Le Togo veut mettre à jour sa stratégie digitale. Le ministère de l’Économie numérique et de la Transformation digitale (MENTD) entame en effet la révision de sa stratégie nationale « Togo Digital » pour la période 2025-2030.
Un appel à manifestation d’intérêt vient d’être lancé à cet effet, pour recruter un cabinet ou un consultant qualifié chargé de cette mission stratégique. Ce dernier devra notamment dresser le bilan de la stratégie en cours, redéfinir les axes prioritaires, en accord avec les nouvelles réalités socio-économiques et technologiques, puis élaborer un plan d’action budgétisé.
L’accent sera mis sur l’innovation, l’inclusion numérique et la création de valeurs locales, avec pour horizon une économie plus résiliente et compétitive.
Cette mise à jour s’inscrit dans le cadre du Projet d’Accélération Numérique du Togo (PANT), soutenu par l’Association Internationale de Développement (IDA), du Groupe de la Banque mondiale.
Le consultant retenu disposera de trois mois pour livrer la nouvelle feuille de route numérique du pays. Les manifestations d’intérêt sont attendues au plus tard le 17 juin 2025.
Consulter l’appel complet.
Ayi Renaud Dossavi
Le Port autonome de Lomé vise de nouvelles évolutions pour améliorer sa compétitivité logistique. En fin de semaine dernière, l’Office Togolais des Recettes (OTR) et l’Union Professionnelle des Agréés en Douane du Togo (UPRAD-Togo) ont tenu une séance de travail, en vue de fluidifier davantage les opérations de dédouanement et renforcer la collaboration public-privé.
Les échanges entre ces deux acteurs ont porté notamment sur l’optimisation des procédures, la simplification des formalités et l’accélération de la digitalisation ; ceci dans un contexte où le Port ambitionne de consolider sa position de hub sous-régional, face à une compétition croissante.
Les deux parties sont d’ores et déjà convenues de maintenir un dialogue technique soutenu, afin d’identifier et lever les goulots d’étranglement logistiques.
Ces discussions s’inscrivent du reste dans le sillage des réformes engagées ces dernières années, telles que l’introduction du système informatique Sydonia World, ou encore l’automatisation de la gestion des risques. Des avancées qui ont déjà permis de réduire les délais de dédouanement et d’améliorer la transparence.
En 2023, les exportations de produits agricoles du Togo ont atteint 152,9 milliards FCFA, enregistrant une progression modérée de 2,5 % par rapport à 2022, selon des données officielles de la BCEAO, consultées par Togo First.
Pour le pays, cette année est marquée par des dynamiques contrastées entre les différentes filières.

Dans le détail, le cacao s’est affirmé comme le moteur principal de cette performance annuelle. Les recettes générées par les exportations de fèves brunes ont bondi de 54,7 %, atteignant 16,7 milliards FCFA, grâce à une augmentation significative des volumes exportés (+55,5 %), passant de 8357 à près de 13 000 tonnes.
Cette performance intervient malgré un léger recul du prix moyen de cession (-0,5 %) pour la période, notamment sur fond de hausse des collectes.

À l’opposé, la filière coton a continué sa descente. En 2023, les ventes extérieures de fibre ont chuté de 32,1 % en valeur, à 19,1 milliards FCFA, selon la Banque centrale. Cette baisse résulte d’une désaffection croissante des agriculteurs togolais, qui se tournent vers des cultures jugées plus rentables comme le soja. Au total, la quantité de coton exportée a diminué de 27 %, pour s’établir à 16 511 tonnes.
Les exportations de produits alimentaires d’origine végétale, qui regroupent les oléagineux, les céréales, les farines, les fruits et légumes, ont progressé de 8,2 %, atteignant 109,1 milliards FCFA.
En comparaison, ce segment reste le plus dynamique, soutenu par la bonne tenue des exportations d’oléagineux (+9,6 %), notamment vers la CEDEAO. En revanche, les céréales et farines affichent un recul marqué de 35,7 %.

Notons que les exportations de matières premières agricoles comme les graines de coton et le bois ont, quant à elles, reculé de 26,2 %, à 2,9 milliards FCFA. L’Inde, le Burkina Faso et le Mali demeurent les principaux clients du Togo, s’agissant de ces produits.
