Plusieurs dirigeants africains, dont le Togolais Faure Gnassingbé, président du Conseil, participent à la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9) qui s’ouvre ce mercredi 20 août 2025 à Yokohama, au Japon. Organisé par le gouvernement japonais, en partenariat avec les Nations unies, le PNUD, la Banque mondiale et l’Union africaine, ce forum rassemble des chefs d’État, des responsables politiques et des acteurs économiques autour du thème : « Co-créer des solutions innovantes avec l’Afrique ».
En marge des séances plénières, le dirigeant togolais aura des entretiens avec plusieurs responsables japonais et opérateurs économiques. Ces rencontres d’échanges seront l’occasion de mettre en avant les atouts du Togo, qui cherche à attirer davantage d’investissements étrangers pour soutenir sa stratégie de développement, notamment dans les domaines des infrastructures, de la souveraineté alimentaire et de la cartographie numérique.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, est arrivé ce mardi 19 août 2025 au Japon, pour prendre part aux travaux de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), dont l’ouverture officielle est prévue pour demain à… pic.twitter.com/6MrKpGfC91
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) August 19, 2025
Les discussions pourraient également déboucher sur la signature d’accords destinés à renforcer les relations entre Lomé et Tokyo, déjà jugées excellentes. Selon les données du ministère japonais des Affaires étrangères, les appuis financiers cumulés du Japon au Togo atteignaient fin 2022 près de 41 milliards de yens, soit environ 186 milliards FCFA. Cette enveloppe comprend 9,35 milliards de yens de prêts, 28,45 milliards yens de dons et 3,01 milliards d’assistance technique.
Sur le plan commercial, les échanges entre les deux pays se sont établis en 2023 à 2,27 milliards de yens d’exportations togolaises vers le Japon (notamment le sésame et les métaux non ferreux), contre 3,12 milliards de yens d’importations japonaises (fibres, machines).
Par ailleurs, en novembre 2023, Tokyo a signé une note de don pour financer un projet de contournement routier à Sokodé, destiné à améliorer la connectivité logistique du pays. Le Japon contribue également à la sécurité alimentaire au Togo, à travers des dons de riz dans le cadre du programme Kennedy Round (KR).
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Conseil régional des Savanes a adopté un budget de 840 millions FCFA pour le reste de l’année 2025. Ce premier budget a été entériné le samedi 16 août dernier à Dapaong, lors de la troisième session ordinaire de l’institution.
Cette enveloppe sera consacrée à plusieurs secteurs jugés prioritaires, notamment l’éducation, la santé et l’agriculture. Concrètement, dix établissements du secondaire bénéficieront chacun de nouveaux bâtiments scolaires, comprenant des salles de classe et des bureaux, ainsi que de tables-bancs pour améliorer les conditions d’apprentissage.
Dans le domaine de la santé, des blocs de maternité seront construits dans quatre préfectures de la région. Ces infrastructures devraient contribuer à réduire les risques liés à l’accouchement, à améliorer la survie des nouveau-nés et à rapprocher les services de santé maternelle des communautés rurales.
Le budget prévoit aussi un appui à la filière coton, considérée comme stratégique pour l’économie locale, ainsi qu’aux cultures vivrières. L’objectif est de renforcer la sécurité alimentaire et de soutenir les producteurs, dans un contexte marqué par les menaces sécuritaires qui affectent la région.
À l’issue de l’adoption de ce budget, le président du Conseil régional, Banlepo Nabaguedjoa, a assuré que les engagements pris se traduiront rapidement en actions concrètes. « Dès demain, les engagements devront se traduire par des actes visibles et mesurables, dans nos champs, dans nos écoles, dans nos centres de santé, sur nos routes et dans chaque village », a-t-il déclaré.
Esaïe Edoh
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Zener International Holding (ZIH), groupe togolais spécialisé dans l’énergie, vient de mobiliser 13,5 milliards FCFA pour développer ses activités en Guinée-Bissau, grâce à une levée de fonds structurée par Ecobank Transnational Incorporated (ETI), via sa filiale EDC Investment Corporation (EIC), comme le confirme une récente annonce.
Cette enveloppe permettra à ZIH de reprendre les actifs de Petrogal Guinée-Bissau, jusque-là détenus par le portugais Galp Energia. Dans le pays lusophone d’Afrique de l’Ouest, les actifs repris comprennent un réseau de stations-service, des dépôts stratégiques de carburants et de gaz, ainsi que des infrastructures de stockage pour l’aviation.

