Au Togo, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) va mener une nouvelle enquête de satisfaction auprès des usagers des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet. Cette campagne qui se déroulera du 19 mai au 8 juin 2025, s’inscrit dans une démarche régulière du régulateur visant à évaluer la qualité des prestations fournies par les opérateurs du secteur.
Les abonnés pourront être contactés par téléphone dans le cadre de ce sondage. L’ARCEP a d’ores et déjà commencé à prévenir les consommateurs via l’envoi de messages SMS, les informant de la possible intervention de son centre de contact. Ces appels permettront de recueillir les impressions des usagers sur la couverture, la fiabilité, la rapidité ou encore la disponibilité du service client des différents opérateurs actifs sur le territoire national.
L’enjeu, selon le régulateur, est de renforcer la transparence du marché et de favoriser une amélioration continue de la qualité des services. L’ARCEP affirme ainsi vouloir consolider une dynamique d’écoute citoyenne et de responsabilité partagée dans un secteur en constante évolution.
Notons que les précédentes enquêtes similaires ont débouché sur des recommandations ciblées à l’égard des opérateurs, voire l’engagement de procédures de sanction dans certains cas.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le programme « D-CLIC, Formez-vous avec l’OIF », opérationnalisé par l’incubateur CUBE, s’est conclu la semaine dernière par une cérémonie de remise d’attestations aux jeunes formés.
Au total, 244 jeunes togolais ont reçu, le 29 avril 2025, leurs attestations de fin de formation dans les métiers du numérique, à l’issue d’un parcours intensif de cinq mois. Déployé à Lomé, Aného, Kara et Dapaong, le dispositif, soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et plusieurs ministères togolais, visait à doter les jeunes de compétences clés en développement web, mobile, communication digitale et marketing numérique.

La cérémonie s’est tenue à l’UniPod de l’Université de Lomé, en présence du ministre de la Formation technique, Isaac Tchiakpé, et de Thi Hoang Mai Tran, représentante régionale de l’OIF.
À l’issue d’un concours de pitch, plusieurs projets ont été présentés à différents experts, entrepreneurs et acteurs du développement du pays. Parmi eux, dix projets prometteurs ont été sélectionnés comme finalistes et devraient bénéficier d’un accompagnement. On compte notamment Koulmed (soins infirmiers à domicile), ASILI Care (produits médicinaux bio) ou encore ZaraGroup (services d’import-export).

Notons par ailleurs que l’OIF prévoit un accompagnement post-formation via un processus d’incubation, ainsi que l’ouverture de nouvelles sessions à Aného. Le gouvernement, de son côté, a rappelé son ambition de créer un cadre national de certification des formations courtes, afin d’aligner la dynamique numérique sur les besoins du marché.
Au Togo, le gouvernement appelle à la vigilance après la découverte récente d’une quantité importante de poissons morts dans le bassin de rétention d'eau de Todman, à Lomé.
Les autorités sanitaires, alertées samedi 03 mai 2025, se sont rapidement rendues sur les lieux pour procéder à l’enlèvement et à l’incinération des poissons.
Des analyses chimiques et microbiologiques sont en cours pour identifier les causes exactes de cette mortalité massive, a indiqué le ministère de la Santé.
En attendant les résultats, les populations sont fermement invitées à éviter toute consommation de poissons suspects, en raison des risques sanitaires associés : vomissements, empoisonnements, coliques et autres infections d’origine alimentaire.
Ayi Renaud Dossavi
Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, figure parmi les grands favoris de l’édition 2025 des African Banker Awards, avec trois nominations dans différentes catégories, pour ses activités financières sur l’ensemble du continent.
L’institution est en lice pour les titres de Banque de l’année, Banquier de l’année (avec la nomination de son directeur général Jeremy Awori), ainsi que celui de Banque des PME de l’année.
L’événement, co-organisé par African Banker et IC Events, se tiendra le 28 mai prochain à Abidjan, en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD). Il s’agit d’un rendez-vous incontournable du secteur financier africain, pour lequel plus de 200 candidatures ont été reçues dans neuf catégories.
Cette année, les African Banker Awards mettent en lumière les initiatives bancaires dans la finance verte, l’inclusion financière, la digitalisation, et l’égalité des genres ; autant de domaines dans lesquels Ecobank se positionne.