Globalement, le pays partage ses performances entre des cultures de rente aux promesses contrastées et les cultures vivrières. De 2019 à 2023, les exportations agricoles du Togo sont passées de 110 milliards FCFA à près de 153 milliards, soit un taux de croissance annuel moyen d’environ 8,41 % sur la période, malgré des fluctuations observées certaines années.
Ayi Renaud Dossavi
En visite de travail à Kpalimé la semaine dernière (les 22 et 23 mai), Gwilym Ceri Jones, ambassadeur de l’Union européenne au Togo, a entamé un dialogue avec les autorités locales autour des défis et opportunités énergétiques.
La rencontre, inscrite dans le cadre du Plan d’action pour l’accès à l’énergie durable et au climat (PAAEDC), a mis en lumière les besoins d’électrification dans la commune de Kloto 1, tout en ouvrant la voie à de futurs partenariats dans les énergies renouvelables.
Selon le maire Winny Yawo Dogbatsè, 73,33 % des habitants ont accès à l’électricité, mais près de 20 % via des branchements précaires. L’élu local a ainsi plaidé pour une électrification plus équitable et durable, en pointant notamment la vétusté de la centrale hydroélectrique de Kpimé. Cette infrastructure, construite en 1972, est en effet aujourd’hui affectée par l’envasement et le dérèglement climatique.
Face à ce constat, les autorités locales de Kpalimé proposent notamment la réhabilitation de la centrale hydroélectrique et le développement de solutions solaires intelligentes.
À terme, l’UE pourrait jouer un rôle plus important dans la modernisation du secteur énergétique local.
Au Togo, les acteurs de la filière café-cacao ont bénéficié d’un appui en matériel végétal dans le cadre de la campagne agricole en cours. Au total, 129 000 jeunes plants de caféiers, cacaoyers et agroforestiers ont été remis aux producteurs en fin de semaine écoulée à Tové, dans la périphérie Est de Kpalimé, par l’ONG Avenir de l’Environnement (ADE), avec l’accompagnement technique et financier du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC).
Cette mise à disposition qui s’effectue depuis quelques années déjà, s’inscrit dans la stratégie de relance et de structuration de la filière confrontée à de faibles rendements. Pour le compte de cette année, les plants seront répartis dans les huit préfectures du pays concernées par la culture du café et du cacao.
Dans le détail, 67 000 plants de cacaoyers, 30 000 de caféiers et 32 000 plants agroforestiers seront mis à la disposition des membres de la Fédération des Unions de Producteurs de Café et de Cacao du Togo (FUPROCAT), du Syndicat Indépendant des Acheteurs de Café et de Cacao du Togo (SIACCTO), ainsi que des producteurs indépendants.
L’initiative de l’ONG ADE inclut également un accompagnement technique global. Le CCFCC apporte aux producteurs un appui dans la gestion des feux de végétation et fournit des engrais adaptés pour améliorer la fertilité des sols. Des conseillers en gestion d’exploitation agricole seront également déployés afin de former les bénéficiaires aux bonnes pratiques culturales et à l’entretien des plantations.
In fine, indique-t-on, il s’agit d’améliorer la productivité des exploitations, de renforcer la résilience des producteurs face aux changements climatiques, et de soutenir la compétitivité de la filière café-cacao togolaise sur les marchés sous-régionaux et internationaux.
Esaïe Edoh
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La Fédération togolaise de football (FTF) a adopté son budget pour l’exercice 2025, le vendredi 23 mai 2025 lors de son congrès ordinaire tenu à Aného. Celui-ci s’équilibre à 3,8 milliards FCFA, en hausse de 5,7 % par rapport à 2024 où il s’élevait à 3,6 milliards FCFA. Comparé à celui de 2023 (3,2 milliards FCFA), le budget affiche une croissance de 18 % sur deux ans.
Selon le comité exécutif de la FTF dirigé par Guy Akpovy, cette prévision permettra de consolider la dynamique de relance du football national, à travers plusieurs projets structurants. Il s'agit notamment de la poursuite des travaux de construction du Centre technique national à Gbavé, de la pose d’une pelouse synthétique au siège de la Fédération, ainsi que de la réhabilitation des sièges des ligues régionales.