« Reprendre Petrogal GB, c’est s’ancrer durablement dans un marché à fort potentiel et porter une vision d’une énergie investie localement et tournée vers l’avenir », a déclaré le Togolais Jonas Aklesso Daou, président de ZIH.
De son côté, Ecobank voit dans cette transaction une nouvelle opportunité de renforcer son rôle dans la transformation économique africaine. « En facilitant cette reprise, nous affirmons notre engagement à soutenir des entreprises africaines visionnaires dans des secteurs clés », a indiqué Paul-Harry Aithnard, Directeur Régional Exécutif UEMOA du groupe bancaire, également basé à Lomé.
L’opération n’a pas été réalisée par un seul acteur : Ecobank a travaillé en partenariat avec plusieurs institutions financières régionales, mutualisant leurs ressources. Parmi elles, la BOAD, qui a débloqué 5 milliards FCFA en juin dernier.
La mobilisation de fonds illustre aussi une tendance de fond au niveau régional : le désengagement progressif des majors internationaux en Afrique, au profit d’acteurs locaux comme Zener, dans un contexte de montée en puissance panafricaine et de renforcement régional.
Pour rappel, depuis 2022, Zener (ex-Sodigaz) multiplie les levées de fonds structurantes. En août 2022, la Société financière internationale (IFC), filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, lui avait déjà accordé une enveloppe de 16,2 millions d’euros. Ce financement avait permis d’augmenter de 3600 tonnes la capacité de stockage de GPL, d’équiper cinq futures stations-service avec des modules d’échange de bouteilles de gaz et des kits solaires, et de soutenir l’expansion des infrastructures liées à la transition énergétique.
Ayi Renaud Dossavi
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Après une première édition organisée en 2023 avec plus de 500 jeunes mobilisés, le Youth Delivery Lab (YDL), table ronde de dialogue participatif et citoyen de la jeunesse togolaise, s’apprête à effectuer son retour. Près de 2000 jeunes sont attendus pour la seconde édition, annoncée prochainement à Lomé.
Les thèmes du #YDL2025 sont là ! Autour du thème général "Valorisation du potentiel de la jeunesse au service du développement" On parlera :
— Youth Delivery Lab (@YouthDLab) August 14, 2025
? Agro-industrie
⚽ Industrie du sport
? Paix & cohésion sociale
Prêt·e à agir ? Rejoins-nous ? https://t.co/4COyYwr5Ur#YDL2025 #Togo pic.twitter.com/ZQc7tUbjdx
L’événement, axé autour du thème général de la “valorisation du potentiel de la jeunesse au service du développement” du pays, réunira à nouveau des centaines de jeunes togolais résidents et de la diaspora, ainsi que des participants représentatifs de la diversité nationale (chercheurs, entrepreneurs, membres d’associations, professionnels des secteurs public et privé). L’objectif est d’échanger, de débattre, de confronter les idées, et de proposer des pistes de solutions.
Plusieurs thématiques d’intérêts ont d’ores et déjà été dévoilées, et portent notamment sur le développement de l'agro industrie, la dynamisation de l’industrie du sport, ou encore la paix et la cohésion sociale. En prélude au grand raout de Lomé, des éditions régionales ont été organisées à Kara et Atakpamé en août 2024, afin de capitaliser sur les réalités du terrain et d'assurer une représentativité exhaustive des jeunes et de leurs aspirations.
Pour rappel, la première édition, organisée également à Lomé s’était déroulée autour du thème de la “promotion des PME locales à l’émergence des champions nationaux”, et avait réuni des jeunes venus de toutes les régions économiques du pays et de divers secteurs d’activités, pour discuter des fondamentaux de la construction nationale.
Les inscriptions, ouvertes depuis plusieurs semaines, se poursuivent en ligne.
Octave A. Bruce
Au Togo, le Conseil régional de la Kara a adopté un plan d’action prioritaire estimé à 1,9 milliard FCFA pour la période 2025-2026. Le document, voté le samedi 16 août 2025 à Kara lors de la clôture des travaux de la troisième session ordinaire de l’institution, recense les projets jugés essentiels au développement local de la région. Sur l’enveloppe globale, 797 millions FCFA sont prévus pour l’année 2025, et 1,116 milliard FCFA pour 2026.
Le programme s’articule autour de trois axes et neuf projets, dont le financement sera assuré par la dotation de l’État via le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT). Ces projets concernent notamment les secteurs de l’environnement, l’éducation, l’eau et l’assainissement.