L’acteur bancaire basé à Lomé est d’ailleurs coutumier de ces distinctions, que ce soit en tant que groupe ou via ses filiales. Ainsi, l’an dernier, au Togo, la filiale nationale d’Ecobank était sacrée "Banque de l’année" pour la cinquième année consécutive lors de la cérémonie des Trophées The Banker 2024, une autre distinction, cette fois couverte par le magazine britannique The Banker.
Ayi Renaud Dossavi
A Lomé, le Togo accueille cette semaine, “Africa Leads”, une rencontre entre les acteurs des projets financés par le Groupe de la Banque mondiale en Afrique de l’Ouest et du Centre. L’objectif des travaux est de mobiliser davantage de ressources pour des projets structurants et accélérer les résultats de développement.

Organisé sous l’égide du gouvernement togolais, l’événement de trois jours réunit partenaires techniques, responsables publics et experts autour des meilleures pratiques, notamment en matière de suivi-évaluation et d’impact social.
Pour Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le développement est une responsabilité partagée.

De son côté, Kodjo Adédzé, président de l’Assemblée nationale, a réaffirmé lors du lancement que « le suivi et l’évaluation sont au cœur de la feuille de route gouvernementale 2025 ».
Les travaux portent sur des thématiques majeures : sécurité alimentaire et hydrique, mobilisation des ressources internes, éducation, énergie, et développement des compétences.
Ayi Renaud Dossavi
A fin 2024, Eximbank Chine était le principal créancier commercial du Togo, avec une part de 36,46 % dans le portefeuille de la dette commerciale, selon les données du rapport annuel sur la dette publique publiées par le ministère de l’Économie et des Finances.
Sur un encours total de dette extérieure estimé à 1785,17 milliards FCFA, la composante commerciale atteint 567,79 milliards FCFA, soit 31,81 % du portefeuille extérieur.
Outre Eximbank Chine, les principaux prêteurs incluent l’américain Cargill Financial (17,33 %), le français Société Générale (10,96 %), le japonais Bank of Tokyo-MUFG (10,83 %), ainsi qu’Eximbank Inde (7,7 %).
Cette configuration intervient dans un contexte où la dette publique togolaise représente 69,16 % du PIB, soit 4217,73 milliards FCFA, avec une maturité moyenne du portefeuille portée à 6,67 ans.
Notons, du reste, que le ministère en charge des Finances relève des risques de refinancement liés à la maturité courte de la dette intérieure, ainsi qu’une hausse du taux d’intérêt implicite (4,14 % en 2024 contre 3,79 % en 2023), principalement tirée par le renchérissement des marchés commerciaux.
À moyen terme, la soutenabilité de la dette dépendra de la capacité du pays à mobiliser des ressources concessionnelles, une stratégie annoncée depuis plusieurs mois par l’exécutif. Ceci, tout en gérant prudemment ses engagements commerciaux, notamment envers des créanciers stratégiques comme la Chine, dans un contexte international de plus en plus incertain et polarisé.
Ayi Renaud Dossavi
A fin décembre 2024, l'exécution des réformes au Togo dans les ministères et institutions de l’État affiche un taux d'exécution physique de 73,8 % et un taux d'exécution financière de 65,5 %, selon les données présentées lors de la revue nationale en milieu de mois dernier (18 avril 2025).
Organisée par le ministère de l’Économie et des Finances (MEF), cette revue annuelle a permis de dresser le bilan des actions menées dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route Togo 2020-2025.
Dans le détail, les réformes ont porté sur des domaines tels que les finances publiques, le secteur privé, l’agriculture, la santé, l’éducation, le numérique, la décentralisation et le social.
Le gouvernement, alors représenté par Kpowbié Tchasso Akaya, Secrétaire général du MEF, a souligné son engagement de renforcer le suivi et l'efficacité des réformes, en lien notamment avec le nouveau programme en cours avec le FMI, centré sur la consolidation budgétaire et l’attractivité des investissements privés.
Notons que ces travaux ont rassemblé plus d'une centaine de participants, incluant des représentants des départements ministériels et des institutions de l’État, du secteur privé, des organisations de la société civile, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Ayi Renaud Dossavi
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) veut redéfinir sa feuille de route au Togo pour les années à venir. Une délégation de l’institution régionale a rencontré en début de semaine, les représentants du secteur privé, réunis sous l’égide de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) pour échanger de la Stratégie d’assistance pays (SAP), un document programmatique qui doit structurer les interventions de la Banque au cours du prochain quinquennat dans le pays.