La FTF a tenu son congrès ordinaire 2025 à Aného, entre bilan, perspectives et exigences statutaires
— FTF-Fédération Togolaise de Football (@FtfTogolaise) May 24, 2025
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Une part du budget sera également allouée à l’organisation des compétitions nationales dont les championnats de 1ère et 2ème divisions, les ligues régionales, les tournois de jeunes, et d’autres compétitions de football. La formation et l’encadrement des acteurs du secteur figurent aussi parmi les priorités de la Fédération.
Selon l’instance dirigeante du football, ce budget sera majoritairement financé par la Fédération internationale de football association (FIFA) à hauteur de 2,7 milliards FCFA. La Confédération africaine de football (CAF) contribuera à hauteur de 300 millions FCFA, l’État togolais apportera 270 millions FCFA, le reste devant être mobilisé auprès des sponsors et à travers les recettes générées par les compétitions.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Office Togolais des Recettes (OTR) a lancé récemment une campagne nationale de géoréférencement des titres fonciers établis avant 2007. L’objectif est de sécuriser davantage le foncier national à travers un système cadastral modernisé et conforme aux standards internationaux.
Dans un communiqué consulté par Togo First, l’administration fiscale invite les détenteurs de titres fonciers non géoréférencés datant d’avant 2007 à se rapprocher des services du cadastre et de la conservation foncière, à Lomé ou dans les chefs-lieux de régions, afin d’engager les démarches de mise à jour. Coût de l’opération : 35 000 FCFA.
Vous avez un titre foncier délivré avant 2007 ?
— Office Togolais des Recettes (@otr_togo) May 25, 2025
Présentez-vous au cadastre ou à la conservation à Lomé et dans les chefs-lieux de région pour le géoréférencement.
Frais : 35 000 FCFA
Sécurisez votre bien, évitez les litiges.#OTR #TitreFoncier #Géoréférencement #CadastreTogo pic.twitter.com/R2bsttknmM
Le géoréférencement consiste à associer chaque titre foncier à des coordonnées géographiques précises, permettant de réduire les litiges, de prévenir les conflits de voisinage, et d’offrir une sécurité juridique renforcée aux propriétaires.
L’initiative s’inscrit ainsi dans la stratégie de modernisation de la gestion domaniale entreprise par l’OTR, qui repose sur la numérisation du cadastre et la centralisation des données foncières. Depuis le 1er août 2024, chaque parcelle bénéficie ainsi de l’attribution d’un Numéro Unique Parcellaire (NUP), facilitant l’identification et la traçabilité foncière à l’échelle nationale.
Ce dispositif vient compléter la mise en place du Guichet Foncier Unique (GFU), dans le but de fluidifier les procédures, renforcer la transparence et réduire les contentieux liés à la propriété foncière.
Esaïe Edoh
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Le siège d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) logé dans la capitale togolaise a prêté son cadre vendredi 23 mai 2025 au lancement dans ce 3ème pays ouest africain, après la Côte d’Ivoire et le Sénégal, du programme Women And Finance (WAF). Avec à la clé, une première cohorte de 25 femmes entrepreneures sur un total de 125, en ligne de mire.
Porté par la Fondation SEPHIS et avec pour ambition d’accélérer l’inclusion et l’autonomisation financières des femmes, le programme Women And Finance s’associe au groupe bancaire Ecobank qui joue ainsi le rôle de bras financier de l’initiative, et l’African Guarantee Fund (AGF). Cette cérémonie de lancement à Lomé, marque l’entrée effective du Togo dans ce programme.
« Une belle avancée », selon Kodjo Sephora, Présidente du Conseil d’Administration (PCA) de la Fondation SEPHIS, qui se félicite des succès déjà enregistrés au Sénégal et en Côte d’Ivoire où, en seulement 3 ans, « Women And Finance » a épuisé 1,3 milliard FCFA de crédit et obtenu 100% de remboursement. En moyenne, des crédits qui oscillent entre 20 et 40 millions FCFA avec un pic, « un gros ticket » de 120 millions FCFA.
L’accès au crédit pour ces Pme implique au préalable une préparation, mieux un renforcement des capacités des femmes, passant par la préparation de dossiers cohérents et un calibrage des besoins financiers avec les réalités de l’entrepreneure, martèle la PCA de la Fondation SEPHIS

Le programme distillera donc à l’endroit des 125 bénéficiaires sélectionnées dont la 1ère cohorte de 25, et ceci, gratuitement, une formation de haute qualité, axée sur la gestion, les finances et le leadership stratégique ; mettra en place une assistance technique sur mesure pour structurer leur activité. Il mettra également à disposition un réseau d’institutions financières partenaires engagées, dont Ecobank ; et une communauté active de plus de 1800 femmes entrepreneures africaines à travers le réseau SEPHIS.