Dans le domaine de l’environnement, 106,7 millions FCFA seront consacrés aux opérations de reboisement et à la création de forêts dans les sept préfectures de la région. Le secteur de l’eau et de l’assainissement bénéficiera, pour sa part, de 118,1 millions FCFA dédié à réhabiliter des forages et points d’eau autonomes dans 17 localités. S’agissant de l’éducation, un budget de 118,7 millions FCFA sera destiné à la réhabilitation de bâtiments scolaires et à l’acquisition d’équipements pour les collèges et lycées.
Ces initiatives marquent le début effectif des actions du Conseil régional, installé en janvier dernier, et dont la mission est de promouvoir le développement harmonieux des régions dans une logique de gouvernance locale renforcée.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’exécutif a lancé le samedi 16 août à Lomé et simultanément dans plusieurs villes de l’intérieur, le projet ‘Vacances actives en entreprise 2025’. L’initiative, portée par le ministère de la Réforme du service public, du travail et du dialogue social, met en collaboration l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et le secteur privé.
Objectif, offrir aux étudiants togolais, une première expérience professionnelle à travers des stages d’imprégnation, afin de les occuper durant les vacances, et de développer leurs compétences pratiques et relationnelles. En tout, plus de 1200 jeunes issus des différentes régions du pays et sélectionnés à l’issue d’un appel à candidatures et d’un rigoureux processus, seront progressivement placés à partir de ce lundi 18 août dans les entreprises parapubliques et privées du pays.
S’il vient en complément aux mesures actives déjà existantes, à l’instar du programme AIDE et du programme national de volontariat, le nouveau projet s’inscrit pleinement dans la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, de promotion de l’employabilité et de l’insertion professionnelle, a rappelé le ministre en charge du secteur de l’emploi : “Nous avons le souci de répondre aux besoins de notre jeunesse, et de faire en sorte que pendant leur formation, ils aient la possibilité de découvrir le monde du travail, les exigences professionnelles qui y sont requises. Le monde du travail est rude et il nous faut adapter et outiller notre jeunesse, et s’assurer qu’à la fin de leurs études et formations, ils puissent être rapidement mis à contribution en étant opérationnels”, a expliqué Gilbert Bawara, en donnant le coup d’envoi du projet.

“C’est vrai qu’ils viennent pour apprendre, mais ces jeunes apporteront également un nouveau souffle aux entreprises, avec leurs idées et leurs concepts, pour améliorer ce qui existe déjà. C’est une initiative qui couronne parfaitement l’harmonie entre le public et le privé”, et une opportunité pour notre jeunesse, pour mieux se préparer, a pour sa part salué le vice-président du Conseil national du patronat (CNP), Thierry Awesso.
En marge de leur déploiement, les postulants ont été formés en soft skills et en notions de citoyenneté et de civisme. Par ailleurs, ils bénéficieront d’une indemnité forfaitaire et d’une déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), au titre des risques professionnels.
Octave A. Bruce
Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, accueille un nouvel actionnaire de référence. Bosquet Investments Ltd. Le véhicule d’investissement d’Alain Nkontchou, a en effet acquis 21,22 % du capital d’ETI pour 100 millions USD, cédés par le sud-africain Nedbank (qui était son principal actionnaire depuis dix-sept ans). La transaction, scellée par un accord, devrait être finalisée d’ici à fin 2025, sous réserve des autorisations réglementaires.
Cette opération marque un retour par la grande porte pour Nkontchou, qui avait siégé pendant une dizaine d’années au Conseil d’administration du groupe avant de le quitter l’an dernier. L’ancien président du conseil d’administration d’ETI entend désormais soutenir la stratégie « Growth, Transformation and Returns », orientée vers la croissance durable du groupe.
Cette prise de participation intervient dans un contexte dynamique pour le groupe bancaire. En juillet, ETI avait procédé à une offre privée d’obligations convertibles Tier 1 (AT1) de 250 millions USD. L’opération, conclue en quelques jours, visait à renforcer la base de capital du groupe et à soutenir son expansion sur le continent africain.
Du côté de Nedbank, cette cession s’inscrit dans un repositionnement stratégique. Confronté à la nécessité de contenir les risques en Afrique centrale et de l’Ouest, le groupe préfère désormais se concentrer sur ses marchés clés d’Afrique australe et de l’Est.
