Togo First

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Faure Gnassingbé, Président du Conseil togolais, a été désigné mercredi 14 mai 2025 pour représenter l’Afrique auprès des institutions financières internationales dans le cadre des discussions sur la restructuration de la dette du continent. L’annonce a été faite à l’issue de la première conférence sur la dette africaine, qui s’est tenue à Lomé.

Selon les conclusions de cette conférence, le dirigeant togolais mènera, en coordination avec l’Union africaine, des plaidoyers auprès des partenaires financiers internationaux afin d’obtenir une révision des conditionnalités applicables à la dette africaine. Sa mission consistera essentiellement à engager des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en vue d’une réduction des coûts des crédits consentis aux pays africains.

« Le président du conseil se chargera de négocier une dette saine pour le continent, c’est-à-dire une dette qui ne soit pas accordée à des coûts prohibitifs. Nous avons besoin de ressources, mais de ressources concessionnelles. Pour cela, il est nécessaire de revoir le mécanisme international de la dette », a déclaré Georges Barcola, ministre togolais de l’économie et des finances, lors de la conférence de presse clôturant le sommet.

Cette mission a été confiée à Faure Gnassingbé en raison de son engagement et de sa vision en matière de gestion de la dette africaine. Lors de son intervention à l’ouverture des travaux, le dirigeant togolais avait appelé à « une ambition africaine collective, qui mette la priorité sur la souveraineté, la solidarité et la stabilité du continent ».

« C’est à nous, Africains, de définir ensemble une doctrine partagée sur la dette, qui nous permette de parler d’une seule voix dans les enceintes internationales. C’est cette voix commune qui pourra contribuer à la réforme de l’architecture financière mondiale », a-t-il déclaré.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les tarifs d’électricité connaissent une hausse moyenne de 12,5 % à compter du 15 mai 2025, marquant un tournant dans la politique énergétique nationale. Cette révision tarifaire, la première depuis 2011, intervient dans un contexte de pressions budgétaires croissantes pour la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) dont les coûts de production dépassent largement les revenus générés, explique-t-on.

Selon le ministère des Mines et des Ressources énergétiques, le coût moyen de production a atteint 145 FCFA/kWh en 2024, tandis que le tarif moyen appliqué restait bloqué à 102 FCFA/kWh.

Pour maintenir la fourniture continue d’énergie, l’État a mobilisé plus de 56 milliards FCFA entre 2020 et 2025, et récemment garanti une ligne de crédit de 40 milliards FCFA auprès de la BOAD.

L’ajustement vise à rétablir la viabilité financière de la CEET, tout en préservant une dimension sociale : 1,5 million de consommateurs à faibles revenus continueront de bénéficier d’une réduction de 30 %, et les ménages à revenu moyen verront une hausse contenue.

Les gros consommateurs, quant à eux, contribueront davantage, sans compromettre leur compétitivité.

En parallèle, d’importantes réformes de gouvernance et d’efficacité opérationnelle sont annoncées : réduction des pertes techniques et commerciales, lutte contre la fraude, digitalisation des services, et amélioration de la qualité du service client.

À terme, l’objectif est de réduire les délestages, d’étendre l’accès à l’électricité dans les zones rurales, de porter à 50 % la part du renouvelable dans le mix énergétique et de fournir le service universel d’électricité d’ici à 2030.

Ayi Renaud Dossavi

En poste depuis peu comme Vice-président de la Société financière internationale (IFC) pour l’Afrique, Ethiopis Tafara était à Lomé à l’occasion de la rencontre “Africa Leads”, qui a réuni les acteurs des projets financés par le Groupe de la Banque mondiale en Afrique de l’Ouest et du Centre. Dans cet entretien accordé à Togo First, il revient sur les impacts de l’implantation de l’IFC au Togo, la stratégie d’accompagnement des entreprises locales, les grandes priorités à venir pour l’Afrique de l’Ouest et les positionnements de son institution face aux récentes mutations géopolitiques mondiales.