Top manager d’Ecobank Togo, Estelle Fafa Akue Komlan indique à l’occasion du lancement de ce programme : « Nous avons à cœur de participer et, de façon impactante, au développement de l’économie au Togo essentiellement. Nous avons pour ce faire, décidé d’accompagner une couche de la société qui significativement contribue au développement du pays, nous parlons des femmes. Les femmes, c’est 51 % de la population mondiale ; le même ratio s’applique au Togo », fait observer la DG. Mieux, ici, « les femmes représentent plus de 80 % de l’activité économique dans le formel et dans l’informel. Alors il est tout à fait naturel que nous développions une stratégie et une volonté de faire de ces femmes, des partenaires de choix », souligne la N°1 de la filiale togolaise du groupe Ecobank. D’où la mise en route du programme Ellever. Et d’ajouter : « Nous avons décidé de travailler avec la Fondation SEPHIS qui est alignée sur les mêmes principes que nous, quant à l’autonomisation et au développement des entrepreneurs féminins ».

S’agissant de l’AGF qui a été représenté par Christelle Ayawabavi Atikpe, Chargée d’Affaires Sénior, responsable de la région Uemoa, il joue un rôle prépondérant dans ce partenariat à trois au profit des Pme portées par les femmes, en apportant des garanties à Ecobank qui met à disposition les crédits.
Il est à noter que sur le même trend de promotion de l’autonomisation financière des femmes, la capitale togolaise accueillera le 20 octobre prochain, et pour la première fois, le Forum International du leadership féminin.
Séna Akoda
A compter de ce mois de mai (depuis le 15 mai 2025), les ministres togolais devront assumer personnellement le paiement de leurs consommations d’eau et d’électricité à usage domestique. C’est ce qu’indique une circulaire signée par Essowè Georges Barcola, ministre de l’Économie et des Finances, adressée à l’ensemble du gouvernement.
La réforme qui met ainsi fin à la prise en charge de ces factures par le Trésor public, s’inscrit dans une logique plus large de rationalisation des dépenses publiques et de réforme de la gouvernance.
La mesure, symbolique, est du reste, censée illustrer une volonté d’exemplarité, d’équité et de sobriété dans la gestion des finances de l’État. « Cette mesure vise à renforcer l'équité et la responsabilité dans la gestion des ressources publiques, en alignement avec les principes de bonne gouvernance, de sobriété de l'État et d'exemplarité attendue des hauts responsables publics. », indique-on notamment.
Selon l’argentier de l’État, des instructions ont été données à cet effet à la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) et à la Togolaise des Eaux (TdE) en vue de faciliter cette transition administrative et logistique.
Notons par ailleurs que cette nouvelle intervention survient quelques jours après la hausse des prix de l’électricité au Togo, dans un contexte d’efforts pour assainir les conditions financières de la CEET, confrontée à des difficultés récurrentes depuis plusieurs années.
Une hausse qui n'a pas manqué de faire débat, au sein du grand public togolais.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo a levé 22 milliards FCFA sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) ce vendredi 23 mai 2025, à l’issue d’une émission simultanée de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT). Son objectif initial au moyen de cette nouvelle sortie était 20 milliards FCFA.
Selon les données publiées par l’agence Umoa-Titres, 34 investisseurs ont répondu à l’appel du Trésor public, avec des offres qui culminent à 79,9 milliards FCFA. Le taux de couverture de l’opération s’établit ainsi à 399,56 %, preuve que les titres publics togolais continuent de stimuler l’appétit des investisseurs sur le marché régional.
Dans le détail, le pays a levé 6 milliards FCFA sur les BAT à 182 jours, émis à taux d’intérêt multiple. Parallèlement, le Trésor public a mobilisé 16 milliards FCFA via les OAT de maturité 3 ans et assorties d’un taux d’intérêt annuel de 6,25 %.
Avec cette opération, Lomé porte à 209,5 milliards FCFA le total de ses ressources levées sur le marché régional depuis janvier 2025. Ce montant représente un peu plus de 60 % de son objectif annuel, fixé à 332 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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