Togo First

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A Kara, les cadres administratifs des 22 communes de la région participent jusqu’à ce vendredi 1er août 2025, à un atelier sur la planification et la budgétisation sensibles au genre (PBSG).
Les travaux, initiés par le PNUD en collaboration avec la Faîtière des communes du Togo (FCT) et l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales  (ANFCT), bénéficient du soutien des ministères chargés de la Femme et des Finances.
Il s’agit notamment d’outiller les planificateurs, Secrétaires généraux et gestionnaires financiers locaux à mieux intégrer l’égalité de genre dans les politiques publiques, à travers une allocation budgétaire équitable et ciblée.
Pour les autorités locales, cette approche est considérée comme un levier désormais incontournable pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), notamment l’autonomisation des femmes et des filles.
Les participants sont ainsi initiés à des concepts tels que les stéréotypes de genre, l’équité et l’analyse budgétaire sous l’angle genre. 

« Une meilleure maîtrise de ces outils renforcera l’efficacité des politiques locales », a souligné Adam Moumouni, représentant la FCT.
Cette initiative qui fait suite à une formation similaire dans les Savanes, s’inscrit dans une dynamique de gouvernance territoriale inclusive, dans un contexte où la décentralisation exige des communes une plus grande rigueur dans l’allocation et la gestion des ressources.

Au Togo, les acteurs nationaux du secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) multiplient des initiatives pour un meilleur accès aux marchés publics. Réunis au sein du Groupement National des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics (GNEBTP-Togo), ils plaident pour une participation plus équitable aux projets d’infrastructures, dans un contexte marqué par une forte présence d’entreprises étrangères.

Selon le groupement, les défis du secteur dépassent la seule question de l’accès aux marchés. Les entrepreneurs pointent notamment une concurrence jugée déloyale de certaines firmes étrangères, des difficultés d’accès au financement pour les PME locales, un déficit de formation technique et managériale, ainsi qu’un environnement réglementaire perçu comme complexe et peu transparent.

À ces obstacles s’ajoutent la faible application des normes techniques, la cherté des matériaux de qualité, et des difficultés d’approvisionnement, qui affectent la bonne exécution des projets.

Face à ces contraintes, le GNEBTP-Togo a entamé une série d’actions structurantes. Parmi elles, figurent des rencontres de concertation avec les autorités nationales et des partenaires internationaux, ainsi que la création d’une commission conjointe chargée d’identifier et de traiter de manière coordonnée les principaux blocages du secteur.

« Dans un environnement marqué par une concurrence acharnée, notre réussite dépend, plus que jamais, d’une synergie forte entre tous les acteurs. La solidarité, la fraternité, l’unité… sont des piliers sur lesquels nous devons bâtir l’avenir », a déclaré Yawo Agbéssi Tsogbé, président du groupement, à l’occasion d’une rencontre tenue à Lomé le mardi 29 juillet 2025.

Cette démarche intervient alors que le marché togolais du BTP, bien que dynamique, reste majoritairement dominé par des entreprises étrangères. Parmi les plus actives figurent le burkinabè Ebomaf, le tunisien Soroubat, ou encore le chinois CRBC, qui remportent une part significative des appels d’offres publics.

Le GNEBTP entend ainsi repositionner les entreprises locales comme des acteurs clés de la mise en œuvre des projets d’infrastructures, en phase avec les ambitions du gouvernement en matière de développement inclusif et de renforcement du tissu économique national.

Esaïe Edoh

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En 2023, les exportations togolaises de produits textiles et d’articles d’habillement ont atteint 31,8 milliards FCFA, selon les données de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) consultées par Togo First. Ce volume représente une hausse de 30,7 % par rapport aux 24,34 milliards FCFA enregistrés en 2022.

Les principaux débouchés de ces produits se trouvent dans l’espace UEMOA, notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Mali. La progression est soutenue par les premières expéditions réalisées vers les États-Unis fin 2023, via le Garment Training Center (GTC), pour une valeur de 343 millions FCFA.

La reprise des activités de l’ancienne usine textile TOGOTEX en octobre 2023 sous la marque Benart Afrique, a également contribué à cette dynamique. Située à Datcha, l’unité spécialisée dans la confection d’uniformes militaires a, depuis sa remise en service, produit plus de 30 000 uniformes et totalisé plus de 60 000 articles textiles, selon les chiffres communiqués en avril 2025. Ce redémarrage a nécessité un investissement de 6 milliards FCFA.