Togo First : L’IFC a ouvert un bureau au Togo il y a cinq ans. Quels sont, selon vous, les trois impacts les plus marquants depuis cette période d’implantation officielle ?

Ethiopis Tafara : On peut commencer par évoquer l’augmentation significative des investissements réalisés au Togo depuis cinq ans. À l’époque, notre programme était très réduit. Depuis, nous avons investi ou mobilisé environ 186 millions de dollars – un chiffre record. C’est une augmentation majeure, avec un accent sur des secteurs clés comme l’énergie et les télécommunications.
Nous avons investi, par exemple, dans le terminal à conteneurs de Lomé, notre point d’entrée initial. Mais depuis, nous avons aussi investi dans Togocom et Star Garments, une entreprise spécialisée dans la fabrication de vêtements à grande échelle pour l’exportation, comparable à ce qui se fait au Bangladesh.
 Nous avons aussi œuvré pour améliorer l’accès à l’énergie, notamment avec un investissement dans Zener, permettant la construction de terminaux de stockage de propane et de butane.
Nous ciblons des secteurs où le Togo a un avantage comparatif. Nous soutenons les PME qui créent la majorité des emplois. Leur fournir un financement est essentiel. De même, l’énergie, les transports et la logistique sont des priorités – nous avons investi dans Gozem, qui fait un travail remarquable dans la mobilité urbaine.

Climat des affaires et PME

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Togo First : Que retenez-vous de l’expérience togolaise, en particulier sur le climat des affaires, et comment cela influence-t-il votre approche ici et ailleurs ?

Tafara : La leçon principale, c’est l’importance d’un environnement favorable à l’investissement. C’est fondamental pour mobiliser des investissements et développer le secteur privé qui crée des emplois. Ce constat vaut pour tous les pays où nous opérons. C’est pourquoi nous travaillons étroitement avec la Banque mondiale qui collabore directement avec les gouvernements sur les réformes nécessaires pour attirer les investisseurs.

Togo First : Vous avez soutenu des entreprises comme Yatt & Co, Label d’Or et Gozem. Comment adaptez-vous votre stratégie à la structure particulière du secteur privé togolais, notamment en agro-industrie, énergie ou logistique ?

Tafara : On me demande souvent si nous ne soutenons que les grandes entreprises. En réalité, nous investissons dans les grandes et les petites. Ce qui compte, c’est l’impact. Nous cherchons des « champions locaux » qu’on peut accompagner, transformer en exemples pour le marché local, voire en champions régionaux, comme Gozem. Au départ, ils présentaient des vides à combler au regard de nos standards d’accompagnement. Nous les avons aidés à se structurer (gestion environnementale, risques sociaux, etc.), et nous envisageons à terme de plus importants soutiens.
 Nous intervenons aussi sur de grands projets d’infrastructures (ports, routes, énergie). L’important est de garder un équilibre. Nous prenons aussi des participations en capital (equity), en plus de nos prêts, dans les entreprises qui apportent des solutions aux problèmes de développement les plus urgents.

Togo First : Qu’en est-il du soutien aux PME ?
Tafara : Notre organisation n’est pas toujours adaptée pour directement servir le segment des PME qui sont très nombreuses dans les pays où nous opérons. On ne peut pas les accompagner individuellement. On s’appuie sur l’intermédiation des banques et institutions financières locales qui, elles, ont déjà un portefeuille de plusieurs PME à la fois. Cette approche de portefeuille permet non seulement de réduire les risques, mais aussi de toucher bien plus de PME indirectement, de façon plus efficiente.

Togo First : Le financement vert devient essentiel pour notre pays. Comment identifiez-vous les projets à soutenir ?
Tafara : Nous travaillons avec des porteurs de projets d’énergie solaire, éolienne ou hydraulique – les sources d’énergie les plus propres. Mais plus généralement, tous nos projets doivent respecter des normes environnementales et sociales strictes. On évalue leur utilisation des ressources, leur impact environnemental, etc. Presque tout ce que nous faisons est « vert » dans ce sens.
 Nous soutenons aussi la mobilité électrique (e-mobility), utile pour les villes et respectueuse de l’environnement.

