Au Togo, les acteurs publics redoublent d’efforts pour faciliter l’accès au financement des petites et moyennes entreprises. Mercredi 21 mai 2025, l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI (ANPGF) et la Société des postes du Togo (SPT) ont ainsi officialisé un partenariat, visant à déployer des solutions de financement de proximité sur l’ensemble du territoire.
L’entente, signée par Naka Gnassingbé De Souza (ANPGF) et Kwasi Kwadzo Dzodzro (SPT), permettra notamment d’utiliser le maillage territorial dense de la Poste comme canal opérationnel de déploiement des financements.
Cette approche vise à toucher plus efficacement les entrepreneurs, en particulier dans les zones rurales souvent peu desservies par les circuits financiers traditionnels.
Les deux institutions entendent renforcer la fluidité de la chaîne d’accompagnement (de l’identification des porteurs de projets jusqu’au suivi post-financement) ; ceci, tout en améliorant les taux de remboursement.
Créée en il y a près de 20 ans, en 2006, l’ANPGF a déjà permis, à fin 2024, de mobiliser 17,5 milliards FCFA au bénéfice de 1400 PME.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, une enveloppe de 4 milliards FCFA a été allouée aux premiers Conseils régionaux mis en place en début d’année, dans le cadre du processus de décentralisation engagé depuis plusieurs années. L’annonce a été faite ce mercredi 21 mai 2025 par Koumtchané Siangou, Secrétaire technique de la commission de gestion du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), à l’occasion d’une rencontre avec la presse locale.
Ce financement, mobilisé à travers le FACT, vise à accompagner la mise en service effective des Conseils régionaux. Il sert notamment à couvrir les premières dépenses liées à leur fonctionnement, notamment les salaires du personnel, les indemnités des conseillers, ainsi que les frais liés à l’installation des premières administrations régionales décentralisées.
Au-delà des charges de fonctionnement, ces ressources permettront de lancer les premiers investissements structurants dans les régions. Ces projets devraient contribuer au développement économique local, conformément à la vision gouvernementale de faire des territoires, des pôles de croissance.
Les fonds (4 milliards FCFA) représentent un appui de l’État, appelé à être complété par les ressources propres des collectivités territoriales, ainsi que par les concours des partenaires techniques et financiers (PTF).
Notons que depuis l’entrée en fonction des conseils régionaux, une part du FACT leur est spécifiquement réservée. Pour l’exercice 2025, le fonds bénéficie d’une dotation de 10 milliards FCFA du budget national. À ce financement étatique s’ajoutent les ristournes versées par l’Office togolais des recettes (OTR), ainsi que les contributions des partenaires internationaux.
Esaïe Edoh
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Lancée en mars dernier, la plateforme Togo Trade Portal fait actuellement l’objet d’une campagne nationale de vulgarisation. L’initiative, pilotée par le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, vise à promouvoir une meilleure appropriation de cet outil numérique par les opérateurs économiques.
La campagne, démarrée le mardi 20 mai à Lomé, a ciblé dans un premier temps les acteurs de la filière soja. Elle s’articule essentiellement autour de sessions de sensibilisation et de formation, avec pour objectif de familiariser les opérateurs économiques à l’usage de la plateforme.
Le @CommercegouvTg lance la campagne nationale de vulgarisation du portail de facilitation des échanges au Togo (Togo Trade Portal)
— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) May 20, 2025
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Concrètement, les participants bénéficient d’une présentation détaillée des procédures d’importation, d’exportation et de transit des produits stratégiques, telles que décrites sur le portail. L’objectif, selon le ministère, est de leur permettre de mieux comprendre les démarches commerciales et d’en maîtriser les différentes étapes.
En effet, le portail Togo Trade Portal met à disposition des données fiables et actualisées sur l’environnement commercial national. Il centralise les lois et réglementations en vigueur, les formulaires requis, les frais applicables, et permet de réaliser plusieurs démarches administratives sans déplacement physique.
Développée en partenariat avec le Centre du commerce international, dans le cadre du projet « AMI Commerce Togo » (Accès aux Marchés Internationaux), la plateforme s’inscrit dans une dynamique de transparence et de facilitation des échanges.
Notons que cette campagne de vulgarisation s’étendra sur un peu plus d’une semaine et concernera les opérateurs économiques de plusieurs filières, sur l’ensemble du territoire national.
Esaïe Edoh
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A Lomé, le Golfe 7 vient de lancer l’élaboration de son Plan de Développement Communal (PDC). Les travaux ont démarré mardi 20 mai, dans le contexte d’un atelier réunissant les principaux acteurs locaux, dont les élus locaux, la société civile et les partenaires techniques ainsi que des experts. Objectif : doter le territoire d’un cadre stratégique participatif et budgétisé pour les cinq prochaines années.
« Notre ambition est de bâtir une collectivité résiliente, solidaire et tournée vers un développement durable », a déclaré Aimé Dikounou, maire de Golfe 7, à l’ouverture des travaux.

Le PDC couvrira neuf domaines clés définis par la loi sur la décentralisation, notamment l’urbanisme, l’environnement, l’assainissement, l’eau, l’éducation, ou encore la gouvernance participative.