Cette embellie conforte les ambitions des autorités togolaises en matière de relance du secteur textile, considéré comme un levier stratégique de création de valeur et d’emplois. La tendance devrait se renforcer dans les prochains mois, avec l’entrée en production en juin dernier de l’usine STAR Garments Togo, propriété du groupe Komar, ainsi que le démarrage attendu d’Africa Textile Management Services (ATMS), un acteur industriel majeur, dont les installations au sein de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) sont portées par un investissement de 57 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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Le rapport de l’étude sur l’urbanisation non maîtrisée du Grand Lomé, lancée en mars dernier par le District Autonome du Grand Lomé (DAGL), a été officiellement validé mercredi 30 juillet 2025 à Lomé. Ce document technique vise à doter la capitale togolaise et sa périphérie d’un outil d’aide à la décision pour une gestion plus cohérente et durable de l’espace urbain.

L’étude, conduite sur une période de quatre mois, a permis de collecter des données géospatiales, socio-économiques et infrastructurelles, et de constituer un référentiel complet sur l’étalement urbain dans la région du Grand Lomé. Elle s’inscrit dans le cadre du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) à l’horizon 2045, qui ambitionne de promouvoir un développement équilibré à l’échelle nationale.

Les résultats obtenus permettront, selon les autorités, d’analyser la répartition spatiale des infrastructures socio-économiques, d’identifier les zones sous-desservies et de proposer des recommandations pour de futures implantations ou la réhabilitation d’équipements publics. L’objectif est d’optimiser la localisation des services de base, tout en répondant aux enjeux croissants liés à l’urbanisation.

Le rapport met en évidence les principaux facteurs de l’urbanisation non planifiée, ainsi que leurs impacts sur l’environnement et la qualité de vie des populations. Il ressort notamment qu’entre 2010 et 2022, la population du Grand Lomé est passée de 1,57 million à 2,18 millions d’habitants, enregistrant une croissance annuelle moyenne de 2,7 %, alors que la superficie de la zone, estimée à 373 km², est restée inchangée.

Cette forte pression démographique a entraîné une périurbanisation rapide, marquée par l’extension désordonnée des zones d’habitation sur d’anciennes terres agricoles. Ce phénomène a engendré plusieurs défis notamment l’accès limité aux infrastructures essentielles, le déséquilibre dans la distribution des services publics, la saturation des réseaux de transport, et la fragmentation des tissus urbains.

Pour le District, l’ambition affichée à travers cette démarche est de faire du Grand Lomé, une métropole multipolaire, résiliente et adaptée aux besoins d’une population en constante augmentation.

Esaïe Edoh

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La commune d’Agoè-Nyivé 5 a officiellement enclenché, le mardi 29 juillet 2025 à Sanguéra, l’élaboration de son Plan de Développement Communal (PDC), sa feuille de route destinée à structurer les investissements locaux à moyen terme.

Le processus a été lancé sur fond de mobilisation collective en présence de divers acteurs comme des élus municipaux, représentants de l’État, autorités traditionnelles, société civile et diaspora. 

Il s’agissait notamment de définir, avec la population, les priorités de développement dans les domaines clés tels que l’accès à la santé, l’éducation, les infrastructures rurales, l’eau potable ou encore l’électrification.

Pour le maire, Mme Enyonam Afiwa Gbodzo, le PDC constitue surtout un important levier de gouvernance locale. « Sa rigueur conditionne son efficacité », a-t-elle affirmé, appelant à une appropriation active du document par les parties prenantes. 

Le préfet, Dr Tinaka Wédiabalo Kossi, s’est pour sa part, félicité de cette initiative « porteuse d’un avenir structuré pour la commune ».

Située dans le Grand Lomé, sur une superficie de 28 km² pour près de 39 000 habitants, la commune d’Agoè-Nyivé 5, est une municipalité qui regroupe 19 villages autour de Sanguéra.

Notons que ce lancement s’inscrit dans une dynamique nationale soutenue par la GIZ via le ProDeG IV, déjà déployé dans les communes de Wawa 1, Tchaoudjo, Doufelgou ou encore Golfe 7, qui ont également initié l'élaboration de leur PDC cette année.