Perspectives à venir et tensions géopolitiques

Togo First : Avez-vous des projets phares à venir, ici ou en Afrique de l’Ouest, notamment en matière de financement innovant ?

Tafara : Oui. Je me concentre actuellement sur trois priorités : le financement en fonds propres (equity), qui est plus risqué mais beaucoup plus structurant ; le financement en monnaie locale, car emprunter en devises étrangères est souvent trop risqué pour les entreprises qui génèrent leurs revenus en monnaies locales ; et l’énergie, indispensable au développement.
 Nous poursuivons aussi nos efforts pour renforcer l’autosuffisance du continent : produire localement ce que nous importons, comme les médicaments ou les produits alimentaires.

Togo First: Le Togo entretient désormais des relations solides avec des pays comme la Chine, en tant que partenaires commerciaux et d'investissement. Comment la SFI – généralement perçue comme une institution occidentale – se positionne-t-elle dans cette dynamique Sud-Sud ?
Tafara : Pour nous, la coopération Sud-Sud est une excellente chose. Les pays émergents ont vocation à nouer des liens économiques plus forts entre eux. Non seulement les pays d’Asie, mais aussi les économies africaines de premier plan, investissent dans nos marchés. C’est positif.
 Notre mission (éliminer la pauvreté, créer des emplois) reste inchangée, peu importe les tensions géopolitiques. C’est ce qui nous rend pertinents depuis 80 ans.

Togo First : Avec des tendances isolationnistes aux États-Unis, ne craignez-vous pas une réduction des financements, comme pour l’OMS ou la BAD récemment ?
Tafara : L’IFC n’est pas dépendante des contributions directes de donneurs. Notre bilan à ce jour est robuste et permet de répondre aux besoins en financement de nos clients. Et aucun de nos actionnaires ne s’oppose à la création d’emplois, car elle apporte de la stabilité et réduit les migrations. Notre mission reste « intemporelle ».

Togo First : Un dernier mot ?
Tafara : L’Afrique est à un moment décisif. D’ici à 2050, un quart de la main-d’œuvre mondiale sera africain. Le dividende démographique est une opportunité pour le continent, à condition d’y créer des emplois productifs. Pour ce faire, il faut prioriser non seulement les secteurs incluant les chaînes de valeur agricoles, mais aussi le tourisme, secteur sous-exploité malgré le potentiel du continent.

Interview réalisée par Ayi Renaud Dossavi

 

Au Togo, précisément au Nord, la grande saison des pluies a déjà débuté et devrait se poursuivre avec des précipitations normales à tendance excédentaire entre juin et septembre 2025, a annoncé ce mercredi 14 mai l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET).

Selon les prévisions, la région des Savanes connaîtra des pluies allant d’un niveau normal à excédentaire au cours des mois de juin, juillet et août. Pour les régions de la Kara et Centrale, des cumuls pluviométriques supérieurs aux moyennes saisonnières sont attendus sur la même période. Entre juillet et septembre, cette tendance restera globalement excédentaire à normale dans l’ensemble des zones septentrionales du pays.

Ces perspectives météorologiques auront des répercussions sur le secteur agricole. L’ANAMET recommande ainsi aux agriculteurs et aux populations rurales de privilégier des variétés de cultures améliorées, à cycle court et à haut rendement, mieux adaptées aux conditions climatiques annoncées.

Sur le plan hydrologique, la situation s’annonce plus contrastée. Le bassin de l’Oti pourrait enregistrer des niveaux d’eau excédentaires, avec un risque de débordements et d’inondations. L’Agence appelle donc à la prudence et conseille d’éviter les zones inondables. À l’inverse, le bassin supérieur du fleuve Mono pourrait faire face à un déficit hydrique.