Selon le consultant Paul Amégakpo, le diagnostic participatif, pierre angulaire de la démarche, permettra d’identifier les priorités locales, d’en évaluer les coûts et de formuler des programmes accompagnés de mécanismes de suivi-évaluation.
Une fois validé, le document servira non seulement de boussole pour les investissements publics et privés, mais aussi d’outil de mobilisation des ressources et d’amélioration du cadre de vie des populations.
Notons que ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Projet d’Appui au Dialogue entre Citoyens et Élus sur les Politiques Publiques dans la Commune de Golfe 7 (PADCEP-Golfe7), soutenu financièrement par l’Union Européenne (UE).

Pour rappel, la Commune du Golfe 7, dite “Aflao Sagbado”, est une collectivité territoriale du Grand Lomé, composée de vingt-six villages. Elle est située au nord-ouest de la ville de Lomé et est caractérisée par une population cosmopolite d’un peu plus de 100 000 habitants.
Avec ce processus d’élaboration, Golfe 7 rejoint les 63 communes déjà dotées d’un PDC au Togo, dans un contexte où les autorités et leurs partenaires poussent à une planification territoriale rigoureuse et à une responsabilisation accrue des collectivités locales.
Ayi Renaud Dossavi
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Six pays membres du Comité des pêches du Centre-Ouest du Golfe de Guinée (CPCO), à savoir le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Libéria et le Nigeria, sont réunis depuis lundi 19 mai 2025 à Lomé, pour intensifier leur coopération et enrayer la pêche illicite.
Les travaux qui s’achèvent ce mercredi 21 mai visent à créer une concertation autour de ce défi qui mine les économies et fragilise la sécurité alimentaire des communautés côtières, dans cette région parmi les plus poissonneuses du continent.
En effet, l’exploitation illégale des ressources halieutiques par des navires souvent étrangers entraîne des pertes économiques importantes, la destruction d’emplois et une dégradation accélérée des écosystèmes marins. Face à la pression croissante, les États membres du CPCO entendent instaurer une réponse concertée et durable.
Parmi les mesures phares discutées à Lomé, la création d’un registre régional des navires autorisés, outil clé pour centraliser les données, harmoniser les contrôles et suivre en temps réel l’activité halieutique. L’instauration d’une période de repos biologique stricte est également envisagée pour préserver les stocks.
« Il était temps d’élaborer un régime régional de pêche basé sur une feuille de route commune », a déclaré Kossi Ahoedo, conseiller au CPCO.
A cet égard, le Togo, pays hôte, veut jouer un rôle moteur dans la dynamique. Ceci, en misant notamment sur la coopération, afin de garantir la durabilité économique de ses zones côtières.
Ayi Renaud Dossavi
L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP Togo) a accueilli la semaine dernière, une délégation de l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication et des Postes (AMRTP). Au cœur de cette mission, le partage d’expériences en matière de gouvernance de la qualité des services de télécommunication.
A Lomé, les échanges ont porté sur le Système de Management de la Qualité (SMQ) mis en œuvre par l’ARCEP Togo. Ce système, déployé avec succès, a été certifié en septembre 2023, puis audité en septembre 2024.
Conduite par son Secrétaire exécutif, Abdoulaye Coulibaly, la délégation malienne a pu s’imprégner des bonnes pratiques adoptées par son homologue togolais en matière de planification, de pilotage et d’amélioration continue des processus internes, dans une logique d’efficacité organisationnelle.
Les deux régulateurs ont, dans la foulée, annoncé leur engagement de faire évoluer l’accord bilatéral existant entre le Mali et le Togo, afin d’en garantir l’application intégrale. Cette évolution vise notamment à renforcer les conditions de mobilité entre les deux États et à soutenir l’intégration sous-régionale, dans une dynamique de coopération technique et de renforcement mutuel des capacités institutionnelles.
Cette démarche malienne pour apprendre des expériences du Togo est similaire à d’autres déjà entreprises par des pays voisins. Ce qui marque une reconnaissance de l’évolution de la gouvernance et de la gestion du marché des télécommunications du pays côtier.
Esaïe Edoh
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Au Togo, un projet de délimitation des emprises routières et de classification du réseau national, initié, entre dans sa phase d’étude. Selon un rapport du Secrétariat permanent de suivi et d’évaluation des politiques publiques consulté par Togo First, cette étape mobilise une enveloppe de 165 millions FCFA.
L'étude confiée à deux cabinets spécialisés, est structurée en deux phases. La première, d’un coût de 85 millions FCFA, couvre les régions Maritime et Plateaux. La seconde phase concerne les régions Centrale, Kara et Savanes, pour un budget de 80 millions FCFA.
Cette phase technique intervient après la validation, en septembre 2024, du rapport définitif de l’avant-projet sommaire. À fin décembre 2024, le taux d’avancement physique des travaux était estimé à 60 %, avec une consommation financière évaluée à 51 % pour chaque cabinet, selon les données du ministère chargé des infrastructures.