Au Togo, le gouvernement veut renforcer la gouvernance rurale par une meilleure gestion des plaintes et requêtes liées à la transhumance. Le ministère de tutelle a officiellement lancé à Lomé, mercredi 30 juillet 2025, le centre d’appel national dédié à la gestion des incidents liés aux déplacements de troupeaux.

Le dispositif est symbolisé par un numéro vert, le 8424, désormais accessible gratuitement et en continu, sur l’ensemble des réseaux mobiles du pays.

Opérationnel 24h/24 et 7j/7, ce canal vise à prévenir les tensions récurrentes entre éleveurs et agriculteurs.

« La rapidité d’intervention limite les conséquences des incompréhensions », a déclaré le ministre d’État, Général Yark Damehame, insistant sur l’importance d’une communication réactive et structurée en milieu rural.

Le centre, géré par une équipe dédiée d’opérateurs formés à l’écoute active, est l’un des derniers développements initiés pour professionnaliser la gestion de la transhumance, un enjeu agricole et sécuritaire majeur dans le pays, en particulier dans les régions du Nord.

Outre l’assistance directe aux populations, cette plateforme vise également à favoriser la collecte de données, faciliter la planification territoriale, et appuyer le fonctionnement des comités intercommunautaires déjà actifs dans plusieurs localités.

Ayi Renaud Dossavi

L’Institut de formation fiscale et douanière (IFFD) de l’Office Togolais des Recettes (OTR) apportera son expertise à l’administration gabonaise dans le cadre d’un nouvel accord de coopération signé le mercredi 30 juillet 2025 à Lomé. Le partenariat a été scellé entre le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, et la ministre gabonaise de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Marcelle Ibinga. 

Via cet accord, les agents de l’administration fiscale du Gabon qui seront admis à cette formation, seront formés en fiscalité, douane, audit, gestion publique, recouvrement, afin d'améliorer leur performance et leur professionnalisme.

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Ces compétences leur permettront de booster la mobilisation des recettes à l'heure où le Gabon fait face à un défi de collecte de d’importantes ressources pour financer ses projets de développement économique.

Pour Essowè Barcola, l’initiative dépasse le simple cadre administratif : « cette convention est l’illustration concrète d’une coopération agissante et stratégique. Elle reflète notre volonté commune de renforcer les capacités administratives, de bâtir des institutions plus performantes, et de faire de la formation continue un levier de transformation de nos administrations », a-t-il déclaré.

Le ministre a également salué l’expertise de l’IFFD, qu’il décrit comme un « vivier de compétences capables de répondre aux défis contemporains de la mobilisation des ressources et de la bonne gouvernance économique ».

De son côté, Marcelle Ibinga a exprimé sa confiance dans le potentiel de cette coopération. « Je suis persuadée qu’elle peut aboutir à la mise en place de programmes conjoints de formation, à des échanges de bonnes pratiques, et à la création d’une plateforme régionale de renforcement des capacités en administration publique », a-t-elle indiqué. Elle a par ailleurs réaffirmé l’engagement du Gabon à construire un partenariat durable fondé sur la compétence, la transparence et la solidarité panafricaine.

Notons que l’IFFD joue un rôle clé dans la professionnalisation de l’administration fiscale et douanière au Togo, tout en s’imposant comme un centre de référence dans la sous-région ouest-africaine en matière de formation dans les domaines de la fiscalité et des douanes.

Esaïe Edoh

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En 2023, le Togo a récolté 49,9 milliards FCFA de recettes touristiques en provenance des autres pays membres de l’UEMOA, selon des données de la BCEAO sur les flux touristiques intra-communautaires. Dans l’ensemble, le document place le Togo parmi les principaux bénéficiaires de cette mobilité régionale.

Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Bénin

Dans le détail, les trois plus importants contributeurs aux rentrées de fonds au Togo sont la Côte d’Ivoire (17,7 milliards FCFA), le Burkina Faso (13 milliards) et le Bénin (10,5 milliards). Ces pays, frontaliers ou proches, représentent à eux seuls 82 % des recettes touristiques intra-UEMOA du Togo.

Le Sénégal, le Mali, le Niger et la Guinée-Bissau complètent la liste des pays émetteurs.