D’après l’ANAMET, ces prévisions restent susceptibles d’évoluer en fonction des variations des conditions météorologiques.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale forme ses nouveaux agents à la traçabilité des produits. En effet, depuis mardi 13 mai 2025, une soixantaine de nouveaux fonctionnaires recrutés affectés au ministère suivent une formation intensive sur le marquage sécurisé des produits et les outils de contrôle réglementaire ; ceci en vue de mieux lutter contre la circulation de produits non conformes et protéger les consommateurs.

La session de trois jours, organisée avec l’appui technique de SICPA S.A, s’inscrit dans le processus de renforcement des capacités des services du ministère, conformément aux orientations de la ministre de tutelle, Rose Kayi Mivedor-Sambiani. 

« Il faut que les fonctionnaires stagiaires soient sérieusement aguerris sur certains modules », a expliqué Atekpe Makiliwè, directeur du commerce intérieur et de la concurrence.

Le programme alterne modules théoriques sur la solution automatisée de marquage (SAM), actuellement déployée au Togo et des exercices pratiques sur le terrain. Les agents apprendront à identifier les produits soumis au marquage, à vérifier la validité des vignettes de sécurité, et à utiliser les outils de détection dans les marchés et supermarchés.

À terme, cette montée en compétence devrait contribuer à renforcer l’efficacité des contrôles, à fiabiliser les chaînes de distribution et à soutenir une concurrence saine.

Au Togo, le gouvernement, en partenariat avec l’Organisation internationale du travail (OIT), a lancé cette semaine (lundi 12 mai 2025) à Lomé, le projet HIMO (Haute intensité de main-d’œuvre), une initiative centrée sur la création d’emplois temporaires pour les populations vulnérables.

L’initiative, visant à soutenir l’emploi et à renforcer la cohésion sociale dans cette localité, intervient dans un contexte sécuritaire encore fragile.

Dans le détail, le dispositif prévoit, sur une durée de 12 mois, la réalisation de travaux communautaires à forte intensité de main-d’œuvre : entretien de pistes rurales, reboisement, chantiers publics et formations pratiques à destination des jeunes, des femmes et des personnes déplacées.

L’approche vise à générer un revenu immédiat tout en stimulant une insertion professionnelle durable.

« Le projet HIMO se veut une réponse concrète, adaptée aux réalités locales, pour restaurer l’espoir dans les communautés, créer un tissu économique de proximité et renforcer la résilience face aux difficultés du quotidien », a déclaré Jacques Alandja, directeur de cabinet du ministère en charge du Travail.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS), lancé pour appuyer les populations vulnérables du nord du Togo.

Des experts venus de six pays d’Afrique de l’Ouest (Togo, Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Liberia, et Mali) sont réunis à Lomé, depuis mardi 13 mai 2025, où ils se penchent sur les mécanismes de régulation du commerce du bois et la conservation des espèces forestières menacées. 

Les travaux, portés par l’Organisation Internationale des bois tropicaux (OIBT) et l’Office de développement et d’Exploitation des forêts (ODEF), visent à renforcer la délivrance d’avis de commerce non préjudiciables, condition essentielle à l’exportation durable des bois tropicaux.

« Avant de commencer, il faut savoir ce qu’il est durable d’exploiter. Cet atelier est crucial pour harmoniser nos pratiques », a souligné Dr Pyabalo Alaba, directeur général de l’ODEF. Il s’agit ainsi à terme de conjuguer commerce et préservation.

Présent à l’ouverture de la rencontre, le ministre en charge de l’Environnement, Foli-Bazi Katari, a pour sa part, salué les efforts nationaux, notamment la sécurisation de 14 aires protégées, le développement de 171 forêts communautaires et un projet de loi sur la gestion des aires protégées, désormais envisagées comme leviers de développement local.

La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) veut renforcer sa coopération avec le Togo dans quatre domaines jugés prioritaires. Ce sujet a fait l’objet d’un échange, lundi 12 mai 2025 à Lomé, entre le Secrétaire exécutif de la Commission, Clavier Gazette, et le président du conseil togolais, Faure Gnassingbé, en marge de la première conférence sur la dette publique en Afrique, qui s’achève ce mercredi 14 mai dans la capitale togolaise Lomé.

