100 FCFA selon l’opérateur et le pays).
Côté performance, Yas Togo et Moov Africa Togo offrent une qualité d’appel satisfaisante, mais Yas Togo affiche un léger retard sur la réussite des SMS au Bénin (75 % contre 100 % pour Moov), selon l’étude.
La consommation de données, quant à elle, reste problématique : l’étude note l’indisponibilité effective des services data pour les deux opérateurs en roaming, une lacune qui nuit à l’expérience utilisateur.
Ainsi, si l’un dans l’autre le free-roaming évolue positivement dans le sens de l'intégration régionale, des efforts restent nécessaires pour harmoniser les coûts, fiabiliser la data et renforcer la transparence tarifaire, indique le rapport.
Face à ces enjeux, l'ARCEP, le gendarme des télécoms togolais, et les opérateurs, sont appelés à accélérer les ajustements techniques et commerciaux afin de garantir aux consommateurs, une véritable continuité de services à travers les frontières.
Pour rappel, le Togo a récemment conclu un nouvel accord de free-roaming avec un autre voisin, le Burkina.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) a procédé la semaine dernière à la remise officielle de plus de 300 infrastructures socio-économiques aux communautés locales dans les régions des Plateaux, de la Centrale et de la Kara.
Dans la région des Plateaux, ce sont 99 ouvrages (dont des salles de classe, des forages d’eau potable, des centres de santé et des hangars de marché) qui ont été réceptionnés par le gouverneur, Général Dadja Maganawé.
À Sokodé, dans la région Centrale, c’est le préfet de Tchaoudjo qui a réceptionné une nouvelle série d’infrastructures : bâtiments scolaires, centres communautaires, forages photovoltaïques et marchés. Réalisés dans 15 communes entre 2021 et 2024, ces ouvrages visent à améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Enfin, dans la région de la Kara, ce sont 109 infrastructures (dont des marchés, écoles, pistes rurales, maisons de jeunes) qui ont officiellement été livrées, au profit de 22 communes.
Ces infrastructures ont été financées notamment par le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) et le Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV). Pour le gouvernement, ces réalisations s’inscrivent dans l’appui aux populations à la base ainsi que dans la politique de décentralisation.
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Le Conseil de surveillance du Fonds régional pour l’agriculture et l’alimentation (FRAA) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a validé son plan de travail et son budget pour la période 2025-2027, en fin de semaine dernière à Lomé. À l’heure où la région ouest-africaine fait face à une aggravation de la crise alimentaire, l’institution entend renforcer son action en intensifiant le financement des programmes agricoles dans les pays membres.
Selon les dernières estimations du Cadre Harmonisé, environ 49,5 millions de personnes pourraient être confrontées à l’insécurité alimentaire au cours de la prochaine période de soudure, une situation exacerbée par le poids du Nigeria, qui concentre plus de 60 % des populations à risque. Face à cette urgence, le FRAA entend consolider ses acquis et coordonner de manière plus étroite, les interventions régionales.
Présidée par Massandjé Touré-Litsè, commissaire de la CEDEAO chargée de l’agriculture, la session a souligné la nécessité d'une mobilisation plus importante de ressources, d’une amélioration des capacités d’absorption des États membres et d’un renforcement des partenariats techniques.
« Nous avons avancé dans les accords de financement, dans le renforcement des capacités et dans la conception de projets régionaux qui favorisent la résilience climatique, une agriculture durable et le développement des chaînes de valeur », a déclaré Massandjé Touré-Litsè.
Le budget triennal adopté devrait ainsi permettre d’intensifier l’engagement du FRAA en faveur d’un secteur agricole plus inclusif, compétitif et résilient, capable de contribuer à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté dans l’espace communautaire.
Notons que le FRAA est géré par la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). La mission principale du FRAA est d’assurer le financement du programme régional d’investissement de la Politique agricole régionale (ECOWAP).
Esaïe Edoh
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