Togo First

Togo First

Au Togo, les opérations d’enregistrement biométrique pour la carte d’identité électronique (e-ID) se poursuivent dans le Grand Lomé. Depuis le 12 mai 2025, les habitants de la préfecture du Golfe peuvent se faire enrôler gratuitement pour obtenir leur Numéro d’identification unique (NIU), pièce maîtresse du programme WURI soutenu par la Banque mondiale. 

Dans le Grand Lomé, ce sont près de 600 centres d’enregistrement qui sont déployés pour couvrir l’ensemble des communes. La préfecture d’Agoè-Nyivé concentre à elle seule, 160 sites, avec des points-clés comme Cacaveli, Adétikopé ou Zanguéra. Dans la préfecture du Golfe, les communes de Bè et Aflao-Sagbado concentrent à elles seules, plus de 150 centres, rendant le processus largement accessible.

Rappelons que l’inscription, gratuite et ouverte à tous dès l’âge de 5 ans, peut se faire avec ou sans pièce d’identité, à condition d’être accompagné d’un témoin enregistré. Une préinscription est également possible sur prerinscription.anid.gouv.tg. Après l’enregistrement, les citoyens reçoivent leur NIU et un QR code sous 24 à 48 heures.

Rappelons que le NIU, disponible pour tous les résidents, vise à faciliter l’accès aux services essentiels tels que la santé, l’assurance maladie ou l’éducation, tout en renforçant l’inclusion sociale et financière sur le territoire.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le gouvernement lance une formation gratuite à destination des jeunes de 18 à 35 ans, axée sur les métiers émergents du numérique. L’initiative, menée en partenariat avec le PNUD, vise à professionnaliser une nouvelle génération de créateurs de contenus et de communicants digitaux.

Au programme : cinq modules pratiques couvrant la création de contenus pour les réseaux sociaux (TikTok, YouTube, Instagram), le journalisme mobile, la rédaction web et le SEO, le marketing d’influence et le fact-checking.

Portée par le Ministère du Développement à la Base et le PNUD-Togo, cette session de formation va durer deux mois ; elle cible les jeunes créatifs et passionnés par le numérique, les réseaux sociaux ou les médias., à raison d’une candidature par module. 

Pour postuler, il faut remplir un formulaire dédié, au plus tard le 25 mai 2025. 

La capitale togolaise abrite depuis ce lundi 19 mai2025, une rencontre des cadres des administrations fiscales et douanières de l’espace Uemoa. Ce rendez-vous, initié par la Commission de l’Union, vise à outiller les agences étatiques des pays membres sur la maîtrise des risques fiscaux dans le secteur minier. 

1 importance

Pendant une semaine (jusqu’au 23 mai), les participants renforceront leurs capacités sur les pratiques de fraude, d’évasion et d’optimisation fiscale, et la fausse facturation commerciale dans le secteur, entre autres. Il s’agira également de partager des stratégies et des outils pratiques pour faciliter le diagnostic des cas. 

L’objectif est double : contribuer au renforcement de l’assiette fiscale des différents pays de l’Uemoa, et améliorer la synergie entre les administrations fiscales et douanières, dans un contexte de multiplication des parades par les opérateurs miniers. 

Malgré les efforts des Etats membres, les défis à relever demeurent importants en matière de lutte contre l’évitement fiscal dans le secteur minier”, a rappelé Essokiza Anakpa, directeur général du budget et des finances et Secrétaire permanent de la cellule Cedeao-Uemoa, qui a ouvert les travaux au nom du ministre togolais de l’économie et des finances. 

Selon les données de la Commission de l’Uemoa, les recettes fiscales et non fiscales générées par le secteur minier représentent une part non négligeable des budgets des Etats. En 2023, elles ont représenté 27,8% du budget au Mali, et 9,40 % au Sénégal. Au Togo où la contribution du secteur minier au PIB reste faible, elles se situaient à près de 2% en 2022. 

Octave A. Bruce

Au Togo, il faut en moyenne 3,2 dollars par jour (près de 2000 FCFA) pour accéder à une alimentation saine, selon un rapport de la FAO. Dans son rapport, la FAO définit le Coût d’une Alimentation Saine (CoHD) comme le prix minimal nécessaire pour se procurer localement un panier d’aliments couvrant les besoins nutritionnels journaliers d’un individu, sur la base d’un apport de 2 330 kcal.

L’indicateur s’appuie sur six groupes alimentaires essentiels : féculents, fruits à coque et graines, légumes secs, huiles et graisses, fruits, ainsi que produits d’origine animale.

Pour le Togo, ce coût, ajusté en parité de pouvoir d’achat (PPA), place le pays parmi les moins chers d’Afrique dans ce domaine, juste derrière la Guinée (3,1 $) et devant la Côte d’Ivoire et le Sénégal (3,3 $ et 3,4 $ respectivement).

Avec un tel chiffre, le Togo se positionne au 6ᵉ rang continental de l’alimentation saine la moins chère, bien en dessous de la moyenne africaine estimée à 3,74 $ (près de 2200 FCFA).