Selon l'exécutif togolais, l’initiative vise à mettre à jour le cadre normatif de gestion du réseau routier national qui date de 1968. Ce dernier, selon les autorités, n’est plus adapté aux besoins actuels de modernisation, ni aux exigences des services techniques en matière d’aménagement et de gestion des emprises.
En parallèle, le projet permettra au gouvernement de procéder à une classification formelle des routes selon leur nature et leur usage. Objectif : faciliter l’identification des voies, planifier les interventions, et renforcer la sensibilisation autour de l’occupation des espaces avoisinants.
Esaïe Edoh
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À Dapaong, dans la région des Savanes, l’association GEMESA (Gens des Médias de la région des Savanes) a lancé la semaine dernière (le 15 mai 2025), un programme de résilience communautaire, destiné à améliorer l’accès des jeunes et des femmes rurales aux facteurs de production économique.
Le projet, qui est prévu de 2025 à 2029, bénéficie d’un financement de plus de 272 millions FCFA de l’association luxembourgeoise Action Solidarité Tiers Monde (ASTM).
L’initiative cible les préfectures de Cinkassé, Kpendjal-Ouest, Tône, Tandjouaré et Oti ; elle entend appuyer les coopératives, les clubs scolaires de presse et les porteurs d’activités culturelles et économiques. Ceci, afin de stimuler l’inclusion des jeunes et des femmes dans les espaces décisionnels locaux ; et renforcer dans le même temps, la cohésion sociale par l’entrepreneuriat rural.
Pour Mme Lalle Tani, directrice de GEMESA, « les jeunes et les femmes restent souvent marginalisés dans les décisions de développement », alors même qu’ils constituent des leviers essentiels de transformation socio-économique. Le projet mise sur leur capacité à générer des revenus et à porter des initiatives culturelles structurantes.
Pour la localité, ce projet vient s’ajouter aux initiatives déjà existantes, notamment celles menées par le gouvernement togolais et ses partenaires via le PURS (Programme d’Urgence pour la Région des Savanes), pour renforcer la résilience des populations vulnérables du Nord Togo, dans un contexte marqué par des pressions sécuritaires et économiques persistantes.
À moins de deux mois des prochaines élections communales, prévues le 10 juillet 2025, les acteurs politiques togolais se sont réunis pour faire le point du processus. C’était r lundi 19 mai 2025 à Lomé, dans le cadre de la 20e session du Cadre permanent de concertation (CPC).
Cette instance de dialogue présidée par Me Tchassona Traoré, fut notamment l’occasion d’évaluer l’état d’avancement des préparatifs et d’ajuster certains paramètres clés du processus électoral.
Réduire la caution
Parmi les sujets débattus, la question de la caution électorale a suscité un consensus sur la nécessité de la réduire, notamment pour encourager une plus grande participation des femmes, en prévoyant pour elles une réduction de moitié.
La proposition a été saluée pour son potentiel inclusif dans les 117 communes concernées.
Une enveloppe de 500 millions FCFA
Un autre point central débattu a été le financement public des partis politiques. A cet égard, l’enveloppe actuelle de 500 millions FCFA a été jugée insuffisante au regard du nombre de candidats attendus. Les représentants ont plaidé pour une révision à la hausse afin de mieux soutenir les campagnes.
Enfin, la délivrance des certificats de résidence, souvent sujette à interprétation, a également été abordée. Une note d’harmonisation devrait être adressée aux maires, selon le ministre chargé de l'administration territoriale, Hodabalo Awaté.
De nouvelles rencontres sont prévues pour affiner les dispositifs avant le scrutin.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Fonds Africain de Garantie et de Coopération Économique (FAGACE) a achevé, le vendredi 16 mai dernier à Lomé, une mission de travail ayant pour objectif de renforcer sa collaboration avec les institutions financières en activité au Togo. La visite s’était effectuée dans le cadre du Meet-Up Finances Togo, une semaine de rencontres techniques et stratégiques autour du financement des économies locales.
Au cours de cette mission, le FAGACE a signé ou renouvelé plusieurs conventions de partenariat avec des établissements bancaires et des sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI) opérant sur le marché togolais. Ces accords visent à améliorer l’accès au financement, en particulier pour les PME et les projets structurants à fort impact économique, indique-t-on.
Ainsi, avec la SGI-Togo, le fonds ambitionne de favoriser l’accès des entreprises au marché obligataire régional, en travaillant à réduire les risques pour les investisseurs. En parallèle, des discussions ont été engagées avec plusieurs banques de la place, notamment BDM-Togo, UTB, BOA-Togo et Coris Bank Togo, pour mieux répondre aux besoins de financement des entreprises, en particulier les PME/PMI.
Selon le FAGACE, ces partenariats s’inscrivent dans une dynamique visant à amplifier son impact dans la sous-région, à travers le soutien au développement d’un écosystème financier plus inclusif, résilient et aligné sur les priorités des États membres.
Actif dans 14 pays africains, le FAGACE joue un rôle central dans le financement du développement. Il facilite notamment l’accès des PME au crédit en apportant des garanties aux établissements de financement, contribuant ainsi à la mise en œuvre des politiques économiques et sociales de ses États membres.
Esaïe Edoh