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Dépenses togolaises

Notons que dans le même temps, les dépenses des touristes togolais dans la région se sont élevées à 41 milliards FCFA, principalement à destination du Bénin (18,3 milliards), du Sénégal (8,2 milliards) et de la Côte d’Ivoire (5,8 milliards). Globalement, le solde reste donc positif de 8,9 milliards FCFA pour le Togo, qui bénéficie d’un afflux net de devises dans ce secteur.

Rappelons par ailleurs qu’en dépit de sa taille relativement modeste, le pays mise, en matière de tourisme, sur une diversité de paysages, de cultures et de sites naturels répartis sur l’ensemble de son territoire : du Koutammakou classé à l’UNESCO aux plages de sable fin bordant le golfe de Guinée, en passant par les cascades de Kpimé, les savanes du Nord, les festivals équestres de la Centrale ou encore les rites initiatiques Evala dans la Kara.

Au-delà du tourisme de loisirs, le Togo mise, ces dernières années, sur le tourisme d’affaires, une ambition encore à concrétiser.

Ayi Renaud Dossavi

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À Lomé, une centaine d’acteurs communaux (exécutifs municipaux, techniciens, OSC et représentants des universités publiques) participent depuis hier, mardi 29 juillet, jusqu’à demain 31 juillet 2025, à un atelier sur la démocratie participative et la redevabilité locale.

Organisée par le Programme de décentralisation et gouvernance (ProDeG IV), avec l’appui de la GIZ et le financement du ministère fédéral allemand de la Coopération économique (BMZ), la rencontre vise à renforcer la capacité des communes togolaises à intégrer les citoyens au cœur des décisions publiques.

Au programme : participation citoyenne, contrôle citoyen de l’action publique à travers les « Bureaux du citoyen » et les chartes de collaboration, mais aussi intégration de la lutte contre la corruption dans les curricula universitaires. Des expériences concrètes seront également partagées lors d’une foire dédiée.

Pour Eliane Tete, conseillère technique au ProDeG, il s’agit d’« armer les élus locaux et leurs équipes d’outils concrets pour construire une gouvernance participative durable ». Un enjeu d’autant plus important que les attentes des populations augmentent, alors que la confiance dans les institutions locales reste fragile.

Dans le pays, ces travaux se déroulent dans un contexte de décentralisation en cours, notamment dans le sillage des dernières élections municipales, qui ont eu lieu le 17 juillet 2025.

A Aného, le Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) accueille, pour les six mois à venir, une nouvelle formation aux métiers du numérique dédiée aux jeunes.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet “D-CLIC dans les CLAC”, porté par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et mis en œuvre par l’incubateur CUBE (Centre urbain de business et d’entrepreneuriat), avec le soutien de la municipalité d’Aného et du ministère en charge de la Culture au Togo.

Lancé le mardi 29 juillet 2025, le programme vise à former 90 jeunes aux métiers du digital, avec une approche orientée vers l’emploi et l’auto-emploi. Trois parcours sont proposés : développement web et mobile, communication et marketing digital, et un nouveau parcours spécifique à Aného, intitulé “animateur de communauté”, conçu pour répondre aux besoins concrets du marché local.

Le CLAC d’Aného a été sélectionné, aux côtés de celui d’Iconi aux Comores, pour cette phase pilote, parmi plus de 300 centres à travers le monde.

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« Le CLAC d’Aného a été choisi en raison du dynamisme de la ville, de la présence d’un écosystème numérique en pleine croissance, et de sa proximité avec Lomé, le cœur du numérique togolais », a précisé Thi Hoang Mai TRAN, Représentante de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest.

« Nous avons reçu plus de 400 candidatures pour cette session », a indiqué Urbain Amoussou, coordinateur de CUBE.

Pour Alexis Aquereburu, maire de la commune Lacs 1, « c’est une opportunité précieuse qui ouvre la jeunesse locale au monde et renforce leurs compétences à l’ère du numérique ».

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Cette nouvelle session s’inscrit dans la continuité du programme D-CLIC, qui a déjà permis de former plus de 300 jeunes entre décembre 2024 et juin 2025 à Lomé, Kara, Dapaong et Aného, et devrait également connaître une prochaine extension. 

Ayi Renaud Dossavi

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