1 classement

Dans un contexte régional marqué par la précarité économique, ce coût relativement bas pourrait être perçu comme un indicateur positif. Toutefois, la FAO rappelle que ce niveau tarifaire ne signifie pas pour autant que l’accès réel à l’alimentation saine est garanti.

Rappelons qu’en Afrique de l’Ouest, bien que le coût moyen soit le plus bas du continent (3,65 $), la région concentre près de 300 millions de personnes incapables de s’offrir une alimentation équilibrée. Le Togo n’échappe pas à cette réalité, sur fond de poches de pauvreté, d’inégalités géographiques et de faible éducation nutritionnelle, qui peuvent freiner l’adoption de régimes sains.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Caisse de Retraites (CRT) a versé plus de 12,96 milliards FCFA en prestations sociales au premier trimestre 2025, contre des recettes globales de 11,97 milliards FCFA, soit un déficit technique de près d’un milliard FCFA.

Dans le détail, 27 883 retraités ont perçu leur pension, représentant la plus grande part des 41 561 bénéficiaires. Les pensions de veuvage et les allocations temporaires pour orphelins ont concerné respectivement 7159 et 6198 personnes. À ces dépenses, s’ajoutent plus d’1,1 milliard FCFA en prestations familiales et 21 millions FCFA de rentes d’invalidité.

11,63 milliards FCFA de cotisations

Dans le détail, les entrées de fonds, sont principalement constituées des cotisations pour pensions, qui représentent à elles seules 97,2 % des recettes, soit environ 11,63 milliards FCFA.

1 repartition

Les produits financiers, issus probablement des placements et revenus d’actifs de la Caisse, s’élèvent à 215 millions FCFA, tandis que les autres produits (subventions, remboursements ou produits exceptionnels) atteignent 119 millions FCFA.
Une telle structure illustre, du reste, la forte dépendance du système aux cotisations des actifs, avec une marge de manœuvre limitée sur les revenus de placement ou autres ressources autonomes.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les communes de Sotouboua 2 et Doufelgou 1, situées dans le nord du pays, ont entamé, le vendredi 16 mai dernier, le processus d’élaboration de leurs plans de développement communaux (PDC). Cette démarche qui bénéficie du soutien technique et financier du ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ), vise à doter ces deux collectivités d’outils de planification permettant d’identifier les besoins de leurs territoires et les actions prioritaires à entreprendre.

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de décentralisation et du renforcement des capacités des collectivités locales. Elle doit aboutir à la mise en place de documents de référence devant guider les interventions en matière de développement pour les cinq prochaines années. Les plans ainsi élaborés serviront de socle à une gestion territoriale plus structurée, fondée sur les attentes exprimées par les populations.

Le processus consiste notamment à dresser un diagnostic des défis auxquels sont confrontées les municipalités, à clarifier les rôles et responsabilités des différents acteurs, à sensibiliser les parties prenantes au processus et à former les agents chargés de la collecte des données dans les cantons concernés. À terme, Sotouboua 2 et Doufelgou 1 rejoindront la soixantaine de communes togolaises déjà dotées de plans de développement.

Il convient de rappeler que le PDC constitue désormais un instrument stratégique de planification locale, qui doit permettre à chaque commune de définir ses grandes orientations en matière d’investissement public, sur une période déterminée. Il vise à répondre aux besoins essentiels des populations dans des domaines tels que les infrastructures de base, les services sociaux, l’agriculture, la préservation de l’environnement ou encore l’emploi des jeunes.

Esaïe Edoh

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Au Togo, plusieurs groupements de mareyeuses et de maraîchers des communes de Lacs 1 et Lacs 3 ont reçu, en milieu de semaine dernière, des équipements destinés à renforcer leurs activités. Ces matériels sont fournis par la Banque mondiale dans le cadre du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP), qui vise à soutenir les populations riveraines du segment côtier Gbodjomé–Sanvi-Kondji, particulièrement exposées aux effets de l’érosion marine.

Au total, trente groupements de mareyeuses et quarante de maraîchers ont bénéficié de ce don, évalué à 26 millions FCFA. Les équipements distribués, comprennent notamment des pulvérisateurs électriques à pression équipés de batteries rechargeables, des combinaisons de protection pour maraîchers, des glacières, des congélateurs, des chevalets, des gants, des couvre-chefs et des bavettes.

Selon le coordonnateur national du projet, Adou Rahim Assimiou, cette dotation vise à appuyer les communautés côtières dont les moyens de subsistance essentiellement fondés sur la pêche, le mareyage et le maraîchage, sont affectés par les travaux de protection du littoral. L’objectif est de renforcer leur résilience en améliorant les conditions de production dans un environnement modifié par la construction d’infrastructures de protection.

Ce soutien qui s’inscrit dans un sous-projet social WACA ResIP financé à hauteur de 1,5 milliard FCFA par la Banque mondiale prévoit d’autres volets. Ainsi dans les mois à venir, la fourniture de pirogues à moteur hors-bord, de filets de pêche et de gilets de sauvetage à destination des pêcheurs locaux est prévue.