La coopération portera sur la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), l’amélioration des statistiques, notamment à travers le recalibrage du produit intérieur brut (PIB), le renforcement des capacités technologiques en matière de fiscalité pour accroître le ratio fiscal/PIB, ainsi que sur l’efficacité de l’action gouvernementale. L’accompagnement de la CEA dans ces domaines vise à appuyer le développement économique du Togo, indique la commission.

À l’occasion de cet entretien, Clavier Gazette a salué les réformes engagées par les autorités togolaises, en particulier les efforts déployés pour améliorer le climat des affaires et attirer de nouveaux investisseurs. Il a également félicité Lomé pour l’organisation de la première conférence de l’Union africaine consacrée à la question de la dette.

Esaïe Edoh

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Le Togo a mobilisé 6,2 milliards FCFA via le Guichet unique des redevances et recettes non fiscales du secteur maritime (GRM), au terme de sa première année d’opérationnalisation, couvrant la période d’octobre 2023 à novembre 2024. L’évaluation des performances de cet outil, a été rapportée par le Secrétariat permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers dans un rapport publié récemment.

Ces recettes ont été collectées grâce à la dématérialisation de plusieurs procédures parmi lesquelles les demandes d’abri sécuritaire pour navires, d’opérations de transbordement en mer, de sortie de navires après transbordement, de garde armée à bord et d’escorte armée. La délivrance de licences de pêche, d’attestations de faisabilité technique pour les projets aquacoles et d’autorisation pour la pose de câbles sous-marins, a également contribué à cette mobilisation.

Outre la collecte de ressources financières, le GRM a permis de tracer l’ensemble des opérations réalisées en rade. Ainsi, 510 805 873 barils d’hydrocarbures ont été transbordés dans les eaux togolaises sur la période considérée.

Pour rappel, le GRM s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par l’exécutif togolais pour améliorer la compétitivité du secteur logistique, à travers la modernisation du port et la digitalisation des procédures. Ce dispositif fonctionne à l’instar du Guichet unique pour le commerce extérieur (Seguce), opérationnel depuis 2014, mais poursuit trois objectifs : offrir aux opérateurs un point de paiement unique et dématérialisé, garantir l’effectivité de la collecte des redevances et amendes, et faciliter le suivi de la performance portuaire.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’achat des tickets d’accès aux bus de la SOTRAL (Société des Transports de Lomé) sera entièrement digitalisé, début 2026. C’est ce qu’a récemment indiqué le ministère des Transports dans le rapport de suivi de la mise en œuvre des réformes dans les ministères et institutions de l’Etat, précisant qu'il travaille sur ce projet depuis plusieurs mois.

L’annonce de la digitalisation du paiement des tickets sur l’ensemble des lignes de la SOTRAL intervient après une phase pilote, menée pendant deux mois à la fin de l’année dernière sur les lignes estudiantines. À la suite de cette expérimentation, le ministère, en collaboration avec l’opérateur Yas Togo, met les bouchées doubles pour étendre le dispositif à l’ensemble du réseau, avec pour objectif d’améliorer l’efficacité et la qualité du transport collectif urbain.

Concrètement, le projet prévoit la mise en place d’un code USSD, grâce auquel les usagers pourront acheter leurs tickets de bus par des moyens numériques, simplifiant ainsi l’accès au transport public.

Ce projet est en phase avec la modernisation du transport en commun engagée par les autorités togolaises et complète le programme de renouvellement du parc de la SOTRAL, lancé en 2022, au coût de plus de 15 milliards FCFA.

Fondée en septembre 2008, la SOTRAL a débuté ses activités avec une ligne expérimentale reliant BIA à Adidogomé. Depuis, elle s’est imposée comme le principal opérateur de transport collectif urbain en bus à Lomé. La société assure environ 500 courses par jour, transportant quotidiennement près de 26 000 passagers.

Esaïe Edoh

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