Dans le même temps, Ecobank poursuit l’optimisation de son portefeuille régional. Le 6 août, le groupe a confirmé la cession de sa filiale mozambicaine, Ecobank Mozambique, à la banque malawite FDH Bank.
Pour rappel, depuis son siège de Lomé, Ecobank couvre 35 pays et dessert plus de 32 millions de clients, pour des actifs sous gestion estimés à plusieurs milliards de dollars.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’Organisation africaine des consommateurs (OAC) lance une enquête de satisfaction sur les services financiers. Il s’agit notamment de mesurer la perception des usagers quant à l’accueil et à la qualité des services dans les banques et institutions de microfinance.
Cette opération, marquée par une cérémonie de lancement le mardi 12 août dernier, s’inscrit dans le cadre du projet panafricain d’« Enquête sur le niveau de satisfaction des consommateurs sur les services financiers », déployé simultanément dans 15 autres pays dont le Bénin, le Maroc et le Nigeria.
Au Togo, la mise en œuvre est confiée à la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) et à l’Association togolaise des consommateurs (ATC). Emmanuel Sogadji, président de la LCT, a rappelé qu’une étude précédente de son organisation avait révélé près de 70 % d’insatisfaction, soulignant « l’ampleur des défis » et la nécessité d’une action concertée à l’échelle continentale.
L’enquête se poursuit jusqu’au 12 octobre 2025, via un formulaire en ligne. Les établissements financiers sont également invités à relayer l’initiative pour élargir l’échantillon des réponses.
Les résultats qui sont attendus pour début novembre, devraient fournir à terme des données comparatives par pays et par institution, afin d’orienter des recommandations ciblées visant à améliorer la qualité des services financiers sur le continent.
Consulter le formulaire en ligne
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, environ 1000 personnes souffrant de diverses pathologies, notamment en ophtalmologie et en stomatologie, bénéficieront gratuitement de soins médicaux. L’initiative est portée par l’Association Terreau Fertile dans le cadre de la 5ᵉ édition de sa campagne « Solidarité Fertile », lancée le mercredi 13 août 2025 à Lomé.
Ces prestations gratuites seront offertes aux populations vulnérables dans les cinq régions du pays, précisément à Tandjouaré (Savanes), Kabou et Kouméa (Kara), Mo et Tchamba (Centrale), Tohoun (Plateaux) et Tabligbo (Maritime). Pour financer l’opération, l’association prévoit de mobiliser 46 millions FCFA.
La campagne comprend des consultations, dépistages et interventions pour la cataracte, des soins et extractions dentaires, ainsi que des actions de prévention bucco-dentaire. Également, 50 enfants bénéficieront d’opérations chirurgicales pédiatriques.
Selon la présidente de l’association, Biléyo Donko, cette campagne, prévue d’août à septembre 2025, intervient en soutien à la mise en œuvre de la politique sanitaire nationale, en particulier celle visant à garantir un accès aux soins de qualité pour tous.
Esaïe Edoh
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Le Togo va obtenir un financement de 22,5 millions d’euros (environ 14,7 milliards FCFA) du Luxembourg, avec l’appui de l’Union européenne, pour renforcer sa stratégie environnementale dans le cadre du Programme d’Appui à la Lutte contre le Changement Climatique et à la Protection de la Biodiversité (PALCC+).
Ce nouvel appui a été validé au moyen d’un accord signé à Lomé par le ministre de l’Environnement, Katari Foli-Bazi, en marge de la visite d’une délégation luxembourgeoise. La facilité cible la gestion des déchets urbains dans six grandes villes et la préservation de parcs prioritaires comme Fazao-Malfakassa. Le projet prévoit des infrastructures modernes de tri et de recyclage, ainsi que des mesures renforcées contre le braconnage et la déforestation.
Notons que cet appui prolonge le PALCC initial, lancé en 2017 et financé à hauteur de 10,6 M€ par l’Union européenne, qui visait déjà à préserver des ressources naturelles et l’agroécologie dans des aires protégées stratégiques. Le PALCC+ élargit cette ambition en intégrant la structuration de chaînes de valeur autour des produits forestiers non ligneux et agricoles, l’aménagement hydro-agricole et la restauration des périphéries dégradées, notamment le long du fleuve Mono.
Selon les prévisions initiales du PALCC, près de 17 000 ménages devraient profiter de ses retombées, soit environ 1,15 million de bénéficiaires directs et indirects sur tout le territoire.
Ayi Renaud Dossavi