Également, des installations communautaires seront réalisées, telles que des latrines, des forages et des fours de type Chorkor. L’ensemble de ces actions sera accompagné de sessions de formation, dont certaines ont déjà débuté en février 2025 au profit des maraîchers des communes de Lacs 1 et Lacs 3.

Esaïe Edoh 

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Lomé, la capitale togolaise, a accueilli samedi 17 mai 2025, une réunion des co-facilitateurs de l’Union africaine (UA) engagés dans la résolution de la crise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). La rencontre présidée par le Président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, visait à harmoniser les approches de solutions pour restaurer la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs.

Plusieurs anciens chefs d’État mandatés par l’UA dans ce dossier, notamment Olusegun Obasanjo (Nigeria), Uhuru Kenyatta (Kenya), Mokgweetsi Masisi (Botswana), Catherine Samba-Panza (Centrafrique) et Sahle-Work Zewde (Éthiopie), ont pris part à cette rencontre. Autour du Togolais, médiateur désigné de l’UA, les échanges ont porté sur la coordination des efforts pour parvenir à une solution africaine à la crise opposant la RDC au Rwanda, en tenant compte des initiatives déjà engagées par d’autres acteurs régionaux et internationaux.

Les participants ont souligné la nécessité d’une plus grande cohérence entre les différentes démarches entreprises. À cet égard, ils ont insisté sur le renforcement de la coopération avec les organisations régionales, notamment la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), ainsi qu’avec des partenaires extérieurs tels que le Qatar et les États-Unis.

Il est à noter que la désignation de Faure Gnassingbé par l’organisation continentale, en date du 12 avril, fait suite à la démission du Président angolais, João Lourenço, de cette responsabilité. Le dirigeant togolais a donc pour mission de relancer les pourparlers de paix entre les deux capitales, sur fond de conflits impliquant aussi le groupe armé, Mouvement du 23 mars (M23), accusé par Kinshasa de collusion avec Kigali.

Esaïe Edoh

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Le Togo confirme son premier cas de Mpox, ou variole simienne. Le cas a été confirmé le vendredi 16 mai 2025, selon un communiqué officiel du gouvernement.

Il s’agit d’une patiente de 22 ans, résidant dans le district sanitaire du Golfe (Grand Lomé), actuellement hospitalisée dans un service spécialisé en maladies infectieuses.

Le Mpox, maladie virale zoonotique, se transmet par contact direct avec les liquides biologiques ou les lésions d’un individu ou d’un animal infecté. La contamination interhumaine est également possible, notamment par voie sexuelle ou par l’usage d’objets contaminés. Si les symptômes incluent souvent fièvre et éruptions cutanées, des formes graves, parfois mortelles, peuvent survenir.

Plusieurs mesures

Face à cette alerte, le ministère de la Santé a annoncé une série de mesures : renforcement de la surveillance épidémiologique, activation de l’alerte précoce, préparation des dispositifs de prise en charge, et lancement d’une campagne de sensibilisation ciblée.

Pour contenir la propagation, les autorités appellent à l’adoption de gestes barrières, notamment le lavage régulier des mains, le port du masque et l’évitement des contacts à risque. En cas de suspicion, une consultation médicale rapide est fortement recommandée.

Rappelons que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le Mpox une urgence de santé publique de portée internationale (USPI) depuis le 14 août 2024, à la suite d’une circulation active de la maladie en Afrique centrale et de sa propagation vers d'autres pays, en Afrique et hors du continent.

Ayi Renaud Dossavi

L’Union des chambres régionales de métiers (UCRM) et la Confédération des juniors entreprises du Togo (CJET) ont signé le jeudi 15 mai 2025, un accord de partenariat à Lomé, visant essentiellement à accompagner les jeunes entrepreneurs du secteur artisanal dans la structuration et la formalisation de leurs activités.

Concrètement, les deux organisations s’engagent à mutualiser leurs expertises pour renforcer les compétences des jeunes artisans en gestion, faciliter leur accès au financement et améliorer leur visibilité sur les marchés publics et privés. « Ce partenariat est une réponse concrète aux besoins de structuration des jeunes entreprises artisanales », a souligné Médissa Sama, présidente de la CJET, qui note qu’il constitue un levier pour aider les artisans à « vivre de leur métier » et à s’aligner sur les standards régionaux et internationaux, afin de développer des relations apaisées avec l’administration, la fiscalité ou la sécurité sociale.

Pour Issa Mouhamed, président de l’UCRM, cet accord est « plus qu’un partenariat, c’est un engagement ». « Nos artisans ont du talent. Cet accord nous donne les moyens de les accompagner vers une reconnaissance économique réelle », a-t-il déclaré.

La convention, d’une durée de cinq ans renouvelable, ambitionne ainsi de créer un environnement plus favorable à l’épanouissement des artisans togolais.

Notons que la CJET avait conclu, il y a quelques semaines, un partenariat similaire avec la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), autour des mêmes objectifs d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes.

Esaïe Edoh

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