Pour le Togo, il s’agit de mettre en place un cadre stratégique qui tienne compte à la fois des fragilités structurelles de l’économie nationale et de ses opportunités de croissance. Selon les termes présentés lors de la réunion, l’ambition est d’élaborer un outil favorisant une croissance plus inclusive, résiliente et durable, en accord avec les priorités de développement définies par les autorités togolaises.
En reconnaissant aux opérateurs économiques un rôle moteur dans la création de richesses, d’emplois et d’innovation dans le pays, la BOAD ambitionne d’intégrer plus étroitement leurs attentes et contraintes dans ses futures interventions. Les discussions ont ainsi porté sur les obstacles que rencontrent les entreprises locales, les leviers susceptibles d’être mobilisés, ainsi que les domaines porteurs d’investissement.
La question du soutien aux petites et moyennes entreprises (PME), souvent confrontées à des difficultés d’accès au crédit, a été particulièrement soulignée. De même, l’amélioration du climat des affaires et la simplification des procédures administratives ont été mentionnées comme des conditions essentielles à la réussite d’un partenariat renforcé entre secteur public, privé et institutions de développement.
Via ce dialogue, la BOAD souhaite également renforcer les complémentarités entre son action et les politiques publiques mises en œuvre au Togo, indique-t-on.
Esaïe Edoh
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BOAD : le Togo mobilise 40 milliards FCFA pour faire face à des urgences énergétiques
Le Togo va boucler le vendredi 9 mai 2025, sa première levée de fonds sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) pour le compte du mois de mai. Au moyen de cette opération, prévue via une émission de Bons assimilables du Trésor (BAT), le Trésor public togolais veut mobiliser 20 milliards FCFA.
Dans le détail, le Trésor togolais entend mobiliser ces ressources à travers l’émission de bons stipulés sur les maturités 182 et 364 jours, d’une valeur nominale d’un million FCFA, rémunérés à des taux d’intérêt multiples. Les fonds mobilisés devraient combler le gap de financement du budget national pour l’exercice 2025, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2397 milliards FCFA.
Cette nouvelle opération s’inscrit dans la stratégie du gouvernement togolais, qui a dans son viseur 75 milliards FCFA à mobiliser sur le marché financier régional au cours du deuxième trimestre. Depuis le début de l’année, le pays a déjà collecté 165,5 milliards de francs CFA, soit près de 50 % de son objectif annuel fixé à 332 milliards.
Esaïe Edoh
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Le Togo ouvre définitivement un nouveau chapitre politique de son histoire. Ce samedi 3 mai 2025, Jean-Lucien Savi de Tové, proposé par le parti au pouvoir, Union pour la République (Unir), vient d’être désigné Président de la République togolaise, dans le cadre de la Ve République récemment instaurée. Ceci, à l’issue d’un vote qui a recueilli 150 voix favorables, soit l’unanimité des votants, pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois.
Cette élection par le Parlement réuni en Congrès, marque le retour au premier plan d’une figure historique de l’opposition. Ceci, alors que l’ancien président, Faure Essozimna Gnassingbé, a été désigné plus tôt dans la journée Président du Conseil, véritable chef de l’exécutif selon la nouvelle architecture constitutionnelle.
Âgé de 85 ans, Jean-Lucien Savi de Tové incarne une mémoire vive de la vie politique togolaise. Ancien ministre, docteur en sciences politiques formé à la Sorbonne, il a traversé les régimes en maintenant une ligne de conduite axée sur le dialogue, la stabilité et l’éthique républicaine. Son passé de prisonnier politique en 1979, sa participation à la Conférence nationale souveraine de 1991, et son engagement dans la société civile lui confèrent une stature morale incontestable, d’autant qu’il n’était plus aux affaires depuis quelques années.
Dans son rôle désormais honorifique mais symbolique, il aura sans doute pour mission d’incarner l’unité du pays, tandis que la gestion économique et stratégique du pays revient au Président du Conseil. La formule se présente comme à la fois inédite et ambitieuse, dans un contexte de quête de stabilité politique et d’attractivité économique.
Ayi Renaud Dossavi